<font size=2 face="sans-serif">Bonjour à tous,</font>
<br>
<br><font size=2 face="sans-serif">Merci Mireille,</font>
<br>
<br><font size=2 face="sans-serif">Je cherchais comment illustrer ce réel
et l'illustration m'en semble donnée dans ce rêve princeps de l'injection
faite à Irma. </font>
<br><font size=2 face="sans-serif">Ici ce rêve de l'injection faite à Irma
- cf. Traumdeutung rêve des 23/24 juillet 1895 - est interprété, théâtralisé
en ombres chinoises, musique et paroles par des élèves de l'Ensad (Ecole
nationale des arts déco). On a donc des extraits du texte du rêve et une
sorte de réponse interprétative lapidaire en contrepoint du texte même
du rêve de Freud par découpes et recoupes successives, recouvrement du
texte initial. Et au final on a une leçon de psychanalyse donnée par des
poètes. On peut dire que le poète manie les signifiants dans le réel. Le
réel charrié par les mots, les signifiants de la langue comme le sculpteur
ferait avec la pierre ou le métal. </font>
<br>
<br><a href="http://aii.ensad.fr/PRIV/projet.php?id=76"><font size=2 face="sans-serif">http://aii.ensad.fr/PRIV/projet.php?id=76</font></a>
<br>
<br><font size=2 face="sans-serif">Cf aussi le texte de Liliane </font><a href="http://liliane.fainsilber.pagesperso-orange.fr/pages/immixtion.htm"><font size=2 face="sans-serif">http://liliane.fainsilber.pagesperso-orange.fr/pages/immixtion.htm</font></a><font size=2 face="sans-serif">,
où le réel est développé comme immixtion des sujets, le texte commence
ici à propos du rêve de l'injection : </font>
<br><font size=3 face="Arial">"Il y a ce soir là grande réception
chez les Freud : "Il y a foule"</font><font size=3> </font><font size=3 face="sans-serif"> "
</font>
<br>
<br><font size=2 face="sans-serif">En fait cette foule est convoquée au
tribunal de sa culpabilité. De ce rêve Freud sort disculpé et Otto (Fliess)
condamné - l'intervention dans le réel et ses funestes conséquences, c'est
donc lui, Fliess qui en porte l'entière responsabilité ; le sujet Freud
s'en démarque symboliquement et opére en psychanalyste inventant la méthode
de l'interprétation des rêves, découplant sentiments de culpabilité (imaginaires)
et responsabilité (symbolique). Accomplissement de souhait réussi assurément
:)) !</font>
<br><font size=2 face="sans-serif"> </font>
<br><font size=2 face="sans-serif">Pour les curieux ci-après la formule
de la :</font>
<br><font size=3>C3H9N :</font>
<br>
<br><img src=cid:_1_0E5177780E4C8E8000068F08C125776F>
<br><font size=1 color=#000080 face="sans-serif"><b>Cordialement.<br>
Jean-Pierre Feifer <br>
<br>
E-mail : feiferj@free.fr<br>
</b></font>
<br>
<br>
<br>
<br><font size=1 color=#5f5f5f face="sans-serif">From:
</font><font size=1 face="sans-serif">Mireille Ravinal <mipsy@orange.fr></font>
<br><font size=1 color=#5f5f5f face="sans-serif">To:
</font><font size=1 face="sans-serif">Groupe de travail pour
la psychanalyse lacanienne <lutecium-group@lutecium.org></font>
<br><font size=1 color=#5f5f5f face="sans-serif">Date:
</font><font size=1 face="sans-serif">24/07/2010 11:01</font>
<br><font size=1 color=#5f5f5f face="sans-serif">Subject:
</font><font size=1 face="sans-serif">Re: [Lutecium-group]
Re : RE : Imposture.</font>
<br><font size=1 color=#5f5f5f face="sans-serif">Sent by:
</font><font size=1 face="sans-serif">lutecium-group-bounces@lutecium.org</font>
<br>
<hr noshade>
<br>
<br>
<br><tt><font size=2>lutecium-group: Ceci est un document du Groupe
de Travail Lutecium.<br>
---</font></tt><font size=3>Bonjour Jean-Pierre, et à tous, </font>
<br>
<br><font size=3>cela pose d'ailleurs une question fondamentale: celle
de la confrontation au réel dans une psychanalyse.</font>
<br>
<br><font size=3>Cordialement.</font>
<br><font size=3>Mireille</font>
<br>
<br>
<br>
<br><font size=3>Le 24 juil. 10 à 03:38, </font><a href=mailto:feiferj@free.fr><font size=3 color=blue><u>feiferj@free.fr</u></font></a><font size=3>
a écrit :</font>
<br><font size=3><br>
lutecium-group: Ceci est un document du Groupe de Travail Lutecium.<br>
---</font><font size=2 face="sans-serif">Bonjour, <br>
</font><font size=3> </font><font size=2 face="sans-serif"><br>
La question de l'interprétation analytique, de son fonctionnement, de sa
position, de sa posture, est à l'oeuvre chez Jacques Lacan depuis toujours..
