Paru dans l’Annuaire de l’École freudienne de Paris, 1975, p. 19.

 

L’École dont on doute aussi peu qu’elle soit freudienne que de Paris, a trouvé enfin son local.

De quelques agents qu’ait pris corps ce qui y fit six ans obstacle, il faut reconnaître que ce ne fut pas au détriment d’un seul groupe, mais aux dépens de tous ceux qui se soutiennent d’un enseignement, en France s’entend.

Il est des émissions impudentes, une veulerie intellectuelle qui depuis 1957 ont rabattu leur ton.

Elles y ont gagné de pouvoir garder figure dans la conjoncture présente.

Ceci devrait suggérer dans la psychanalyse quelque retour sur son affaire. Y viendra-t-on ?

Un demi-siècle après que Freud l’ait dotée de sa seconde topique, rien ne s’enregistre de son fait, qui soit plus sûr que celui troublant de sa persistance.

Inflation notoire qui, à s’épauler de l’époque, rend le vraisemblable plus tentant que le véridique.

Sans l’assiette d’une formation où l’analyse s’articule d’un décalage du discours dont Lacan dresse l’acte, nul n’y passera à la tentative contraire.

Quand la mainmise universitaire montre besoin à se contenter de notre moindre semblant.

Tous les « espoirs » seront donc à l’aise ailleurs que dans notre École.

Mais ils y trouveraient ceux à qui dix ans, ni seize, ni dix-huit, n’ont paru négociables, d’un travail grâce à quoi il y a du psychanalyste encore à la hauteur de ce que suppose qu’on lui fasse signe : de ce qu’on sait au moins.

j. l.