J.LACAN                            gaogoa

 

séminaire XXIV-

L'insu que sait de l'une-bévue s'aile à mourre   1976-1977

                         version rue CB

8 mars 1977                           note

 

    (p1->) Ce qu'on écrit, je dis " on " , parce que n'importe qui peut écrire ; Je dis " on ", parce que ça me gêne de dire " je " , ça me gêne , pas sans raison, au nom de quoi le " je " se produirait-il en l'occasion ?

    Donc, il se trouve que, que j'ai dit et que de ce fait ça se trouve écrit, j'ai  dit qu'il n'y a pas de métalangage, à savoir qu'on ne parle pas sur le langage. Il se trouve que j'ai relu quelque chose qui est dans Scilicet IV , que j'ai appelé, enfin que j'ai intitulé, et c'est en ça que, quelque chose comme ça porte votre marque, je l'ai intitulé " L'étourdit " , et dans " l'Étourdit " , je me suis aperçu, j'ai reconnu quelque chose, dans  " l'Étourdit " , ce métalangage, je dirai que je le fait presque naître. Naturellement, ça ferait date, ça ferait date, mais il n'y a pas de date, parce qu'il n'y a pas de changement. Ce presque que j'ai ajouté à ma phrase, ce presque souligne que ce n'est pas arrivé.  C'est un semblant de métalangage, et comme je m'en sers de texte : 

                                S'EMBLER

Je me sers de cette écriture - s'embler - s'emblant au métalangage, en faire un verbe réfléchi de ce sembler le détache de la fruition qu'est l'être, et comme je l'écris :

                                IL PAREST

Parest veut dire un semblant d'être.

    Voilà. Et alors, à ce propos, je m'aperçois que c'était pour une préface que j'ai ouvert cet Écrit , pour une préface que (p2->) j'avais à faire pour une édition italienne que j'avais promise. Il n'est pas sûr que je la donne , parce que , parce que ça m'ennuie. Mais je me suis rendu compte à ce propos, que j'ai consulté quelqu'un, je, quelqu'un qui est italien, qui, pour qui cette langue,  à laquelle je n'entend rien, (qui) est sa langue maternelle, j'ai consulté quelqu'un qui m'a fait remarquer que il y a quelque chose qui ressemble à s'embler, mais qui n'est pas facile à introduire avec la déformation d'écriture que je donne, ce n'est pas facile à transcrire, et c'est pour ça que je proposerais qu'on ne traduise pas ma préface. Après tout, ce s'autant plus que, que il n'y a aucune espèce d'inconvénient à ce que,  à ce qu'on traduise quoique ce soit, en particulier pas la préface.

    Comme toute les préfaces, je serai incliné à, d'ordinaire, c'est ce qui se passe dans les préfaces, je serai incliné à m'approuver, voire, voire à m'applaudir. C'est ce qui se fait d'habitude. C'est la comédie, c'est de l'ordre de la comédie et ça m'a fait, ça m'a induit à, ça m'a poussé vers DANTE. Une comédie, cette comédie est divine, bien sûr, mais ça ne veut dire qu'une chose, c'est qu'elle est bouffonne. Je vous parle du Bouffon dans "L'Étourdit" . J'en parle à je ne sais quelle page, mais j'en parle. Ca veut dire qu'on peut bouffonner sur la prétendue OEuvre Divine. Il n'y a pas la moindre oeuvre divine, à moins qu'on ne veuille l'identifier à ce que j'appelle le réel, mais je tiens à préciser  cette notion que je me fais du réel.

