[Lutecium-group] Pour info, manifestation
bettonville
rbettonville at skynet.be
Fri Oct 20 20:44:23 UTC 2006
"La scientologie dans mon mail" par Raymond Bettonville
jplabrezdoc at tele2.fr vers jpladrezedoc at aol.com
"Bonjour,
Je souhaitais vous donner quelques nouvelles concernant nos actions.
Ainsi que je vous l'avais communiqué, j'ai participé le 27 juin dernier, à
l'invitation de la CCDH (Commission des Citoyens pour les Droits de l'Homme)
à un colloque européen dont le thème était: "Le retour de la psychiatrie
répressive. Les enfants en danger".
Vous trouverez ci-joint le résumé de mon intervention. Vous pouvez également
demander auprès de la CCDH le document de synthèse incluant les résumés de
chaque intervention. (http://www.blogger.com/. Leur indiquer dans votre mail
que vous êtes membre du Collectif et merci de me mettre également en
destinataire afin que je puisse savoir qui a demandé ce document et
m'assurer qu'il vous a été rapidement adressé).
Ainsi que vous le savez, quelques jours plus tard, le Ministre de
l'intérieur annonçait le retrait des dispositions relatives au dépistage du
trouble des conduites chez l'enfant et l'adolescent dans le cadre de son
plan de prévention de la délinquance. Le danger n'est pas définitivement
écarté puisque selon ses dires, ces dispositions pourraient réapparaître
dans un projet de loi relatif à la protection de l'enfance. D'où la
nécessité de rester extrêmement vigilants.
Par ailleurs, je viens de saisir une nouvelle fois le Ministre de la santé
au sujet de la prescription de psychotropes aux enfants (Ritaline et
antidépresseurs. Courrier ci-joint) et vous tiendrai au courant de sa
réponse. Ainsi que je vous l'avais déjà communiqué, une dizaine de députés
avait, à notre demande et sur la base des informations que nous leur avions
fournies, déjà interpellé le Ministre au sujet de la prescription de
Ritaline.
Enfin, je souhaiterais que vous notiez dès à présent une date importante sur
vos agendas: le samedi 4 novembre prochain. Nous organiserons en effet avec
la CCDH et d'autres associations, une grande marche dans Paris. Nous
mettrons ainsi nos concitoyens en garde contre l'avènement programmé du
"meilleur des mondes" où, toujours en fonction de sa vision biologisante,
déterministe et normative de l'humain, la psychiatrie déterminera le normal
et le déviant, cautionnera scientifiquement une politique d'hygiène sociale,
répressive et s'appuira sur son allié, l'industrie pharmaceutique, pour
"normaliser" les comportements.
Il est important que nous réaffirmions, tous ensemble, notre refus de ce
modèle de société !
Bien cordialement.
Dr LABREZE"
Je n'avais rien demandé et je suis en plein dans l'impact social et
inhumaine de la scientologie...
"Il y a un an de cela, à l'invitation de la CCDH, j'avais eu l'opportunité
de critiquer le rapport de l'INSERM (Dépistage et prévention des troubles
mentaux chez l'enfant et l'adolescent. 2002) en montrant que ce rapport s'inscrivait
très précisément dans ce courant de psychiatrie biologique que le Collectif
récuse. Je n'ai eu de cesse, depuis lors, au nom du Collectif, de dénoncer
le danger majeur que cette vision biologisante, déterministe et normative
faisait peser sur nos enfants.
Dans un rapport récent (Trouble des conduites chez l'enfant et l'adolescent.
2005), l'INSERM enfonce le clou et souligne à nouveau l'urgence d'une action
coordonnée de la part de tous ceux qui refusent l'avènement du « meilleur
des mondes » dans lequel la psychiatrie déterminera le normal et le déviant
et où l'industrie pharmaceutique fournira l'arsenal thérapeutique visant à
normaliser les comportements.
