[Lutecium-group] Demanded'aideconcernantl'enseignement deLacan
Calame.ca
jbeili at sympatico.ca
Wed Apr 30 21:26:02 GMT 2008
Bonjour à tous,
J'ai fait un séminaire cette année sur l'influence des
transformations historiques sur les découvertes de la psychanalyse.
En regardant notre discussion à partir de ce point de vue il m'est
apparu comme vraisemblable de dire que le virage de la pensée de
Lacan du coté du Réel pourrait être un effet de la pensée 68. Je
veux parler d'une mutation par laquelle la métaphore paternelle a été
évacuée du dernier espace dans lequel elle subsistait encore, à
savoir la famille et la culture.
Lacan a bien dû constater dans sa clinique que tous ses patients
avaient pris le virage 68 et qu'il était désormais interdit
d'interdire. Il a donc été confronté à une nouvelle situation où les
aspects hiératiques de l'imaginaire se sont effondrés pour laisser la
place à un voisinage étroit du symbolique et du réel. D'où son
propre virage.
Par ailleurs je trouve intéressante l'approche de Liliane qui aborde
l'oeuvre de Lacan comme une mine avec des veines qu'il faut suivre
d'une période à l'autre. C'est au fond une formule qui permet de ne
pas trop se laisser submerger par une totalisation de la pensée de
Lacan en la découpant comme un rêve.
Concernant la question de la jouissance, elle me paraît très obscure
en dépit de toutes les recherches qu'on a fait dessus.
Il me semble qu'avec la chute de la métaphore paternelle il y a une
chute du symbolique sur le réel et donc une étroite imbrication entre
les deux qu'on retrouve dans les symptômes d'irritation
psychosomatiques par exemple. Il y a donc lieu d'avoir une
hésitation entre le fait de savoir si la jouissance dépend de la
parole ou du langage ou pas, puisque si, de fait, le symbolique est
présent il n'y est pas tout à fait en possession de toutes ses
facultés si je puis dire. il s'est écrasé sur le réel et n'a plus
cette marge d'autonomie qui lui permet d'alimenter la parole. S'il y
a parole elle semble larguée sans amarres symboliques. Ou bien alors
ce sont des amarres flottantes sans ancrages comme dans les dérives
verbales de Joyce.
Ce dernier paragraphe est issu de ma clinique psychosomatique de
traumatisés. J'ai toujours essayé d'adapter cette clinique avec les
registres lacaniens. Ce qui ne va pas sans certaines distorsions.
bien amicalement
Karim Jbeili
Psychanalyste
http://www.calame.ca
Le 08-04-30 à 06:34, harry haller a écrit :
> lutecium-group: Ceci est un document du Groupe de Travail Lutecium.
> ---
>
>
> Chers gens de Lutécium,
>
> Merci de m'avoir répondu. D'ailleurs je vois déjà que la question
> initiale ouvre d'autres portes.
> Je vous ai lu attentivement et souhaite rapidement vous répondre
> après mes quelques recherches concernant la périodification de
> l'enseignement de Lacan.
> Il est vrai que la première réponse de Liliane était provocante et
> je l'ai bien ressentie comme telle, mais il me semblait qu'elle
> avait raison.
> Depuis, j'ai fait circuler vos réponses à un ami psychologue (celui
> pour qui était la question initialement) et il disait que la
> réponse de M. Kornobis allait plus dans le sens de ses conceptions.
> Enfin, je vous en dirai plus.
> L'objet de ce message est avant tout de vous remercier.
> GK
>
> PS: voici ce que j'ai trouvé sur le site Etudes Lacaniennes, je
> vous en donne un extrait: (c'est un peu long, mais déjà bien
> raccourcie), je ne suis pas sûr que cela plaise beaucoup à
> Lilianne, le débat est ouvert
>
>
> Etudes lacaniennes
>
> Didier Moulinier
> (Extrait)
>
> Les lectures psychanalytiques de l’œuvre lacanienne sont
> plurielles, comme on sait. Elles sont souvent partielles et
> partiales, du fait qu’elles se bloquent sur une période de
> l’enseignement de Lacan et n’en démordent plus, ou se laissent
> dominer par un aspect de cet enseignement, mesurant ensuite à cette
> aune le reste de la doctrine.
