[From nobody Sun Mar 22 01:00:15 2026 Received: from [64.18.171.211] by web33114.mail.mud.yahoo.com via HTTP; Sun, 30 Jul 2006 23:28:27 EDT Date: Sun, 30 Jul 2006 23:28:27 -0400 (EDT) From: suzanne caron <suzannewcaron@yahoo.ca> Subject: Texte To: redaction@ledevoir.com MIME-Version: 1.0 Content-Type: multipart/alternative; boundary="0-1085741823-1154316507=:64037" Content-Transfer-Encoding: 8bit Content-Length: 4680 --0-1085741823-1154316507=:64037 Content-Type: text/plain; charset=iso-8859-1 Content-Transfer-Encoding: 8bit Bonjour, Le 28 juillet dernier, je vous ai fait parvenir un texte en espérant qu'il soit retenu pour publication. En fin de semaine, j'ai lu avec grand intérêt les textes parus dans la section idées. Pour certaines raisons, je tiens à y réagir en modifiant quelque peu mon texte du 28, i.e. en ajoutant quelques éléments en réaction à certaines idées de Julien Tourreille et de Jean Renaud qui me questionnent. Voici donc de nouveau un texte personnel qui, si retenu, remplace celui du 28 envoyé. Mes coordonnées ; Suzanne Caron Formation : Diplômée à l'Université Laval en sociologie et en psychiatrie. Adresse personnelle : 347 de la Corniche St-Nicolas, Lévis, Rive-Sud de Québec. Téléphones : Maison:418 831-3807 Travail: 418 835-7155 Cellulaire:576-1648 ------------------------------------------------------------------------------------------------------------------ Titre : UNE OMBRE SUR NOTRE MODERNITÉ ET SUR NOTRE HUMANITE Le 26 juillet 2006 demeurera-t-il une autre date marquée par un rendez-vous sombre de notre histoire humaine, en manque possible de sagesse et marquée encore une fois par une guerre dans laquelle on tue sans condamnation suffisante de toute raison pratique mise au servise de cette guerre ? Un cessez-le-feu durable, aura-t-on signifié le 26 juillet à la conférence de Rome concernant la crise actuelle au Proche-Orient et non pas l'impératif d'un cessez-le-feu immédiat. Il aurait été dès plus souhaitable et dès plus justifiable de signifier cet impératif d'un cessez-le-feu immédiat par nos dirigeants réunis là-bas et ce, non seulement pour les communautés directement touchées, mais pour l'ensemble de la grande communauté humaine et pour chacune des consciences individuelles la constituant. Avec cette absence signifiée sur la nécessité immédiate d'un cessez-le-feu à cette conférence de Rome, nous avons assisté en quelque sorte à une légitimation silencieuse d'un non cessez-le-feu issue d'une assemblée de dirigeants. Pourquoi cette absence ? Et que nous laisse cette absence signifiée, tout en sachant on ne peut plus clairement que des êtres humains trouvent la mort et que d'autres continueront de l'y trouver, morts provoquées délibérément par l'action de d'autres êtres humains aussi malheureux ont-ils été et soient-ils encore dans leur propre destinée ? Certains propos de M.Jean Renaud contenus dans son texte paru samedi le 29 juillet dernier ( "Israël est un rempart...le soldat israélien, au péril de sa vie, préserve nos libertés") ne peuvent faire sens, car ces derniers contiennent une profonde contradiction : comment une action posée délibérément et privant un autre être humain de sa plus fondamentale liberté, celle de vivre, peut représenter une action contenant le sens de "préserver nos libertés" ? Sens illogique et non fondable ainsi. L'histoire finit toujours par questionner ce qu'elle a reçu en héritage : quelle réponse donnera notre histoire moderne à la situation actuelle et de quel principe moral notre modernité pourra-t-elle se justifier ? A mon avis, la recrudescence de cette guerre au Proche-Orient et l'absence de surcroît de parti pris clair pour l'impératif d'un cessez-le-feu immédiat par nos dirigeants à cette conférence de Rome jettent de nouveau une ombre sur notre modernité et humanité. Ces dernières apparaissent de plus en plus en perte de sens profond sur des valeurs de base pourtant fondamentales et peut-être non suffisamment maintenues dans une fonction transcendante réelle, commune, universelle et humaniste, sur laquelle pourrait s'appuyer a minima un idéal moral commun issu de notre modernité et dont notre raison tiendrait mieux compte dans les situations