Espaces
Lacan
la trame
de la réalité
Nombre et père
De l'incidence du discours analytique en tant que
lien social sur les impasses et le malaise actuels
Catherine Alcouloumbré
séminaire 1998-99
III.
La
logique du signifiant
1. passage du zéro
au "un"
L'après
faisait antichambre, pour que l'avant pût prendre rang.178
Cette particularité
temporelle inhérente à la logique du signifiant, telle que
l'opération de la répétition en indique la voie, peut
s'éclairer de la façon dont le zéro est à la
fois un antécédent nécessaire au un et n'est produit
que dans l'après-coup par le un, qui en supporte ainsi son existence
contingente : cette dialectique incontournable de l'après-coup -
telle que Freud la met en évidence à propos du refoulement[179]
en 1915 - est celle par laquelle toute affirmation, dans l'acception de
la Bejahung primordiale, nécessite de poser une négation,
une absence qu'elle présentifie, positivise, en la suscitant dans
le même temps comme antécédence d'où elle s'originerait,
d'où elle serait produite, et c'est là toute la question
de la présentification de l'absence du père mort à
partir du mythe de Totem et Tabou, d'où l'intérêt des
travaux de Frege qui aborde le zéro par le concept de non-identique
à soi-même, au sens de non-fondé dans une antériorité
construite sur du un originaire, divin, etc.
G.Frege[180],
dans sa tentative de parvenir à la définition d'un nombre
hors toute représentation, uniquement élaborée à
partir de la logique, c'est-à-dire qui ne soit ni un être
sensible, ni une propriété des choses externes[181],
après avoir constitué l'appareil logique qu'il présente
dans sa Begriffsschrift en 1879, établit la distinction entre
concept et objet sur le modèle de la coupure entre fonction et argument
ou valeur de cette fonction :
Mon propos est de montrer
que l'argument n'appartient pas à la fonction mais que fonction
et argument, pris ensemble, constituent un tout complet. De la fonction,
prise séparément, on dira qu'elle est incomplète,
ayant besoin d'une autre chose, ou encore insaturée. C'est par là
que les fonctions se distinguent radicalement des nombres. [...) L'argument
est un nombre, un tout fermé sur soi, ce que n'est nullement la
fonction."[182]et
un objet admis "sans restriction comme argument ou valeur d'une fonction
[...) est tout ce qui n'est pas fonction, ce dont l'expression ne comporte
aucune place vide.[183]
A la différence
de ce qui est subjectif, ie pris dans une représentation,
le concept reste de l'ordre de l'objectif, (n° 47), comme la fonction
: c'est donc à partir du concept, en tant que hors-temps, hors du
champ des représentations, hors toute spatialisation que peut se
découvrir le nombre, au sens où il en est un attribut.
Les nombres sont attribués
aux concepts uniquement, lesquels subsument l'interne et l'externe, le
spatial et le temporel, et ce qui est hors du temps et de l'espace. [184]
Comment un nombre peut-il
nous être donné hors toute représentation?
Les mots n'ont de signification
qu'au sein d'une proposition; il s'agira donc de définir le sens
d'une proposition où figure un terme numérique", - à
entendre comme objet indépendant - [...) quand nous aurons le moyen
de saisir un nombre déterminé et de reconnaître son
identité, nous pourrons lui donner un terme numérique pour
nom propre.[185]
C'est par la relation d'équinuméricité
entre deux concepts - expression à prendre "comme un signe choisi
arbitrairement", dont "la signification ne doit pas être tirée
des mots qui le composent, mais de cela seul que nous posons"[186]
- qu'il établit la correspondance biunivoque, ie objet par objet
entre ces deux concepts.
Je définis donc
: Le nombre qui appartient au concept F est l'extension du concept : éQUINUMéRIQUE
AU CONCEPT F. [187]
Par cet opérateur
formel de la biunivocité qui donne à ces deux concepts, ou
plus exactement à leurs extensions[188]
la même étendue, le nombre cardinal vient à être
défini, comme production purement logique.[189]
Il passe alors aux définitions des nombres particuliers et
s'ensuit (n° 74/77) sa célèbre déduction du zéro
:
Zéro est le
nombre cardinal qui appartient au concept NON-IDENTIQUE à SOI-MêME.
Or tout objet étant
identique à soi, quel que soit l'objet choisi, on sait qu'il
ne tombe pas sous un tel concept, par suite l'extension du concept
NON-IDENTIQUE à SOI-MêME est vide.