    J'aimerais qu'elle se répande. Il y a une face, c'est inouï  oui qu'on ose avancer des termes comme ça, il y a une face dans laquelle ce réel se distingue de ce qui lui est, pour dire le mot noué. Il faudrait (p3->) il faudrait préciser là certaines choses : si on peut parler de face il faut que ça prenne son poids, je veut dire que ça ait un sens. Il est bien clair que c'est en tant que cette notion du réel que j'avance, est quelque chose de consistant que je peux l'avancer. Et là, je voudrais faire une remarque (Fig-I) , c'est que les ronds de ficelle, comme je les ai appelés, en quoi je fais consister cette triade du réel, de l'imaginaire et du symbolique, à laquelle j'ai été, j'ai été poussé, j'ai été poussé pas par n'importe qui, par les hystériques, de sorte que je suis reparti, je suis reparti du même matériel que FREUD, puisque c'est pour, c'est pour dire quelque chose de cohérent sur les hystériques que FREUD a édifié toute sa, toute sa technique, qui est une technique, c'est-à-dire quelque chose en l'occasion de bien fragile. Je voudrais tout de même faire remarquer ceci, c'est que les ronds de ficelle, dans l'occasion, ça ne tient pas. Il faut un peu plus, c'est ce qui m'a été je dois dire, suggéré par, l'autre jour, par le cours de SOURY, - SOURY fait un cours le jeudi soir -, je vois pas pourquoi je ne le dirais pas, à 7 h 1/4 à Jussieu, dans un endroit  que, que vous lui demanderez, j'espère que plusieurs des personnes qui sont ici s'y rendront - il a fait remarquer très justement que ces ronds de ficelle, ça ne tenait qu'à condition d'être quelque chose qu'il faut bien appeler par son nom, un tore. En d'autres termes, il y a trois tores. Il y a trois tores qui sont nécessaires, parce que si on ne les suppose pas, on ne peut pas mettre en évidence le fait que ces tores sont nécessités par le retournement desdits tores.

(Fig. I-a)     En d'autres termes, un tore, nous avons l'habitude de le dessiner comme ça - bien entendu, c'est un dessin tout à fait insuffisant - puisque, puisqu'on ne voit pas, sauf à l'indiquer (p4->) expressément sous cette forme, que c'est une surface, et pas du tout une boule. Que cette surface se retourne a des propriétés q'où  il résulte - dans son temps, j'ai évoqué que le tore se retournait - d'ou il résulte que c'est grâce à ça qu'il apparaît que retourné (Fig.I-c), que retourné le tore qui, par exemple serait , un des trois, celui-ci, par exemple, que retourné le tore contient  les deux autres ronds de ficelles qui doivent être eux-mêmes représentés par un tore, c'est-à-dire que ce que vous voyez ici, que j'ai dessiné de cette façon doit non pas, se dessiner comme je viens de commencer à le dessiner, mais se dessiner comme ça, à savoir deux autres tores; les deux autres tores, ça n'est pas deux autres ronds de ficelle. Est-ce à dire  que ces trois tores sont des noeuds borroméens ? Absolument pas, car si c'est ainsi que vous coupez (c.1) le tore, qui est par exemple celui que j'ai dessiné là, si c'est ainsi que vous le coupez, ça ne libera pas les deux autres tores. Il faut que vous le coupiez, si je puis dire, pour m'exprimer d'une façon métaphorique, il faut que vous le coupiez dans la longueur (c.2) pour qu'il se libèrent. La condition donc que le tore ne soit coupé que d'une seule façon , alors qu'il peut l'être de deux, est quelque chose qui mérite d'être retenu, qui mérite d'être retenu dans ce que j'appellerai dans l'occasion, non pas une métaphore, mais une structure, car la différence qu'il y a entre la métaphore et la structure c'est que la métaphore est justifiée par la structure. 

