[Lutecium-group] Re : Jacques-Alain Miller tente la justification

olivierboumendil at aol.com olivierboumendil at aol.com
Sat Jan 21 01:52:41 UTC 2006


 
 
A tout vouloir gagner on finit par rtout perdre !
Secte prétentieuse, obscurantiste ... pédante comme JAM.
L'ecf est l'association la plus fausse que 1901 ait porté.
Miller n'est qu'un vulgaire escroc, ses créations et ses élèves avec  lui.
Qu'on les foute où ils le mérite !
Je peux développer si çà en intéresse.
OB
 
Dans un e-mail daté du 21/01/2006 02:37:50 Paris, Madrid,  
collet.chantal at 9online.fr a écrit :

lutecium-group: Document interne au Groupe de Travail Lutecium.
Ne  doit pas etre diffuse hors du groupe.
---


Au secours ! ... C'est  argumenté avec du vent qui passe à travers de mots
creux.

J.A Miller  est sans doute un bon psychanalyste ... Cependant, cette prose ne
me   convainc en rien.


PS. Il est ou il fut ? Je l'espère pour ses  patients.  Que d'énergie pour
rien à vouloir être tout  !
Ch.


Le 20/01/06 21:31, « Violaine Clement »  <violaine.clement at co-perolles.ch> a
écrit :

