[Lutecium-group] [SPAM] Re: [SPAM] Re:Demanded'aideconcernantl'enseignement deLacan
jacques.ponzio at free.fr
jacques.ponzio at free.fr
Fri May 2 05:29:57 GMT 2008
Bonjour
juste un mot qui vient par association : être sous la coupe de quelqu'un,
expression que certaines patientes du sud transforment en : "mon mari il m'a mis
sous sa coupole"
amitiés
jp
Selon Liliane Fainsilber <Liliane.Fainsilber at wanadoo.fr>:
> lutecium-group: Ceci est un document du Groupe de Travail Lutecium.
> ---
> Cher Jean-Paul,
>
> oui je trouve en effet que cette discussion n'est pas le moins du monde
> inutile en tant qu'elle nous permet de préciser un peu plus nos points de
> vue et à ce propos je pensais à ce petit rêve que racontait Freud, dans
> l'Interprétation des rêves, un rêve que j'adore, il a pour titre "Le rêve
> d'une agoraphobique". Il me semble que là sont très lisibles les effets
> d'une interprétation juste. On en a, tout à la fois, l'approche imaginaire
> qui reste au niveau de la signification, je dirais la signification bateau,
> le chapeau est le symbole de l'organe génital mâle, et son approche
> symbolique, hautement symbolique, avec cette équivoque signifiante si riche
> en foisonnement de significations "se mettre sous la coiffe de quelqu'un" Il
> n'y pas d'équivalents de cette expression en français. "se faire chapeauter"
> ne rend pas les mêmes effets du côté de la demande de protection, "se mettre
> sous l'égide de" irait peut-être mieux. Quoiqu'il en soit on voit
> égalemement se dessiner les effets réels de cette interprétation de Freud.
> Je laisse à ceux qui le souhaitent le plaisir de les découvrir.
> - A propos de ce que vous évoquez d'une parole dévalorisée, actuelle, je
> demandais l'autre jour à l'une de mes petites filles ce que les jeunes
> pouvaient bien avoir à se raconter à longueur de soirées, voire de nuits
> avec Msn ou skype. Mais les adultes font de même avec leurs téléphones
> portables. Je me demandais et je lui demandais si ils se parlaient
> "vraiment". Je crois bien que le vieil adage, la parole est d'argent mais le
> silence est d'or doit complètement être tombée en désuétude de nos jours
> mais je m'interroge en effet sur ces nouveaux modes de communication où
> toute solitude est, en apparence tout au moins, comblée par ces perpétuels
> dialogues, cette parlotte perpétuelle. On a aussi le reflet à la radio, avec
> cette interactivité où les auditeurs sont sans cesse sollicités pour
> demander leur avis sur tous les sujets d'actualité.
> Si je me référais au schéma L, je dirais que l'axe symbolique, celui de la
> parole, est sans cesse parasité par ce dialogue maintenu coûte que coûte
> comme pour lui obstruer sans cesse la voie et la voix, afin qu'il ne laisse
> pas ainsi filtrer la moindre angoisse.
> Enfin je n'en ai qu'une approche extérieure. Mais cela fait vraiment drôle
> de voir les gens déambulant dans la rue et qui semblent parler tout
> seuls.Mais c'est encore pire dans les trains, où tous ces hommes d'affaire
> nous font part, minutes après minutes, de leur intense activité
> intellectuelle et les jeunes filles de leurs amourettes. C'est un peu comme
> si ce qu'on appelait jadis "le discours intérieur" se mettait tout d'un coup
> tous les dessous à l'air. Oui tout compte fait, il devient peut-être
> "discours extérieur" mais qui reste pourtant monologue, monologue à deux.
> Enfin ceci pour dire que ça m'intrigue. Liliane.
>
>
>
> ----- Original Message -----
> From: "Jean-Paul Kornobis" <jpkornobis at nordnet.fr>
> To: "Liliane Fainsilber" <Liliane.Fainsilber at wanadoo.fr>; "Groupe de travail
> pour la psychanalyse lacanienne" <lutecium-group at lutecium.org>
> Sent: Thursday, May 01, 2008 1:24 PM
> Subject: [SPAM] Re: [Lutecium-group] [SPAM]
> Re:Demanded'aideconcernantl'enseignement deLacan
>
>
> lutecium-group: Ceci est un document du Groupe de Travail Lutecium.