difficiles. Des valeurs de base telles que respect de la vie, protection de la vie, justice, respect des peuples, s'avèrent-elles des essences et représentations que l'on juge trop inatteignables dans notre humanité et qu'abandonnent consciemment ou inconsciemment certains de nos dirigeants au nom d'une raison pratique ou au nom d'une "raison instrumentale" , telle que si bien définie par Charles Taylor (philosophe et politicologue) et utilisée à outrance ? Dans notre modernité du vingt et unième siècle, ne pouvons-nous qu'être imprégnés du vent pessimiste qui sembla envahir plusieurs philosophes des derniers siècles, perdant un peu de leur foi dans les différentes constructions philosophiques et sociales et ayant pensé possible l'émergence d'une quelconque "réalité supérieure" garante d'une humanité, d'une harmonie des peuples ainsi que d'une liberté possible faite de sagesse ? Pour le bien de notre humanité, il nous faut pouvoir répondre non à cette question. Je ne puis qu'être en profond désaccord avec M. Julien Tourreille dont le texte publié samedi dernier nous incite à penser qu'une "option réaliste" au conflit du Proche-Orient serait "(...) d'instaurer les conditions d'une guerre froide... en rééquilibrant la distribution régionale des capacités militaires... favorisant une stabilité durable sur laquelle pourra se bâtir une paix véritable". On ne peut certainement pas parler d'une paix véritable dans ces circonstances. De telles réflexions, si elles se généralisaient comme croyance et fondement de l'organisation et du fonctionnement de notre monde, signifieraient à mon sens une rupture et peut-être une des faillites du genre humain. Car elles porteraient en elles un signifié sur le genre humain ne pouvant atteindre un degré de maturité fonctionnelle et ne pouvant régler ses rapports avec autrui et ses différents avec autrui qu'en se maintenant en situation possible de guerre avec son prochain. Est-ce ce que nous souhaitons pour notre humanité ? Sur ceci encore, il nous faut pouvoir répondre non et chercher une autre solution pour l'atteinte d'une paix véritable. Il nous faut encore faire confiance au genre humain pour une résolution pacifique de ses conflits transposés dans un réel qui ne nous est pas indépendant, contrairement à ce qu'a affirmé M. Jean Renaud. Certes, il nous faut réfléchir aux raisons d'un certain échec de L'ONU dans notre organisation mondiale, mais non pas en vue de son abandon comme institution érigée en fonction tierce, se voulant à la base régulatrice et protectrice. Pour le moment, il s'avère plus qu'essentiel que notre humanité moderne poursuive sa construction d'elle-même en signifiant encore plus universellement et fortement une valeur aussi fondamentale que celle du respect de la vie et celle du respect des peuples, et en signifiant de la même façon qu'une destruction volontaire d'autrui ne peut se justifier par le droit de se défendre en attaquant ainsi. Sinon, quel legs pour nos enfants ? J'ai tenu aujourd'hui à m'exprimer de cette façon, car la recrudescence récente des combats meurtriers au Proche-Orient et ce qui représenta pour moi un échec à la conférence de Rome du 26 juillet dernier m'ont profondément désolée, inquiétée et ne pouvaient ne pas me concerner comme être humain faisant partie d'une humanité. Comme être humain, nous faisons tous partie du récit de cette humanité : que voulons-nous signifier comme fondement moral de notre modernité et humanité ? A travers notre connaissance et reconnaissance du subjectivisme, de notre rapport si intime et personnel au monde, n'oublions pas que choisir aussi de référer nos consciences à un idéal moral commun supporté solidement par des valeurs universelles de respect de la vie et des peuples peut encore enrichir chacune de nos consciences et aussi notre conscience collective; à condition bien sûr que l'on sache mettre une véritable volonté commune dans ce choix de nous référer à un idéal commun supporté par des valeurs de base et ce, d'autant plus que le monde se complexifie de plus en plus par la connaissance que nous en avons. Le sort de notre humanité en serait peut-être amélioré, notre modernité plus sagement définie. Texte envoyé