    En, en filant ce dont il s'agit dans le DANTE en question, j'ai été amené à lire (relire) un vieux livre que mon libraire  m'a apporté, puisque il vient de temps en temps m'apporter des trucs, c'est d'un nommé DELECLUZE, ça a été publié en 1854, c'était un copain de BAUDELAIRE. Ca s'appelle " Dante et la poésie amoureuse ", et , et ça n'est pas rassurant. C'est d'autant moins rassurant que comme je (p5->) l'ai dit tout à l'heure, DANTE a commencé à cette occasion, à l'occasion de ladite poésie amoureuse, a commencé à bouffonner. Il a créé non pas  ce que je n'ai pas créé, à savoir un métalangage, il a créé ce qu'on peut appeler une nouvelle langue, ce qu'on pourrait appeler une métalangue, parce que, après tout, toute langue nouvelle, c'est une métalangue. Mais, comme toutes les langues nouvelles, elles se forment sur le modèle des anciennes, c'est-à-dire qu'elle est ratée. Qu'est-ce qu'il y a comme fatalité qui fait que quelque soit le génie de quelqu'un, il recommence dans le même rail, dans ce rail qui fait que la langue est ratée, et que, en somme, c'est une bouffonnerie de la langue. La langue française, n'est pas moins bouffonne que les autres, c'est uniquement parce que nous en avons le goût, la pratique que nous la considérons comme supérieur à quoi que ce soit. Elle est exactement comme l'Algonquin ou le coyote, elle ne vaut pas mieux.  Si elle valait mieux, on pourrait en dire ce qu'énonce quelque part DANTE, il énonce ça dans un écrit qu'il a fait en latin, et il l'appelle : " Nomina sunt (on prononce sont en français) consequentia (la conséquence, conséquence voulant dire non pas en l'occasion quoi ? Ca ne peut vouloir dire que conséquence réelles, puisque le réel, comme je l'ai symbolisé par le noeud borroméen, le réel s'évanouit en, en une poussière de tores, (Fig.I-d) parce que bien sûr ces deux tores-là, à l'intérieur de l'autre, ces deux tores-là se dénouent, ils se dénouent et ceci veut dire que le réel tel tout au moins que nous croyons le représenter, le réel n'est lié que par une structure, si nous posons que structure, ça ne peut rien dire que noeud borroméen. Le réel est en somme défini d'être cohérent pour autant qu'il est justement (p6->) structure . Tout ceci ne fait que préciser la conception de quelqu'un, qui se trouve être dans l'occasion moi, a du réel. Le réel ne constitue pas un univers sauf à être noué à deux autres fonctions. Ca n'est pas rassurant, ça n'est pas rassurant parce qu'une de ces fonctions est le corps vivant.  On ne sait pas ce que c'est qu'un corps vivant. C'est une affaire pour laquelle nous nous en remettons à Dieu, je veux dire que, - je veux dire, si tant est que ce que je dise ait un sens - ce que je vais dire, c'est que j'ai lu une thèse qui, chose bizarre, a été émise en 1943. Ne la cherchez pas parce que vous ne mettrez jamais la main dessus, parce que vous êtes ici beaucoup nombreux que le nombre de, de ce qui est sorti de ces exemplaires de thèse, c'est la thèse d'une nommée Madeleine CAVE, qui est née en 1908, la thèse le précise, c'est-à-dire sept ans plus tard que moi. Et, ce qu'elle dit n'est pas sot . Elle s'aperçoit parfaitement que FREUD, c'est quelque chose d'absolument confus où, comme on dit, une chatte n'y retrouverait pas ses petits. Et, elle prend une mesure, elle évoque à cette occasion l'oeuvre de PASTEUR. PASTEUR, c'est un, c'est une drôle d'affaire, je veux dire que, jusqu'à lui, car enfin, c'est de lui que ça vient, jusqu'à lui on croyait à ce qu'on peut appeler la génération spontanée, à savoir qu'on croyait que, à abandonner - c'était la le fondement apparent - abandonner un corps vivant, naturellement ça se met à grouiller dessus, je veux dire que ça grouille de, de ce qu'on appelle micro-organismes, moyennant quoi on s'imaginait que ces micro-organismes pouvaient pousser sur n'importe quoi. C'est bien certain que si on laisse un gobelet à l'air, il y a des trucs qui s'y déposent, et qui, même, à l'occasion, font ce qu'on appelle culture, mais ce que FREUD a démontré, ce que PASTEUR a démontré - ce lapsus là a (p7->) toute sa valeur, étant donné le sens de la thèse de ladite Madeleine CAVE - ce que PASTEUR a démontré, c'est que, à condition seulement de mettre un petit coton à l'entrée d'un vase, ça ne se met pas à foisonner à l'intérieur; et c'est manifestement une des démonstrations les plus simples de la non génération spontanée. Et alors, ça suppose, ça suppose une étrange chose : d'où viennent-ils, ces micro-organismes ? On en est réduit de nos jours à penser que ils viennent de nulle part, autant dire que c'est Dieu qui les a fabriqués, il est très très embêtant qu'on ait abandonné cette ouverture de la génération spontanée qui était en somme un rempart contre l'existence de Dieu, nous, notre cher PASTEUR était d'ailleurs considéré par les médecins de l'époque comme un redoutable curé et, et c'est en plus tout à fait vrai, il avait des convictions religieuses. On oublie tout à fait cette aventure, cette aventure du dit PASTEUR, on l'oublie, on l'oublie et le fait d'en être réduit à penser qu'il y a de la vie, de la vie plus ou moins pullulante sur les météorites ne résout pas la question. Le fait que nous ne trouvions pas la plus petite trace de vie sur la lune ni sur Mars n'arrange pas les choses. Car, pourquoi, au nom de quoi, sinon au nom de, d'un être qu'il faut tout de même situer quelque part, d'un être qui aurait fait ça expressément à la manière de l'homme, comme si l'homme qui lui manipule et trifouille des choses, comme si l'homme, tout d'un coup, avait vu qu'il avait un singe, un singe Dieu, je veux dire que Dieu le singerait comme si tout partait en somme de là, ce qui en somme boucle la boucle, chacun sait que le Dieu singe, c'est à peut près l'idée que nous pouvons nous faire de l'idée, de la façon dont naît l'homme, et, et ça n'est pas non plus quelque chose qui, qui soit complètement satisfaisant. Car (p8->) pourquoi l'homme a-t-il de ce que j'appelle le parlêtre, à savoir cette façon de parler de façon telle que : " Nomina non sunt consequentia rerum " , autrement dit que il y a quelque part une chose qui va mal dans la structure, dan la structure telle que je la conçois à savoir le noeud dit borroméen, c'est bien le cas. Tout cela vaut la peine d'évoquer par ce nom de Borromée une date historique, à savoir : la façon dont a été élucubré l'idée même en somme de la structure. 

