[Lutecium-group] Le grand Autre et soi-même
Psychanalyse
psychanalyse at wanadoo.fr
Tue Oct 24 20:44:11 GMT 2006
Bonsoir à tous,
J'extrais un passage du texte ci-dessous et je vous pose une question à tous
:
Je cite: "Mais plus généralement : sûr que vivre sa vie est la seule façon
de ne pas
la remettre toute entière dans les mains de cet Autre"... fin de citation.
Je souligne le "SÛR" et "TOUT ENTIERE". Et vous demande comment le
démontrez-vous?
Les inepties, ça continue? c'est de la psychanalyse ou la méthode Couet?
Et mamy nova qui se prend pour blanche neige avec ses petites fleurs?
Qui a inventé le personnage de noire neige avec ses dents qui rayent le
parquet?
Bien à vous
MR
----- Original Message -----
From: "Catherine Grandjean" <catherine-grandjean at cegetel.net>
To: "Groupe de travail pour la psychanalyse lacanienne"
<lutecium-group at lutecium.org>
Sent: Tuesday, October 24, 2006 10:57 AM
Subject: Re: [Lutecium-group] Le grand Autre et soi-même
lutecium-group: Document interne au Groupe de Travail Lutecium.
Ne doit pas etre diffuse hors du groupe.
---
Merci pour cette lecture du texte de J.A. Miller. Je n'avais pas vu.
Il me semble que le propos du texte est de montrer un point de basculement,
un point d'époque, et de le conforter. D'où peut-être ce contre l'Autre qui
le fait du même coup exister.
Mais plus généralement : sûr que vivre sa vie est la seule façon de ne pas
la remettre toute entière dans les mains de cet Autre. C'est très agréable
de se sentir exister par soi-même, mais c'est aussi très exigeant. Qui peut
tenir cette exigence sans devenir fou ? Il y a quand même la réalité. Et
cette réalité est pleine de grand Autre. A la télé, dans les journaux, dans
les cafés populaires de plus en plus infréquentables, au travail, et dans
mille et une conversations du p'tit quotidien qui nous montrent combien
d'autres y cèdent, y croient et s'y réfèrent à ce grand Autre. Soyons
honnête : qui a le courage d'une solitude telle pour refuser toute
compromission de ce côté là ? En tous les cas, pas moi, pas tout le temps.
Et puis, être contre l'Autre, est-ce que ce n'est pas aussi une façon de
relancer notre propre désir ? "Ah non, pas cette médiocrité, je rentre à la
maison, j'ai à faire".
--
Catherine
----- Original Message -----
From: "vincent vaxelaire" <vincentvax at caramail.com>
To: "Groupe de travail pour la psychanalyse lacanienne"
<lutecium-group at lutecium.org>
Sent: Saturday, October 21, 2006 2:49 PM
Subject: Re: [Lutecium-group] Manifestation et grand Autre
> lutecium-group: Document interne au Groupe de Travail Lutecium.
> Ne doit pas etre diffuse hors du groupe.
> ---
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Si je peux me permettre ce jugement, il me semble que vous disqualifiez un
peu trop facilement les questions que vous posez en disant qu'elle sont
peut-être naïves, comme s'il ne fallait plus croire à l'existence d'une
alternative entre la Masse fusionnelle et l'"individu" sans lien social.
Etre ensemble, un par un: cela "me" parle. Grâce à vous, je saisis le sens
"juste" que pourrait avoir une manifestation. Mais comment lancer un
mouvement en évitant l'appel au Tout fusionnel?
(Au dela du cas de la manifestation, cet "être ensemble,un par un" ,
n'est-ce pas un enjeu pour tout groupe, pour toute relation entre au moins
deux personnes?).
Concernant le texte de Jacques-Alain Miller, lorsque je l'avais lu, un
passage m'avait "sauté aux yeux": "Si nous nous présentons ici à deux, c'est
pour affaiblir l'Autre(...). C'est pour l'ébranler, le miner, le ruiner, le
révéler dans sa ruine" (en gros, le début du neuvième paragraphe). En lisant
cela, je me suis demander s'il se rendait compte qu'il faisait ainsi exister
l'Autre (inconsciemment): si l'Autre n'existe pas, pourquoi chercher à le
détruire? Vouloir le détruire, c'est bien dire qu'il existe quelque chose à
détruire. Ne suffit-il pas de "laisser l'Autre tranquille", à sa place
d'Autre symbolique, qui n'existe pas certes, mais qui est, à chaque fois
qu'un parlêtre prend la parole, du fait même de cette prise de parole.
Il me semble que la compréhension de l'inexistence de l'Autre ne se fait pas
en le détruisant, en s'opposant à lui, mais bien par un travail de
déconstruction.
(Je ne sais pas du tout si dans la théorie lacanienne, il est recevable de
dire que 'L'Autre n'existe pas, mais pourtant il est"?)
Sans que je puisse vraiment l'expliquer, la lecture de ce passage de "l'Aute
qui n'existe pas..." m'a profondément choqué - même si dans les termes, et
les idées exprimées, il n'y a rien de choquant. J'aurai tendance à dire que
dans ce passage, je suis sensible à une confusion entre l'Autre Symbolique
et l'Autre Imaginaire, mais là encore, je ne saurai donner plus
d'éclaircissement.
Cela n'a rien d'éclairant, mais je vous remercie de m'avoir permis de
développer un peu mes questions.
Cordialement,
Vincent
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