[Lutecium-group] La voie de la liberté

Natalia Milopolsky-Costiou sirano at iname.com
Fri Dec 22 12:03:08 GMT 2006


Très bonne question


Surtout quand on NE parle justement PAS la même langue et ne partage pas
les mêmes dialectes.

Un constat à la fois rassurant et triste : d’un coté cela enrichie
infiniment la pratique (à force de maîtriser les deux langues
« maternelles » celle du thérapeute et celle du patient, on passe
forcement au métalangage), d’un autre, l’académisme et l’hermétisme des
milieux professionnels reste souvent impénétrable pour l’inspiration
scientifique venu de l’extérieur. On choisit donc la liberté à faveur de
la pratique, par et pour la conscience, la science et la dignité.

Natalia


  ----- Original Message -----
  From: "Yann Leroux"
  To: "Groupe de travail pour la psychanalyse lacanienne"
  Subject: Re: [Lutecium-group] La voie de la liberté
  Date: Fri, 22 Dec 2006 07:55:35 +0100


  lutecium-group: Document interne au Groupe de Travail Lutecium.
  Ne doit pas etre diffuse hors du groupe.
  ---
  Violaine Clement a écrit :

  > Il y a effectivement deux questions qui se traversent l'une
  > l'autre : comment bien dire quelque chose de sa pratique dans le
  > cadre de l'école ou de groupes constitués pour cela, et la
  > question de Yann, qui me paraît plutôt ouverte sur l'extérieur :
  > comment bien dire quelque chose à l'extérieur de ces groupes dans
  > lesquels on parle, au fond, une même langue, avec des dialectes,
  > certes, dans le malentendu, dans l'équivoque, mais malgré tout
  > avec une certaine possibilité d'être compris.
  Oui, c'est effectivement un problème. Comment en parler ? Comment le
  transmettre ? Comment rendre compte de ce qui se passe dans une cure.
  Et
  c'est un probleme "dedans" comme "dehors" car nous savons tous ce
  qu'il
  faut dire pour que les choses se passent bien. Les associations
  psychanalytiques n'échappent pas a cela, et toutes ont du mal a faire
  de
  la place à l'inconscient ou même a la psychanalyse. Il n'y a qu'a
  voir
  les problemes autour de la formation des psychanalystes. Je trouve
  aussi
  que les pires adversaires de la psychanalyse sont souvent les
  psychanalystes, mais je ne propose pas d'aller en croisade. La
  discussion porte sur ce point : comment évaluons nous notre travail ?
  Je
  sais le travail en supervision et les différents dispositifs. Mais
  cela
  ne dit nullement ce qui est évalué. Le sais t on ? Peut on le savoir
  ?
  Il est important de délimiter ce que l'on est en droit d'attendre et
  de
  savoir d'une psychanalyse. Je ne parle pas en termes de symptômes. Je
  parle en termes de processus conscients et inconscients engagés dans
  une
  cure.

  --
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