Eliza rencontre Mishima qui s'éventre, puis Jeanne au bûcher,
Roland à Roncevaux, Icare en chute libre, Villon la corde au cou
et Jules César s'effondrant sous les coups de poignard.
Pourquoi cet exercice de style ?
Nous le faisons pour illustrer (dans le cadre des
séminaires
STP), un
principe de distanciation systématique
dans les situations d'évaluation d'un dialogueur.
Voici en quoi il consiste. Si un humain, face à une
machine qui parle, se restreint à des propos qu'il peut tenir
sur son propre compte, il se prive de la possibilité
de mettre véritablement à l'épreuve son
pseudo-interlocuteur. Si au contraire il fait des choix de mise en scène,
il se donne une immense capacité de parcourir la gamme des
interactions possibles.
Pour sentir le ton systématiquement évasif ou désinvolte
d'Eliza, rien de tel que de l'exposer à des situations de
mort imminente. C'est tout simplement un petit travail d'acteur,
au service d'une meilleure intelligence du jeu de l'imitation
proposé par Turing.
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Jbb's note
on some
dialogues
between Eliza
and various tragical customers
Eliza meets Mishima disembowelling himself, Joan of Arc on the stake,
Count Roland under a huge black stone,
Icarus freefalling, François Villon hanging from a rope and
Caesar being hit by many a sharp blade.
Why this exercise in style ?
It is meant to illustrate our
principle of systematic distanciation when evaluating a chatterbot.
Let us outline it here. If a person meets a chatting machine and is restricted
to saying things applying to herself or himself, this person will
be deprived of any real power for testing the pseudo-speaker. Contrariwise,
if one is free to set the stage in various ways, one yields a huge
capacity to wander along the spectrum of possible interactions.
To actually feel the flippancy or evasiveness of Eliza,
nothing works better than having it face near-death situations.
In so doing, we perform the task of an actor, for a better understanding
of Turing's famous imitation game.
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