le 30 juillet par Suzanne Caron, St-Nicolas, Lévis, Rive-Sud de Québec. --------------------------------- Lèche-vitrine ou lèche-écran ? Yahoo! Magasinage. --0-1085741823-1154316507=:64037 MIME-Version: 1.0 Content-Type: text/plain; charset="iso-8859-1" Bonjour, Le 28 juillet dernier, je vous ai fait parvenir un texte en espérant qu'il soit retenu pour publication. En fin de semaine, j'ai lu avec grand intérêt les textes parus dans la section idées. Pour certaines raisons, je tiens à y réagir en modifiant quelque peu mon texte du 28, i.e. en ajoutant quelques éléments en réaction à certaines idées de Julien Tourreille et de Jean Renaud qui me questionnent. Voici donc de nouveau un texte personnel qui, si retenu, remplace celui du 28 envoyé. Mes coordonnées ; Suzanne Caron Formation : Diplômée à l'Université Laval en sociologie et en psychiatrie. Adresse personnelle : 347 de la Corniche St-Ni colas, Lévis, Rive-Sud de Québe c. Téléphones : Maison:418 831-3807 Travail: 418 835-7155 Cellulaire:576-164 8 ---------------------------------------------------------------------- -------------------------------------------- Titre : UNE OMBRE SUR NOTRE MODERNITÉ ET SUR NOTRE HUMANITE Le 26 juillet 2006 demeurera-t-il une autre date marquée par un rendez-vous sombre de notre histoire humaine, en manque possible de sagesse et marquée encore une fois par une guerre dans laquelle on tue sans condamnation suffisante de toute raison pratique mise au servise de cette guerre ? Un cessez-le-feu durable, aura-t-on signifié le 26 juillet à la conférence de Rome concernant la crise actuelle au Proche-Orient et non pas l'impératif d'un cessez-le-feu immédiat. Il aurait été dès plus souhaitable et dès plus justifiable de signifier cet impératif d'un cessez-le-feu immédiat par nos dirigeants réunis là-bas et ce, non seulement pour les communautés directement touchées, mais pour l'ensemble de la grande communauté humaine et pour chacune des consciences individuelles la constituant. Avec cette absence signifiée sur la nécessité immédiate d'un cessez-le-feu à cette conférence de Rome, nous avons assisté en quelque sorte à une légitimation silencieuse d'un non cessez-le-feu issue d'une assemblée de dirigeants. Pourquoi cette absence ? Et que nous laisse cette absence signifiée, tout en sachant on ne peut plus clairement que des êtres humains trouvent la mort et que d'autres continueront de l'y trouver, morts provoquées délibérément par l'action de d'autres êtres humains aussi malheureux ont-ils été et soient-ils encore dans leur propre destinée ? Certains propos de M.Jean Renaud contenus dans son texte paru samedi le 29 juillet dernier ( "Israël est un rempart...le soldat israélien, au péril de sa vie, préserve nos libertés") ne peuvent faire sens, car ces derniers contiennent une profonde contradiction : comment une action posée délibérément et privant un autre être humain de sa plus fondamentale liberté, celle de vivre, peut représenter une action contenant le sens de "préserver nos libertés" ? Sens illogique et non fondable ainsi. L'histoire finit toujours par questionner ce qu'elle a reçu en héritage : quelle réponse donnera notre histoire moderne à la situation actuelle et de quel principe moral notre modernité pourra-t-elle se justifier ? A mon avis, la recrudescence de cette guerre au Proche-Orient et l'absence de surcroît de parti pris clair pour l'impératif d'un cessez-le-feu immédiat par nos dirigeants à cette conférence de Rome jettent de nouveau une ombre sur notre modernité et humanité. Ces dernières apparaissent de plus en plus en perte de sens profond sur des valeurs de base pourtant fondamentales et peut-être non suffisamment maintenues dans une fonction transcendante réelle, commune, universelle et humaniste, sur laquelle pourrait s'appuyer a minima un idéal moral commun issu de notre modernité et dont notre raison tiendrait mieux compte dans les situations difficiles. Des valeurs de base telles que respect de la vie, protection de la vie, justice, respect des peuples, s'avèrent-elles des essences et représentations que l'on juge trop inatteignables dans notre humanité et qu'abandonnent consciemment ou inconsciemment certains de