    Il est tout à fait frappant de voir que ça voulait dire à l'époque que si une famille se retirait d'un groupe de trois, les deux autres se trouvaient du même coup libres de ne plus s'entendre. La source sordide de cette histoire, de cette histoire de Borromée vaut la peine d'être rappelée.

    Non seulement les noms ne sont pas les conséquences des choses mais nous pouvons affirmer expressément le contraire. J'ai un petit-fils qui s'appelle Luc, drôle d'idée, mais c'est ses parents qui l'on baptisé, qui s'appelle Luc, et il dit des choses tout à fait convenables. Il dit qu'en somme les mots qu'il ne comprenait pas, il s'efforçait de les dire, et il en déduit que c'est ça qui lui a fait enfler la tête, parce qu'il a, comme moi, comme moi (parce que) c'est pas surprenant puisqu'il est mon petit fils, il a comme moi une grosse tête, c'est ce qu'on appelle c'est pas à proprement parler hydrocéphale, j'ai quand même une tête, et une tête, on la caractérise par la moyenne, j'ai plutôt une grosse tête. Mon petit fils aussi, et il a tord évidemment de penser que cette façon qu'il a de d"finir si bien l'inconscient, car c'est de ça qu'il s'agit, cette façon qu'il a de définir si bien l'inconscient, c'est à savoir que les mots lui entraient dans la tête, il en a déduit que, du même coup, c'est pour ça qu'il a (p9->) une grosse tête. C'est une théorie, en somme, pas très intelligente mais pertinente en ce sens qu'elle est motivée. Il y a , il y a quelque chose qui quand même lui donne, lui donne le sentiment que de parler c'est parasitaire. Alors, il pousse ça un petit plus loin jusqu'à penser qu'il a une grosse tête. C'est très difficile de ne pas glisser à cette occasion dans l'imaginaire, dans l'imaginaire du corps, à savoir de la grosse tête. Oui. L'affreux, c'est que c'est logique, et la logique dans l'occasion n'est pas une petite affaire, à savoir que c'est le parasite de l'homme, j'ai dit tout à l'heure que, que l'univers n'existait pas, mais est-ce que c'est vrai, est-ce que c'est vrai que, que l'Un qui est au principe de ( la notion ) de l'inconscient  de l'univers, que l'Un est capable de s'en aller en poudre que l'Un de l'univers ne soit pas un , ou ne soit qu'un entre autres. Qu'il en existe un implique-t-il à soi tout seul l'universel ? Ceci comporte qu'on dise que tout exclu que soit l'universel, la forclusion de cet universel implique le maintien de la particularité. Il en existe un n'est jamais avancé en logique que de façon cohérente avec une suite, il en existe un qui satisfait à la fonction. La logique de la fonction, c'est en somme ce qui repose sur la logique de l'un.

