[Lutecium-group] RE : Bonne année aux 679!

Jean-Paul Kornobis jpkornobis at nordnet.fr
Wed Jan 3 21:58:36 GMT 2007


Tous mes voeux également pour l'année 2007, merci également pour les
recherches qui y sont effectuées au nom de la psychanalyse dont l'avenir
n'est hélas pas assuré si on en juge par les derniers avatars du projet de
décret de l'article 52. Il faut donc rester en 2007, plus que jamais 
vigilent à ce qui se
passera concernant ce décret car les futurs psychanalystes risquent de ne 
plus pouvoir
exercer librement.
Cordial
Jean-Paul Kornobis
PS
Au cas ou, je vous joins un copier-coller du texte de JAM  publié sur le 
site Oedipe en
décembre 2006.
-----------------------------------------
"La solidarité psy a-t-elle fait son temps?
Envoyé par: JAM (---.clients.easynet.fr)
Date: Sat 23 December 2006 19:58:10
***
On me fait remarquer que les termes du "compromis du 8 décembre" ne sont pas
universellement connus. Voici ce que j'en ai écrit le 11 décembre, dans une
lettre qui figure sur le fil "Une alerte".

***

"Vous saurez que le directeur de cabinet du ministre de la Santé m'a invité
à le rencontrer vendredi dernier le 8 décembre pour m'exposer l'état des
discussions sur le fameux décret et obtenir mon accord.

Voici les termes du compromis qui s'est dégagé :

1 - Reconnaissance possible des formations dispensées par les associations:
succès. La phrase supprimée est rétablie: "Cette formation peut être confiée
à l'Université ou à des organismes passant convention avec l'Université".

2 - Nombre d'heures exigées dans la nouvelle formation standard:moyen. Au
lieu de 500 h x 2, mon interlocuteur s'est dit prêt à descendre à 400 h
théoriques, tout en conservant la formulation d'avril: "Ce cahier des
charges doit notamment prévoir une formation théorique d'une durée de 400
heures et un stage pratique d'une durée minimale de quatre mois,
fractionnable en tant que de besoin, dans un établissement de santé ou un
établissement médico-social accueillant des patients atteints de pathologies
psychiques".

3 - Clause dite « du grand-père » : succès. Elle serait rétablie pour "les
professionnels justifiant au moins de trois (et non plus cinq) années
d'expérience, en qualité de psychothérapeute, à la date de publication du
présent décret". Les documents seraient à envoyer à une commission régionale
composée de personnalités qualifiées, choisies par le préfet, avec recours
possible devant une commission nationale formée par le Ministre."

*****

Reste pour 2007 l'épreuve du Conseil d'Etat. L'ECF n'a pas constitué
d'avocats. Les fédérations de psychothérapeutes, si.

De deux choses l'une.

Si ces avocats argumentent en faveur des psychothérapeutes, pour les voir
gagner le même avantage que les analystes (dispense de formation standard,
voire qualité de membre de droit), ils seront dans leur rôle.

En revanche, s'ils recevaientt instruction d'argumenter contre les
psychanalystes, pour les voir perdre leur déjà maigre avantage, ce serait
inamical, voire hostile.

Une solidarité, non pas conceptuelle ni pratique, mais politico-sociale, ou
sociétale, a été maintenue vaille que vaille dans la "Coordination psy"
depuis trois ans. Y résisterait-elle?

C'est un petit problème dont je puis poser les termes, mais dont je ne
saurais donner la solution.

Celle-ci importe pourtant, car les épisodes à suivre ne manqueront pas:
constitution des commissions, conventionnements universitaires (avec
opposition acharnée de nos amis TCC comme psychopathologues), etc.

Pour terminer, je me demande comment je me retrouve embarqué dans cette
histoire interminable (et, sous certains aspects, minable). C'est pour avoir
dit non à Accoyer, et avoir voulu être conséquent avec ce non (n'en déplaise
au cher Roland Lebret). Il ne fallait pas dire A, comme dit Jacques le
Fataliste.

La solidarité psy a-t-elle fait son temps?
Envoyé par: JAM (---.clients.easynet.fr)
Date: Sat 23 December 2006 19:58:10


On me fait remarquer que les termes du "compromis du 8 décembre" ne sont pas
universellement connus. Voici ce que j'en ai écrit le 11 décembre, dans une
lettre qui figure sur le fil "Une alerte".