nos dirigeants au nom d'une raison pratique ou au nom d'une "raison instrumentale" , telle que si bien définie par Charles Taylor (philosophe et politicologue) et utilisée à outrance ? Dans notre modernité du vingt et unième siècle, ne pouvons-nous qu'être imprégnés du vent pessimiste qui sembla envahir plusieurs philosophes des derniers siècles, perdant un peu de leur foi dans les différentes constructions philosophiques et sociales et ayant pensé possible l'émergence d'une quelconque "réalité supérieure" garante d'une humanité, d'une harmonie des peuples ainsi que d'une liberté possible faite de sagesse ? Pour le bien de notre humanité, il nous faut pouvoir répondre non à cette question. Je ne puis qu'être en profond désaccord avec M. Julien Tourreille dont le texte publié samedi dernier nous incite à penser qu'une "option réaliste" au conflit du Proche-Orient serait "(...) d'instaurer les conditions d'une guerre froide... en rééquilibrant la distribution régionale des capacités militaires... favorisant une stabilité durable sur laquelle pourra se bâtir une paix véritable". On ne peut certainement pas parler d'une paix véritable dans ces circonstances. De telles réflexions, si elles se généralisaient comme croyance et fondement de l'organisation et du fonctionnement de notre monde, signifieraient à mon sens une rupture et peut-être une des faillites du genre humain. Car elles porteraient en elles un signifié sur le genre humain ne pouvant atteindre un degré de maturité fonctionnelle et ne pouvant régler ses rapports avec autrui et ses différents avec autrui qu'en se maintenant en situation possible de guerre avec son prochain. Est-ce ce que nous souhaitons pour notre humanité ? Sur ceci encore, il nous faut pouvoir répondre non et chercher une autre solution pour l'atteinte d'une paix véritable. Il nous faut encore faire confiance au genre humain pour une résolution pacifique de ses conflits transposés dans un réel qui ne nous est pas indépendant, contrairement à ce qu'a affirmé M. Jean Renaud. Certes, il nous faut réfléchir aux raisons d'un certain échec de L'ONU dans notre organisation mondiale, mais non pas en vue de son abandon comme institution érigée en fonction tierce, se voulant à la base régulatrice et protectrice. Pour le moment, il s'avère plus qu'essentiel que notre humanité moderne poursuive sa construction d'elle-même en signifiant encore plus universellement et fortement une valeur aussi fondamentale que celle du respect de la vie et celle du respect des peuples, et en signifiant de la même façon qu'une destruction volontaire d'autrui ne peut se justifier par le droit de se défendre en attaquant ainsi. Sinon, quel legs pour nos enfants ? J'ai tenu aujourd'hui à m'exprimer de cette façon, car la recrudescence récente des combats meurtriers au Proche-Orient et ce qui représenta pour moi un échec à la conférence de Rome du 26 juillet dernier m'ont profondément désolée, inquiétée et ne pouvaient ne pas me concerner comme être humain faisant partie d'une humanité. Comme être humain, nous faisons tous partie du récit de cette humanité : que voulons-nous signifier comme fondement moral de notre modernité et humanité ? A travers notre connaissance et reconnaissance du subjectivisme, de notre rapport si intime et personnel au monde, n'oublions pas que choisir aussi de référer nos consciences à un idéal moral commun supporté solidement par des valeurs universelles de respect de la vie et des peuples peut encore enrichir chacune de nos consciences et aussi notre conscience collective; à condition bien sûr que l'on sache mettre une véritable volonté commune dans ce choix de nous référer à un idéal commun supporté par des valeurs de base et ce, d'autant plus que le monde se complexifie de plus en plus par la connaissance que nous en avons. Le sort de notre humanité en serait peut-être amélioré, notre modernité plus sagement définie. Texte envoyé le 30 juillet par Suzanne Caron, St-Nicolas, Lévis, Rive-Sud de Québec. _________________________________________________________________ Lèche-vitrine ou lèche-écran ? [1]Yahoo! Magasinage. References 1. http://cf.shopping.yahoo.com/ --0-1085741823-1154316507=:64037-- ]