    Mais ceci veut dire du même coup, c'est ce que j'ai essayé de crayonner quelque part, dans mon graphe, dans ce graphe que j'ai commis dans un ancien temps, sur lequel, comme ça quelques personnes spéculent, j'ai écrit ce quelque chose qui est le signifiant,  le signifiant de ce que l'Autre n'existe pas, ce que j'ai écrit comme ça : S (A)). Le nôtre, l'Autre en question, il faut bien l'appeler par son nom, l'Autre, c'est le sens, c'est l'Au-tre-que-le-réel. C'est très difficile de ne pas flotter en l'occasion. Il y a (p10->) un choix à faire entre l'infini actuel qui peut être circulaire, à condition qu'il  n'y ait pas d'origine désignable et le noeud dénombrable, c'est-à-dire fini. Il y a beaucoup de possible là-dedans, ce qui veut dire que on interrompt l'écriture, c'est ma définition du possible, on ne la continue que si l'on veut. De fait, on abandonne, parce qu'il est toujours possible d'abandonner, parce qu'il est même impossible de ne pas abandonner réellement. Ce que j'appelle " l'impossible c'est le réel "  se limite à la non-contradiction; Le réel est impossible seulement à écrire, soit ne cesse pas de ne pas s'écrire. Le réel, c'est le possible en attendant qu'il s'écrive.  Et, je dois dire que j'en ai eu la confirmation parce que, je ne sais pas une mouche ma piqué, je suis allé à Saclay. Plus exactement, j'ai demandé  à une personne de m'y conduire. C'est un nommé GOLDZAHL. C'est amusant qu'il ait ce nom, qui veut dire nombre d'or. Il m'a introduit dans une petite salle où il y avait trace, parce que c'est immense Saclay, c'est absolument énorme, enfin, on imagine pas le nombre de gens qui grattent du papier la-dedans; il y en a 7000, ils ne font d'ailleurs que gratter du papier, sauf quelques personnes qui, qui sont là dans cette petite salle, et grâce à quoi est vu ce qui témoigne du fonctionnement de la plupart des appareils. Moyennant quoi, on voit le tracé ondulatoire de ce qui représente, bien sûr qu'on monte des appareils de façon à ce que, à ce que ça fonctionne, que ça soit représenté, de ce qui représente le magnétisme des principaux aimants. On voit sur d'autre appareils se déplacer, parce que on peut qualifier de déplacement ce qui va de gauche à droite, et qui se supporte d'un point, un point au bout d'une ligne, ça fait trace et, dans cette pièce, on ne voit que ces traces dont il est conce-(p11->)vable de symboliser la structure par quelque chose qui entoure, en forme de cercle, chacun de ces points, chacun de ces point qui représente une particule, une particule donc s'articule à tous ces appareil dont il est bien certain que l'ensemble de ces appareils c'est ce qu'on appelle psy-, autrement dit, ce que FREUD a pas pu s'empêcher de marquer comme l'initial de la psyché, s'il n'y avait de ces savant qui s'occupent de particules, il n'y aurait pas non plus de particules, ("psarticules"), et ça nous, ça nous force la main à penser que, non seulement il y a le parêtre, mais qu'il y a le, aussi le ps(y)arlêtre. En d'autres termes, que tout ça n'ex-sisterait pas s'il n'y avait pas le, le fonctionnement de cette chose, pourtant grotesque, qui s'appelle la pensée. 