Sur la base de ce rapport, Mr SARKOZY s'apprête à mettre en place, dans le
cadre de son programme de prévention de la délinquance, une détection
précoce du « trouble des conduites » chez l'enfant, trouble censé annoncer
une évolution vers la délinquance.
Ainsi que le précise l'INSERM, le trouble des conduites (TDC) s'exprime chez
l'enfant et l'adolescent par une palette de comportements très divers qui
vont des crises de colère et de désobéissance répétées de l'enfant difficile
aux agressions graves comme le viol, les coups et blessures et le vol du
délinquant. Sa caractéristique majeure est une atteinte aux droits d'autrui
et aux normes sociales.
Soulignons immédiatement ici le caractère choquant d'une telle définition.
La définition d'un trouble ou d'une maladie implique un écart par rapport à
la règle biologique ou au fonctionnement normal de l'être humain en dehors
de toute connotation culturelle. Le trouble des conduites ainsi défini
laisse le champ libre à l'intervention d'une psychiatrie répressive, outil
politique au service d'un régime engagé dans un programme d'hygiène sociale,
sous prétexte, mensonge et hypocrisie suprêmes, d'une intervention d'ordre
médical. Souvenons nous du sort réservé par la psychiatrie aux milliers de
« schizophrènes oppositionnels » dans l'ex Union Soviétique !
Dans le cadre de la mise en ouvre de ce plan, les professionnels seront
ainsi invités à repérer des facteurs de risque prénataux et périnataux
(génétiques, environnementaux et liés au tempérament ou à la personnalité).
Sont ainsi évoqués, pour des jeunes enfants, « des traits de caractère tels
que la froideur affective, la tendance à la manipulation, le cynisme ».
Devant ces symptômes, les enfants dépistés seront ensuite soumis à une
batterie de tests élaborés sur la base des théories de neuropsychologie
comportementaliste qui permettront de repérer tout écart par rapport à une
norme établie selon les critères de la littérature anglo-saxonne, totalement
inféodée à l'industrie pharmaceutique.
Le caractère éminemment subjectif et arbitraire de ces critères, qui
souligne une fois de plus l'absence totale de rigueur scientifique de la
part de cette discipline, ouvre la porte à toutes les dérives. Le champ du
normal pouvant être rétréci à volonté, des dizaines de milliers d'enfants
seront, n'en doutons pas, happés par un système qui leur portera préjudice
bien plus sûrement que je ne sais quel pseudo-trouble mental. En effet,
selon un implacable principe de linéarité, chaque comportement s'écartant de
cette norme sera susceptible de traduire l'existence d'une personnalité
pathologique qu'il conviendra de neutraliser au plus tôt par une série de
mesures associant rééducation et psychothérapie. Dès l'âge de 6 ans, comme
préconisé dans le rapport, l'administration de drogues anti-agressivité
(neuroleptiques, psychostimulants ou thymorégulateurs) devrait permettre de
normaliser le comportement des plus récalcitrants !
Par ailleurs, on ne peut manquer de souligner que ce rapport participe d'un
raisonnement de toute évidence erroné. Que certains comportements soient
source de difficulté pour l'enfant et éventuellement son entourage et
traduisent un réel mal-être, voire un problème de santé, j'en conviens
tout-à-fait. Mais ces comportements problématiques ne représentent
aucunement un trouble en soi. Les prendre pour cible d'une intervention
thérapeutique d'ordre psychothérapeutique ou pharmacologique est aussi
cohérent médicalement que de s'efforcer de faire baisser la température d'un
patient fébrile sans se soucier de l'infection sous-jacente susceptible de
le tuer !
Ce qui devrait intéresser le médecin, c'est la recherche et l'isolement de
tous les facteurs susceptibles d'affecter l'équilibre psychique et le
comportement des enfants tels que, par exemple, des carences affectives ou
éducatives, des difficultés scolaires, des problèmes de santé tels que des
allergies ou des carences nutritionnelles.
