[Lutecium-group] à l'attention des psy Belges
Frans Tassigny
frans.tassigny at gmail.com
Mon Sep 19 10:35:30 UTC 2005
Bonjour,
Après la tentative de médicalisation de la profession de psychologue de
l'es ministre Alvoet, voici les intentions de Delmotte.
la guerre des psy
De l'ordre sur la planète psy
Vincent Rocour
Mis en ligne le 15/09/2005
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Alors qu'un livre sur la psychanalyse suscite
la polémique, Rudy Demotte s'apprête à sortir la santé mentale de l'ombre.
Il va ainsi reconnaître la psychothérapie. Et réglementer sa pratique «pour
garantir la qualité».
frederic sablon
Pure coïncidence. Alors que la parution de l'ouvrage collectif «Le Livre
noir de la psychanalyse» suscite une vive polémique, le cabinet du ministre
de la Santé publique, Rudy Demotte (PS), met la dernière main à un projet de
loi visant à réglementer l'exercice des professions de santé mentale. Le
texte, qui a été rédigé avec la collaboration du député Yvan Mayeur (PS) et
de la sénatrice Annemie Van de Casteele (VLD) a fait l'objet de nombreuses
consultations. Il pourrait être soumis à l'ensemble du gouvernement au cours
du mois d'octobre.
L'objectif est double. Il s'agit d'abord de sortir la santé mentale de
l'ombre dans laquelle elle a été confinée. Jusqu'à présent, en effet, les
professionnels de ce secteur particulier de la santé -secteur en pleine
croissance- ne sont pas clairement reconnus comme des praticiens de l'art de
guérir. Pour les psychiatres et les psychologues, cela n'a jamais posé trop
de problème: leur diplôme -de médecine pour les uns, de psychologue pour les
autres- tenait lieu de reconnaissance. En revanche, pour les
psychothérapeutes (psychanalystes, comportementalistes, etc.), le flou est
de mise: pas de diplôme reconnu, pas de titre protégé, grande diversité des
courants. La psychothérapie, il est vrai, ne se laisse pas enfermer dans des
catégories rigides et a suscité -et peut susciter encore- des réticences
auprès des tenants de la médecine classique. Elle a pourtant pris une place
importante dans la société.
Le deuxième objectif poursuivi par Rudy Demotte, et ceci est la conséquence
de cela, est de réglementer l'exercice de la santé mentale. Comme il n'y a
pas de diplôme reconnu de psychothérapeute, il n'y a pas non plus de règles
d'accès. Tout le monde -n'importe qui, diront certains- peut se prétendre
psychothérapeute.
*«Il faut séparer le bon grain de l'ivraie, en écartant les
charlatans, *argumente
Rudy Demotte,* pour assurer aux citoyens une qualité de soins qui ne peut
être garantie aujourd'hui.»*
*Accès réglementé*
Concrètement, trois catégories de professions de la santé mentale seront
reconnues pour la pratique autonome: les professions médicales (psychiatres,
neuropsychiatres ou pédopsychiatres), les professions de psychologie
clinique (psychologues cliniques ou sexologues) et les professions de
psychothérapie (psychanalystes, comportementalistes, etc.).
La reconnaissance des praticiens appartenant aux deux premières catégories
va de soi: leur diplôme suffit. C'est pour être reconnu psychothérapeute que
des critères sont établis. Le praticien devra ainsi être titulaire d'un
diplôme universitaire ou d'un diplôme donnant lieu à une reconnaissance
comme assistant de santé mentale (logopèdes, assistants sociaux, etc.). Il
devra, en outre, avoir suivi une formation organisée par une association
reconnue et avoir été jugé apte à l'exercice de la psychothérapie par une
organisation professionnelle -* «laquelle s'assure de l'accomplissement
d'une psychothérapie personnelle à visée didactique».*
Les personnes qui ne répondent pas à ces conditions ne pourraient ni exercer
une profession de la santé mentale ni faire usage d'un titre quelconque. Le
texte précise toutefois que les autres professionnels de l'art de guérir -un
médecin généraliste, par exemple- ne serait pas exclu du champ de la santé
mentale: ils pourront continuer à prescrire des antidépresseurs.
Un «Conseil supérieur des pratiques relatives à la santé mentale» serait,
par ailleurs, institué. Il aurait pour mission d'éclairer le ministre dans
l'élaboration de sa politique, de rédiger des règles générales de
déontologie et de gérer les demandes ou les retraits d'agrément.
(c) La Libre Belgique 2005
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pour info
cordial
frans tassigny
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