Tu picolais avec les
antiques,
Yake Lakang payait tes coups mystiques.
Par ton gosier divin, vers ton ventre écumant,
Le pinard de
Cluny
ruisselle lentement.
Tu crois voir, de tes yeux tout emplis de nuages,
Que
vont au long de
plages,
Et
Leconte de Lisle,
au hasard des sept mers,
Laissant Cochonfucius gouverner de travers.
Ce sont les
de l'Ombre infranchissable
Qui picolent debout,
les deux pieds dans le sable.
Les vers
le soir, à pleins poumons,
Troublent les trois clients qui viennent de Clermont.
Leur voix est triste et morne, et monte et puis s'affaisse,
Un
surgit dans cette brume épaisse
Et fait monter plus haut les soupirs et les voix
Que pousse incessament cette troupe qui boit.
Tu picolais avec les
antiques,
Yake Lakang payait tes coups mystiques.
Puis il vient, il accourt, au ciel de
blanc,
aux belles mains, aux pieds étincelants.
Et tandis que, songeur, ton godet tu reposes,
Il attache au char bleu les
roses.
Vois ! Le pinard divin qui coûte peu d'argent,
Et les francs
à-demi surnageant,
Le comptoir où pour plaire entrelaçant leurs danses
Grimpent les additions en rapides cadences.
Par l'ivresse onduleuse et molle enveloppés,
Les
de leur sueur se voient trempés.
Pour franchir des sept cieux les larges intervalles,
Ils vont encourageant les
qui cavalent.
Au hasard des sept mers promenant sa langueur,
Le
soudain démontre sa vigueur.
Tu picolais avec les
antiques,
Yake Lakang payait tes coups mystiques.
Mieux que le
qui tourne au fond des cieux,
Tu montes,
par bonds victorieux.
Tu roules comme un dé,
source de l'Etre !
Le visible infini que ta splendeur pénètre,
En houles de lumière ardemment agité,
Palpite de ta force et de ta majesté.
Dans l'air flambant, immense, oh ! que ta cuite est belle
Qui te conduit au seuil de la Nuit éternelle !
Le
qui roule au bas du firmament,
Vers l'horizon sublime ondule largement
Pauvre
Ton corps vers une
noire
S'incline, vomissant sur sa robe de gloire.
L'Abîme te salue et s'ouvre devant toi.
Descends donc ce pinard et tu deviendras
Roi !
Tu picolais avec les
antiques,
Yake Lakang payait tes coups mystiques.
Noble
puissant, qui marches dans le ciel
À travers l'étendue et le temps éternel,
Toi qui bois le pinard d'un geste si robuste,
Toi qui baignes ton corps dans sa chaleur auguste,
Et sièges vers midi sur les brûlants sommets,
Vieux
entends-nous, et protège à jamais
Les buveurs du matin, les poivrots pacifiques
Qui picolent avec les
antiques !
Monter : sonnets
Descendre : millésime
Un érudit, cherchant un commentaire, vida dix-huit
godets préliminaires. Puis il choisit, à la fin, de se taire.
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