> […]
>
> Le problème de la périodisation est en soi assez complexe. L’on
> peut s’entendre à coup sûr autour des trois dates essentielles :
> 36, 53, 75 selon les critères de Jean Allouch, en l’occurrence le
> sort à chaque fois réservé au ternaire (utilisé, nommé, noué). On a
> vu que l’on pouvait aussi associer à chacune de ces dates l’une des
> grandes catégories de Lacan : respectivement l’imaginaire, le
> symbolique et le réel. Mais Philippe Julien va plus loin puisqu’il
> entend étudier, en fonction des époques, le rapport
> qu’entretiennent entre elles ces trois lettres. Pour ce qui
> concerne la période avant 53, seule une approche plus précise
> (topologique, en fait) du lacanisme comme théorie de la cure pourra
> nous fournir des éléments d’appréciation, pour y articuler
> rétroactivement les trois lettres. Pour l’instant l’on peut
> simplement rappeler les deux occurrences faisant intervenir
> massivement la catégorie de l’imaginaire. 1932 : dans le “cas
> Aimé” (la Thèse de Lacan sur la paranoïa), tout repose sur l’amour
> d’Aimée pour sa propre image. 1936 : avec le “Stade du miroir”, il
> est question d’une projection de l’image du semblable dans la
> constitution moïque.
> Ce n’est qu’après cette phase du tout imaginaire (qui annonce
> pourtant autre chose) que se fait l’articulation véritable des
> problématiques lacaniennes au moyen des trois lettres. Les dates
> retenues par Philippe Julien sont les suivantes : 1953, 1959, 1966,
> 1973. Pourtant la dernière date, celle qui correspond à
> l’introduction des nœuds borroméens, doit être mise à part puisque
> seule cette nouvelle topologie permet de réunir consistamment le
> symbolique, l’imaginaire et le réel (S-I-R). Pour les dates et les
> problématiques antérieures, il faut se contenter de rapports
> binaires tels que : S-I (53), I-R (59), S-R (66). Cette répartition
> est très astucieuse, mais il nous semble qu’elle est une sous-
> partie de la grande division proposée par Jean Allouch : 36, 53,
> 75, c’est-à-dire qu’elle articule plus précisément la période du
> milieu. Ceci dit il existe une autre nuance à saisir, non
> négligeable : c’est celle qui nous voit avancer parfois la date de
> 1973, d’autres fois celle de 1975. 1973 voit l’introduction
> véritable des nœuds borroméens dans la théorie de Lacan ; 1975 est
> l’année du Séminaire Le Sinthome où une nouvelle espèce de nœud
> fait son apparition : le “nœud à quatre”. Il se peut bien qu’un
> débordement de la seule théma tique R.S.I. se dessine alors ; nous
> en aurons confirmation avec cette autre date que nous proposons de
> considérer comme capitale pour la compréhension d’ensemble de la
> théorie : 1980 ou la “dissolution”.
> Voyons maintenant le contenu doctrinal de ces diverses phases (ou
> sous-phases).
>
> La première phase de cette seconde grande période, donc, débute
> avec le fameux “Discours de Rome” en 1953 qui consacre le pri mat
> du symbolique sur l’imaginaire. En effet une des formules de Lacan
> est que “la vérité parle” à travers les formations de
> l’inconscient, et ne consiste qu’en ce dire ou plutôt en ce mi-
> dire. C’est d’abord pour défendre la conception freudienne de la
> fonction paternelle et de l’Œdipe que Lacan met en avant la
> dimension symbolique. — Or “à partir de 1959, Lacan ne part plus
> des réponses de Freud, mais de ses questions laissées en
> suspens" (p. 133). Il lui importe, non plus de distinguer le
> symbolique et l’imaginaire, mais cette fois l’imaginaire et le
> réel. On peut se demander par exemple si l’éthique de la
> psychanalyse ne doit pas évacuer le surmoi, conséquence de l’Œdipe
> d’après Freud, au pro fit de la sublimation ? Si, par l’effet
> métaphorisant du transfert, l’analyse n’est pas davantage une
> “prise de désir” qu’une prise de conscience ? C’est à cette époque
> que Lacan invente littéralement l’objet ‘a’, en distinguant deux
> identifications, l’une par l’aliénation en grand A (selon l’Idéal),
> l’autre par la séparation comme objet ‘a’ (dans le réel). — La
> troisième phase (1966-73) voit Lacan opposer directement le
> symbolique et le réel au moyen de la logique. Voici, un peu
> longuement, les balises essentielles proposées par Philippe
> Julien : “1° Le dire vrai qu’est la vérité qui parle ne dispense
> pas du savoir. Laisser parler la vérité conduit à l’analyse
