Intervention sur l’exposé sur l’exposé de S. Lebovici : « À propos du traumatisme sexuel chez la femme », paru dans l’évolution Psychiatrique, 1951, fascicule III, pp. 382

M. Lacan – Sans doute faut-il préciser que la psychanalyse est, et a toujours été, loin d’être « sensassioniste » – Comment pourrait-elle l’être puisqu’elle a essentiellement pour méthode de ne connaître du « ça » qu’en fonction du « moi » ? Cela ne saurait cependant nous faire accepter que Lebovici ait voulu minimiser le rôle le l’Événement. Corollairement il me paraît que la conception psychanalytique de l’Ego peut, dans une certaine mesure, s’accorder avec la conception reflexologique. Une des valeurs d’acquisition – ne serait-elle que didactique et elle n’est pas seulement cela – de la psychanalyse est et ne saurait être que de dégager des événements significatifs, ce terme devant être pris non dans son sens formel étroit, mais dans un sens éminemment dynamique et dialectique.