[Lutecium-group] le principe du plaisir superflu de Juliette
BdF
bdf at deflorence.com
Sun Mar 19 12:36:11 UTC 2006
JF,
Il y a correspondance à 100% entre la notion freudienne de pulsion de
vie/mort et la physique newtonienne, qui est aussi la physique qui
s'enseignait du temps de Freud.
Il s'agit du principe d'homéostasie ou d'équilibre: tout système energétique
tend à rester en son état, à moins qu'une force extérieure agisse dessus.
Lorsque cette force cesse d'agir, le système tend à revenir à son état
antérieur.
Ce postulat est implicite dans la formulation Freudienne du principe de
Pv/Pm: l'organique (la vie) étant issu de l'inorganique, il ne peut que
retourner à son état antérieur, l'inorganique (la mort). La vie est donc la
"force extérieure" qui agit sur l'inorganique. Ou bien elle est le chemin
détourné et tortueux par lequel l'organique retourne à son etat antérieur.
La même correspondance est présente dans la notion de principe de plaisir.
Le niveau énergétique "naturel" du psychisme est celui où rien n'agit sur
lui. État quiescent. Une force extérieure agit sur lui (exogène ou
endogène). Son niveau énergetique augmente. Pour retourner à son état
antérieur (quiescence ou "làche moi les baskets"), il faut qu'il y ait
décharge du surplus d'énergie (par action motrice, par exemple). Les
particules atomiques se comportent exactement de la même manière.
Pour les cellules. C'est un peux différent. Si elles meurent, elles sont
aussi constamment remplacées, par reproduction. Or, le processus de
reproduction est entachée d'une imperfection: le racourcissement des
télomères (le bout des chromosomes). Chaque génération de cellules est donc
un petit peu moins parfaite que la précédente.
Le principe d'entropie concerne la distribution de l'énergie d'un système
énergétique (Cf le second principe de la thermodynamique). Plus cette
énergie est répartie, moin est le travail (au sens physique) qu'on peut en
tirer. Même si ce principe a été utilise par la théorie de l'information
(Shannon), il apparait douteux qu'on puisse l'appliquer à d'autres
phénomènes que celui de travail.
Il y a entropie maximale lorsque toute l'énergie d'un système est repartie
de manière égale, c'est à dire lorsqu'il y a ordre maximal. Exemple: toutes
les particules atomiques fondamentales réparties de manière equidistantes.
Donc pas combinaisons possibles, pas d'électrons, pas de protons, etc...
Donc pas d'atomes (de carbone ou autres), donc pas d'amino acides, donc pas
de molécules, donc pas de vie telle que nous la connaissons. La vie donc,
nait du désordre, et non de l'ordre. Cette affirmation est cependant déjà
une interpolation, et non un postulat mathematique.
Voici pour ce dimanche (londonien) tranquille.
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BdF
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-----Original Message-----
From: lutecium-group-bounces at lutecium.org
[mailto:lutecium-group-bounces at lutecium.org] On Behalf Of Jean-francois
Doucet
Sent: 19 March 2006 07:20
To: Liliane Fainsilber; Groupe de travail pour la psychanalyse lacanienne
Subject: Re: [Lutecium-group] le principe du plaisir superflu de Juliette
lutecium-group: Document interne au Groupe de Travail Lutecium.
Ne doit pas etre diffuse hors du groupe.
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Je viens de lire votre texte,chère Liliane, le premier sur le principe de
plaisir superflu. Vous écrivez :
"Mais il existe un au-delà du principe de plaisir, cest ce que Freud a
appelé la pulsion de mort. Il existe un antagonisme, une lutte sans cesse
renouvelée entre les pulsions de vie et les pulsions de mort. Le désir des
hommes de se faire sans cesse la guerre, dun bout à lautre de la planète,
en témoigne.
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