> ---
> Oui, je suis tout à fait d'accord Liliane, Freud n'avait pas les outils du
> structuralisme et de la linguistique dont bénéficiait Lacan, je pense que
> les psychanalystes qui accordent du poids au "dernier" Lacan, n'ont pas
> rompu avec Freud, au contraire (contrairement à ceux qui se soumettent à un
> ordre symbolique mythique et qui se disent "fidèles" à Freud). Cela redonne
> de l'importance à la clinique, et, à ce propos, je trouve que ce débat n'est
> pas du blabla car la clinique est actuellement gravement menacée par une
> politique de santé mentale qui attache de plus en plus d'importance à
> l'imaginaire (neurones miroirs etc.) et aux "telling stories", qui vont dans
> le sens de l'imaginaire et d' une société de spectacle qui met au gout du
> jour les groupes de parole où chacun raconte sa petite histoire pour mieux
> se fondre dans la masse (les laboratoires pharmaceutiques sont plus
> intéressés par les masses que par les cas par cas de la clinique).
> Cordial
> Jean-Paul Kornobis
> ----- Original Message -----
> From: "Liliane Fainsilber" <Liliane.Fainsilber at wanadoo.fr>
> To: "Groupe de travail pour la psychanalyse lacanienne"
> <lutecium-group at lutecium.org>
> Sent: Thursday, May 01, 2008 10:49 AM
> Subject: Re: [Lutecium-group] [SPAM]
> Re:Demanded'aideconcernantl'enseignement deLacan
>
>
> lutecium-group: Ceci est un document du Groupe de Travail Lutecium.
> ---
> Bon on est bien d'accord, il s'agit de jouer de l'équivoque signifiante, et
> de ce fait même, se produit un effet en retour sur le réel. Mais je ne vois
> vraiment pas en quoi Freud s'y prenait différemment, dans ses
> interprétations, tous les rêves et les actes manqués dont il nous a laissé
> traces en jouent de cette équivoque, la seule différence c'est qu'il en
> jouait je dirais innocemment, faute d'en avoir les appuis linguistiques et
> qu'on ne peut donc les repérer que dans un effet d'après-coup, après Lacan.
> Je rajoute de plus que même pour mettre en place ces trois ronds du Noeud
> borroméen, Lacan prend encore appui sur les trois identifications
> freudiennes. Je ne sais plus où c'est je crois que c'est dans les non-dupes
> errent. Je continue donc à penser que Lacan est resté jusqu'au bout dans la
> droite ligne freudienne, et qu'il y a une grande continuité, et une grande
> cohérence dans ses successives élaborations, comme il disait "Je raconte
> toujours la même chose"... J'espère ne pas avoir inventé cette citation : -)
>
> Simplement, on peut dire que pour en rendre compte il a essayé maints
> outils, parmi eux, le plus simple est de mon point de vue, celui de la
> parole. Bon Premier Mai, cher Jean-Paul ! Liliane.
>
>
>
> ----- Original Message -----
> From: "Jean-Paul Kornobis" <jpkornobis at nordnet.fr>
> To: "Liliane Fainsilber" <Liliane.Fainsilber at wanadoo.fr>; "Groupe de travail
> pour la psychanalyse lacanienne" <lutecium-group at lutecium.org>
> Sent: Thursday, May 01, 2008 8:24 AM
> Subject: [SPAM] Re: [Lutecium-group] Demanded'aideconcernantl'enseignement
> deLacan
>
>
> lutecium-group: Ceci est un document du Groupe de Travail Lutecium.
