Je me souviens, dit la nièce du Maître, que c'est mon père,
avec qui vous cultivez le lien de
beau-frère, le seigneur Shagua, qui m'offrit un jour un bracelet
magique. C'était un jour d'octobre. Nous allâmes quérir le
bracelet magique dans la rue où
les marchands ambulants font griller des pattes de poulet.
Mais les échoppes ne proposaient que des
bracelets destinés à être portés par un homme. Combien
j'aurais souhaité qu'une autre magie les transformât en modèles
féminins ! Mais mon père me dit :
« Peu importe qu'un
bracelet soit masculin ou féminin ; s'il indique la position du Soleil,
c'est un bon bracelet. De plus, tu pourras l'offrir à ton
jeune
frère, lorsque nous en aurons trouvé un autre à
ta convenance. »
Je fus en accord avec les paroles paternelles. Comme le seigneur Shagua souriait,
ce jour-là, en me regardant !
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