[Lutecium-group] RES: Mort et naissance en jeu

Mirian Giannella giannell at uol.com.br
Sat May 26 08:45:10 GMT 2007


Bonjour,
Ce texte est traversée par la traduction de :
REY-FLAUD, Henri Les Fondements Métapsychologiques de Malaise dans la
culture. In: Autour du "Malaise dans la culture" de Freud, Jacques Le Rider,
Michel Plon, Gérard Raulet, Henri Rey-Flaud, Paris: PUF, 1998, p. 34-49.
que je recommande vivement, à ceux qui ont encore besoin de se
déculpabiliser.
Parce que, à la limite de l'analyse,
ce qu'elle peut faire pour le sujet,
c'est de vider le discours pour que le sujet émerge de la culpabilité,
il doit résoudre sa dette avec son père,
Mon père avait perdu un doigt étant enfant moulé par sa soeur au moule de
viande.
( pas comme Lula, l'indicateur droit, sans lequel il vivait très bien,
d'ailleurs )
Je suis trop macabre ?
Qui pourrait nous raconter des rêves de résolution de la dette avec le père
?
Je vais essayer de me rappeller.
Bon WE !

Mirian Giannella
http://giannell.sites.uol.com.br
http://casadocipreste.nafoto.net
casadocipreste at uol.com.br

lutecium-group: Document interne au Groupe de Travail Lutecium.
Ne doit pas etre diffuse hors du groupe.
---
Alors, peut-on conclure que le père transmet la mort
tandis que la mère, la vie ?
Cette mort comme idéal du père ?
Enfant = père mort ?
macabre non ?
j'ai un texte sur l'élaboration du désir de mort,
à propos des suicides, en portugais :
http://giannell.sites.uol.com.br/morteemjogo.htm

MORT ET NAISSANCE EN JEU

Mirian Giannella

MOTS-CLÉS: Internet, le suicide, la mort du père

RÉSUMÉ
A partir de la rencontre avec une vieille amie sur un coin de São Paulo, ce
que, via courrier électronique, s’est élaboré sur la mort, celle du père, le
sentiment de culpabilité, avec le support de Freud et Lacan

Maria Luiza Leme Monteiro a trouvé sa mort le 05 novembre 2000.

Mon cousin, Guga, a sauté du 6e étage du bâtiment où il habitait en mars
2003.

Stephane Leschemelle a trouvé la sienne le 30 avril 2003 à Aracajú, Sergipe,
Brésil.

____________________
Aux Suicides

C’est à l’ordre du jour la mort des institutions, de la psychanalyse, du
monde, c’est la vie. Une des manières de desérotiser la mort est de dire que
le monde est déjà fini, le monde que nous avons connu, si ça peut se
prétendre. Nous vivons un nouveau paradigme. La révolution de l’information
actualise le rêve de transport et télépathie, avant accessible à peine aux
sages. À travers la communication, via réseau virtuel, nous pouvons aller
sans être. Nouvelle ère, ère de la communication, nous avons plus vivant en
nous le sentiment d’appartenir à une communauté d’hommes et des femmes liés
dans tout le monde par le reseau mondial des ordinateurs, dans une société
global. Petit monde.

Retrouver mon amie d’adolescence des bancs du Collège Bandeirantes s’est
constitué en un regard au miroir et un bouleversement de la vie.

Elle, belle, aurait pu être top model si elle aurait pu regarder le
vide/regard du camera/ Autre. Elle a préferé rester derrière les cameras...
Elle a fait de la production du cinéma, (Pixote, O beijo da Mulher Aranha de
Hector Babenco), de revues, de vêtements. Actuellement, elle a des projets
de livres d’art et d’une Association en Appui aux Suicides en vues de la
production du savoir sur eux, en attendant les intérressés et les parrains.

Elle a survecu à deux essais de suicide. Le premier à 24 ans. Elle prend des
médicaments depuis, il y a 20 ans, ce qui lui coûte R$400,00 par mois, elle
est impregnée, avec du vieillissement précoce, arthrite, les cheveux blancs,
et le deuxième essai, il y a 2 ans, avec les propres médicaments, vient nous
montrer que l’option par les médicaments n’aide pas l’élaboration des
questions de fond si n’est pas accompagné par une analyse. Elle les a mis d’
enfilé 80 et les a pris avec du l’eau et du sucre. Elle a dormi 5 jours et s
’est reveillée. Amnésie de 5 jours seulement ? Vérifier toute la mémoire,
intacte jusqu’au évènement a été le moment suivant.

L’option par des médicaments projecte une image du sujet pris comme objet
par le savoir psychiatrique et l’industrie pharmaceutique qui fait croire, à
travers sa mércatique qui peut altérer libido et séxualité, apportant le
bien être et la jouissance que le médicament promet offrir. Ralenti, nie,
refoule ou stimule, energise, excite les fonctions du sujet. Ça va dans le
sens de la mort paralysant la production du sujet, au lieu d’écouter ses
plaintes et revoltes et d’essayer de trouver le sens des fragments qui
retournent.

Nous pouvons voir la toute puissance du médicin qui croit qu’il contrôle les
dosages. Les substances toxiques s’impregnent, il y a des restes
inéliminables qui ralentissent les mouvements. Ça suppose un sujet
intraitable, hors du langage humanisant, fou, exclu de la communauté des
humains, le sujet ne se voit pas pris par la chaîne signifiante.