> ---
> Chère Liliane
> Par "réduction" j'entendais le fait que Freud reconstruisait le réel comme
> "vérité historique" (cf. L'homme aux loups), le père est l'agent ultime de
> la castration (on pourrait dire que c'est un équivalent du réel de Lacan),
> au contraire Lacan ( après les années 60, comme le montre le texte joint
> par Harry Haller), abandonne ce type de construction qu'il jugeait trop
> proche de l'imaginaire et trop susceptible de nourrir le symptôme. Il met
> tout à plat. Son noeud borroméen est difficilement imaginable, il faut le
> manipuler (et Lacan s'est souvent trompé durant ses séminaires en manipulant
> ses ronds de ficelle, prouvant ainsi le rôle des lapsus, de l'équivoque et
> des actes manqués qui peuvent donner lieu à des trouvailles). Le noeud
> montre, mais ne démontre pas (la démonstration se faisant toujours à partir
> du symbolique). En réduisant le symbolique à un trou dans le réel (et non
> plus un ordre qui déterminerait la place du manque dans un réel plein),
> Lacan en fait (à partir de RSI) un invariant, équivalent du refoulé
> originaire freudien (Uverdrängt) ou l'équivalent de l'interdit de l'inceste
> du structuralisme. La parole perd ainsi son pouvoir constructif ; ce qui est
> important dans le dire d'un analysant ce n'est pas sa construction, mais
> tout ce qu'il ne dit pas, parce qu'il ne peut pas le dire. Ainsi,
> l'analyste, qui n'est plus nominaliste, par son interprétation équivoque,
> déjoue le symbolique et est en mesure de réduire le symptôme (cf. le livre
> de Catherine Millot "Abîmes ordinaires")
> Cordial
> Jean-Paul Kornobis
> ----- Original Message -----
> From: "Liliane Fainsilber" <Liliane.Fainsilber at wanadoo.fr>
> To: "Groupe de travail pour la psychanalyse lacanienne"
> <lutecium-group at lutecium.org>
> Sent: Wednesday, April 30, 2008 5:02 PM
> Subject: Re: [Lutecium-group] [SPAM] Re:
> Demanded'aideconcernantl'enseignement deLacan
>
>
> lutecium-group: Ceci est un document du Groupe de Travail Lutecium.
> ---
> Cher Jean-Paul, je vous réponds un peu plus comme promis mais c'est un peu
> par association d'idées et donc ma réponse n'est pas très élaborée - pas
> encore.
>
> Tout d'abord je viens de relire ce que j'avais écrit il y a quelques mois
> sur cette question de la jouissance fourrée du symptôme. Il est à cette
> adresse : http://www.le-gout-de-la-psychanalyse.fr/pages/jouissance.htm
>
> Je vous l'indique parce qu'il me semble que sous ce terme avancé par Lacan,
> jouissance fourrée, il me semble qu'on peut bien repérer que, de fait, les
> deux "interprétations" que vous proposez quant à la façon d'aborder le
> symptôme, celle de Freud et celle de Lacan, sont strictement équivalentes.
> Quand Lacan parle du sinthome, il y a certes ce rond de plus qui fait tenir
> les trois autres, mais ce qui fait la lettre du symptôme c'est aussi son
> interprétation ce qu'indique ce changement d'ortho-graphe. Or ce que
> dévoile la plupart du temps, je dis la plupart du temps, parce que mon
> expérience est limitée, le déchiffrage de cette lettre du sinthome c'est un
> rapport étroit avec le nom propre de son père ou de celui qui est dit tel. A
> ce propos, au moment où Lacan parlait de la girafe chiffonnée du Petit Hans,
> je me demande s'il connaissait déjà son vrai nom, Herbert Graf. Le sinthome
> je dirais que c'est la façon dont on réussit à fabriquer de bric et de broc
> avec ses symptômes, une façon d'apporter remède aux défaillances de la
> fonction paternelle. Chacun s'y prend comme il peut et Dora, dans son
> analyse avec Freud, en témoignait tout autant, en appelant son père à la
> rescousse, pour qu'il lui évite de mouiller son lit et de rester ainsi en
> proie au désir maternel et donc dans cette jouissance mortifère. C'est ce
> que déchiffre Freud tant bien que mal dans ce premier rêve " Il y a un
> incendie dans la maison".
>
> Je vous propose cette approche mais peut-être n'ai-je pas bien compris ce
> que vous appelez "réduction du symptôme". Est-ce que c'est ce que Lacan
> appelle la suppression du quatrième rond avec donc réparation des
> dessus-dessous, qui permettent de restaurer le noeud de trèfle ?
> S'il s'agit d'un rapport au réel, je trouve que Freud en tenait lui aussi
> compte à sa façon, avec d'autres mots certes, mais c'est ce que lui appelait
> trauma, encore que tout au long de sa carrière d'analyste, il ait mis sous
> ce terme des contenus différents qui mériteraient d'être recensés d'une
> façon un peu plus précise. Je suis loin d'avoir fait le tour de la question
> et j'en suis bien consciente : -) Amicalement. Liliane.
