[Lutecium-group] RE : Sur l'agressivité en psychanalyse et son extension dans le champ du politique
franck manuel
franckmanueli at yahoo.fr
Fri Aug 25 14:02:07 UTC 2006
Prendre au sérieux ce dire que non ne
ligote pas, mais de ma position à moi, j'ai à
répondre.
Je trouve cela tres bien , je voulais dire super ;
cela ne vous a t il pas grise ? agir , physiquement
dans ce bourbier appele ecole .
Franck
--- Violaine Clement <violaine.clement at co-perolles.ch>
a écrit :
> lutecium-group: Document interne au Groupe de
> Travail Lutecium.
> Ne doit pas etre diffuse hors du groupe.
> ---
> Chère Liliane,
> Chère Catherine,
>
> Votre débat est très intéressant, et j'ai un exemple
> institutionnel à
> vous soumettre.
>
> C'est aujourd'hui dans l'école où je travaille la
> rentrée scolaire. Ce
> matin donc, une élève est annoncée absente, et sa
> mère, appelée, est
> surprise, car elle l'a envoyée à l'école.
>
> Cette élève de 15 ans refuse absolument d'entrer en
> classe. Sa
> meilleure amie est partie dans une autre école, elle
> est certaine que
> personne ne l'aime, et ne veut pas rester ici. Le
> directeur la reçoit,
> elle et sa mère : elle reconnaît qu'elle n'aime pas
> non plus les autres
> élèves, elle pleure dans les bras de sa mère, son
> non est catégorique.
> Je la reçois donc à la demande du directeur, et,
> après un entretien au
> cours duquel, en présence de sa mère, elle
> m'explique ses peurs, et son
> refus, je lui propose d'aller avec elle dans la
> classe et de dire à ses
> camarades qu'elle a peur d'eux. Surprise, elle
> accepte, mais au moment
> d'agir, elle revient à sa position de refus. Jouant
> sur le malentendu,
> je me rends vers la classe, elle me suit, et comme
> elle ne veut pas
> entrer, je lui propose de rester devant la classe,
> et d'écouter ce que
> je vais dire à ses camarades. Ceux-ci sont
> évidemment surpris
> d'entendre qu'ils puissent faire peur. Ils jouent le
> jeu, et lorsque
> l'une des élèves me dit qu'elle qu'elle voudrait
> bien que sa copine les
> rejoigne, je lui propose d'aller le lui dire
> elle-même. Elle sort.
> L'élève persiste dans son refus.
>
> En fin de matinée, une des élèves de la classe est
> venue chercher sa
> copine, j'espère que cet après-midi, elles
> reviendront ensemble.
>
> Il me semble que d'entendre ce que dit cette élève
> lorsqu'elle refuse
> de venir en classe, c'est d'accepter qu'il y ait là
> émergence d'un
> sujet. C'est donc une position d'analyste. Il s'agit
> de dire : oui, tu
> as peur d'entre en classe. Toutefois, rien ne
> m'interdit d'y aller de
> mon désir que cette jeune fille rejoigne ses
> camarades, ce qu'elle
> accepte lorsqu'elle me voit décidée. En fin de
> matinée, elle écrit :
> "On est allé à notre (elle trace ce terme) classe de
> -----, elle leur a
> parlé de moi de mes peurs puis x...... est arrivée,
> on a parlé un peu,
> ça m'a fait du bien ! Pour après-midi, j'ai encore
> un peu peur.
> J'espère que ça va aller bien." Prendre au sérieux
> ce dire que non ne
> ligote pas, mais de ma position à moi, j'ai à
> répondre.
>
> Qu'en pensez-vous ?
>
> Violaine Clément
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