Je note d'ailleurs qu'exceptée une supposée prédisposition génétique, posée
de principe et aucunement démontrée par des experts tenants de ce courant de
pensée que le Collectif récuse, la responsabilité de facteurs
sociaux-familiaux est évoquée. Pour résumer la position des experts je
dirais qu'un enfant, entouré de parents aimants, équilibrés, de niveau
social élevé, recevant une éducation de qualité a beaucoup moins de chances
de présenter un "trouble des conduites" qu'un enfant maîtrisant mal la
langue française, évoluant dans un milieu familial peu structuré, de faible
niveau socio-culturel et dont les parents confrontés à leurs propres
difficultés quotidiennes n'ont que peu d'attention à lui donner.
Mais il n'était pas nécessaire d'être grand clerc pour arriver à de telles
conclusions, le simple bon sens étant amplement suffisant.
Enfin, comment ne pas être profondément choqué par ailleurs, d'un point de
vue éthique, par le fait que certains enfants ou adolescents, sur la base de
diagnostiques psychiatriques contestés par de nombreux membres de la
communauté médicale, pourraient se voir considérés comme atteints de trouble
mental, identifiés comme délinquants potentiels et, en conséquence,
contraints de prendre, dès l'âge de 6 ans, des drogues psychotropes,
susceptibles de leur infliger un préjudice majeur. Cette logique de
repérage, de stigmatisation, de suivi et de traitements forcés ou
difficilement évitables sonne comme une condamnation en l'absence même de
toute décision de justice. La vérité est que nous ne serions plus ici dans
une logique d'aide mais bien dans une logique répressive qui ne dirait pas
son nom.
De toute évidence, nous ne sommes plus ici dans le cadre d'un sain et
nécessaire débat d'idées au sein d'une communauté scientifique et d'un
groupe social. Ce sont des vies qui sont en jeu et ces vies risquent d'être
sacrifiées parce qu'une discipline médicale incapable de se remettre en
cause, continue de fonder sa pratique quotidienne sur une vision
matérialiste de l'homme, une conception erronée de la nature et de l'origine
des « troubles mentaux » et s'évertue à promouvoir ses pseudo-traitements
psychotropes avec l'aide de son allié, l'industrie pharmaceutique et celle
de certains experts oeuvrant, au sein d'instances sanitaires françaises et
européennes, comme de simples agents au service de cette même industrie.
Ce sont en fait deux conceptions de l'homme qui s'affrontent ici, deux
projets de société radicalement différents. Seule la détermination avec
laquelle les consciences en mesure de prendre toute la mesure de l'imminence
et de l'ampleur du danger se mobiliseront, permettra d'éviter une nouvelle
tragédie sanitaire avec la mise sous camisole chimique d'un grand nombre de
nos enfants."
Et j'eus la joie de lire une lettre adressée au ministre... A vous de la
lire...
"Docteur Jean Philippe LABREZE ALLEINS, le 11/09/2006
Collectif des médecins et des citoyens contre
les traitements dégradants de la psychiatrie
449 Av du 14 Juillet 1789
13980 ALLEINS
Tel : 06 81 38 02 05 Monsieur Xavier BERTRAND
Ministre de la santé
Ministère de la santé et de la protection sociale.
8 Avenue de Segur
75007 PARIS
Monsieur le Ministre,
J'interviens au nom du Collectif des médecins et des citoyens contre les
traitements dégradants de la psychiatrie. Le Collectif s'est fixé comme
objectif d'obtenir l'interdiction de certains traitements psychiatriques
considérés comme dégradants, tels que les électrochocs ou la prescription de
substances psychotropes aux enfants.
J'ai, à deux reprises déjà, attiré l'attention de votre prédécesseur,
Monsieur DOUSTE BLAZY, sur l'épidémie de Trouble déficitaire de l'attention
avec hyperactivité (THADA). qui, par le préjudice majeur infligé aux
milliers d'enfants ainsi diagnostiqués et mis sous psychotropes est devenu
un réel problème de santé publique.
