[Lutecium-group] RES: RES: Le CPCT, c'est très bien

Mirian Giannella giannell at uol.com.br
Mon Jul 16 22:19:44 GMT 2007


Chers,
Que c'est intéressant que ça vient de qui ?
De l' ECF, non ?
Mirian

> -----Mensagem original-----
> De: lutecium-group-bounces at lutecium.org
> [mailto:lutecium-group-bounces at lutecium.org]Em nome de Mirian Giannella
> Enviada em: segunda-feira, 16 de julho de 2007 19:06
> Para: Groupe de travail pour la psychanalyse lacanienne
> Cc: psychanalyse at yahoogroupes.fr
> Assunto: [Lutecium-group] RES: Le CPCT, c'est très bien
>
>
> lutecium-group: Document interne au Groupe de Travail Lutecium.
> Ne doit pas etre diffuse hors du groupe.
> ---
> Cher Laurent Sauerwein, je fais suivre !
> Merci !
>
> Mirian Giannella
> du Brésil où heureusement on peut se connecter sur Lutecium !
>
> > -----Mensagem original-----
> > De: lutecium-group-bounces at lutecium.org
> > [mailto:lutecium-group-bounces at lutecium.org]Em nome de Laurent Sauerwein
> > Enviada em: segunda-feira, 16 de julho de 2007 18:21
> > Para: Groupe de travail pour la psychanalyse lacanienne
> > Assunto: [Lutecium-group] Le CPCT, c'est très bien
> >
> >
> > lutecium-group: Document interne au Groupe de Travail Lutecium.
> > Ne doit pas etre diffuse hors du groupe.
> > ---
> > C'est très intéressant, ce qu'ils font au CPCT. Je fais suivre, ci-
> > dessous, un article paru dans Ouest-France, le 16 juillet 2007.
> >
> > Amitiés à tous,
> >
> > Laurent
> >
> > (de Providence, Rhode Island, Etats-Unis d'où, heureusement, on peut
> > se connecter à Lutecium !)
> >
> > *******************
> >
> > DES PSYCHANALYSTES AU SERVICE DES PLUS DÉMUNIS
> >
> > L'exigence de réussite, l'échec interdit, « c'est cela aussi la
> > précarité » souligne Fabien Grasser, à Paris, : Daniel Fouray
> >
> > Ils proposent désormais gratuitement leurs services aux victimes de
> > la précarité. Le mouvement se répand en France. Il arrive à Rennes et
> > Nantes.
> > Freud n'est plus réservé à une élite. Dans la foulée de leurs
> > collègues parisiens, des psychanalystes ouvrent un peu partout en
> > France des centres gratuits, dits CPCT (1). Le mouvement, qui vient
> > d'atteindre Bordeaux, Marseille, Lille, Reims et Montpellier,
> > touchera bientôt Nantes, Rennes et Lyon. Et l'on en oublie sûrement.
> > Nos voisins belges (à Bruxelles) et espagnols (Madrid, Barcelone,
> > Malaga, Bilbao) s'y mettent aussi.
> >
> > À Paris, 70 bénévoles
> >
> > 40, rue de Chabrol, à Paris, dans le Xe arrondissement. Un vieil
> > immeuble, sa cour, un escalier étroit et, au 3e étage, un grand
> > appartement. Chaque pièce a son divan où des RMistes, des précaires,
> > des gens en souffrance matérielle et morale, tentent de formuler leur
> > mal-être. C'est ici que tout a commencé, en avril 2003. Ils étaient
> > quatre alors autour d'Hugo Freda, l'initiateur. Parmi eux, Fabien
> > Grasser, l'actuel directeur, entouré aujourd'hui de quelque... 70
> > psychanalystes ! « Personnellement, dit-il, le motif essentiel de mon
> > engagement a été de défendre la psychanalyse en montrant qu'elle
> > pouvait être en prise avec le social. Avec une société où la
> > précarité, sous de multiples formes, ne cesse d'augmenter. »
> >
> > Bénévoles, les « psys » interviennent une ou deux heures par semaine.
> > Le traitement dure quatre mois, en seize séances. L'audience a vite
> > grimpé. De moins de 500 en 2004, les demandes sont passées à 800 en
> > 2005, puis à 1 200 en 2006. Le centre, qui va devoir s'agrandir,
> > s'est structuré. Un « CPCT-ado » est né, puis un autre pour les moins
> > de 11 ans et leur famille, enfin un « CPCT-précarité ».
> >
> > Face aux assauts réguliers de ses adversaires, la psychanalyse,
> > emmenée par l'une de ses principales associations, l'École de la
> > Cause Freudienne, veut donc prouver qu'elle est une vraie réponse à
> > un malaise psychique et social grandissant. Qu'on peut « faire parler
> > » le symptôme plutôt que de le tuer à coup de thérapies autoritaires
> > ou de médicaments. Et que le sujet peut ainsi reprendre son destin en
> > main... en un temps limité et sans payer.
> >
> > Comment peut-on aller ainsi à l'encontre de deux pratiques
> > apparemment essentielles de la psychanalyse ? « Dans la psychanalyse
> > pure, qui implique à un moment ou à un autre le paiement, le sujet
> > peut traiter la part qu'il prend lui-même à son destin, explique Anne-
> > Marie Le Mercier, psychanalyste à Laval, cheville ouvrière du projet
> > rennais. Dans le cas du CPCT, ce dont les gens souffrent leur semble
> > totalement extérieur à eux-mêmes. L'idée est donc que le sujet, en
> > rencontrant un psychanalyste, puisse inventer à sa façon une nouvelle
> > façon de supporter ce qu'il vit. Sans forcément devoir se questionner
> > d'emblée sur la part qui lui revient. »
> >
> > Ainsi en sera-t-il du CPCT de Rennes qui va ouvrir au début
> > septembre, dans le quartier populaire de Villejean, et sera
> > spécialisé dans les relations parents-enfants. « Comment rétablir le
> > lien quand l'enfant est sans arrêt devant l'ordinateur · poursuit
> > Anne-Marie Lemercier. La précarité ne se réduit pas à la précarité
> > sociale : c'est tout ce qui rend le sujet, dans son lien à l'autre,
> > plus seul, plus fragile qu'avant. Comment des parents au chômage et
> > séparés peuvent-ils se référer devant leurs enfants aux valeurs
> > traditionnelles de la famille et du travail · »
> >
> > Une journée nationale le 10 novembre
> >
> > Dans le futur « Centre-Parents », qui sera assisté d'un réseau
> > d'enseignants, juges, policiers et autres professionnels concernés,
> > les psychanalystes bénévoles tenteront de faire émerger peu à peu,
> > avec les parents en difficulté, tout ce que malgré tout, sans s'en
> > rendre compte, « ils inventent pour faire tenir leur famille, le lien
> > avec leurs enfants : il faut écouter les gens précisément pour
> > trouver leurs nouveaux savoir-faire, leurs petites inventions autour
> > de la technique, l'image, la musique, tous les nouveaux accrochages à
> > la vie. »
> > Le centre de Paris prépare une journée nationale, le 10 novembre, sur
> > les notions de réussite et d'échec dans la société d'aujourd'hui. Une
> > société où l'échec est interdit. « Comment tenir le choc face à cet
> > impératif · C'est cela aussi la précarité », souligne Fabien Grasser.
> > « La psychanalyse est peut-être l'une des dernières pensées
> > indépendantes. »
> >
> > Michel ROUGER.
> > (1) Centre psychanalytique de consultations et traitement
> >
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