Frege justifie
son choix du concept NON-IDENTIQUE à SOI-MêME plutôt
qu'un autre comme concept sous lequel rien ne tombe, en référence
à la définition leibnizienne de l'identité, comme
purement logique. Point que A.Badiou présente comme fort discutable:
soulignant la difficulté de déterminer a priori un concept
dont il est certain que l'extension est vide, il fait glisser cet énoncé
de l'identité - choisi par Frege pour ce qu'il était purement
logique - du côté de l'ontologique! "Aucun hégélien,
par exemple, n'admettra la validité universelle du principe d'identité.[190];
mais cette parenthèse refermée, le passage du zéro
au nombre 1 peut s'effectuer avec la définition suivante du un :
un est le nombre cardinal
qui appartient au concept identique à zéro, c'est donc le
nombre qui suit immédiatement 0 dans la suite naturelle des nombres. [191]
De là, s'engendre
sans difficulté la suite naturelle infinie des nombres par l'opération
du successeur, qui à tout nombre n fait succéder n+1, sachant
qu'aucun nombre fini ne se succède à lui-même dans
la suite naturelle des nombres,(ndeg.83).
B.Russell, dans
une lettre du 16 juin 1902 à Frege [192],
explique quelle contradiction il a repérée dans la construction
frégéenne, à partir du principe d'abstraction,
selon lequel toute fonction propositionnelle détermine au moins
une classe, conçue par Frege comme une entité dans son
unicité. En fait, les fondements de la construction du nombre
sont plus complexes.193
Néanmoins
l'intérêt de la démarche de Frege, de se situer à
l'époque dans cette perspective anti-psychologique, réside
ici dans la remise en cause d'un point zéro qui serait d'origine,
d'un dieu créateur, ouvrant ainsi le pas à une réflexion
sur une logique de l'après-coup qui pose donc toute cause comme
absence et nécessitée par après d'une positivité.
C'est en ce sens
que se rejoint cette logique subjective particulière que Lacan élabore
à partir de la logique du signifiant : cette fonction de coupure
qui se répète dans le passage du zéro au un par l'identification
à du vide, à du non-identique à soi-même, opère
de la même façon dans la chaîne signifiante, de par
la structure même du signifiant qui comprend cette altérité
du signifiant à lui-même [194],
du fait qu'il ne saurait par définition se signifier lui-même.
De cette fonction
de coupure - à l'oeuvre de par l'articulation unaire inhérente
et implicite à tout signifiant, ie ce qui opère comme
fonction de renvoi d'un signifiant à l'autre, en assurant donc métonymiquement
une continuité syntagmatique - du sujet peut se produire, au niveau
de l'énonciation, - soit ce que Lacan désigne par le dire
: il n'y a de sujet que d'un dire [195]
- :
(formule à scanner)
... S2 S'2
... [S1 / S2) / [S1
/ S'2) ...
$ $
sujet qui s'articule alors
de fait à ce que Lacan appelle l'objet a, soit ce qui dans
cette division viendrait à la place du non-identique à
soi-même, l'objet a se représentant par exemple
comme la fonction de la barre sur $, ou comme une objectalisation de la
fonction non-identique à soi-même implicite à
la structure du signifiant proprement dit, ie du signifiant binaire.
Cela renvoie au trait
unaire.
En suivant ce raisonnement
un pas plus loin, ne pourrait-on alors considérer que ce qui est
en jeu dans le passage du zéro au un, cette fonction de coupure
serait implicite à la structure du nombre, de tout nombre dans la
suite ordinale, en tant que caractéristique unaire inhérente
au cardinal, articulation unaire toujours implicitée dans la continuité
même qu'elle assure et rend possible de la suite des nombres?
La théorie
freudienne du refoulement met en évidence cette même dialectique
de l'après-coup. Elle est ensuite précisée en 1918,
avec l'homme aux loups et toutes les questions de Freud autour de la réalité
historique d'une scène inaugurale ou de l'hypothèse d'une
reconstruction après-coup.
Cette logique
de l'après-coup tient d'ailleurs une place cruciale chez Freud qui
ne cesse d'y revenir, tout au long de sa vie, avec ses douloureuses questions
autour du père primitif de Totem et Tabou, à propos de son
Moïse, etc. C'est en 1918, avec l'homme aux loups qu'il la cerne davantage
à partir de son doute entre la réalité historique
effective (Wirklichkeit) d'une scène inaugurale, primitive,
- à l'instar de la scène traumatique d'Emma avec les commis
dans la boutique, scène réelle, oubliée, qu'il s'agit
de retrouver - et l'hypothèse d'une reconstruction après-coup
élaborée à partir du célèbre rêve
des loups, à 4 ans, sans que rien ne vienne justifier la réalité
historique du coït a tergo parental, quand il avait un an et
demi.