Permettez moi de rappeler ici que l'existence même de ce trouble est réfutée
par de nombreux membres du corps médical. En ce qui concerne cette
pathologie, la démarche de la psychiatrie s'est limitée, une fois de plus, à
la définition arbitraire d'un groupe de symptômes parfaitement subjectifs,
dont la dimension pathologique est éminemment critiquable, au fait de coller
une étiquette sur l'ensemble et, bien entendu, à la préconisation des
molécules censées résoudre le problème.
Ce caractère subjectif qui semble constituer une constante dans la démarche
psychiatrique, explique probablement l'extrême variabilité du taux de
prévalence du THADA puisque, selon les études, ce taux varie de 0,4 à 16%,
soit un facteur 40 ! (Cf Dépistage et prévention des troubles mentaux chez l'enfant
et l'adolescent. INSERM. 2002). Si l'on garde à l'esprit qu'un diagnostic de
THADA peut conduire à la prescription de drogues telles que la Ritaline ou
le Concerta et porter gravement préjudice aux enfants, cette absence de
rigueur apparaît tout simplement atterrante.
Plus de 10 000 enfants dans notre pays aujourd'hui se voient administrer ce
type de psychotropes, dont le caractère délétère est indiscutablement
établi. J'en veux pour preuve, outre celles déjà exposées dans mes
précédents courriers, le fait que la FDA ait imposé aux laboratoires
commercialisant les produits à base de Methylphénidate, l'apposition d'une
« black label » (degré d'avertissement le plus élevé) mettant en garde
contre la survenue de troubles psychotiques, d'épisodes hallucinatoires, d'agressivité,
de suicides et, plus récemment, contre la survenue d'arrêts cardiaques et de
troubles de la croissance.
Le programme de surveillance mis en place par la FDA a recensé 186 décès
directement imputables à la Ritaline entre 1990 et 2000 (Intervention du Dr
BAUGHMAN, neuropédiatre et membre de l'Académie américaine de neurologie
devrant l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe en 2002). Faut il
attendre les premiers décès pour que les instances sanitaires de notre pays
se saisissent de ce dossier ?
Ce dossier pose en outre avec une acuité toute particulière le problème de l'information
délivrée aux parents de ces jeunes enfants. Ainsi que vous le savez, le
législateur a souhaité inscrire dans le code de la Santé Publique des
dispositions qui garantissent à nos concitoyens confrontés à un problème de
santé, la possibilité de se déterminer en toute connaissance de cause. L'article
L.1111-2 stipule en effet que : « Toute personne a le droit d'être informée
sur son état de santé. Cette information porte sur les différentes
investigations, traitements ou actions de prévention qui sont proposés, leur
utilité, leur urgence éventuelle, leurs conséquences, les risques fréquents
ou graves normalement prévisibles qu'ils comportent ainsi que sur les autres
solutions possibles et sur les conséquences prévisibles en cas de refus ».
Or chaque fois qu'il m'a été donné de m'entretenir avec les parents d'enfants
mis sous Ritaline pour le traitement de leur supposé Trouble déficitaire de
l'attention avec hyperactivité, il est apparu clairement que les conditions
dans lesquelles était intervenue la prescription du traitement à base de
Methylphénidate violaient cette disposition du code de la Santé Publique.
A aucun moment, les parents n'ont été prévenus des effets délétères graves
imputables à ces médicaments. Il leur a été simplement communiqué que la
Ritaline pouvait générer quelques troubles légers de l'appétit ou du
sommeil. Il leur a également été dit qu'il s'agissait d'une « drogue douce »
qu'il était facile d'arrêter. Je voudrais simplement rappeler ici que la
Convention des Nations Unies sur les substances psychotropes (1971) a classé
la Ritaline dans le tableau II au même titre que les opiacés, les
barbituriques les plus puissants, la cocaïne ou la metamphétamine.
