[Lutecium-group] Brzezinski (usa-iran)-- suite
marc
marc.jaurand at wanadoo.fr
Tue Feb 6 20:41:46 GMT 2007
Brzezinski (décideur de la politique usa) confirme que les États-Unis
peuvent organiser des attentats sur leur propre territoire
Un ancien conseiller américain à la sécurité déclare que Bush cherche un
prétexte pour attaquer l'Iran
[1]http://www.wsws.org/articles/2007/feb2007/brze-f02.shtml
A political bombshell from Zbigniew Brzezinski
[2]http://www.wsws.org/articles/2007/feb2007/brze-f03.shtml
Why is the US press silent on Brzezinski's warnings of war against Iran?
By Barry Grey in Washington DC
3 February 2007
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Brzezinski confirme que les États-Unis peuvent organiser des attentats
sur leur propre territoire
A l'exception de The Washington Note et du Financial Times, les grands
médias ont décidé de ne pas rapporter les propos de Zbigniew
Brzezinski qui bouleversent la classe dirigeante états-unienne.
Auditionné le 1e février 2007 par la Commission des Affaires
étrangères du Sénat, l'ancien conseiller national de sécurité a lu une
déclaration dont il avait soigneusement pesé les termes.
Il a indiqué : « Un scénario possible pour un affrontement militaire
avec l'Iran implique que l'échec irakien atteigne les limites
américaines ; suivi par des accusations américaines rendant l'Iran
responsable de cet échec ; puis, par quelques provocations en Irak ou
un acte terroriste sur le sol américain dont l'Iran serait rendu
responsable. Ceci pourrait culminer avec une action militaire
américaine "défensive" contre l'Iran qui plongerait une Amérique
isolée dans un profond bourbier englobant l'Iran, l'Irak,
l'Afghanistan et le Pakistan »
Vous avez bien lu : M. Brzezinski a évoqué la possible organisation
par l'administration Bush d'un attentat sur le sol des États-Unis qui
serait faussement attribué à l'Iran pour provoquer une guerre.
À Washington les analystes hésitent entre deux interprétations de
cette déclaration. Pour les uns, l'ancien conseiller national de
sécurité a tenté de couper l'herbe sous les pieds des néoconservateurs
et de jeter le doute à l'avance sur toute circonstance qui conduirait
à la guerre. Pour d'autres, M. Brzezinski a voulu, en outre, suggérer
qu'en cas d'affrontement avec les partisans de la guerre, il pourrait
rouvrir le dossier du 11 septembre. Quoi qu'il en soit, l'hypothèse
selon laquelle les attentats du 11 septembre auraient été perpétrés
par une faction du complexe militaro-industriel pour provoquer les
guerres d'Afghanistan et d'Irak
quitte soudainement le domaine du tabou pour être discutée
publiquement par les élites de Washington.
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[3]http://www.wsws.org/francais/News/2007/fevrier07/050207_brzezinski.
shtml
Zbigniew Brzezinski lance une bombe politique
Un ancien conseiller américain à la sécurité déclare que Bush cherche un
prétexte pour attaquer l'Iran
Par Barry Grey, à Washington
5 février 2007
Témoignant devant la commission sénatoriale sur les relations avec
l'étranger jeudi passé, Zbigniew Brzezinski, conseiller à la sécurité
nationale dans le gouvernement du président Jimmy Carter, a émis une
critique acerbe de la guerre en Irak et averti que la politique de
l'administration Bush menait inexorablement à la guerre avec l'Iran,
avec des conséquences incalculables pour l'impérialisme américain au
Moyen-Orient et internationalement.
Brzezinski, qui s'était opposé à l'invasion de l'Irak en mars 2003 et
qui a publiquement dénoncé la guerre comme étant une erreur
monumentale de politique étrangère, a commencé ses remarques sur ce
qu'il a nommé « le choix de la guerre » en Irak en qualifiant cette
guerre de « calamité historique, stratégique et morale ».
« Entreprise sur la base de fausses hypothèses, » a-t-il continué,
« elle mine la légitimité des Etats-Unis partout dans le monde. Ses
victimes civiles collatérales ainsi que certains abus ternissent la
réputation morale des Etats-Unis. Menée sur la base de principes
manichéens et d'un orgueil impérial démesuré, elle intensifie
l'instabilité régionale. »
Brzezinski a raillé « la lutte idéologique décisive » contre l'islam
radical des discours de Bush comme étant « simpliste et démagogique »,
et l'a qualifiée de « récit historique mythique » utilisé pour
justifier une « guerre qui dure et qui est potentiellement en
expansion ».
« Argumenter que les Etats-Unis sont déjà en guerre dans la région
contre une menace islamique plus large, dont l'Iran est l'épicentre,
consiste à faire la promotion d'une prophétie dont on provoque la
réalisation. »
Ce qui est encore plus étonnant et inquiétant c'est sa description
d'un « scénario plausible de conflit militaire avec l'Iran. » Cela
impliquerait, a-t-il suggéré, « le fait pour l'Irak de ne pas
atteindre les objectifs fixés, suivi d'accusations sur la
responsabilité de l'Iran dans cet échec, puis enfin par une
provocation en Irak ou par un attentat terroriste aux Etats-Unis
attribué à l'Iran, culminant en une opération militaire "défensive"
des Etats-Unis contre l'Iran qui plonge une Amérique solitaire dans un
bourbier toujours plus vaste et plus profond finissant par englober
l'Irak, l'Iran, l'Afghanistan et le Pakistan. » [italiques ajoutés]
Voilà assurément un avertissement lancé au Congrès américain, truffé
de guillemets, dans lequel l'auteur indique qu'il doute du caractère
« défensif » de l'action militaire en préparation et que
l'administration Bush cherche plutôt un prétexte pour attaquer l'Iran.