>
>
>
>
>
>
> ----- Original Message -----
> From: "Jean-Paul Kornobis" <jpkornobis at nordnet.fr>
> To: "Liliane Fainsilber" <Liliane.Fainsilber at wanadoo.fr>; "Groupe de travail
> pour la psychanalyse lacanienne" <lutecium-group at lutecium.org>
> Sent: Wednesday, April 30, 2008 8:54 AM
> Subject: Re: [Lutecium-group] [SPAM] Re: Demande
> d'aideconcernantl'enseignement deLacan
>
>
> lutecium-group: Ceci est un document du Groupe de Travail Lutecium.
> ---
> Bonjour Liliane
> Je ne suis pas tout à fait d'accord avec votre formule conclusive que je
> cite "... parce qu'en fait c'est bien parce qu'il y a du langage qu'il y a
> de la jouissance". Si on parle de la jouissance en terme de principe de
> plaisir ou en terme juridique (on jouit d'un bien), je suis d'accord mais on
> retrouve ici la position religieuse qui caractérise le monothéisme chrétien
> "Au début était le Verbe". Dans cette vue, le désir est père-version, mais
> il me semble qu'il n'est pas évident de dire que le langage précède la
> jouissance. Si on lit M. Klein on se rend compte du rôle secondaire du
> langage par rapport à la jouissance. Cette question qui évoque celle de
> l'origine de l'oeuf (est-ce la poule ou l'oeuf lui-même ?) me semble
> importante car elle détermine des positions d'analyse différentes, 1] celles
> qui cherchent à donner du sens au symptôme pour le neutraliser
> (constructions freudiennes) et 2] celles qui visent à corriger le symptôme
> dans ce qu'il a de mortifère afin d'en faire un sinthome (réductions
> lacaniennes).
> Cordial
> Jean-Paul Kornobis
> ----- Original Message -----
> From: "Liliane Fainsilber" <Liliane.Fainsilber at wanadoo.fr>
> To: "Groupe de travail pour la psychanalyse lacanienne"
> <lutecium-group at lutecium.org>
> Sent: Wednesday, April 30, 2008 7:48 AM
> Subject: Re: [Lutecium-group] [SPAM] Re: Demande d'aide
> concernantl'enseignement deLacan
>
>
> lutecium-group: Ceci est un document du Groupe de Travail Lutecium.
> ---
> Bonjour à tous, bonjour Karim et Jean-Paul,
>
>
>
> J'ai certes un peu réagi dans la provocation en réponse à la question que
> posait Harry sur le découpage des séminaires de Lacan, en les comparant à du
> saucisson ou de la mortadelle, aussi je reprends la question sur un autre
> ton et donc pour étayer un peu plus ma position :
>
>
>
> Dans ma lecture d'ensemble des séminaires de Lacan ce que j'aime beaucoup
> c'est
> de retrouver déjà là et quelque fois de nombreuses années avant, ce qu'il
> avancera beaucoup plus tard. Par exemple comment ne pas voir que déjà dans
> le séminaire de la Relation d'objet lorsqu'il étudie la métaphore
> symptomatique du Petit Hans, avec le « cristal signifiant de sa phobie »,
> il parle déjà de la fonction de suppléance du symptôme par rapport à la
> métaphore paternelle ? Bien sûr, on ne peut la lire que dans un effet
> d'après-coup
> des dernières élaborations théoriques de Lacan sur la lettre du Sinthome,
> son « orto-graphe », mais quand même cela démontre, s'il besoin en était,
> une grande continuité dans le cours de ses élaborations tout au long de ces
> années.
>
>
>
> Autre intérêt de ces lectures d'ensemble, qui ne peuvent quand même pas être
> faites en survol, mais au contraire travaillées ligne à ligne, c'est aussi
> de retrouver d'une année sur l'autre, les progrès de son élaboration, la
> façon dont il réussit progressivement à en mettre en place les différentes
> formulations et ce en essayant de nombreux outils, une fois le cross-cap,
> une autre fois le tore ou la bande de moebius et on peut dire qu'il fait feu
> de tout bois, en attendant celui du noeud borroméen.
>
>
>
> Je pense par exemple à la façon dont il décide dans un discours qui ne
> serait pas du semblant, de remettre en question, selon ses propres termes,
> le vieux mythe de Totem et Tabou, en prenant appui sur une logique de
> l'écrit,
> celle des quantificateurs. Or ce n'est que trois ans après, que nous voyons
> apparaître sous leurs formes définitives, les dites formules de la
> sexuation, qui répartissent les sexes en leur permettant simplement de
> s'inscrire
> dans la fonction phallique, comme tous ou pas-toute. Dans cette opération
> pour le moins réductrice, notre vieux père orang-outang ne se retrouve plus
> que sous la forme d'une modeste écriture, celle de Il existe un x qui
> échappe à la castration, et qui, de ce fait, échappant à la règle, la
> fonde.
