Irak, février 2005

 

I had a dream    8 février 2005

Le lieutenant Rafid voyait l'engin grossir sans son collimateur. Il évalua le diamètre de ce disque à une trentaine de mètres de diamètre. En même temps l'aguille de son Machmètre faisait le soleiI. Il hurla dans son laryngophone :

- Tous derrière moi. Formation, d'attaque. Armez les missiles !

Les hommes s'exécutèrent. L'engin s'était stabilisé pile au dessus du réacteur nucléaire de Natanza. Il était parcouru par des lueurs changeantes et il est sortait des sortes de faisceeaux lumineux colorés qui semblaient caresser les installations au sol, comme des mains. L'iranien fut saisi d'une étrange impression.

- Est-ce un engin américain ou un ... djinn ?

De toute façon il était trop tard pour se poser des questions. L'objet, luminescent, grossissait à toute vitesse dans son collimateur. Le lieutenant se remémora les ordres du commandement de la force aérienne, rappelés le matin même au briefing. Ils étaient clairs, limpides comme de l'eau. Il découvrit le bouton de tir rouge, sur son manche, d'un geste de son pouce ganté et pressa dessus en pensant " qu'Allah me pardonne !". Quelques secondes plus tard le vent lui fouettait les joues. Au dessus de lui s'était ouverte une belle corolle blanche. Il y avait deux autres corolles ouvertes, à côté, et Rafid pouvait voir les lumières des réacteurs des trois Sukhoï, devant lui, alors que leurs appareils fonçaient vers le sol. Ils s'écrasèrent l'un après l'autre. En se retournant il vit les apareils de la patrouille bleue qui viraient et dégagaient pour rentrer à la base.

..........

Condolessa Rice s'apprétait à passer à l'antenne. La maquilleuse effectuait quelques raccords sur son visage impassible. Le chargé de communication du Pentagone annonça sa prestation en appuyant ses deux mains sur la console, puis il s'effaça en laissant la place à la Conseillère du Président pour les Affaires de Sécurité. Celle-ci chercha des yeux la lumière rouge indiquant quelle caméra était en fonction, pour bien lui faire face. Mais quand elle voulut prendre la parole son visage se tordit. Elle s'écarta du lutrin et se mit à vomir devant tout le monde. Des dizaines de cerises sortaient de sa bouche. Elle eut plusieurs relents violents. La quantité de cerises et de jus ménagés qu'elle vomissait semblait incroyable et ne paraissait pas avoir de fin. Le chargé de comminication s'interposa et fit signe aux cameramen de s'arrêter de filmer.

- Madame Rice n'est pas bien.

Ca c'était bien vrai. Elle n'était pas bien du tout. Ses yeux étaient révulsés et elle avait maculé sa robe noire de jus de cerise, qui faisait penser à du sang coagulé.

...........

Le cardinal Rizetti avait fait irruption dans la grande allée de la cathédrale de Saint Pierre de Rome. Il arrachait un à un les boutons de sa soutane en regardant les fidèles et les touristes éberlés avec un regard de fou.

- Pardonnez-moi. Pardonnez-moi, tous. Nous avons détourné l'argent de la foi. Sortez d'ici, vite, sortez !

Puis il se mit à lancer des paroles dans une langue étrange, incompréhensible. Un dominicain Français était là, le père Bourgeois, du couvent Saint Jean de Malte, qui faisait un doctorat sur la sacralité entendit ce discours et s'écria : .

- C'est de l'araméen !

- Quoi ?

- Il dit en araméen : "j'avais voulu que ce lieu soit une maison de prière, et vous en avez fait une caverne de voleurs"


Le sol strembla. Des mosaïques dorées qui tapissaient l'intérieur de la vaste coupole se détachèrent. Les gens se mirent à hurler et à refluer vers les portes. Heureusement, à cette heure là il y avait relativement peu de monde. Ne sachant où aller la foule se rassembla sur la place, près des fontaines. Le sol grondait. Le cardinal se tenait dans l'ambrasure de la porte, continuant de hurler, d'abord en italien :

- Je n'ai que ce que je mérite.

Puis dans une langue dont les fidèles ne comprirent pas le sens. A quelque distance, le père Bougeois le regardait, fasciné, pendant que les gens s'étaient finalement mis à fuir en tous sens.

- Il continue. C'est toujours de l'Araméen.

- Et qu'est-ce qu'il dit, lui demanda un autre frère se sa congrégation ?

- Il dit " Ce temple, Judas, il n'en restera pas pierre sur pierre ".

Le lourd chambranle de la porte s'effondra sur le cardinal dans un nuage de poussière.

