Le propre de l'homme est-il soluble dans la cognition ?

Dominique Lestel
pour STP, le 12 février 2002
à dix-huit heures en salle 015
MSH-Paris, 54 Boulevard Raspail



le propre de l'homme ? de quel point de vue ? Des travaux récents en éthologie et en psychologie comparée semblent remettre en question la plupart des critères cognitifs utilisés pour défendre l'idée d'un « propre de l'homme » : l'outil, le langage, la morale, la politique, la culture, etc. En vérité la plus grande confusion règne sur ce terrain dans l'esprit de la plupart des gens. D'un point de vue zoologique, ce n'est pas parce que l'homme n'est pas une espèce spéciale qu'elle n'est pas une espèce particulière. Et d'un point de vue culturel, il n'y a aucune raison de considérer que le point de vue zoologique est seul pertinent. Lestel défend donc l'idée selon laquelle loin de prouver la véracité de la remise en cause de toute distinction entre l'homme et l'animal, l'éthologie cognitive et la psychologie comparée cognitive montrent plutôt la nécessité de repenser les relations homme-animal et la place de l'humain dans le vivant. Cela est approfondi et développé dans les Actes.