>
> De ce travail progressif, de ces temps d'élaboration qui sont nécessaires à
> Lacan, il existe beaucoup d'exemples, je pense notamment à ce point de
> capiton, cette aiguille de matelassier qu'il a utilisé pour tenter de rendre
> compte des mécanismes propres à la psychose par rapport à la névrose, et
> comment trois ans après, il a proposé et le graphe du désir de Schreber et
> également le schéma I , construit à partir du schéma R. Trois ans séparent
> ces élaborations.
>
>
>
> Je trouve qu'il est plus intéressant de voir se dessiner ces progressives
> élaborations et surtout de découvrir quels moyens, quels outils Lacan
> invente ou exploite pour en arriver à ses fins, pour décrire ce qui se passe
> pour de bon dans une analyse.
>
>
>
> Je reprendrais aussi cette opposition proposée entre ces deux temps le temps
> du langage et le temps de la jouissance, parce qu'en fait c'est bien parce
> qu'il y a du langage qu'il y a de la jouissance. Ce qui quant à moi me fait
> plutôt problème c'est ce que devient, avec cette mise au premier plan de la
> jouissance, ce qu'il en est du désir. Cela me paraît être un vrai tour de
> passe-passe. Amicalement. Liliane Fainsilber.
>
> Le goût de la psychanalyse : http://www.le-gout-de-la-psychanalyse.fr/
>
>
>
>
>
> ----- Original Message -----
> From: "Jean-Paul Kornobis" <jpkornobis at nordnet.fr>
> To: "Groupe de travail pour la psychanalyse lacanienne"
> <lutecium-group at lutecium.org>
> Sent: Tuesday, April 29, 2008 6:13 PM
> Subject: [SPAM] Re: [Lutecium-group] Demande d'aide concernant
> l'enseignement deLacan
>
>
> lutecium-group: Ceci est un document du Groupe de Travail Lutecium.
> ---
> Je pense qu'il y a effectivement deux façons de lire Lacan, la première est
> celle du signifiant (héritage structuraliste de Lacan), mortifiant le sujet,
> seul capable de rendre compte du sujet pour un autre sujet ; le Nom du Père
> est le représentant du désir de la mère (la métaphore paternelle), sa
> présence signe la névrose sa forclusion signe la psychose.La deuxième est
> celle qui fait de la théorie du sinthome l'ultime métapsychologie de Lacan.
> Le sinthome est un savoir faire avec le symptôme. Dans cette dernière
> version, le Nom-du-Père n'est donc plus qu'un sinthome parmi d'autres. La
> mère parle, elle parle beaucoup, le discours qui énonce sa loi est tissé
> d'ambiguïté que la parole du père ne parvient pas toujours à lever, le
> symptôme est là pour séparer l'enfant de sa mère, les modalité de cette
> séparation sont nombreuses, elles peuvent se faire avec ou sans le père. Si
> on relit les premiers séminaires de Lacan à la lumière des derniers on se
> rend compte qu'il existe une certaine cohérence entre ces deux approches qui
> sont pourtant radicalement différentes dans la mesure où, avec le sinthome,
> il n'est plus question du Dieu (Logos) de la théologie référent ultime de la
> loi du Père celui qui donnait un sens à la vie mais de la jouissance autre
> nom du réel (comme le fait remarquer fort justement Karim Jbeili).
> Cordial
> Jean-Paul Kornobis
> ----- Original Message -----
> From: "Calame.ca" <jbeili at sympatico.ca>
> To: "Groupe de travail pour la psychanalyse lacanienne"
> <lutecium-group at lutecium.org>
> Sent: Tuesday, April 29, 2008 4:00 PM
> Subject: Re: [Lutecium-group] Demande d'aide concernant l'enseignement
> deLacan
>
>
> lutecium-group: Ceci est un document du Groupe de Travail Lutecium.
> ---
> C'est cependant un problème sur lequel il vaut la peine de se
> pencher. Ne serait-ce que pour avoir une vision d'ensemble d'une
> oeuvre complexe et évolutive.
> Il y a certes un moment dans l'histoire où on se rend compte que le
> langage n,est pas tout puissant et qu'il faut tenir compte de la
> persistance de la jouissance, toujours à la même place.
