Re: freud-lacan: Suppléance

Fabrice Verrac Fabrice.Verrac at wanadoo.fr
Sat Dec 7 08:58:12 GMT 2002


Symptome partagé. Nous devons être plus de deux.
  ----- Message d'origine ----- 
  De : fainsilber 
  À : freud-lacan at lutecium.org 
  Envoyé : samedi 7 décembre 2002 07:33
  Objet : Re: freud-lacan: Suppléance


  Bonjour Thierry, 

  - mon livre "Eloge de l'hystérie masculine" paru chez l'Harmattan est maintenant ancien. Mais on le trouve encore, il suffit de le commander en librairie. Mais regardez sur la librairie Lutecium, vous devriez pouvoir le commander là. 

  - A propos de votre sujet d'énervement, je ne peux qu'être d'accord avec vous, cette lacanisation  à outrance qui est une façon de  momifier Lacan me met, moi aussi,  très en colère. 
  Des effets qu'a sur nous le discours de Lacan,  on ne peut, me semble-t-il, en parler qu'en tant qu'analysant, par les effets de transfert qu'il provoque pour nous. Il faut donc que, le temps venu,  de ces effets nous portions témoignage. 
  C'est ainsi, et seulement ainsi, par de nouvelles énonciations, énonciations singulières, que nous pouvons nous approprier, faire  notres, les élaborations théoriques de Lacan. 

  Encore faut-il commencer par le lire et donc ne pas raconter n'importe quoi, à propos de ses textes. Cette discipline de lecture est indispensable avant de pouvoir en dire, à son tour, quelque chose. Quelque chose formulé à propos de notre propre histoire, en fonction de la structure de notre névrose, pour tout dire, en fonction de notre savoir insconcient. 

  Pour ce que vous dites de la suppléance, je ne pense pas du tout qu'elle soit mise en rapport avec la psychose, sauf à dire que dans ce cas, les trois ronds du symbolique, de l'imaginaire et du réel, sont libres, se font la paire. 
  Ce qui supplée c'est le Sinthome, ou le symptôme de la névrose, c'est lui qui noue les trois ronds. C'est en tout cas ainsi que je lis ce que dit Lacan à propos du quatrième qu'il déduit du texte freudien avec la réalité psychique ou l'Oedipe. 
  La phobie du Petit Hans, est un merveilleux exemple de ce quatrième. 

  A propos de ce terme même de suppléance, j'ai un petit symptôme : je sais qu'il ne faut pas dire "suppléer à " et utiliser donc le complément dans sa forme directe. mais je ne peux résister au désir de dire "suppléer à". Je trouve que c'est plus explicite ainsi. Cela mériterait peut-être interprétation. 
  Bonne journée. Liliane. 
  -----Message d'origine-----
  De : Thierry Lechevalier <thierry.lechevalier at libertysurf.fr>
  À : freud-lacan <freud-lacan at lutecium.org>
  Date : samedi 7 décembre 2002 00:24
  Objet : Re: freud-lacan: Suppléance


  Chère Liliane,

  Vous avez raison, comme souvent, et presque toujours. Pas implicite, explicite : chapeau Madame.

  Ce n'est pas une question de fond : c'est juste qu'il y a des lacaniens qui lacanisent lacan, et parfois ça me fatigue. 

  Suppléance est un mot français (dans le Littré veux-je dire), je supposais donc qu'il n'était pas exclusif à la psychose. Ce qui est incroyable, c'est d'avoir lu et relu (sic) ce séminaire IV et d'être passé à côté... Quand on est c... on est c...

  En ce moment je suis fâché avec Lacan à propos de Bataille, je vous raconterai en temps et en heure ; je suis aussi fâché avec mes silences. Je suis un homme en colère. Alors je travaille, et j'en rajoute. C'est impressionnant la résistance que nous avons au travail. Symptôme béni du social. Et tout cela pour être relativement viable comme dirait Bataille.

  Amicalement,

  Thierry

  PS : Je ne trouve pas votre livre sur l'hystérie masculine dont j'ai entendu le plus grand bien, ce qui n'est pas le cas de Winter. Où puis-je le commander ? Ca n'a aucun rapport, mais pendant que je vous tiens, si je puis dire.

        From owner-freud-lacan at lutecium.org 

        To  

        Cc  

        Date Fri, 6 Dec 2002 09:34:09 +0100 

        Subject Re: freud-lacan: Suppléance 

            

  > Cher Thierry, 
  >  
  > comme à une question posée, la réponse est à moitié trouvée, je me demande si vous ne trouveriez pas réponse à votre question dans le séminaire la relation d'objet à propos de la phobie du Petit Hans. La fonction de suppléance de la métaphore symptômatique pour pallier les insuffisances du père réel, doit au moins y être implicite. Thierry, pourquoi ne pas travailler cette question puisque elle vous intéresse et nous en faire part ? Vous savez bien ce qu'écrivez Lacan à propos de la lecture de ses textes, il faut que chacun y mette du sien. Bon courage. Amicalement. Liliane. 
    > -----Message d'origine-----
    De : Thierry Lechevalier <thierry.lechevalier at libertysurf.fr>
    À : freud-lacan <freud-lacan at lutecium.org>
    Date : jeudi 5 décembre 2002 23:21
    Objet : freud-lacan: Suppléance


    Bonjour à tous,

    Quelqu'un saurait-il quand Lacan a utilisé "suppléance" la première fois ? 

    Je discutais avec quelqu'un qui me certifait que Lacan en a parlé à la fin de son enseignement, mais comme c'est un mot de la langue française, je suis sûr que Lacan l'a utilisé bien avant. Y'a pas que Joyce dans la vie !

    Merci d'avance à ceux qui savent et partagent,

    Cordialement,

    Thierry Lechevalier
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