Par ailleurs, les parents d'enfants étiquetés hyperactifs et dont certains
présentent effectivement des troubles suggérant l'existence d'un problème
médical sous-jacent, n'ont jamais été informés de l'existence de solutions
alternatives remarquablement efficaces, s'inscrivant dans une pratique
médicale cohérente car basée sur la prise en compte et le traitement de la
cause réelle des difficultés de l'enfant, telles que par exemple la
correction des carences magnésiennes.
Je vous renvois pour plus d'informations aux remarquables travaux du Dr
MOUSAIN-BOSC, pédiatre au centre hospitalier de NIMES et du Professeur
RAPIN, du CHU de DIJON. Cette consoeur et ce confrère ont pris en charge
plusieurs dizaines d'enfants étiquetés hyperactifs et sevré chacun d'entre
eux de leur traitement à base de Methylphénidate, démontrant ainsi que chez
ces enfants présentant une carence magnésienne objectivée par le dosage du
Mg++ érythrocytaire, tout pouvait rentrer dans l'ordre en 4 à 6 semaines
avec une supplémentation en magnésium et en vitamine B6. J'ai quant à moi,
depuis plusieurs années, eu de multiples fois l'occasion de constater à
travers ma pratique, la remarquable efficacité de la supplémentation
magnésienne pour traiter les troubles du sommeil, de la concentration, l'irritabilité,
voire l'agressivité d'enfants ou d'adolescents.
Enfin, il est apparu que les prescripteurs de ces drogues faisaient souvent
pression sur les parents en mettant en avant les risques d'échec scolaire,
voire de déscolarisation, en cas de refus du traitement. Je voudrais
rappeler ici que la Conférence de consensus du NIH (National Health
Institute) concluait en 1998 que « Chez les sujets médicamentés, les
psychostimulants semblent améliorer la concentration et l'effort tout en
minimisant l'impulsivité et augmentant la docilité pour une courte période
initiale d'environ 7 à 18 semaines, pour ensuite perdre toute efficacité».
Pour le Professeur BREGGIN, psychiatre expert près les tribunaux, il ne fait
aucun doute que la Ritaline exerce sa soi-disant action thérapeutique en
altérant les fonctions psychiques des enfants et en lésant leur organisme
(cf annexe).
Monsieur le Ministre, nous ne sommes plus ici dans le cadre d'un sain et
nécessaire débat au sein d'une communauté scientifique. Le problème se pose
de toute évidence en ces termes: des milliers d'enfants reçoivent un
diagnostic erroné, remis en cause par de nombreux membres de la communauté
médicale et les prescriptions de drogues délétères susceptibles de mettre la
vie de certains d'entre eux en jeu interviennent en violation totale de
certaines dispositions du code de la Santé Publique.
Plus largement, ce problème doit nous conduire à poser le problème de la
psychiatrie et à considérer la propension de cette discipline à médicaliser
la moindre difficulté existencielle ou inaptitude, à créer sans cesse de
nouvelles catégories artificielles de symptômes, collant ainsi une étiquette
de trouble mental sur un nombre toujours plus grand de nos concitoyens et
promouvant largement, avec l'aide de son alliée, l'industrie pharmaceutique,
ses pseudo solutions médicamenteuses. Les chiffres parlent d'eux-mêmes : 112
troubles mentaux dans la première version du DSM, en 1952; 374 dans le DSM
IV, en 1994 ! Les récents travaux de l'universitaire Lisa COSGROVE,
démontrant la collusion entre l'industrie pharmaceutique et la majorité des
psychiatres à l'origine du DSM me semblent à ce titre particulièrement
édifiants.
Ce sont des vies d'enfants qui sont en jeu aujourd'hui Monsieur le Ministre.
Le débat récent sur le dépistage précoce du trouble des conduites chez l'enfant
et l'adolescent a souligné avec force le risque majeur de dérive pour notre
médecine, notre société et le possible avènement du « meilleur des mondes »,
où la psychiatrie déterminera le normal et le déviant et où l'industrie
pharmaceutique fournira l'arsenal thérapeutique visant à normaliser les
comportements.