:Dans le discours de Rome 1953 par exemple : <br>
</font><font size=4 face="Garamond"><i><br>
"Nous évoquons ici l’invective par où nous prenait à témoin du manque
de retenue dont faisait preuve un certain travail (déjà trop cité par nous)
dans son objectivation insensée du jeu des instincts dans l’analyse, quelqu’un,
dont on reconnaîtra la dette à notre endroit par l’usage conforme qu’il
y faisait du terme de réel. C’est en ces mots en effet qu’il « libérait
», comme on dit, « son cœur » : « Il est grand temps que finisse cette
escroquerie qui tend à faire croire qu’il se passe dans le traitement
quoi que ce soit de réel ». Laissons de côté ce qu’il en est advenu, car
hélas ! si l’analyse n’a pas guéri le vice oral du chien dont parle l’Écriture,
son état est pire qu’avant : c’est le vomissement des autres qu’il ravale.</i></font><font size=3>
</font><font size=4 face="Garamond"><i><br>
Mais si la question posée dans cette boutade, mieux inspirée que bien intentionnée,
a bien son sens, nous croyons qu’il faut l’envisager dans la distinction
fondamentale du symbolique, de l’imaginaire et du réel."</i></font><font size=3>
<br>
</font><font size=2 face="sans-serif"><br>
En 74 "Alla scualla Freudiana" extrait du Pas Tout Lacan </font><font size=3 face="Garamond">:
"</font><font size=4 face="Garamond"><i>Si j’ai mis en avant la fonction
de lalangue dans la pratique analytique, c’était simplement pour que…
pour que l’analyse ne soit pas une escroquerie. Pour qu’elle ne soit
pas une escroquerie, la moindre des choses à faire est de savoir avec quoi
on opère".</i></font><font size=3> <br>
</font><font size=2 face="sans-serif"><br>
En 77 Le dernier séminaire "Le moment de conclure" tourne autour
de la même question :</font><font size=3> </font><font size=2 face="sans-serif"><br>
Par exemple ici : </font><font size=3 face="Garamond"><br>
"</font><font size=4 face="Garamond"><i>La logique ne se supporte
que de peu de choses. Si nous ne croyons pas d'une façon en somme gratuite
que les mots font les choses, la logique n'a pas de raison d'être. Ce que
j'ai appelé le rhéteur qu'il y a dans l'analyse - c'est l'analyste dont
il s'agit - le rhéteur n'opère que par suggestion. ΙIl suggère, c'est
le propre du rhéteur, il n'impose pas d'aucune façon quelque chose qui
aurait consistance et c'est même pour cela que j'ai désigné de l'ex ce
qui se supporte, ce qui ne se supporte que d'ex-sister. Comment faut-il
que l'analyste opère pour être un convenable rhéteur ? C'est bien là que
nous arrivons à une ambiguïté.</i></font><font size=3> </font><font size=4 face="Garamond"><i><br>
L'inconscient, dit-on, ne connaît pas la contradiction, c'est bien en quoi
il faut que l'analyste opère par quelque chose qui ne fasse pas fondement
sur la contradiction. ΙIl n'est pas dit que ce dont il s'agisse soit vrai
ou faux. Ce qui fait le vrai et ce qui fait le faux, c'est ce qu'on appelle
le poids de l'analyste et c'est en cela que je dis qu'il est rhéteur.</i></font><font size=3 face="Garamond">"</font><font size=3>
<br>
</font><font size=2 face="sans-serif"><br>
Et pour ne pas tomber nous même dans l'imposture, il convient sans doutes
de replacer ces extraits dans leur contexte sans refermer le questionnement.
