[Lutecium-group] le don du poème

susana lopez susanalopezanido at yahoo.com.ar
Wed Apr 4 20:59:03 GMT 2007


Dans l'Hôpital de Bariloche (argentin) nous avons un atelier de littérature avec patients psychotics Nous écrivons un Travail ce texte nous a servi
  Crítica y clínica 
  Gilles Deleuze 
  Traducido por Thomas Kauf 
  Editorial Anagrama, Barcelona, 1996 
  Título de la edición original: 
  Critique et clinique 
  Les Éditions de Minuit, París, 1993 
   
  Page 3 Les beaux livres sont écrits dans une espèce de langue étrangère. PROUST, l'écrivain, comme Proust dit, invente à l'intérieur de la langue une nouvelle langue, une langue étrangère dans une certain mesure. Il(elle) extrait de nouvelles structures grammaticales ou syntaxiques. Il(elle) tire à la langue des chemins rebattus, la fait délirer
  . Mais de la même manière le problème de ne pas écrire non plus est séparable d'un problème de voir et d'entendre : en effet, quand à l'intérieur de la langue on crée une autre langue, le langage dans sa totalité tend vers une limite "asintáctico", "agrama - tical", ou qui communique avec son propre extérieur
  . La limite n'est pas outre le langage, mais il(elle) est son dehors : compo - ne des visions et d'auditions non linguistiques, mais que seulement le langage fait possibles. Existent aussi une propre peinture et une musique de l'écriture, comme il existent les effets de couleurs et de sonorités qui s'élèvent au-dessus des mots. Nous voyons et entendons à travers des mots, entre les mots. Beckett parlait de "de percer des trous" dans le langage pour voir ou pour entendre "ce qui se cache derrière". De tous les escri - tores il faut dire : il est un voyant, il est un auditeur, "un malheur vu une mauvaise sentence", il est un coloriste, un musicien. 3
  ________________________________________ Page 4 Ces visions, ces auditions ne sont pas un sujet(affaire) privé, mais ils se rangent, les personnages d'une Histoire et d'une géographie qui est reinventée sans cesse. Le délire les invente, comme les processus qui traînent les mots d'une extrémité à l'autre [10] de l'univers. Il s'agit des événements des limites du langage. Mais quand le délire devient un état clinique, les mots ne débouchent déjà à rien, il n'est pas déjà entendu on ne voit tout à fait à travers de celles-ci, sauf une nuit qu'il(elle) a perdu son histoire, ses couleurs et ses chants. La littérature est une santé.  

 		
---------------------------------
 Preguntá. Respondé. Descubrí.
 Todo lo que querías saber, y lo que ni imaginabas,
 está en Yahoo! Respuestas (Beta).
 Probalo ya! 


More information about the Lutecium-group mailing list