***

"Vous saurez que le directeur de cabinet du ministre de la Santé m'a invité
à le rencontrer vendredi dernier le 8 décembre pour m'exposer l'état des
discussions sur le fameux décret et obtenir mon accord.

Voici les termes du compromis qui s'est dégagé :

1 - Reconnaissance possible des formations dispensées par les associations:
succès. La phrase supprimée est rétablie: "Cette formation peut être confiée
à l'Université ou à des organismes passant convention avec l'Université".

2 - Nombre d'heures exigées dans la nouvelle formation standard:moyen. Au
lieu de 500 h x 2, mon interlocuteur s'est dit prêt à descendre à 400 h
théoriques, tout en conservant la formulation d'avril: "Ce cahier des
charges doit notamment prévoir une formation théorique d'une durée de 400
heures et un stage pratique d'une durée minimale de quatre mois,
fractionnable en tant que de besoin, dans un établissement de santé ou un
établissement médico-social accueillant des patients atteints de pathologies
psychiques".

3 - Clause dite « du grand-père » : succès. Elle serait rétablie pour "les
professionnels justifiant au moins de trois (et non plus cinq) années
d'expérience, en qualité de psychothérapeute, à la date de publication du
présent décret". Les documents seraient à envoyer à une commission régionale
composée de personnalités qualifiées, choisies par le préfet, avec recours
possible devant une commission nationale formée par le Ministre."

*****

Reste pour 2007 l'épreuve du Conseil d'Etat. L'ECF n'a pas constitué
d'avocats. Les fédérations de psychothérapeutes, si.

De deux choses l'une.

Si ces avocats argumentent en faveur des psychothérapeutes, pour les voir
gagner le même avantage que les analystes (dispense de formation standard,
voire qualité de membre de droit), ils seront dans leur rôle.

En revanche, s'ils recevaientt instruction d'argumenter contre les
psychanalystes, pour les voir perdre leur déjà maigre avantage, ce serait
inamical, voire hostile.

Une solidarité, non pas conceptuelle ni pratique, mais politico-sociale, ou
sociétale, a été maintenue vaille que vaille dans la "Coordination psy"
depuis trois ans. Y résisterait-elle?

C'est un petit problème dont je puis poser les termes, mais dont je ne
saurais donner la solution.

Celle-ci importe pourtant, car les épisodes à suivre ne manqueront pas:
constitution des commissions, conventionnements universitaires (avec
opposition acharnée de nos amis TCC comme psychopathologues), etc.

Pour terminer, je me demande comment je me retrouve embarqué dans cette
histoire interminable (et, sous certains aspects, minable). C'est pour avoir
dit non à Accoyer, et avoir voulu être conséquent avec ce non (n'en déplaise
au cher Roland Lebret). Il ne fallait pas dire A, comme dit Jacques le
Fataliste. "
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----- Original Message ----- 
From: "Liliane Fainsilber" <Liliane.Fainsilber at wanadoo.fr>
To: "Groupe de travail pour la psychanalyse lacanienne"
<lutecium-group at lutecium.org>
Sent: Wednesday, January 03, 2007 6:40 PM
Subject: Re: [Lutecium-group] RE : Bonne année aux 679!


lutecium-group: Document interne au Groupe de Travail Lutecium.
Ne doit pas etre diffuse hors du groupe.
---
Merci à tous pour ces messages de bonne année de travail qui font chaud au
coeur. Je suis comme Suzanne et Guy, et d'autres, ce qui se passe sur cette
liste, entre autres,  est stimulant pour nos respectives cogitations autour
de notre passion commune, la psychanalyse. Cette année notamment sans
Jean-Paul je n'aurais pas fait la connaissance livresque de cette incroyable
bonne femme Marcela Iacub avec qui j'ai passé de très bons moments. mais
enfin il y a toujours notre cher Lacan et notre non moins cher Freud qui
sont toujours pour nous, malgré leur absence, des hommes de bonne compagnie.
Il y a maintenant si lontemps qu'il n'est plus de ce monde, je parle de
Lacan, et il m'arrive encore pourtant de rêver de lui. Evidemment par
rapport aux propos échangés, je fais, dans ces rêves, les demandes et les
réponses. Au moins je suis sûre qu'il me donnera raison : -) Amicalement.
Liliane.





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