Sinon, on procède comme François Roustang dans un très beau texte
qui mériterait réponse qui s'appelle "Assez souvent" publié dans
Cahiers numéro 1 printemps 1979 Confrontation - Imposture ou pas
- chez Aubier - qui confrontant Interprétation, "Construction
dans l'analyse" et procès de vérité chez Freud tente très élégamment
de disloquer le discours freudien. Question de style sans doutes
qui le mènera au statut d'hypnotiseur... Spécialiste donc du magnétisme
animal et du Mesmerisme, il semble très en avance sur Onfray de quasiment
plus de 30 ans mais avec une dialectique autrement plus redoutable ! </font><font size=2 color=#000080 face="sans-serif">
</font><font size=3><br>
</font><font size=1 color=#000080 face="sans-serif"><b><br>
Cordialement.<br>
Jean-Pierre Feifer <br>
<br>
E-mail : </b></font><a href=mailto:feiferj@free.fr><font size=1 color=blue face="sans-serif"><b><u>feiferj@free.fr</u></b></font></a><font size=3><br>
<br>
<br>
<br>
</font><font size=1 color=#5f5f5f face="sans-serif"><br>
From: </font><font size=1 face="sans-serif">Nicolas-Spyridon
SYNGUELAKIS <</font><a href=mailto:nikosynguel2@yahoo.fr><font size=1 color=blue face="sans-serif"><u>nikosynguel2@yahoo.fr</u></font></a><font size=1 face="sans-serif">></font><font size=3>
</font><font size=1 color=#5f5f5f face="sans-serif"><br>
To: </font><font size=1 face="sans-serif">Groupe
de travail pour la psychanalyse lacanienne <</font><a href="mailto:lutecium-group@lutecium.org"><font size=1 color=blue face="sans-serif"><u>lutecium-group@lutecium.org</u></font></a><font size=1 face="sans-serif">></font><font size=3>
</font><font size=1 color=#5f5f5f face="sans-serif"><br>
Date: </font><font size=1 face="sans-serif">23/07/2010
17:42</font><font size=3> </font><font size=1 color=#5f5f5f face="sans-serif"><br>
Subject: </font><font size=1 face="sans-serif">[Lutecium-group]
Re : RE : Imposture.</font><font size=3> </font><font size=1 color=#5f5f5f face="sans-serif"><br>
Sent by: </font><a href="mailto:lutecium-group-bounces@lutecium.org"><font size=1 color=blue face="sans-serif"><u>lutecium-group-bounces@lutecium.org</u></font></a><font size=3>
<br>
</font>
<hr noshade><font size=3><br>
<br>
</font><tt><font size=2><br>
lutecium-group: Ceci est un document du Groupe de Travail Lutecium.<br>
---</font></tt><font size=3 face="Arial">Bonjour,<br>
si je peux me permettre, et en remerciant Eliane Lehman pour le document,
pour peu qu'il soit juste, la phrase est incomplète, ce qui en change radicalement
le sens. Voici la citation, extraite dudit document :</font><font size=3><br>
</font><font size=3 face="Arial"><br>
"Le réel est à l’opposé extrême de notre pratique. C’est une idée
une idée limite de ce qui n’a pas de sens. Le sens est ce par quoi nous
opérons dans notre pratique : l’interprétation. Le réel est ce point de
fuite comme l’objet de la science (et non de la connaissance qui elle
est plus que critiquable) le réel c’est l’objet de la science.</font>
<br><font size=3 face="Arial"> </font><font size=3> </font>
<p><font size=3 face="Garamond">Notre pratique est une escroquerie, du
moins considérée à partir du moment où nous partons de ce point de fuite.
