Cette notion d'arrière-plan est très générale, et nous
vient probablement du théâtre et de l'opéra ;
l'arrière-plan est un décor commun, par construction,
à plusieurs scènes, dont on "hérite par
transparence" ; c'est un moyen économique de factoriser la mise
en scène et d'en prescrire des unités de sens.
Dans le domaine technique du multimédia, une grande partie des efforts conceptuels peuvent être considérés comme des tentatives de généraliser cette notion à des expressions comme le texte ou la musique, sans parler des programmes informatiques eux-mêmes.
Dans le champ politique, l'État entend être l'arrière-plan (le cadre d'interprétation) dont héritent nécessairement les actions humaines, par delà les interprétations locales, qui doivent demeurer contingentes.