Fantasme ou événement
réel ? Cette question reste au coeur de sa réflexion - du
fait qu'elle est cruciale dans la découverte analytique - sans qu'il
parvienne alors à trancher: Il n'est au fond pas très
important que ceci soit tranché.196
De même
sa théorie du refoulement, en 1915, met en évidence cette
logique temporelle propre au symbolique :
Freud y décrit
le processus du refoulement comme un mécanisme s'organisant en trois
temps: a) le refoulement originaire; b) le refoulement proprement dit ou
refoulement après-coup; c) le retour du refoulé dans les
formations de l'inconscient. Le refoulement proprement dit serait induit
par le refoulement originaire qui porte sur le noyau des représentations
élémentaires fortement investies; autrement dit, sur ces
signifiants primordiaux liés au désir de la mère. [197]
De fait, dans la névrose,
refoulement et retour du refoulé s'avèrent homogènes,
et ce qui intéresse ici le fil du propos concerne l'articulation
entre refoulement primordial (Urverdrängung) et refoulement dit après-coup.
Le refoulement
originaire, tel que Freud l'articule, à partir des processus de
retrait d'investissement, de décharge, et de contre-investissement [198]
- termes qui mériteraient une analyse particulière! - est
opposé au refoulement proprement dit :
Le mécanisme
dont nous parlons - retrait d'investissement préconscient - ferait
défaut quand il s'agirait de nous fournir une présentation
du refoulement originaire [...) Nous avons donc besoin, ici, d'un autre
processus qui dans le premier cas maintient le refoulement et, dans le
second, a pour rôle de le constituer et de le faire durer; nous ne
pouvons le trouver qu'en admettant l'existence d'un contre-investissement [199].[...)
le contre-investissement est le seul mécanisme du refoulement originaire. [200]
Une lecture détaillée
de ces deux articles de 1915 - dont le développement serait trop
long ici - permettrait de rapprocher le refoulement originaire de cette
fonction symbolique de Repräsentanz que Freud s'efforce nettement
de distinguer de la Vorstellung, ie ce qui succombe au refoulement
- mais le refoulement, s'il touche la représentation ne la vise
absolument pas: "il vise la répression du développement de
l'affect" [201]
- et qu'il met sur le même versant que l'affect, Affektbetrag,
dont l'un des trois destins serait de parvenir à la conscience sous
forme d'angoisse (p.83). C'est de ce côté-là, de la
Repräsentanz,
que pourrait se saisir ce processus d'investissement, soit ce qui donne
valeur, un opérateur de valorisation en quelque sorte, ou en d'autres
termes la valeur d'échange en jeu dans une structure d'échange [202],
valeur d'échange implicite à la valeur d'usage, à
laquelle on a seulement accès, au même titre que l'on n'a
jamais accès à ce qui est improprement désigné
comme signifiant unaire, je préfère dire plutôt à
l'articulation unaire du signifiant, mais seulement à sa retranscription
dans la contingence du discours.
En suivant cette
perspective, le refoulement originaire dans un premier temps logique est
produit nécessairement par le refoulement à proprement parler
et c'est l'escamotage de ce moment logique qui permet en fait de l'imaginariser
comme antérieur au refoulement secondaire. C'est la structure même
du discours et de l'échange qui produit de cette façon ce
qu'elle va constituer comme nécessairement déjà là,
antécédent.
Ainsi, le refoulement
originaire n'est que supposé par l'après-coup de ce qui s'est
déjà constitué, par l'après-coup du refoulement
proprement dit. Dans cette logique de la production signifiante, le refoulement
originaire serait la mise en jeu de la structure du vide.
Lacan, dans le
séminaire XI, utilise une formule un peu condensée qui peut
sembler problématique ou paradoxale au premier abord avec ce que
dit précisément Freud en 1915: il semble évoquer alors
le refoulement originaire sous la forme du S2, signifiant binaire! [203]
En tant que tel, le signifiant chu dans les dessous ne peut assurément
qu'être binaire, puisqu'il n'est par définition de signifiant
que binaire, mais quand il s'agit du processus à proprement parler
du refoulement originaire, Lacan respecte bien la distinction freudienne,
en parlant de la signifiance, donc de cette fonction de l'unarité
inhérente à la logique du signifiant. Et ce n'est probablement
qu'une lecture trop hâtive qui mène fréquemment à
cette assimilation du refoulement originaire au S2.