Notre pratique est une escroquerie..."</font><font size=3> </font><font size=3 face="Arial"><br>
<br>
Pour l'anecdote, en parlant de citations incomplètes, j'aime beaucoup celle
issues des toutes premières lignes du Discours de la Méthode, que je vous
livre :<br>
<br>
"Le bon sens est la chose du monde la mieux partagée" que nous
avons tous entendus, mais voici la citation complète :<br>
<br>
"Le bon sens est la chose du monde la mieux partagée ; car chacun
pense en être si bien pourvu, [ </font><a href="http://fr.wikisource.org/wiki/Page:%C5%92uvres_de_Descartes,_%C3%A9d._Cousin,_tome_I.djvu/124"><font size=3 color=blue face="Arial"><u>124</u></font></a><font size=3 face="Arial"> ]que
ceux même qui sont les plus difficiles à contenter en toute autre chose
n’ont point coutume d’en désirer plus qu’ils en ont."<br>
<br>
Je vous laisse méditer.<br>
<br>
Cordialement,</font><font size=3><br>
</font><font size=3 face="Arial"><br>
Nicolas-Spyridon SYNGUELAKIS</font><font size=3><br>
</font><font size=3 color=blue><u><br>
</u></font><a href=http://sandrinopolis.myminicity.com/ target=_blank><font size=3 color=blue face="Arial"><u>http://sandrinopolis.myminicity.com/</u></font></a><font size=3>
<br>
<br>
</font>
<p>
<hr><font size=2 face="Tahoma"><b>De :</b> JP Bienvenu <</font><a href=mailto:jpbienvenu@orange.fr><font size=2 color=blue face="Tahoma"><u>jpbienvenu@orange.fr</u></font></a><font size=2 face="Tahoma">><b><br>
À :</b> Groupe de travail pour la psychanalyse lacanienne <</font><a href="mailto:lutecium-group@lutecium.org"><font size=2 color=blue face="Tahoma"><u>lutecium-group@lutecium.org</u></font></a><font size=2 face="Tahoma">><b><br>
Envoyé le :</b> Sam 17 juillet 2010, 10h 42min 35s<b><br>
Objet :</b> [Lutecium-group] RE : Imposture.</font><font size=3 face="Roman"><br>
<br>
lutecium-group: Ceci est un document du Groupe de Travail Lutecium.<br>
--- </font><font size=3><br>
</font>
<p><font size=3>Je profite du thème proposé à la discussion pour formuler
— de biais — une demande et indiquer un article. </font>
<p><font size=3> </font>
<p><font size=3>1) J’ai lu quelque part que Lacan aurait déclaré le 26
janvier 1977 : "Notre pratique est une escroquerie. Bluffer, faire
ciller les gens, les éblouir avec des mots qui sont du chiqué, c’est quand
même ce qu’on appelle d’habitude du chiqué… Du point de vue éthique,
c’est intenable, notre profession… Il s’agit de savoir si oui ou non
Freud est un événement historique. […] Je crois qu’il a raté son coup.
C’est comme moi, dans très peu de temps, tout le monde s’en foutra de
la psychanalyse." </font>
<p><font size=3>Quelqu’un pourrait-il me donner des précisions sur la
référence exacte de cette déclaration et sur son contexte ? </font>
<p><font size=3> </font>
<p><font size=3>2) Pour info, cf. un article paru dans Libération le 16
juillet. </font>
<p><font size=3> </font>
<p><font size=3>JP B </font>
<p><font size=3>____________________ </font>
<p><font size=3> </font>
<p><font size=3>Libération, 16/07/2010 à 00h00 </font>
<p><font size=4 face="Times New Roman"><b>Encadrer la psychothérapie…
au profit de qui ?</b></font><font size=3> </font>
<p><font size=3> </font>
<p><font size=3>Par <b>ELISABETH ROUDINESCO</b> Historienne, directrice
de recherches, université Diderot, </font>
<p><font size=3><b>ROLAND GORI</b> Psychanalyste et professeur émérite
de l</font><font size=4 face="Roman">’</font><font size=3>université </font>
<p><font size=3> </font>
<p><font size=3>L</font><font size=4 face="Roman">’</font><font size=3>encadrement
législatif des pratiques professionnelles en psychiatrie et en psychologie
clinique semble procéder aujourd</font><font size=4 face="Roman">’</font><font size=3>hui
de choix idéologiques, sécuritaires et clientélistes, beaucoup plus que
d</font><font size=4 face="Roman">’</font><font size=3>un souci authentique
des patients. C</font><font size=4 face="Roman">’</font><font size=3>est
ce dont témoigne, tel un symptôme, la nouvelle réglementation de l</font><font size=4 face="Roman">’</font><font size=3>usage
du titre de psychothérapeute. </font>