> indéfinie, dixit Freud. Mais il y a du savoir à conquérir sur la
> vérité, de ce savoir qu’est l’inconscient lui-même, à distinguer de
> ses formations par lesquelles la vérité parle sans fin. 2° A la
> distinction entre symbolique et réel, entre vérité et savoir,
> correspond cet autre : entre le signifiant de la parole et la
> lettre qui est de l’ordre de l’écrit. En effet, pas de savoir du
> réel sans l’inscription de la lettre, pour une transmission qui
> tienne en fin d’analyse et au-delà. Ainsi Lacan se fait logicien en
> partant d’Aristote ; il promeut un ‘discours sans parole’, c’est-à-
> dire le mathème. 3° De cette recherche d’un bout de réel vont
> résulter deux sortes de mathèmes : d’une part, ceux des quatre
> liens sociaux existants, que l’analyse permet de repérer ; d’autre
> part les formules quantiques de la sexuation, soit côté homme soit
> côté femme, là où justement “il n’y a pas de rapport sexuel”, pas
> de lien social inscriptible entre un homme et une femme, parce
> qu’il n’y a pas de savoir de la jouissance de l’Autre, de l’autre
> sexe" (p. 135). — Enfin, en 1973, pour Philippe Julien a lieu une
> quatrième phase où se trouvent réunies enfin les trois lettres
> S.I.R.. Le logicien bute sur la limite du mathème, justement sur
> l’impossible du rapport sexuel — impossible à démontrer aussi bien.
> La logique n’est donc pas la science du réel attendue. Peut-être
> alors la topologie peut en montrer, en transmettre même quelque
> chose. L’écriture topologique ne se fonde que sur des rapports de
> voisinage ; or, pour accoler le symbolique et le réel, il faut
> réintroduire la dimension de l’imaginaire. Justement c’est ce que
> permet le nœud borroméen : imaginariser la jonction ininscriptible
> entre le symbolique et le réel. Le nœud “lacanien” se nomme dé
> sormais S.I.R., mais les trois dimensions elles-mêmes ne se
> distinguent plus par leur nomination respective ; autrement dit
> elles s’appliquent moins à chacun des ronds pris séparément
> qu’elles ne définissent le nœud lui-même, dans sa triplicité. Les
> équivalences sont les suivantes : 1° Le réel représente l’existence
> du nœud ; 2° l’imaginaire en est la consistance borroméenne (ce qui
> fait que chaque rond ne tient avec un deuxième que par
> l’intermédiaire d’un troisième) ; 3° enfin le symbolique fait le
> trou où peut se nicher la cause du désir, soit l’objet petit ‘a’.
>
>
>
>
>
>
>
>
>
>
>> From: Liliane.Fainsilber at wanadoo.fr> To: lutecium-
>> group at lutecium.org> Date: Wed, 30 Apr 2008 09:05:52 +0200>
>> Subject: Re: [Lutecium-group] [SPAM] Re: Demande
>> d'aideconcernantl'enseignement deLacan> > lutecium-group: Ceci est
>> un document du Groupe de Travail Lutecium.> ---> Cher Jean-Paul,
>> je vous réponds dans la journée, car cette question vaut en >
>> effet la peine d'être travaillée. Juste un simple petit rappel,
>> Lacan parle > de la "jouissance fourrée du symptôme", "fourrée"
>> pris dans le sens de se > "fourrer dans de beaux draps", ceux du
>> langage. Il parle aussi du hamac du > langage dans lequel nous
>> sommes plutôt emberlificotés : -) . D'accord pour > la jouissance
>> mortelle mais qui ne l'est jamais que parce que nous sommes > pris
>> dans la violence du désir de l'Autre et que c'est par le langage
>> que > nous y sommes pris. Mais je vous réponds plus longuement car
>> je veux > repartir du texte de Lacan et pas seulement de nos
>> propres idées ou points > de vue sur la question. Liliane.> > >
>> ----- Original Message ----- > From: "Jean-Paul Kornobis"
>> <jpkornobis at nordnet.fr>> To: "Liliane Fainsilber"
>> <Liliane.Fainsilber at wanadoo.fr>; "Groupe de travail > pour la
>> psychanalyse lacanienne" <lutecium-group at lutecium.org>> Sent:
>> Wednesday, April 30, 2008 8:54 AM> Subject: Re: [Lutecium-group]
>> [SPAM] Re: Demande > d'aideconcernantl'enseignement deLacan> > >
>> lutecium-group: Ceci est un document du Groupe de Travail
>> Lutecium.> ---> Bonjour Liliane> Je ne suis pas tout à fait
>> d'accord avec votre formule conclusive que je> cite "... parce
>> qu'en fait c'est bien parce qu'il y a du langage qu'il y a> de la
>> jouissance". Si on parle de la jouissance en terme de principe de>
>> plaisir ou en terme juridique (on jouit d'un bien), je suis
>> d'accord mais on> retrouve ici la position religieuse qui
>> caractérise le monothéisme chrétien> "Au début était le Verbe".