..........

Le sergent Schwarz sortit de la tente. Il était dépenaillé, ce qui n'était guère dans ses habitudes. Il portait un T-shirt kaki et un simple short. La lumière du soleil Irakien sembla quelques instant l'éblouir. Puis il porta sa main à la plaque d'immatriculation qui était à son cou, fixée à une chaîne. D'un geste ferme il arracha l'objet, qu'il jeta au loin. Ses hommes le regardèrent avec stupeur, de même que l'interprète Irakien, vétu d'une longue gandoura grise. Il alla droit vers un caporal qui se tenait debout à l'entrée du camp, en tenue de combat. Schwarz l'interpella. L'autre comprit qu'il lui parlait en arabe et cela le désarçonna complètement car il n'avait jamais été dit nulle part que le sergent eut parlé cette langue. Interpelé, le caporal se tourna vers l'interprète Irakien :

- What dos he say ?

- Il dit " gars, vire moi tout ces truc à tuer. Vire ça immédiatement, c'est ordre, soldat ! "

Avant que le caporal n'eut le temps de réagir, Schwarz saisit le M-16 de l'homme et le jeta au loin. Puis il défit les attaches de son gilet pare-balles et, manoeuvrant le soldat comme une marionnette, l'en dévêtit. Le caporal restait muet de supeur. Le sergent sortit les chargeurs qu'il avait dans les poches situées sur les côtés de ses jambes de pantalon et vida les balles qui s'enfoncèrent comme des pépites dorées dans le sable. S'exprimant alors en Anglais il intima à tous les hommes présents l'ordre de se déséquiper également, ou d'aller chercher leurs armes, dans les tentes. Tous s'exécutèrent comme des automates. Alors Schwarz alla chercher un bidon d'essence. Il arrosa le tas d'armes en agitant le bidon, puis y jeta une allumette. Les gars s'écartèrent vivement, prévoyant que les balles jetées dans le tas allaient se déclencher à la chaleur. Effectivement, moins d'une minute après les claquement commencèrent.

Schwarz couvrit les quelques centaines de mètres qui séparaient le camp de la piste, où un C-130, moteurs en marche, venait de débarquer sa cargaison. Le sergent monta à bord par la rampe arrière et alla droit vers le cockpit. Les pilotes se retournèrent.

- Maintenant, cap sur Daran. Mais cette fois vous allez charger le zinc avec les médicaments, de la bouffe, et surtout de l'eau. Je veux plein de jerricans d'eau.

- Mais... on a pas d'ordres pour ça. Aujourd'hui on doit faire des rotations pour amener des obus de mortier ......

Schwarz allongea la main et sortit prestement le 9 mm que le pilote portait dans un étui fixé à son harnais.

- Tu n'as pas d'ordres. Eh bien moi, je vais t'en donner !

et, après avoir enlevé la sécurité et mis le chien en position arrière il braqua le canon froid de l'arme contre la tempe du commandant de bord.

- OK, OK, t'énerve pas. Des médicaments, de la bouffe et de l'eau. C'est parti.

et, poussant sur la manette des gaz celui-ci lança la lourd avion sur le runway.

........

Quand il y avait eu cette formidable rincée, sur la Mecque au moment du pélérinage de la fin janvier 2005 , Ahmed avait remarqué un truc bizarre. Quand la pluie tombait si dru sur les pélerins que beaucoup avaient dû se servir de leur vêtement pour se protéger la tête, il était près de la pierre noire. Il savait que sa couleur devait lui faire fortement absorber la chaleur. Mais, finalement, pas plus que le reste du bâtiment. Or, lorsque l'eau avait ruisselé sur la pierre celle-ci s'était aussitôt changée en vapeur.

A la nuit tombée, quand il ne restait plus sur la place que quelques gardiens des lieux sacrés, il se hasarda à approcher l'objet de toute sa ferveur. Après s'être longuement prosterné devant lui, il se hasarda à toucher la pierre et constata qu'elle était brûlante, mais il n'osa parler de tout cela à personne, de peur de se voir accuser de quelque chose.

En fait, personne ne touchait la pierre. Personne n'aurait songé non plus à la nettoyer. La la Mecque il n'y a guère de pollution. Le temps passa. Ahmed savait que la pierre "travaillait" mais n'osa s'ouvrir à personne de sa découverte. Finalement, un soir, à la nuit tombamte, le phénomène s'accentua. La pierre vira au rouge sombre et sur sa surface des formes étranges semblaient se dessiner. Rapidement, cette montée en température eut raison de son sertissage à la résine dans sa monture d'argent. Elle se détacha et se mit à émettre de la lumière. Les croyants présents sur la place accoururent. Beaucoup se jetèrent face contre terre devant un tels prodige. La pierre noire, devenue semblable à un morceau de charbon incandescent se déplaça sur quelques dizaines de mètres, entourée d'une nébulosité floue. Puis elle s'éleva dans le ciel en accélérant vivement jusqu'à ce qu'elle ne soit plus qu'une minuscule étoile dans le ciel.