>  lutecium-group: Document interne au Groupe de Travail Lutecium.
> Ne  doit pas etre diffuse hors du groupe.
> ---
> 
>  Jacques-Alain Miller au Journal Le Monde
>  ____________________
>    
> Jacques-Alain Miller  répond au texte d¹André Green (« Le Monde des
> livres » du 6  janvier)
> 
> Lacan, pour de vrai
> Jacques-Alain  Miller
> 
> Le Monde des livres » daté du 6 janvier publie dans sa  page Forum un
> texte ainsi présenté au lecteur : « André Green dénonce  la place
> accordée aux disciples de Jacques Lacan dans les débats  actuels. » Ce
> document appelle plusieurs remarques de ma part. La  première porte sur
> l¹intitulé : « Un mythe : la psychanalyse française  ».
> « Un mythe », j¹en suis bien aise, mais ce mythe, d¹où vient-il ?  Si
> mythe il y a, il fut entretenu, des années durant, par ce  que
> j¹appelais naguère « une petite camarilla », dont les membres  avaient
> su persuader leurs collègues de l¹étranger qu¹il existait à  Paris
> quelque chose comme une Ecole française de psychanalyse, où ils  étaient
> tous avec Lacan. Mais lui étant hard, dur à avaler, eux se  présentaient
> comme Coca Light, si je puis dire, promettant d¹être de  bien meilleure
> compagnie. Dès que l¹on se mit à étudier Lacan pour de  bon à New York
> comme à Buenos Aires, les actions de la prétendue Ecole  française
> chutèrent d¹autant (voir ma « Lettre claire comme le jour »,  du 9
> septembre 2001, reprise dans Lettres à l¹opinion éclairée,  Seuil,
> 2002). On comprendra donc que ce soit sans déplaisir que je  voie l¹un
> des plus gros actionnaires de cette entreprise si équivoque  déclarer
> enfin sa banqueroute.
>   2. Fort de cette  déconfiture, voici maintenant que notre compère met
> en circulation des  titres mirobolants, « psychanalystes
> lacano-millériens », «  institutions milléro-lacaniennes », « lacanisme
> millérien » : sont-ils  mieux gagés? Il est vrai que je fus un
> bâtisseur, et que je n¹aurai  pas créé moins de sept Ecoles de par le
> monde, plus une, l¹Association  mondiale de psychanalyse (AMP), qui
> compte aujourd¹hui plus de mille  membres. Mais ces institutions, je
> n¹en dirige plus aucune. De même,  si je crois avoir agi selon
> l¹impulsion reçue de Lacan, ce fut sans  prétendre parler en son nom, ni
> non plus placer mon nom au rang du  sien. 3. Enfin, je retrouve M. Green
> tel que je l¹avais déjà  rencontré, il y a bien longtemps, dans Le Monde
> (10 février 1990). Je  l¹avais alors épinglé de ce trait (22 février) :
> « Donnant à voir sur  tous les tréteaux le spectacle d¹une douleur et
> d¹une rage enflammées  par l¹impuissance. » Nous en sommes toujours là.
> Ou plutôt, non, nous  n¹en sommes plus là. Tandis que M. G. persévère à
> qui mieux mieux dans  le ton et dans les manières qui lui sont propres
> et dont nous ne lui  disputerons pas le privilège, tout a changé
> alentour. En 1990, nous  avions encore tout
>   loisir de délibérer entre nous sur le  mystérieux Meccano né d¹un songe
> de
>   Serge  Leclaire, cette « Instance ordinale des psychanalystes » dont
>  malheureusement rien ne sortit. Avec le XXIe siècle, finie la  rigolade.
> La
>   psychanalyse vient d¹essuyer coup sur  coup trois attentats qui ne
> l¹ont pas
>   laissée tout  à fait indemne :
>   ­ en 2003, ce fut le fameux «  amendement Accoyer », qui bénéficia en
> première lecture d¹un vote  unanime de l¹Assemblée nationale ;
>   ­ 2004 vit la  publication du rapport dit de l¹Inserm, classant la
>  psychanalyse
>   bonne dernière à l¹issue d¹une course  d¹obstacles digne du Chapelier
> fou ;
>   ­ 2005  enfin : à la rentrée de septembre, surmédiatisation d¹un
> ouvrage aussi  obèse qu¹obscène, Le Livre noir de la psychanalyse (Les
>  Arènes).
>   Qui mène le bal ? Ce sont les nouveaux «  Messieurs les Ronds-de-cuir
> », excités, enivrés par les fabuleuses  capacités de stockage de
> l¹information dont ils disposent désormais.  Ils ont de plus une idée
> bien arrêtée sur ce que doit devenir notre  monde « psy », à savoir ce
> qu¹il est au Québec : standardisation des  traitements, formatage des
> formations, déqualifications des  opérateurs, quantification des
> résultats, surveillance et évaluation à  tous les étages. Résultat
> espéré : un Panopticon speedé fonctionnant  au rabais. Si ce n¹est pas
> déjà chose faite en France, si ça grince,  si ça coince, si ça chauffe,
> si ça menace incessamment d¹exploser, à  quoi, à qui le devons-nous ?
> D¹abord, à une poignée d¹éclaireurs, gens  de plume et de pensée, gens
> du livre. L¹unanimité de l¹Assemblée ne  les intimidait pas. Ils surent,
> de leur faiblesse même, stimuler les  médias, émouvoir l¹opinion, et
> toucher jusqu¹à des princes de notre  République. Et voici que, deux ans
> après la première bataille, notre  embusqué sort de dessous la table.
> Est-ce pour se joindre au combat ?  Stigmatiser avec nous Inserm et
> Livre noir ? Point du tout : c¹est  pour vilipender justement les
> premiers éclaireurs, le premier renfort,  les « Sollers, Milner,
> Bernard-Henri Lévy, vedettes ovationnées par le  public, qui ne se
> posent pas la moindre question sur leur  qualification à se prononcer
> sur le problème ». Eh bien, c¹est le  contraire qui est vrai. Il se
> trouve que chacun a tenu à dire très  précisément le pourquoi de sa
> présence et de son action aux « Forums  des psys ». Puisque nous sommes
> ici, et non par hasard, au « Monde des  livres », on me permettra de
> renvoyer à leurs ouvrages publiés l¹an  dernier : ce sont les opuscules
> de Sollers, Lacan même  ;
>   de Milner, La Politique des choses ; et de Roudinesco,  Pourquoi tant
> de haine ?
> (tous les trois chez Navarin,  diffusion Seuil) ; ce sont, dans le
> recueil Récidives de Bernard-Henri  Lévy (Grasset), les pages sur « Une
> charte pour la psychanalyse » ;  et, pour faire bonne mesure, c¹est
> aussi le Pour  Sigmund
>   Freud, de Catherine Clément (éd. Mengès). Ah, mon  Dieu ! J¹y songe, M.
> G. n¹a pas fini de souffrir. On trouvera en  librairie ce mois-ci le
> dernier numéro de La Règle du jeu, la revue de  BHL. On verra ce qu¹est
> devenue la petite bande d¹il y a deux ans,  comme elle s¹est fortifiée.
> On compte maintenant 87 signatures,  d¹autant plus précieuses qu¹elles
> ne s¹alignent pas au bas d¹un  manifeste ou d¹une pétition. Non, c¹est
> en haut que vous les  trouverez, en haut du texte composé par chacun, en
> son nom propre,  pour dire le rapport qu¹il entretient avec la chose
> analytique. Qui  sont-ils ? Dans une joyeuse bousculade alphabétique :
> Isabelle Adjani  et Laure Adler, Tahar Ben Jelloun et Roland Castro,
> Madeleine Chapsal  et Catherine David, Renaud Dutreil et Viviane
> Forrester, Marc Lambron  et Michèle Manceaux, Alain Minc et Christine
> Orban, Erik Orsenna et  Marie-France Pisier, Bertrand Poirot-Delpech et
> Bettina Rheims, Guy de  Rothschild et Jean-Jacques Schuhl, Maren Sell et
> Anne Sinclair,  Jean-Pierre Sueur et Maurice Szafran, Jean-Didier
> Vincent, d¹autres  encore, et les derniers peut-être des poèmes
> d¹Arrabal. Laurent  Joffrin, du Nouvel Observateur, nous fait assister à
> la gestation du  cruel « Faut-il en finir avec la psychanalyse ? », qui
>  fit
>   des remous en septembre dernier. Quant aux gens de  métier, les
> praticiens, qui sont ici une petite moitié, ils se sont  pliés à un
> exercice inédit en dehors des écoles d¹orientation  lacanienne : dire du
> mieux possible le souvenir qu¹ils conservent de  leur analyse à eux. Si,
> au vu de ces noms, l¹on m¹objecte que « Rasius  et Baldus font honneur à
> la France », etc. (Les Femmes savantes, IV,  3), je dirai que l¹on se
> doit de jouer Clitandre quand on tombe sur  Trissotin. « Les yeux et les
> dons de la cour » existent toujours :  c¹est l¹oeil des médias et c¹est
> le don des Names (noms fameux,  célèbres). Et en 2006 ? Quelle bataille
> pour quel enjeu ? M. Philippe  Douste-Blazy, quand il était ministre de
> la santé, s¹était gardé de  faire rédiger les embarrassants décrets
> d¹application d¹une loi  particulièrement mal bâtie concernant le titre
> de psychothérapeute. M.  Xavier Bertrand, son successeur, aura-t-il la
> même sagesse ? Ou  voudra-t-il donner un aliment au feu qui couve ? Nous
>  le
>   saurons très vite.
>    
>  Jacques-Alain Miller est psychanalyste
>   et directeur du  département de
>   psychanalyse de l¹université  Paris-VIII.
> 
> (From ³Le Monde des Livres², vendredi 20 janvier  2006)
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Dr Olivier BOUMENDIL
Clinical Project  Manager
Guerbet
BP57400
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Tel 01 45 91 50  19
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Fax 01 45 91 76  77

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