>> Dans cette vue, le désir est père-version, mais> il me semble
>> qu'il n'est pas évident de dire que le langage précède la>
>> jouissance. Si on lit M. Klein on se rend compte du rôle
>> secondaire du> langage par rapport à la jouissance. Cette question
>> qui évoque celle de> l'origine de l'oeuf (est-ce la poule ou
>> l'oeuf lui-même ?) me semble> importante car elle détermine des
>> positions d'analyse différentes, 1] celles> qui cherchent à donner
>> du sens au symptôme pour le neutraliser> (constructions
>> freudiennes) et 2] celles qui visent à corriger le symptôme> dans
>> ce qu'il a de mortifère afin d'en faire un sinthome (réductions>
>> lacaniennes).> Cordial> Jean-Paul Kornobis> ----- Original Message
>> ----- > From: "Liliane Fainsilber"
>> <Liliane.Fainsilber at wanadoo.fr>> To: "Groupe de travail pour la
>> psychanalyse lacanienne"> <lutecium-group at lutecium.org>> Sent:
>> Wednesday, April 30, 2008 7:48 AM> Subject: Re: [Lutecium-group]
>> [SPAM] Re: Demande d'aide> concernantl'enseignement deLacan> > >
>> lutecium-group: Ceci est un document du Groupe de Travail
>> Lutecium.> ---> Bonjour à tous, bonjour Karim et Jean-Paul,> > > >
>> J'ai certes un peu réagi dans la provocation en réponse à la
>> question que> posait Harry sur le découpage des séminaires de
>> Lacan, en les comparant à du> saucisson ou de la mortadelle, aussi
>> je reprends la question sur un autre> ton et donc pour étayer un
>> peu plus ma position :> > > > Dans ma lecture d'ensemble des
>> séminaires de Lacan ce que j'aime beaucoup> c'est> de retrouver
>> déjà là et quelque fois de nombreuses années avant, ce qu'il>
>> avancera beaucoup plus tard. Par exemple comment ne pas voir que
>> déjà dans> le séminaire de la Relation d'objet lorsqu'il étudie la
>> métaphore> symptomatique du Petit Hans, avec le « cristal
>> signifiant de sa phobie »,> il parle déjà de la fonction de
>> suppléance du symptôme par rapport à la> métaphore paternelle ?
>> Bien sûr, on ne peut la lire que dans un effet> d'après-coup> des
>> dernières élaborations théoriques de Lacan sur la lettre du
>> Sinthome,> son « orto-graphe », mais quand même cela démontre,
>> s'il besoin en était,> une grande continuité dans le cours de ses
>> élaborations tout au long de ces> années.> > > > Autre intérêt de
>> ces lectures d'ensemble, qui ne peuvent quand même pas être>
>> faites en survol, mais au contraire travaillées ligne à ligne,
>> c'est aussi> de retrouver d'une année sur l'autre, les progrès de
>> son élaboration, la> façon dont il réussit progressivement à en
>> mettre en place les différentes> formulations et ce en essayant de
>> nombreux outils, une fois le cross-cap,> une autre fois le tore ou
>> la bande de moebius et on peut dire qu'il fait feu> de tout bois,
>> en attendant celui du noeud borroméen.> > > > Je pense par exemple
>> à la façon dont il décide dans un discours qui ne> serait pas du
>> semblant, de remettre en question, selon ses propres termes,> le
>> vieux mythe de Totem et Tabou, en prenant appui sur une logique
>> de> l'écrit,> celle des quantificateurs. Or ce n'est que trois ans
>> après, que nous voyons> apparaître sous leurs formes définitives,
>> les dites formules de la> sexuation, qui répartissent les sexes en
>> leur permettant simplement de> s'inscrire> dans la fonction
>> phallique, comme tous ou pas-toute. Dans cette opération> pour le
>> moins réductrice, notre vieux père orang-outang ne se retrouve
>> plus> que sous la forme d'une modeste écriture, celle de Il existe
>> un x qui> échappe à la castration, et qui, de ce fait, échappant à
>> la règle, la> fonde.> > De ce travail progressif, de ces temps
>> d'élaboration qui sont nécessaires à> Lacan, il existe beaucoup
>> d'exemples, je pense notamment à ce point de> capiton, cette
>> aiguille de matelassier qu'il a utilisé pour tenter de rendre>
