les interventions oniriques
Cochonfucius rêvait parfois qu'il assistait
à des interventions érudites.
Elles portaient sur
les significations opaques,
les outils ergonomiques,
les principes empiriques,
les conclusions optimistes,
les longues-vues curvilignes,
les illusions fugaces,
les recettes gastronomiques,
les gloses marginales,
les saucisses solipsistes,
les systèmes symboliques,
les cloportes aérodynamiques,
les fourchettes en matière plastique,
la tapette des cloches,
le dernier barde au monde,
les caribous tauromachiques,
les signatures nostalgiques,
les contorsions machiavéliques et
le Graal légendaire.
Même si, à son réveil, il s'en souvenait vaguement, cela ne lui servait pas beaucoup, mais
on en retrouve un écho dans le texte des
brèves chroniques qui sont impubliables,
et qui se présentent comme des âneries fondamentales, ou bien comme des
idioties primordiales, comprenant un atlas anecdotique, une licorne qui parle, douze animaux qui
échangent des idées, un inventaire de bibelots précieux, des explications
sur ce qui est ineffable, un échiquier milpodvashique, un pays mou, une mouche qui se pose sur le nez d'un promeneur,
des bestiaux invivables, une hybridation intempestive, des dames galantes et des seigneurs vaillants,
un pluvian géant, des mythes cosmogoniques, une ville impériale, une mangouste noire,
une lucidité divine et un pelgrane rouge. Vraiment, le pinard rend bavard.