Ne pas agir avec une détermination à la hauteur des enjeux nous conduirait à
assumer demain la responsabilité de cette situation au même titre que ceux
qui l'ont appelée de leurs voux et ont activement travaillé à en faire une
réalité.
Par ailleurs, le Collectif aimerait connaître votre position concernant la
prescription d'antidépresseurs aux enfants et aux adolescents. Devant le
poids des preuves attestant de leur inefficacité chez cette classe d'âges et
le doublement du risque suicidaire, permettez moi de vous rappeler que la
Grande Bretagne a pris en 2003 la décision d'interdire leur prescription aux
moins de 18 ans. Peut-on accepter le fait que l'AFSSAPS se contente de les
déconseiller pour cette classe d'âge et que l'Agence Européenne du
médicament autorise l'un d'entre eux, le Prozac, aux enfants à partir de 8
ans ?
Pour ces raisons, je vous saurais gré de bien vouloir éclairer le Collectif
sur les actions urgentes que vous souhaitez entreprendre pour remédier à
cette situation intolérable.
Je voudrais profiter de cette occasion pour solliciter un rendez-vous et,
dans l'attente de votre réponse, je vous prie d'agréer, Monsieur le
Ministre, l'expression de mes respectueuses salutations.
Docteur Jean Philippe LABREZE
PJ : Copie des courriers adressés à Mr DOUSTE BLAZY, Ministre de la Santé.
Traduction de l'intervention du Professeur BREGGIN, psychiatre, expert près
les tribunaux, devant le congrès des Etats-Unis en 2000.
Texte de la pétition remise au chef de l'état et liste des 1678 signataires
de cette pétition parmi lesquels de nombreux médecins, professeurs de
médecine et représentants de la communauté scientifique (CD ci-joint). "
"La scientologie s'implante en Valais sous la forme d'un bureau d'information
contre les abus de la psychiatrie. Les psychiatres réagissent et s'inquiètent
de ce que les plus fragiles ne deviennent pas des proies faciles pour ces
drôles de «missionnaires».
Elle existe déjà dans plus de trente pays elle vit à Lausanne Genève Bâle
Berne Zürich au Tessin. La Commission des citoyens pour les droits de
l`homme (CCDH) débarque en Valais. Encore une honorable association non
gouvernementale aux objectifs non moins honorables. Que vous croyez! Grattez
un peu et le tableau révèle sa vérité. La CCDH n`est rien d`autre qu`une
fondation de la scientologie cette méthode pseudo religieuse et pseudo
scientifique créée par Ron Hubbard pour ôter l`insécurité le doute le
désespoir et ouvrir aux mortels les chemins vers l`épanouissement et la
liberté. C`est elle qui a créé la CCDH en 1969 afin qu`elle assume une tâche
précise au sein de la multinationale scientologue: lutter contre les abus de
la psychiatrie. L`argument est carré: les psychiatres seraient un ramassis
d`incompétents de cupides d`arrogants dotés de surcroît d`une tendance au
viol; des destructeurs au service d`une science inefficace qui «nient
l`existence de l`esprit et ne voient en l`homme qu`un amas de matière et de
produits chimiques». Le dénigrement des psychiatres est un argument
fondateur de la scientologie. Ceux-là comme celle-ci touchent au même
domaine: l`équilibre de l`esprit et les psychiatres représentent une
sérieuse concurrence à l`appétit de la secte. Vingt-deux ans plus tard voici
donc les prémisses de la conquête valaisanne. La commission a ouvert un
bureau à Ardon au domicile même d`André Granges un ingénieur agronome qui ne
cache pas sa conviction de scientologue mais précise que la Commission agit
«de façon indépendante et distincte». Lui et un collègue font la paire pour
informer du danger public psychiatrique. Campagnes d`affichage tenue de
stands d`infos richement dotés en brochures et flyers dans des foires comme
la Sainte-Catherine ou devant des grands magasins l`action reste pour
l`instant limitée. «Nous n`en sommes qu`au début. Nous prévoyons des
conférences et la distribution d`une brochure aux enseignants pour les
sensibiliser sur l`abus de prescriptions de médicaments chez les enfants.»