>> compte des mécanismes propres à la psychose par rapport à la
>> névrose, et> comment trois ans après, il a proposé et le graphe du
>> désir de Schreber et> également le schéma I , construit à partir
>> du schéma R. Trois ans séparent> ces élaborations.> > > > Je
>> trouve qu'il est plus intéressant de voir se dessiner ces
>> progressives> élaborations et surtout de découvrir quels moyens,
>> quels outils Lacan> invente ou exploite pour en arriver à ses
>> fins, pour décrire ce qui se passe> pour de bon dans une analyse.>
>> > > > Je reprendrais aussi cette opposition proposée entre ces
>> deux temps le temps> du langage et le temps de la jouissance,
>> parce qu'en fait c'est bien parce> qu'il y a du langage qu'il y a
>> de la jouissance. Ce qui quant à moi me fait> plutôt problème
>> c'est ce que devient, avec cette mise au premier plan de la>
>> jouissance, ce qu'il en est du désir. Cela me paraît être un vrai
>> tour de> passe-passe. Amicalement. Liliane Fainsilber.> > Le goût
>> de la psychanalyse : http://www.le-gout-de-la-psychanalyse.fr/> >
>> > > > > ----- Original Message ----- > From: "Jean-Paul Kornobis"
>> <jpkornobis at nordnet.fr>> To: "Groupe de travail pour la
>> psychanalyse lacanienne"> <lutecium-group at lutecium.org>> Sent:
>> Tuesday, April 29, 2008 6:13 PM> Subject: [SPAM] Re: [Lutecium-
>> group] Demande d'aide concernant> l'enseignement deLacan> > >
>> lutecium-group: Ceci est un document du Groupe de Travail
>> Lutecium.> ---> Je pense qu'il y a effectivement deux façons de
>> lire Lacan, la première est> celle du signifiant (héritage
>> structuraliste de Lacan), mortifiant le sujet,> seul capable de
>> rendre compte du sujet pour un autre sujet ; le Nom du Père> est
>> le représentant du désir de la mère (la métaphore paternelle), sa>
>> présence signe la névrose sa forclusion signe la psychose.La
>> deuxième est> celle qui fait de la théorie du sinthome l'ultime
>> métapsychologie de Lacan.> Le sinthome est un savoir faire avec le
>> symptôme. Dans cette dernière> version, le Nom-du-Père n'est donc
>> plus qu'un sinthome parmi d'autres. La> mère parle, elle parle
>> beaucoup, le discours qui énonce sa loi est tissé> d'ambiguïté que
>> la parole du père ne parvient pas toujours à lever, le> symptôme
>> est là pour séparer l'enfant de sa mère, les modalité de cette>
>> séparation sont nombreuses, elles peuvent se faire avec ou sans le
>> père. Si> on relit les premiers séminaires de Lacan à la lumière
>> des derniers on se> rend compte qu'il existe une certaine
>> cohérence entre ces deux approches qui> sont pourtant radicalement
>> différentes dans la mesure où, avec le sinthome,> il n'est plus
>> question du Dieu (Logos) de la théologie référent ultime de la>
>> loi du Père celui qui donnait un sens à la vie mais de la
>> jouissance autre> nom du réel (comme le fait remarquer fort
>> justement Karim Jbeili).> Cordial> Jean-Paul Kornobis> -----
>> Original Message ----- > From: "Calame.ca" <jbeili at sympatico.ca>>
>> To: "Groupe de travail pour la psychanalyse lacanienne"> <lutecium-
>> group at lutecium.org>> Sent: Tuesday, April 29, 2008 4:00 PM>
>> Subject: Re: [Lutecium-group] Demande d'aide concernant
>> l'enseignement> deLacan> > > lutecium-group: Ceci est un document
>> du Groupe de Travail Lutecium.> ---> C'est cependant un problème
>> sur lequel il vaut la peine de se> pencher. Ne serait-ce que pour
>> avoir une vision d'ensemble d'une> oeuvre complexe et évolutive.>
>> Il y a certes un moment dans l'histoire où on se rend compte que
>> le> langage n,est pas tout puissant et qu'il faut tenir compte de
>> la> persistance de la jouissance, toujours à la même place.> Et
>> c'est là qu'émerge peut-être la question de jusqu'à quand>
>> s'obstine-t-on à conserver sa jouissance? Un tour complet du tore?
