[Lutecium-group] au nom de Joyce et au nom de Zola

claudecostiou at free.fr claudecostiou at free.fr
Sat Apr 1 14:27:23 UTC 2006


La fleur.

Plus tu t’éloignes de la bordure du quai et moins vive la sensation triste,
accomplie fatale de cet acte qui n’en finit jamais de commencer à poindre dans
l’océan de tes yeux mouillés.
Sourire alors par défiance à l’infortuné présage à toujours réagir et ne pas
mourir.
Pourquoi l’horizon céleste balaie les méandres colorés de la pluie à peine
menaçante ?
Afin de soustraire à l’envie tiraillant de regarder l’objet plaisant, celui de
rester face au souvenir de l’avoir exploré.
Viendra ensuite la nuit iconoclaste aux mille interrogations des particules
vibrantes à l’unisson de ton cri intérieur.
Tu ne veux plus te défaire de tes idées moelleuses, consummées à peine par l’air
du champ frais où apparaissent les fleurs de la renommée. Mais parmi elles,
unique et soignée, la fleur sans âme car dévoilée, imprégnée, ensoleillée aux
pétales d’esprit pétillant au cauchemard.le concert de ce soir est lyrique par
la beauté des cors en symbiose de cordes tremblantes au diapason de la subtile
harmonie de produire non le son mais l’idée incongrue qu’il n’entend que le
silence et son rythme assouvi.
Il conquiert la félicité bleue et exalte jasmin au demeurant des étendues
d’argent secret du bruit fortuit.
La caresse n’est pas le lieu de son origine, elle est la sincérité de son régime
adipeux et vouloir chuchoter : « Miroir, qui es tu en mon absence lorsque je
suis en face de toi ? »
La douceur perdue d’une banalité accompagnée de sauces tendues aux extrémités
des bords métaphoriques mais contiguës.
L’instant d’après, il demeure intact, placide, les yeux remplis de rêve, jamais
les mêmes ni étranges, une vie quoi qui se dessine comme elle se prolonge en
des axes arborisés et poussant la destinée de revenir à la beauté insoluble de
tout corps coagulé. Tu te glisses en moi par le pavillon de l’oreille afin
d’accéder à la flore éblouissante, bavante de ta bouche surprise de sanglots et
de sourires confus ;
Tout est dit au fond des temps, il attend encore, le dire à nouveau ou plutôt le
susurrer du coin de la langue vers l’insatiable mesure de toute chose en
perspective de ne pas être comme perçu mais demeurant et inchangée.
« Où es tu, double sens de l’injonction à ne rien demander » car d’instinct tu
te protéges des lourdeurs insignifiantes pour lester les majestueuses humeurs
béantes.
Et la fleur s’ouvre

Claude Costiou

Selon Liliane Fainsilber <Liliane.Fainsilber at wanadoo.fr>:

> lutecium-group: Document interne au Groupe de Travail Lutecium.
> Ne doit pas etre diffuse hors du groupe.
> ---
> Bonjour à tous,
>
> comme je ne risque pas de tomber à côté de la discussion, je vous propose un
> début de travail sur Emile Zola. je l'ai appelé  "Au nom des poètes". Ceci
> pour démontrer qu'il n'y avait pas que James Joyce qui voulait monter en
> épingle son nom propre. Zola aussi, mais chacun à leur façon. Façon
> d'amorcer comment le symptôme essaie de remédier tant bien que mal aux
> insuffisances de la métaphore paternelle.
>
> Je l'ai mis sur le livre bleu de la psychanalyse :
> http://psychanalyse.canalblog.com/archives/2006/03/31/index.html
>
> Amicalement. Liliane.
>
>
>
> _______________________________________________
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