RE: freud-lacan: Petite contribution à la suppléance.

Liliane Fainsilber liliane.fainsilber at wanadoo.fr
Wed Dec 11 07:25:09 GMT 2002


Bonsoir Alain,

je ne savais pas que les deux formes transitive et intransitive étaient de
fait autorisées. J'ai trouvé sur Google ce petit complément à propos de ce
verbe suppléer

"1- Lorsqu'il signifie ajouter ce qui manque pour combler une lacune, se
construit avec à.
Par exemple : Il faut suppléer à cette situation fâcheuse par un apport
d'énergie.

2- Lorsqu'il signifie remplacer, se construit sans préposition.
Par exemple : Rien ne peut suppléer un bon petit-déjeuner.

Source(s) : Multi.
Site Langue au chat, Daniel Roy, 1998-2002"
Quand on regarde du côté de l'étymologie, suppléer entre en confusion avec
supplier et remplir dans ses racines latines. C'est amusant.


  -----Message d'origine-----
  De : owner-freud-lacan at lutecium.org
[mailto:owner-freud-lacan at lutecium.org]De la part de Alain Bergeron
  Envoyé : mardi 10 décembre 2002 16:08
  À : freud-lacan at lutecium.org
  Objet : freud-lacan: Petite contribution à la suppléance.



  Suppléer ou suppléer à ? Les grammaires indiquent les deux usages avec
  une préférence tout de même pour l'utilisation du verbe avec sa
  préposition.
  Suppléer à signifie  remédier, tenir lieu, prendre la place,
  remplacer. C'est ce dernier sens qui prévaut en général .
  S'agissant de l'être ou l'avoir du Phallus, Lacan en parle comme de
  la fonction qui supplée au rapport sexuel.
  (L'étourdit in Scilicet 4 - 1973 Ed Seuil p14)


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