>> > Ou alors l'autre question combien de coupures introduire dans
>> la> chaîne de la parole avant que le noeud se défasse?> C'est un
>> peu de cette façon que je vous répondrais Harry. Mais ceci> est
>> très sommaire car les choses sont autrement plus complexes.> >
>> Karim Jbeili> Psychanalyste> http://www.calame.ca> > > > > Le
>> 08-04-29 à 09:06, Liliane Fainsilber a écrit :> > > lutecium-
>> group: Ceci est un document du Groupe de Travail Lutecium.> > --->
>> > Cher Harry, ces découpages sont fort subjectifs... c'est un peu
>> comme > > quand vous décidez de couper en tranches un saucisson ou
>> de la mortadelle > > avant de les glisser entre deux tranches de
>> pain de mie : -) Liliane.> > ----- Original Message ----- From:
>> "harry haller" <haller900 at hotmail.com>> > To: "Groupe de travail
>> pour la psychanalyse lacanienne" <lutecium- > >
>> group at lutecium.org>> > Sent: Tuesday, April 29, 2008 1:03 PM> >
>> Subject: [Lutecium-group] Demande d'aide concernant l'enseignement
>> de > > Lacan> >> >> > lutecium-group: Ceci est un document du
>> Groupe de Travail Lutecium.> > ---> >> > Chers gens de Lutécium,>
>> >> >> > Voila, j'ai une petite urgence pour ce soir: elle concerne
>> l'enseignement > > de Lacan.> > On parle de différentes périodes.
>> Dans un séminaire, P. Lacadé pouvait > > dire que Dolto ou Mannoni
>> (Maud) en était restées à l'ancien enseignement > > de Lacan, qui
>> concernait la question du symbolique: d'où un titre comme > > Tout
>> est langage chez Dolto. Il semblait dire que le dernier
>> enseignement > > est une clinique de la jouissance chez Lacan.
>> Quelqu'un pourrait-il > > m'aider. Combien de périodes dans
>> l'enseignement de Lacan et à quoi > > correspondent-elles?> >> >
>> Je ne trouve pas de choses précises à cet égard.> > Merci
>> beaucoup> > GK> >> >> >> >> Date: Thu, 24 Apr 2008 10:20:42 +0000>
>> From: j.f.doucet at admin.uio.no> > >> To: lutecium-
>> group at lutecium.org> Subject: [Lutecium-group] Tr : Marchés > >>
>> porteurs ou recherche hors de prix>> >> > lutecium-group: Ceci est
>> un document du Groupe de Travail> >> Lutecium.> ---> --- Dans
>> ce_qui_ne_cesse at groupesyahoo.ca, "Doucet, > >> jean-francois">
>> <j.f.doucet at ...> a écrit :> > > > > Nouvel article sur > >> "Novum
>> corpus " :> > Marchés porteurs ou recherche hors de prix ?> > > >
>> > >> La science triomphante nous a habitué à admettre qu'il>
>> suffisait > >> d'attribuer des crédits à quelque laboratoire pour>
>> voir tôt ou tard > >> surgir une réponse adéquate à une question>
>> posée. Malheureusement, les > >> choses ne sont pas si simples ...
>> Lire> l' article> > >> <http://www.jf-doucet.com/ecrire/?
>> exec=articles&id_article=25>> > > > > > >> > Sur "Novum corpus"
>> vous pouvez réagir de 2 manières.> > .- 1.-en bas > >> de l'
>> article, cliquez sur "Répondre à cet article"> et donnez votre >
>> >> point de vue.> > .- 2.-Dans la colonne de droite "Identifiants
>> > >> personnels " de la page d'> <http://www.jf-doucet.com/> > >
>> >> <http://www.jf- doucet.com/ecrire/?exec=articles&id_article=25>
>> > > >> <http://www.jf- doucet.com/> accueil> > >> <http://www.jf-
>> doucet.com/Un-cerf-volant-est- il-un-mobile> , > > >> fournissez
>> au logiciel SPIP, un pseudonyme et votre adresse de couriel> > >>
>> à laquelle vous sera envoyé un mot de passe vous donnant droit> à
>> > >> participer aux forums de "Novum corpus" et à intervenir
>> comme> auteur(e) > >> de brêves ou d'articles.>> >> > Bien
>> cordialement> Jean-francois Doucet> > --- Fin du message> >>
>> transféré ---> > > >
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