Même s'il ne l'a pas dit explicitement, Brzezinski n'était pas loin de
suggérer que la Maison-Blanche était capable de concocter une
provocation -- comme un éventuel attentat terroriste aux États-Unis --
afin de fournir le casus belli nécessaire pour la guerre.
Qu'une personnalité comme Brzezinski, qui a des décennies d'expérience
aux plus hauts échelons de l'establishment des Affaires étrangères des
États-Unis et qui entretient des liens des plus étroits avec l'armée
et les services de renseignement, lance une telle mise en garde lors
d'une audience publique du Sénat américain est extrêmement sérieux et
significatif.
Brzezinski sait de quoi il parle, ayant lui-même organisé des
provocations de son cru alors qu'il était conseiller à la sécurité
nationale sous Jimmy Carter. À ce poste, comme il l'a depuis admis
publiquement, il avait élaboré un plan secret à la fin des années 1970
pour mobiliser les moudjahiddin fondamentalistes islamiques afin
qu'ils renversent le régime prosoviétique en Afghanistan et entraînent
l'Union soviétique dans une guerre désastreuse dans ce pays.
À la suite de son introduction, et en réponse aux questions des
sénateurs, il a de nouveau évoqué le risque d'une provocation.
Il a attiré l'attention des sénateurs sur un reportage du New York
Times, paru le 27 mars 2006, concernant « une rencontre privée entre
le président et le premier ministre Tony Blair, deux mois avant la
guerre, et qui se basait sur un mémorandum rédigé par le représentant
britannique présent à cette rencontre ». Dans l'article, a affirmé
Brzezinski, « on cite le président qui déclare être inquiet du fait
qu'il risque de ne pas y avoir d'armes de destruction massive à
trouver en Irak, et qu'il est nécessaire de réfléchir pour trouver
d'autres prémisses pour entreprendre cette action. »
Brzezinski continue : « Je vais juste vous lire ce qu'apparemment ce
mémo disait, selon le New York Times : "Le mémo affirme que le
président et le premier ministre avaient reconnu qu'aucune arme non
conventionnelle n'avait été trouvée en Irak. Confronté à la
possibilité de ne pas en trouver avant l'invasion prévue, M. Bush
avait parlé de plusieurs moyens de provoquer une confrontation. »
« Il a décrit les différents moyens de le faire. Je ne vais pas entrer
dans le détail... Les moyens étaient plutôt extraordinaires, du moins
l'un d'entre eux.
« Si l'on considère que l'on a affaire à un ennemi implacable qu'il
faut écarter, cette ligne de conduite, peut dans certaines
circonstances, être tentante. Je crains que si la situation en Irak
continue à se détériorer et que si l'Iran est perçu d'une manière ou
d'une autre comme étant impliqué voire responsable, ou bénéficiaire
potentiel de cette situation, cette tentation pourrait se présenter. »
A un autre moment, Brzezinski a fait une remarque sur les méthodes de
conspirateur de l'administration Bush qu'il a presque décrit comme une
cabale. « Je suis perplexe, a-t-il dit, de voir que des décisions
stratégiques majeures semblent être prises par un cercle très
restreint de personnes -- quelques-unes seulement, une poignée
probablement, peut-être pas plus nombreux que les doigts de ma main.
Et ce sont ces mêmes personnes, à une exception près, qui ont pris la
décision initiale d'entrer en guerre et ont utilisé les justifications
initiales pour entrer en guerre. »
Aucun des sénateurs présents n'a tenu compte de l'avertissement
absolument clair de Brzezinski. Les démocrates en particulier, mous,
complaisants et complices des conspirations de guerre de
l'administration Bush n'ont rien dit sur le danger, clairement
mentionné par le témoin, d'une provocation.
Suite à l'audience, le reporter du WSWS a demandé à Brzezinski
directement s'il suggérait que cette éventuelle provocation pouvait
émaner du gouvernement américain lui-même. L'ancien conseiller
national à la sécurité est resté évasif.
L'échange suivant a eu lieu :
Q : Dr Brzezinski, à votre avis, qui conduirait cette éventuelle
provocation ?
R : Je n'en sais rien. Comme je l'ai dit, on ne peut jamais prédire
ces choses. Cela peut être spontané.
Q : Suggérez-vous qu'il y ait une possibilité qu'elle émane du
gouvernement américain lui-même ?
R : Ce que je dis c'est que toute cette situation peut échapper à tout
contrôle et toutes sortes de calculs peuvent créer une situation dont
il serait très difficile de remonter aux origines.
(Article original paru le 2 février 2007)
Lire aussi
References
1. http://www.wsws.org/articles/2007/feb2007/brze-f02.shtml
2. http://www.wsws.org/articles/2007/feb2007/brze-f03.shtml
3. http://www.wsws.org/francais/News/2007/fevrier07/050207_brzezinski.shtml
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