<p><font size=3>L</font><font size=4 face="Roman">’</font><font size=3>article
52 de la loi du 9 août 2004, réglementant l</font><font size=4 face="Roman">’</font><font size=3>usage
du titre de psychothérapeute, affirmait la volonté de Bernard Accoyer (président
de l</font><font size=4 face="Roman">’</font><font size=3>Assemblée nationale)
de protéger le public des charlatans et des sectes en réservant l</font><font size=4 face="Roman">’</font><font size=3>accès
au titre de psychothérapeute aux médecins, aux psychologues et aux psychanalystes
régulièrement inscrits dans les annuaires de leurs associations. La loi
exigeait une formation en psychopathologie clinique pour tous les professionnels
voulant faire usage de ce titre. Outre la traditionnelle confusion dans
la loi entre </font><font size=4 face="Roman">« </font><font size=3>formation
à la pratique psychothérapique</font><font size=4 face="Roman"> »</font><font size=3>
et </font><font size=4 face="Roman">« </font><font size=3>psychopathologie</font><font size=4 face="Roman">
»</font><font size=3>, une seule annexe des récents décrets d</font><font size=4 face="Roman">’</font><font size=3>application
(décret n° 2010-534 du 20 mai 2010 relatif à l</font><font size=4 face="Roman">’</font><font size=3>usage
du titre de psychothérapeute) vient d</font><font size=4 face="Roman">’</font><font size=3>enterrer
la volonté politique de son promoteur en créant dans le champ de la santé
mentale une nouvelle profession à mi-chemin entre le psychologue clinicien
et le psychiatre. Le président Accoyer ne semble pas avoir pris la mesure
de l</font><font size=4 face="Roman">’</font><font size=3>instrumentalisation
de son projet de loi par le ministère de la Santé lorsqu</font><font size=4 face="Roman">’</font><font size=3>il
salue la parution des décrets d</font><font size=4 face="Roman">’</font><font size=3>application
en précisant que </font><font size=4 face="Times New Roman"><i>« </i></font><font size=3><i>cette
disposition ne concerne strictement en rien les psychiatres, les psychologues
cliniciens, ni la psychanalyse</i></font><font size=4 face="Times New Roman"><i>
»</i></font><font size=3> (AFP 25 mai 2010). C</font><font size=4 face="Roman">’</font><font size=3>est
faux. </font>
<p><font size=3>Cette annexe, petit codicille d</font><font size=4 face="Roman">’</font><font size=3>un
long processus d</font><font size=4 face="Roman">’</font><font size=3>échanges,
de débats et de négociations entre les pouvoirs publics et les professionnels,
crée un nouveau métier de santé et établit une hiérarchie arbitraire des
professionnels conduisant à une médicalisation abusive de la psychothérapie</font><font size=4 face="Roman">
:</font><font size=3> la dispense totale des suppléments de formation n</font><font size=4 face="Roman">’</font><font size=3>étant
accordée qu</font><font size=4 face="Roman">’</font><font size=3>au psychiatre,
promus modèle idéal du psychothérapeute. En outre, le décret inscrit les
conditions d</font><font size=4 face="Roman">’</font><font size=3>agrément
et de formation à la psychopathologie clinique dans un dispositif sanitaire
au sein duquel les présidents des agences régionales de santé auront un
pouvoir exorbitant. Les psychologues risquent ainsi de se retrouver tôt
ou tard paramédicalisés. Quant à la psychanalyse, elle se voit socialement
dévalorisée puisque les psychanalystes se trouvent fort mal lotis dans
la hiérarchie des dispenses en psychopathologie clinique. La formation
universitaire des masters de psychopathologie clinique aussi, puisque les
psychologues cliniciens devront obtenir des suppléments de formation nonobstant
les stages cliniques, les supervisions et les enseignements de psychopathologie
clinique qu</font><font size=4 face="Roman">’</font><font size=3>ils auront
déjà reçus auparavant. D</font><font size=4 face="Roman">’</font><font size=3>où
une dévalorisation de l</font><font size=4 face="Roman">’</font><font size=3>enseignement
universitaire. De même, la loi de 1985 conditionnant l</font><font size=4 face="Roman">’</font><font size=3>accès