> Et c'est là qu'émerge peut-être la question de jusqu'à quand
> s'obstine-t-on à conserver sa jouissance? Un tour complet du tore?
> Ou alors l'autre question combien de coupures introduire dans la
> chaîne de la parole avant que le noeud se défasse?
> C'est un peu de cette façon que je vous répondrais Harry. Mais ceci
> est très sommaire car les choses sont autrement plus complexes.
>
> Karim Jbeili
> Psychanalyste
> http://www.calame.ca
>
>
>
>
> Le 08-04-29 à 09:06, Liliane Fainsilber a écrit :
>
> > lutecium-group: Ceci est un document du Groupe de Travail Lutecium.
> > ---
> > Cher Harry, ces découpages sont fort subjectifs... c'est un peu comme
> > quand vous décidez de couper en tranches un saucisson ou de la mortadelle
> > avant de les glisser entre deux tranches de pain de mie : -) Liliane.
> > ----- Original Message ----- From: "harry haller" <haller900 at hotmail.com>
> > To: "Groupe de travail pour la psychanalyse lacanienne" <lutecium-
> > group at lutecium.org>
> > Sent: Tuesday, April 29, 2008 1:03 PM
> > Subject: [Lutecium-group] Demande d'aide concernant l'enseignement de
> > Lacan
> >
> >
> > lutecium-group: Ceci est un document du Groupe de Travail Lutecium.
> > ---
> >
> > Chers gens de Lutécium,
> >
> >
> > Voila, j'ai une petite urgence pour ce soir: elle concerne l'enseignement
> > de Lacan.
> > On parle de différentes périodes. Dans un séminaire, P. Lacadé pouvait
> > dire que Dolto ou Mannoni (Maud) en était restées à l'ancien enseignement
> > de Lacan, qui concernait la question du symbolique: d'où un titre comme
> > Tout est langage chez Dolto. Il semblait dire que le dernier enseignement
> > est une clinique de la jouissance chez Lacan. Quelqu'un pourrait-il
> > m'aider. Combien de périodes dans l'enseignement de Lacan et à quoi
> > correspondent-elles?
> >
> > Je ne trouve pas de choses précises à cet égard.
> > Merci beaucoup
> > GK
> >
> >
> >
> >> Date: Thu, 24 Apr 2008 10:20:42 +0000> From: j.f.doucet at admin.uio.no>
> >> To: lutecium-group at lutecium.org> Subject: [Lutecium-group] Tr : Marchés
> >> porteurs ou recherche hors de prix>
> >> > lutecium-group: Ceci est un document du Groupe de Travail
> >> Lutecium.> ---> --- Dans ce_qui_ne_cesse at groupesyahoo.ca, "Doucet,
> >> jean-francois"> <j.f.doucet at ...> a écrit :> > > > > Nouvel article sur
> >> "Novum corpus " :> > Marchés porteurs ou recherche hors de prix ?> > > >
> >> La science triomphante nous a habitué à admettre qu'il> suffisait
> >> d'attribuer des crédits à quelque laboratoire pour> voir tôt ou tard
> >> surgir une réponse adéquate à une question> posée. Malheureusement, les
> >> choses ne sont pas si simples ... Lire> l' article>
> >> <http://www.jf-doucet.com/ecrire/? exec=articles&id_article=25>> > > > >
> >> > Sur "Novum corpus" vous pouvez réagir de 2 manières.> > .- 1.-en bas
> >> de l' article, cliquez sur "Répondre à cet article"> et donnez votre
> >> point de vue.> > .- 2.-Dans la colonne de droite "Identifiants
> >> personnels " de la page d'> <http://www.jf-doucet.com/> >
> >> <http://www.jf- doucet.com/ecrire/?exec=articles&id_article=25> >
> >> <http://www.jf- doucet.com/> accueil>
> >> <http://www.jf-doucet.com/Un-cerf-volant-est- il-un-mobile> , >
> >> fournissez au logiciel SPIP, un pseudonyme et votre adresse de couriel>
> >> à laquelle vous sera envoyé un mot de passe vous donnant droit> à
> >> participer aux forums de "Novum corpus" et à intervenir comme> auteur(e)
> >> de brêves ou d'articles.>
> >> > Bien cordialement> Jean-francois Doucet> > --- Fin du message
> >> transféré ---> > > > _______________________________________________> A
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Amitié, Jacques
African Trio
live @ Pelle-Mêle
mardi 16 septembre 2003
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