Le chef du service de l`enseignement Jean-François Lovey n`est pas au
courant. «De toute façon il leur faudra une autorisation.» Mieux encore la
CCDH a pris contact avec l`Evêché. Celui-ci a décidé de ne pas entrer en
matière.
L`AVANCE MASQUÉE A Ardon la CCDH reste transparente. Président de commune ou
curé ils ignorent même son existence. Quant à l`Evêché il a dû demander des
informations complémentaires avant de se prononcer. André Granges ne
mentionnait nulle part la filiation sectaire de son association. Cette
invisibilité serait-elle due au fait que le mouvement débute à peine?
Possible. Quoiqu`il en soit la scientologie a l`habitude d`avancer masquée.
Dans un article consacré à l`expansion de cette coterie dans le 17e
arrondissement de Paris(1) Anne Fournier membre de la mission
interministérielle de lutte contre les sectes affirme: «C`est une tactique
bien connue de la scientologie que de développer des associations sur
lesquelles personne ne peut rien dire et dont l`activité ne peut être en soi
contestée.» Masque ou non la noble mission de défense des droits de l`homme
proposée par la CCDH n`abuse pas les organisations reconnues qui oeuuvrent
sur ce terrain. Pour elles ces gens ne sont guère fréquentables. Comme dit
la porte-parole d`Amnesty International Suisse Catherine Morand ses membres
ne défendent pas tant les droits de l`homme que leur propre cause. Amnesty a
d`ailleurs rejeté les appels du pied que la Commission en quête de
légitimité et d`honorabilité lui avait lancés.
PROIES FACILES Un qui n`a pas manqué la discrète arrivée valaisanne c`est
Pierre-André Fauchère. Le responsable de la communication du groupement
valaisan des psychiatres praticien lui-même a vu les affiches les stands. Il
a été interpellé par le président de son groupement sur la conduite à
adopter mais il a renoncé à une réaction officielle. Comme souvent ainsi que
le souligne un ex-scientologue sur son site Internet psychiatres
psychologues et médecins ne réagissent pas publiquement sous-estimant ainsi
le danger que représentent pour eux ces détracteurs très particuliers. Une
menace pourtant réelle: la CCDH pose souvent ses arguments sur un socle de
vérité et vise des sujets à fort impact public. «Ils attaquent des choses
attaquables comme l`abus de ritaline (un médicament pour lutter contre les
troubles de l`attention chez l`enfant ndlr)» souligne Pierre-André Fauchère.
Et leur croisade contre l`abus de prescriptions de médicaments par certains
psychiatres n`est pas infondée. Mais la CCDH joue toujours sur plusieurs
plans qu`elle mêle pour servir ses démonstrations. «Elle se sert d`exemples
extrêmes de la psychiatrie du siècle dernier comme les électrochocs ou la
lobotomie frontale qui ne sont plus pratiqués aujourd`hui en tout cas pas de
la même façon. Et à partir de là elle généralise. Les abus existent et ont
existé dans la psychiatrie mais pas plus qu`ailleurs.» Ce que Pierre-André
Fauchère redoute avant tout c`est que ce discours ne séduise les plus
vulnérables les fragiles les désorientés: «Je suis inquiet qu`ils ne soient
les proies faciles d`une démarche sectaire.» André Granges se défend. Pour
lui il n`est pas question de recrutement ni de propagande scientologue
seulement «d`enquêtes et de dénonciations des abus».