Au début de la
" Logique du fantasme", il se montre plus précis en situant
bien le refoulement originaire du côté de cette fonction de
représentance, donc cette fonction de l'unaire implicite au signifiant
comme tel, noté S2, ce qui n'est plus en contradiction avec l'élaboration
proposée par Freud.[204]
De toute façon,
une telle approche structurale n'a d'intérêt qu'à considérer
cette fonction du refoulement originaire, à l'instar de celle de
l'unarité à l'oeuvre dans la logique du signifiant, comme
un processus dynamique et permanent, ie perpétuellement à
l'oeuvre dans la structure d'échange de la parole, et ce d'autant
plus qu'il est de la mise en acte effective, ie dans sa dimension contingente,
de cette structure d'échange comme l'opérateur logique inaugural
et nécessaire.
Pour en revenir
en conclusion à ce chapitre au trait unaire, de le rapporter à
la structure du vide, de l'absence, ne suffit pas : il serait plus juste
de l'entendre maintenant comme présentification de l'absence, -
selon le principe d'une identification à du non-identique pour susciter
une affirmation, Bejahung primordiale - ce que le chapitre suivant,
(Cf. Ch. 1.3.2.), à propos de la métaphore paternelle, va
envisager par le fil du signifiant du nom du père.
Ce trait unaire n'est
pas sans évoquer ce que Peirce définit comme priméité[205],
firstness,
en la distinguant de la secondéité ou de la tiercéité
: la priméité est le mode d'être de ce qui est tel
qu'il est, positivement et sans référence à quoi que
ce soit d'autre., concept difficile à saisir dans la mesure
où là encore - comme pour l'unarité signifiante -
on n'a jamais accès directement à cette possibilité
positive particulière sans rapport à quoi que ce soit d'autre.
Après divers exemples comme la qualité de rouge, l'idée
de dureté, considérées hors tout point de vue subjectif,
est enfin évoquée l'idée de l'instant présent,
auquel, qu'il existe ou non, on pense naturellement comme à un point
du temps où aucune pensée ne peut prendre place ou aucun
détail ne peut être séparé, est une idée
de Priméité.
Cette idée
de présent comme idée de priméité n'est pas
sans relation avec ce que Benveniste évoque lorsqu'il se propose d'éclairer
deux catégories fondamentales du discours, d'ailleurs conjointes
nécessairement, celle de la personne et celle du temps, hors
des pièges du psychologisme.208
En effet, "tout
déroulé dans le temps que nous devions concevoir le discours,
cette structure linéaire n'est pas suffisante pour rendre compte
de la chaîne du discours concret, de la chaîne signifiante"[209].
Benveniste, dans cet article paru la première fois en 1965, précise
les différences de structure entre temps physique, chronologique,
dont il explicite les trois conditions stative, directive et mensurative,
ce temps linéaire qui répond à une conception spatialisée,
kantienne en quelque sorte, dont un raisonnement géométrisant
pourrait rendre compte, partes extra partes, et temps linguistique, "organiquement
lié à l'exercice de la parole", qui "se définit et
s'ordonne comme fonction du discours"[210],
et à ce titre est sui-référentiel[211]:
- "Le temps a
son centre - un centre générateur et axial ensemble - dans
le présent de l'instance de parole".
- "Le seul temps
inhérent à la langue est le présent axial du discours
et ce présent est implicite" [212].
C'est de cette fonction
temporelle singulière, de "ce présent linguistique" à
l'oeuvre "dans l'acte de parole dans le procès de l'échange"
qu'elle rend d'ailleurs possible que peuvent s'engendrer les autres dimensions
temporelles, la suite des événements, la perception que nous
avons de la durée, et toute l'organisation sociale du temps.
Ce que la logique
de l'après-coup et l'opération de la répétition
mettent en évidence du rapport du sujet à la chaîne
temporelle du discours, "la rétroaction, c'est ceci, ce moment d'engendrement
d'un temps qui pourra enfin être linéaire et dans lequel peut-être
on pourra vivre"[213],
c'est la façon dont opère cette fonction temporelle particulière,
dite "linguistique", pour engendrer et donner son axe, dans le même
mouvement, - voire le contenir, en capitonner le déroulement fuyant
- au temps social, au temps chronologique, tout en y demeurant implicitée,
voilée, toujours escamotée, comme l'énonciation reste
oubliée derrière l'énoncé du discours[214].