Dans le cas de mon amie, sa soeur avant née et morte encore bebé, avait le
même nom qu’elle. Comme si le deuil de la soeur resonait en elle. La vie est
un cinéma. La cision par le langage en étant pas symbolisée est vécu dans le
réel avec la mort infligé sur le corps par des médicaments et d’autres
instruments coupants.

En plus, ça met le sujet, à partir de là, comme objet des laboratoires pour
mesurer le niveau d’impregnation des substances toxiques, suçant son sang.
Vampirisme barbare ! Met le corps à la place du manque et tous les symptômes
y apparaient. Les médicaments sont plus agiles et efficaces ? S’ils ne
produisaient tant des effets collatéraux ! Comme la douleur est existenciel,
le sujet profite d’un savoir sur les choses de l’esprit. Le coût de R$400,00
mensuels ne suffiraient-t-il pas à se payer un analyste ?

Après notre rencontre par hasard à la rue, nous avons commencé un échange
des messages où je lui avait dit que je voudrais la voir élaborant le désir
de mort. Comme elle prennait des médicaments et allait par la vie
réligieuse, elle ne l'a pas fait et ça été comme ça que ce texte a surgit.

Le désir de mort peut être métaphorisé, parlé, digéré, transformé, mis en
circulation, il est vie. Il peut se diriger vers ce qui en nous doit mourir,
ce qui nous voulons que laisse d’exister, ce que nous pouvons abandoner,
desinvestir, destituer : le corps en tant qu’objet du désir de la mére. La
dépression de chaque jour est le deuil de l’image idéal qui échoue, c’est la
mort du Moi Idéal, des illusions, des expectatives, du rêve du paradis, de
la complétude, de l’absolut, proches de l’éxtatique de la mort qui nous
séduit toute la vie. La jouissance de la mère, objet pour toujours perdu,
sera recherché et la vie gagnera la tonalité de profonde dépression si nous
n’abandonons pas cette demande et instaurons un sujet capable d’assumer ses
choix.

La dépression s’installe quand l’image tombe, l’objet qui viendrait remplir
le manque se desactualise, la construction où nous avons placé des
investissements supposant la félicité, l’image d’un objet supposé combler le
manque à laquelle se suppose les signifiants phalliques qui la feraient
amourable, qui nous donnerait l’illusion de complétude.

Mais non, nous vivons divisés par le langage qui ne peut pas tout dire, par
le désir qui veut toujours plus, dans un autre lieu, à un autre moment, avec
une certaine douleur. Douleur ammoindri si la partialité peut exister, la
relativité, le petit, le passager pourra gagner le brille de l’éphémère qui
la vie nous propicie.

Qui, quoi on veut tuer quand on se tue ? Pour chacun il doit avoir un sens.
Le fracas de la possibilité de se placer en tant que sujet d’un désir c’est
ce qui mobilise tant de haine, le deuil de l’amour perdu. Nous avons la
sortie de l’identification avec le mort et désirer notre propre mort ou ne
pouvant pas réaliser le désir de mort de l’autre, on le retourne contre soi
même par culpabilité. Je veux tuer la mort en moi.

Il y a fixation, impossibilité de concevoir d’une autre façon les paradoxes,
les manques et ruptures de sens, de liens affectives qui ne sont pas dits,
parce qu’ils cachent la haine, la rancune, la douleur. En n’étant pas dits,
ils ne peuvent pas fluer, pas passer, restent comme que congelés, des morts
vivants.

Si l’histoire n’a pas d’existence, l’image du sujet ne peut pas consister,
si le sujet n’est pas reconnu en tant qu’un autre différent, la différence
qui réprésente la distance entre l’image et le sujet, la réaction est désir
de mort.

Pas seulement le désir de la mère doit compter, celui du père qu’instaure
celui du sujet c’est ce qui vient déplacer la demande. L’interdiction de l’
accès à la jouissance avec la mère fait que la demande dérive à d’autres
objets et entre en circulation sur le monde.


Pour Stephane ce qui m’a paru, d’après ce qui m’a raconté sa femme, que c’
était sousjacent c’était la préeminent mort de son père qui avait empiré de
sa maladie.

____________
Mirian Giannella
http://giannell.sites.uol.com.br
http://casadocipreste.nafoto.net
casadocipreste at uol.com.br

-----Mensagem original-----
De: lutecium-group-bounces at lutecium.org
[mailto:lutecium-group-bounces at lutecium.org]Em nome de Mirian Giannella
Enviada em: sábado, 26 de maio de 2007 04:59
Para: Groupe de travail pour la psychanalyse lacanienne
Assunto: [Lutecium-group] RES: RE : Re: RE : Re: interprétation ?


lutecium-group: Document interne au Groupe de Travail Lutecium.
Ne doit pas etre diffuse hors du groupe.
---

Je suis macabre ce petit matin.

Ce sont les morts qui nous gouvernent,
les Lois et tout nous sont dictées par les morts.
Alors là, le Nom du Père comme transmission du Grand Autre.
Le premier cadeau du père étant un nom.

Kika: Et quand on dit, au Brésil, qu'untel n'a pas le nom du père
sur son Acte de Naissance ? Il s'agit bien de "nome ou sobrenome"
comme équivalents, non ?

Mirian




More information about the Lutecium-group mailing list