[Lutecium-group] Re : Sujet de l' é nonc é ; sujet de l' é nonciation

Chantal Collet collet.chantal at 9online.fr
Sat Feb 17 06:16:15 GMT 2007



Qu'advient-il de la traditionnelle unité pensante du sujet ?

J'imagine pour ceux que la question "sujet de l'énoncé / sujet de
l'énonciation", il y a lieu de croiser les interrogations avec les apports
divers : linguistique, philosophie et ... sociologie.

Sinon que vaut la lecture d'un seul champ ... Peut-être que l'une ou l'autre
personne de lutécium peut dire, ou donner les références par google, comment
à évoluer ces concepts ? Quid de la place et du travail de Ferdinand de
Saussure ?

La pensée ne s'enracine-t-elle pas dans le continu d'un temps historique ?

Cordialement à tous


Chantal

Le 15/02/07 23:29, « Chantal Collet » <collet.chantal at 9online.fr> a écrit :

> lutecium-group: Document interne au Groupe de Travail Lutecium.
> Ne doit pas etre diffuse hors du groupe.
> ---
> 
> 
> 
> Monique David-Ménard est professeur de philosophie en première supérieure,
> directeur de recherche à l'université Paris-VII-Denis-Diderot, et
> psychanalyste à Paris.
> Elle a successivement été membre de l'École freudienne de Paris et du Centre
> de formation et de recherches psychanalytiques (CFRP), actuellement, de la
> Société de psychanalyse freudienne (SPF).
> 
> 
>  
> 
> Qu'advient-il de la traditionnelle unité pensante du sujet ?
> Lacan fait la jonction entre le « Moi » et le sujet « Je ». C'est notamment
> le cas dans un texte de 1961, intitulé L'Identification, ainsi que dans un
> article sur « La science et la vérité », publié en 1966 dans les Écrits.
> Sa manière de mettre en rapport ces deux sujets montre que celui du cogito
> ne se produit qu'en se scindant lui-même. Là où Descartes fait résider
> l'essence même du sujet, dans le « Je pense, je suis », Lacan énonce un
> chiasme : « Là où je suis, je ne pense pas, et là où je pense, je ne suis
> pas. » Il emprunte aux linguistes Jakobson et Benveniste la distinction du
> sujet de l'énoncé et du sujet de l'énonciation. La grande thèse de Lacan,
> c'est que le sujet inconscient, le sujet de la psychanalyse, c'est le sujet
> de la science. Il n'y aurait pas d'inconscient au sens psychanalytique sans
> la science galiléo-cartésienne et sa prétention philosophique à définir la
> vérité par la certitude.
> L'analysant tel que Lacan le conçoit, c'est la liaison de la vérité à une
> exigence de certitude. Dans une analyse, le sujet accède donc à sa propre
> division plus qu'à la saisie de son unité.
> 
> 
> Le 15/02/07 5:31, « BdF » <bdf at deflorence.com> a écrit :
> 
>> lutecium-group: Document interne au Groupe de Travail Lutecium.
>> Ne doit pas etre diffuse hors du groupe.
>> ---
>> "Sujet de l'énoncé/sujet de l'énonciation": de quel linguiste Lacan a-t-il
>> repris cette notion?
>> 
>> Merci.
>> ===
>> BdF
>> www.deflorence.com
>> www.myspace.com/jackandbruno
>> === 
>> 
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