Ce qui permet
à Benveniste d'avancer que "l'organisation sociale du temps chronique
est en réalité intemporelle", puisque "tout est dans le temps,
hormis le temps lui-même."[215]
Ne serait-ce
pas cette fonction du présent linguistique ainsi défini qui,
sur le mode de la fonction unaire du signifiant, ferait défaut ou
opérerait différemment dans la psychose, défaillance
d'ordre symbolique repérable seulement aux effets cliniques qu'elle
produirait dans le champ des psychoses? En effet, c'est de l'observation
récurrente d'un rapport particulier à l'actualité,
et de perturbations singulières dans la temporalité chez
bon nombre de patients psychotiques rencontrés que s'est constituée
en fait cette réflexion et mon parti-pris initial d'aborder cette
question par le versant de la répétition [216]:
de là, pour tenter de rendre compte de ces effets cliniques observés
au-delà de leur repérage phénoménologique,
se sont peu à peu imposées les détours théoriques
déjà empruntés ! Mais avant d'aborder plus directement
le champ des psychoses, ce parcours nécessite encore une dernière
étape, via la métaphore paternelle...
178. J.LACAN "Le temps logique et
l'assertion de certitude anticipée", 1945, in Ecrits, op.cit. p.197
[179].
S.FREUD "Le refoulement" et "l'inconscient", in Métapsychologie,
1915, op.cit.
[180].
ouvrages auxquels il est fait référence dans ce chapitre:
* de G.FREGE: "Les fondements de l'arithmétique", 1884, Paris, Seuil,
1969; "Ecrits logiques et philosophiques", (de 1879 à 1925), Paris,
Seuil, 1971;
* de A.BADIOU: "Le nombre et les nombres"
Paris, Seuil, mai 1990;
* de J.DOR: "L'a-scientificité de la
psychanalyse", T.I, L'aliénation de la psychanalyse, T.II, la paradoxalité
instauratrice, Ed.universitaires, Paris, 1988;
* de Y.DUROUX: intervention au séminaire
de J.Lacan, le 27/1/65, in "Problèmes cruciaux...", inédit,
op.cit.; exposé publié sous le titre "Psychologie et logique"
in Cahiers pour l'analyse, ndeg. 1/2, Paris, Seuil, 1966, pp.31/36;
* de G.LE GAUFEY: "L'incomplétude du
symbolique", de R.Descartes à J.Lacan, E.P.E.L. Paris, 1991, cf.
chapitre 2.1 "Frege, l'exigeant", pp.63/78;
* de J.A.MILLER: "la suture", Eléments
de la logique du signifiant, in Cahiers pour l'analyse, n°1/2, Paris,
Seuil, 1966, pp.37/49.
[181].
G.FREGE: "Fondements...", op.cit. n°58, p.185
[182].
G.FREGE: "Ecrits...", op.cit. p.84
[183].
ibid. p.92
[184].
G.FREGE: "Fondements...", op.cit. n°48, p.178
[185].
ibid. n° 62
[186].
ibid. n° 68
187. ibid. n° 68, p.194
[188].
ibid. n° 68, cf. note (1) en bas de page
[189].
ibid. n° 72
[190].
A.BADIOU: op.cit. p.30, ndeg.2.8.
[191].
G.FREGE: "Fondements...", op.cit. ndeg.77
[192].
Cf. correspondance Russell/Frege, in Van Heijenoort: "From Frege to Gödel",
A source book in Mathematical Logic, Harvard University Press, Cambridge,
1967.
193 J.DOR: "L'a-scientificité
de la psychanalyse", T.2, op.cit. p.163. Pour un développement du
paradoxe souligné par Russell, se reporter à J.Dor, op.cit.
pp.157/164 et G.Le Gaufey, op.cit. pp.75/78
[194].
J.LACAN: "D'un Autre à l'autre", op.cit. séance du 14/5/69
[195].
J.LACAN: ibid. séance du 4/12/68
196. S.FREUD: "Extrait de l'histoire
d'une névrose infantile" (l'homme aux loups), 1918, in Cinq psychanalyses,
Paris, P.U.F. 1954, pp.325/420, citation: p.399.
[197.
J.DOR: "Introduction à la lecture de Lacan", Paris, Denoël,
1985, p.133. Cf. aussi: S.FREUD: in Metapsychologie, op.cit. les deux articles
"Le refoulement", pp.45/63, - en particulier pp.48/49 - et "L'inconscient",
pp.65/123.