à un titre unique de psychologue se trouve compromise par la subdivision
qu</font><font size=4 face="Roman">’</font><font size=3>établit l</font><font size=4 face="Roman">’</font><font size=3>annexe
du décret entre </font><font size=4 face="Roman">« </font><font size=3>psychologue
clinicien</font><font size=4 face="Roman"> »</font><font size=3> et </font><font size=4 face="Roman">«
</font><font size=3>psychologue non clinicien</font><font size=4 face="Roman">
»</font><font size=3>. </font>
<p><font size=3>Pour légitime que soit cette subdivision, elle constitue
une innovation administrative dont on peut se demander si elle n</font><font size=4 face="Roman">’</font><font size=3>excède
pas le champ défini par la loi de 2004. Accorder une dispense totale aux
seuls psychiatres en les posant en modèles de référence procède de l</font><font size=4 face="Roman">’</font><font size=3>ironie
lorsqu</font><font size=4 face="Roman">’</font><font size=3>on connaît
la normalisation sociale et épistémologique actuelle de leur formation</font><font size=4 face="Roman">
:</font><font size=3> à quelques exceptions près, la formation hospitalo-universitaire
en psychiatrie demeure sous l</font><font size=4 face="Roman">’</font><font size=3>ombre
portée des thérapies cognitivo-comportementales (TCC), des neurosciences
et du complexe industriel formé par le manuel diagnostique et statistique
des troubles mentaux (DSM) et les psychotropes. Tout se passe donc comme
si l</font><font size=4 face="Roman">’Éta</font><font size=3>t effectuait
un choix partisan parmi les experts de la communauté psy en toute ignorance
de cause. Dans ce contexte, les étudiants en psychologie et les psychologues
au chômage, stressés par la pénurie des emplois, seront tentés par ces
formations supplémentaires leur permettant d</font><font size=4 face="Roman">’</font><font size=3>obtenir
le titre de psychothérapeute, lequel est d</font><font size=4 face="Roman">’</font><font size=3>ores
et déjà retiré aux psychothérapeutes dont les écoles ont fleuri partout
dans le monde et qui n</font><font size=4 face="Roman">’</font><font size=3>ont
plus d</font><font size=4 face="Roman">’</font><font size=3>identité.
</font>
<p><font size=3>Les unités de formation et de recherche (UFR) de médecine
reprendront sans doute la main dans cette affaire. La privatisation des
formations universitaires et les frais d</font><font size=4 face="Roman">’</font><font size=3>inscription
à ces nouveaux diplômes risquent de s</font><font size=4 face="Roman">’</font><font size=3>accroître.
Les vrais perdants dans cette histoire seront alors les patients les plus
vulnérables et les plus démunis que le président Accoyer voulait justement
protéger. La médicalisation de la souffrance psychique vient de franchir
une nouvelle étape. La prétendue </font><font size=4 face="Roman">« </font><font size=3>protection
des patients</font><font size=4 face="Roman"> »</font><font size=3> sûrement
pas. </font>
<p><font size=3> </font>
<p><tt><font size=2>_______________________________________________<br>
A question? click </font></tt><a href="mailto:Help-Me@lutecium.org"><tt><font size=2 color=blue><u>Help-Me@lutecium.org</u></font></tt></a><tt><font size=2><br>
Lutecium-group mailing list</font></tt><tt><font size=2 color=blue><u><br>
</u></font></tt><a href="mailto:Lutecium-group@lutecium.org"><tt><font size=2 color=blue><u>Lutecium-group@lutecium.org</u></font></tt></a><font size=3 color=blue><u><br>
</u></font><a href="http://cerium.lutecium.org/cgi-bin/mailman/listinfo/lutecium-group"><tt><font size=2 color=blue><u>http://cerium.lutecium.org/cgi-bin/mailman/listinfo/lutecium-group</u></font></tt></a><font size=3><br>
</font><font size=2 face="sans-serif"><br>
<br>
<br>
<br>
</font><font size=3><br>
_______________________________________________<br>
A question? click </font><a href="mailto:Help-Me@lutecium.org"><font size=3 color=blue><u>Help-Me@lutecium.org</u></font></a><font size=3><br>
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</font></tt>
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<br>
<br>
</font>