Un des mollah, qui était accouru, n'avait rien perdu de la scène. Voyant la perplexité d'Ahmed il lui dit seulement :

- Tu vois, mon fils. Elle est simplement retournée d'où elle était venue, il y a bien longtemps de cela.


 

 

 

Un dessin qui a fait rire tout Moscou


Trouvé dans http://www.pravda.ru


 

 

 

 

 


Notre économie française est sauvée
Je leur ai vendu six Airbus 380      

 

Avril 2005


1° juin 2005

L'héritage de Raffarin :

- "Les jeunes sont destinés à devenir des adultes"
- "L'avenir est une suite de quotidiens"
- "Les veuves vivent plus longtemps que leurs conjoints"
- "Je vous recommande la positive attitude"

- "La France est forte quand c'est une force qui va et qui sait où elle va"
- "La Marseillaise sera d'autant moins sifflée qu'elle sera entonnée par tous"
- "Le citoyen est un piéton de la République"
- "Un peuple qui doute n'est pas un peuple qui marche"
- "La politique, ce n'est pas un sport, ce n'est pas une équipe contre une autre: on est tous l'équipe de France"
- "A force de penser au pluriel la politique, certains ont oublié le singulier de la France"
- "Merci (à Bernadette Chirac) de nous montrer que la victoire n'est pas facile, qu'elle se gagne étable par étable, commune par commune"
- "Il faut mettre en place la République du bon sens"
- "Il y avait un projet de loi qu'on a arrêté à temps. C'était : quand on ne travaillera plus le lendemain du jour de repos, la fatigue sera vaincue"

- "L'Europe à laquelle nous devons penser demain, ce n'est pas l'Europe d'hier"
- "Ne soyons pas frileux, ne soyons pas frigides" avec l'Europe
- "Mon oui est plus qu'un non au non"

- "Je ne suis pas énarque, je parle directement comme je suis"
- "Je n'aime pas beaucoup ne pas être dans le logiciel central de moi-même"
- "Est-ce que j'ai l'air d'un psychosé ?"
- "J'ai mes rondeurs mais j'ai mon énergie"
- "Je suis le pilote de l'Airbus gouvernemental"
- "Je ne travaille pas pour moi, je n'ai pas un ego hypertrophié"
- "Il faut sauter des haies et finalement, je saute les haies les unes après les autres"
- "On annonce toujours mon départ pour la semaine prochaine. Finalement j'ai quelque résistance"

- "Je repars à neuf"

Nos hommes politique sont des êtres qui sautillent de droite et de gauche et dont la constance dans l'incompétence force le respect

Pierre Desproges           

Quand l'humour s'étale dans les couvertures des revues scientifiques.

Il s'agit d'un titre d'article que je citais souvent. Un de mes lecteurs, Francis Potaznan, a retrouvé la couverture en question. C'est celle d'un Science et Vie de novembre 1993. On a du mal à imaginer qu'il ne s'agisse pas d'un gag, d'un canular. Mais non. Ce dossier était signé par Daniel Tarnowski, Hélène Guillemot et Thierry Pilorge. Le thème : "Notre cerveau est chaotique. Les réseaux de neurones n'achappent pas à cette règle : dans notre pensée aussi, l'ordre nait du chaos". " On a démêlé la peolote du chaos". " le chaos mis K.O", "Faut-il en conclure que l'activité du cerveau est toujours chaotique ?".

Ils écrivent entre autre " Les effets du chaos dans le système solaire", mais oublient totalement que ce système est entièrement régulé par les processus dissipatifs ( par effets de marée ) que la théorie du chaos ignore superbement, faute d'être capable de les gérer. Un dossier de 19 pages !

Ce genre de prose rejoint l'indigence et l'incohérence du dossier publié en jui 2005 par la recherche dans son numéro spécial consacré à l'évolution, un incroyable rafistolage néo-darwiniste.

 

Nous sommes dans les bas-fonds de la pensée.

 

 

20 juin 2005 : le parapluie anti-drones


9 septembre 2005



Coup de bol, cette bombe américaine de plusieurs tonnes n'a pas explosé !



Chasseur équipé pour la grippe aviaire


 

Michèle Alliot-Marie, Ministre de la Défense

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