«NOUS SOMMES ATTENTIFS» L`Etat du Valais ne dispose d`aucun service affecté
à la surveillance des sectes. Il peut intervenir. L`an dernier en se
substituant d`ailleurs curieusement à l`Eglise le gouvernement avait dénoncé
au pénal les raéliens pour la diffusion d`une brochure dans laquelle ils
faisaient l`amalgame entre prêtrise et pédophilie. Mais la démarche reste
rarissime. La tâche de surveillance est dévolue à la police qui intervient
sur plainte ou dénonciation. Chargé d`information à la police cantonale
Pierre-Martin Moulin affirme que cette irruption du mouvement scientologue
en Valais est connue des services policiers. La Commission des citoyens pour
les droits de l`homme a été repérée à Monthey pendant le marché de Noël.
«Nous n`avons pour l`instant aucun motif d`intervention mais nous gardons un
oeuil ouvert.»
1 Le Monde 24 novembre 2001. "
----- Original Message -----
From: "bettonville" <rbettonville at skynet.be>
To: "Groupe de travail pour la psychanalyse lacanienne"
<lutecium-group at lutecium.org>
Sent: Friday, October 20, 2006 10:17 PM
Subject: Re: [Lutecium-group] Pour info, manifestation
> lutecium-group: Document interne au Groupe de Travail Lutecium.
> Ne doit pas etre diffuse hors du groupe.
> ---
> Messieurs,
>
> Vous oubliez de dire que la scientologie est en-dessous de tout cela est
> cela le scandale.
> Cela a été le même principe en Suisse.
>
> Bien à vous,
>
> Raymond Bettonville.
>
>
>
>
>
> ----- Original Message -----
> From: "Catherine Grandjean" <catherine-grandjean at cegetel.net>
> To: "Groupe de travail pour la psychanalyse lacanienne"
> <lutecium-group at lutecium.org>
> Sent: Friday, October 20, 2006 9:44 PM
> Subject: [Lutecium-group] Pour info, manifestation
>
>
>> lutecium-group: Document interne au Groupe de Travail Lutecium.
>> Ne doit pas etre diffuse hors du groupe.
>> ---
>>
>> ----- Original Message -----
>> From: Docteur LABREZE
>> To: 9
>> Sent: Friday, October 20, 2006 11:22 AM
>> Subject: Message du Dr Labreze. Manifestation du 4 novembre prochain.
>>
>>
>> Bonjour,
>>
>> Juste un petit mot pour m'assurer que vous aviez bien reçu mon précédent
>> mail dans lequel je vous informais (entre autres), de la manifestation
>> co-organisée avec la CCDH (Commission des citoyens pour les droits de
>> l'Homme), le 4 novembre prochain, de 13h à 15 h: départ de Montparnasse
>> (dalle).
>>
>> Pensez-vous être en mesure de vous joindre à nous et avez-vous eu la
>> possibilité de faire circuler l'information ?
>>
>> Je vous rappelle que l'objectif de cette manifestation est de dénoncer
>> les abus de la psychiatrie: traitements dégradants (administration
>> massive
>> de psychotropes, électrochocs), hospitalisations sous contrainte en
>> augmentation régulière (72 000 personnes chaque année soit 2 à 3 fois
>> plus
>> que chez nos partenaires européens !), collusion avec les lobbyes
>> pharmaceutiques conduisant à une augmentation incessante du nombre de
>> troubles mentaux (112 en 1952 dans la première version du DSM et 374 en
>> 1994 dans le DSM IV) avec comme corollaire, une psychiatrisation
>> croissante de notre société, etc....
>>
>> Nous avons l'opportunité de "frapper un grand coup" et de nous faire
>> entendre par les futurs présidentiables. Saisissons la !
>>
>> Meilleures salutations.
>>
>> Dr LABREZE
>> _______________________________________________
>> A question? click Help-Me at lutecium.org
>> Lutecium-group mailing list
>> Lutecium-group at lutecium.org
>> http://cerium.lutecium.org/cgi-bin/mailman/listinfo/lutecium-group
>>
>>
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