[Lutecium-group] hommages collatéraux
harry haller
haller900 at hotmail.com
Fri Aug 11 15:37:42 UTC 2006
Cher MR,
Au moment où vous m'expliquez que le racisme est une problèmatique qui nous
leurre, vous posez dez questions que je trouve étrangement peu rassurantes
dans le sens où elles tendent à nous faire croire que la dictature est
consubstancielle à la culture arabe. J'en suis issue et ne crois pas que ces
gens qui font leurs prières pacifiquement sont osbcurantistes. Ils souffrent
de l'image de plus en plus négative qui est véhiculée sans qu'eux les
majoritaires tranquilles n'apparaissent quelquepart. Je ne me sens pas prêt
à bannir les livres qui ont aussi fait l'intelligence de nos civilisations.
Même si je ne suis pas croyant, j'aime l'esprit des églises, l'art qui
dénote une métaphysique. Leursportes sont plus ouvertes que nos musées.
La pulsion de mort...Ah oui sans doute. Mais justement quand je parlais de
Lacan et de son propos sur le racisme, je voulais éviter le conceptuel, le
diagnostique psychanalo-anthropologique. On peut aussi dire que les rites
religieux font de ces personnes de terribles obsessionnels, mais ça n'est
qu'un diagnostic: ça ne sert qu'à ne pas écouter.
C'est que l'avantage de la question du racisme tel que Lacan la pose permet
de s'interroger sois-même, une sorte de remaniement subjectif que ne permet
pas la pulsion de mort qui est "toujours là".
Pour lui prevenir, en guise d'adieu, ses élèves de la montée du racisme me
laisse croire que cette question devenait fondamentale. Lacan la met en
corrélation avec la question de l'Autre absolue, celui qui situe notre
jouissance. Il dit même du racisme que c'est "une façon de dramatiser cette
autre qui est là". Cela me parle plus, cette phrase me donne même l'occasion
de me demander si par hasard il n'y aurait pas quelque chose dans l'air qui
aurait à voir avec l'Autre toujours là mais qu'on ne tient plus à supporter
en tant qu'il encombre sans que je puisse en saisir les motifs.
Alors voila, vous comprenez qu'il s'agissait d'une certaine façon
d'interroger le désir d'être ensemble et ne pas trop essayer de me leurrer
avec une image trop flatteuse de ma personne: lutter contre l'obscurantisme
(c'est beau ça).
En revanche, je vois chez les personnes dites non-croyantes (c'est ainsi que
je me définie), une tentation d'en finir avec la religion. C'est la
génération Onfray. Là-dessus, je pense un peu comme Lacan quand on lui parle
de la répression et qu'il lance que si elle n'existait pas, il faudrait
l'inventer.
Et quant à l'avenir de l'illusion religieuse, je ne me sens pas non plus à
l'abris de l'illusion d'avoir un moi intègre..
Cordialement
Gharib
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