    Tout ce que je vous dit là, je ne pense pas que ça ait plus de valeur que, que ce que raconte mon petit fils. C'est, c'est assez fâcheux que le réel ne se conçoive que d'être impropre. C'est pas tout à fait comme le langage. Le langage n'est impropre qu'à dire quoique ce soit. Le réel n'est impropre qu'à être réalisé. D'après l'usage de " to realize " ça ne veut rien dire dire d'autre que de l'imaginer comme sens. Il y a un chose qui est, en tout cas, certaine, si tant est qu'une chose puisse l'être, c'est que l'idée même de réel comporte l'exclusion de tout sens. Ca n'est que pour autant que le réel est vidé de sens que nous pouvons un peu l'appréhender. Ce qui évidemment me porte, me porte à ne même pas lui donner le sens de l'Un. Mais, il faut quand même bien se raccrocher quelque part, et cette logique de l'Un est bien ce qui reste, ce qui reste comme ex-sistence.

    Je suis bien fâché de vous avoir entretenu aujourd'hui de, de cette espèce d'extrême, il faudrait quand même que ça prenne (p12->) une autre tournure. Je veux dire que de déboucher sur l'idée que, qu'il n'y a de réel que ce qui exclut toute espèce de sens est exactement le contraire de notre pratique, car notre pratique nage dans cette  espèce de précise indication que, non seulement les noms mais simplement les mots ont une portée. Je ne vois pas , je ne vois pas comment expliquer ça. Si les nomina ne tiennent pas d'un façon quelconque aux choses, comment est-ce que la psychanalyse est possible ? La psychanalyse serait d'une certaine façon ce qu'on pourrait appeler du chiqué, je veux dire du semblant. C'est tout de même comme ça que j'ai situé dans l'énoncé de mes différents discours la seule façon pensable d'articuler ce qu'on appelle le discours psychanalytique. Je vous rappelle que la place du  semblant où j'ai mis l'objet a

                                                       

que la place du semblant n'est pas celle que j'ai articulé de la vérité. Comment est-ce qu'un sujet, puisque c'est comme ça que, que je désigne le S avec la barre, comment est-ce qu'un sujet, un sujet avec toute sa faiblesse, sa débilité, peut tenir la place de la vérité, et même faire que ça ait des résultats situables

de cette façon  


  (p13->) à savoir, un savoir... Hein ? C'est pas comme ça que je l'ai écrit à l'époque ? C'est tout à fait exact . (MILLER : 
S à à la place de S1    S1 à la place de S2 et S2 à la place de lS ))

Oui, c'est incontestablement mieux comme ça. C'est incontestablement mieux comme ça, c'est encore plus troublant comme ça. Je veux dire que la faille entre S1 et S2 est plus frappante, parce que ici ( pointillé ) il y a quelque chose d'interrompu, et qu'en somme, le S1, ça n'est que le commencement du savoir, mais un savoir qui, qui se contente de toujours commencer, comme on dit, ça n'arrive à rien. C'est bien pourquoi je suis allé à Bruxelles. Je n'ai pas parlé de la psychanalyse dans les meilleurs termes. Il y en a qui, que je reconnais, enfin,  qui sont là. (car ?) commencer à savoir pour n'y pas arriver, c'est quelque chose qui va, somme toute, assez bien avec ce que j'appelle mon manque d'espoir. Mais enfin, ça implique un nom, un terme qu'il me reste à vous laisser deviner, les personnes Belges qui m'ont entendu là-bas en parler à Bruxelles, étant libres de vous en faire part ou pas. 

a place             

note: bien que relu, si vous découvrez des erreurs manifestes dans ce séminaire, ou si vous souhaitez une précision sur le texte, je vous remercie par avance de m'adresser un émail. Haut de Page 
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