198.
S.FREUD: "L'inconscient", article cité, cf. surtout pp.87/90
199.
C'est moi qui souligne.
200.
S.FREUD: ibid. pp.88/89
201].
ibid. p.84
[202].
K.MARX: "Le Capital", 1867, Livre premier, T.1, Editions sociales, Paris,
1975. Cf. chapitre I, pp.55/60,pour valeurs d'échange et d'usage,
et chapitre X, pp.227/230 pour la formule de la plus-value dans une structure
d'échange, etc.
[203].
J.LACAN: "Les quatre concepts..." Livre XI, op.cit. Cf. dans la version
du Seuil:
- p.199: "Le Vorstellungsrepräsentanz,
c'est le signifiant binaire. Ce signifiant vient à constituer le
point central de l'Urverdrängung - de ce qui, à être
passé dans l'inconscient sera, comme Freud l'indique dans sa théorie,
le point d'Anziehung, le point d'attrait, par où seront possibles
tous les autres refoulements, tous les autres passages similaires au lieu
de l'Unterdrückt, de ce qui est passé en dessous comme
signifiant. Voilà ce dont il s'agit dans le terme Vorstellungsrepräsentanz."
- p.213: "...ce qui s'est constitué
à partir du refoulement originaire, de la chute, de l'Unterdrückung,
du signifiant binaire"
- p.227: "Je vous prie de considérer
la nécessité logique de ce moment où le sujet comme
X ne se constitue que de l'Urverdrängung, de la chute nécessaire
de ce signifiant premier. Il se constitue autour de l'Urverdrängung,
mais il ne peut y subsister (je préfère là le terme
de "subsister" de la version inédite au terme de "substituer" du
Seuil) comme tel - puisqu'il faudrait alors la représentation d'un
signifiant pour un autre, alors qu'il n'y en a ici qu'un seul, le premier.
Dans ce X qui est là, nous devons considérer deux faces -
ce moment constituant où choit la signifiance, que nous articulons
à une place dans sa fonction au niveau de l'inconscient, mais aussi
l'effet de retour, qui s'opère de cette relation qu'on peut concevoir
à partir de la fraction." N.B. c'est moi qui souligne.
[204].
J.LACAN La logique du fantasme, op.cit. séance du 16/11/66
: "Ce qui n'est pas là, le signifiant ne le désigne pas,
il l'engendre.[...) L'Urverdrängung, c'est ceci : ce qu'un
signifiant représente pour un autre signifiant", ie dans
cette séance le fait même de la représentance, comme
fonction, à savoir ce que désigne le terme de S1. Il reprend
ensuite la fonction propre de la métaphore...
- séance du 14/12/66:... dont la structure
"est fondamentale pour expliquer la structure de l'inconscient. C'est à
savoir que, dans le moment considéré comme premier, originel,
de ce qui est le refoulement, il s'agit, dis-je, (...) d'un effet de substitution
signifiante à l'origine. Quand je dis à l'origine, il s'agit
d'une origine logique." Etc.
[205].
C.S.PEIRCE : "Première lettre à lady Welby", 1904, in Ecrits
sur le signe, Paris, Seuil, 1978, pp.20/35, cf. en particulier ndeg.8.328
et 8.329, pp.22/24
[206].
E.BENVENISTE : "Problèmes de linguistique générale",
T.2, Paris, Gallimard, NRF, 1974: chapitre IV, pp.67/88, "Le langage et
l'expérience humaine", paru in Diogène, ndeg.51, juillet-sept.
1965, pp.3/13
[207].
E.BENVENISTE: ibid. p.70
208. ibid. p.67 et p.69
[209].
J.LACAN: "Problèmes cruciaux...", op.cit. séance du 9/12/64
[210].
E.BENVENISTE: op.cit. p.73
[211].
E.BENVENISTE: "L'homme dans la langue", 1958, in Problèmes de linguistique
générale, Tome 1, Gallimard, Paris, 1966, pp.258/266, cf.
p.263
[212].
ibid. Tome 2, p.73 et p.75. N.B. c'est moi qui souligne.
[213].
J.LACAN: "Problèmes cruciaux...", op.cit. séance du 24/2/65
[214].
Cf. J.LACAN: "L'Etourdit", op.cit.
[215].
E.BENVENISTE: ibid. T.2, p.72 et pp.70/71
[216].
Cf. infra: Seconde partie, chapitre 2.2.
>