[Lutecium-group] Pour info, manifestation

bettonville rbettonville at skynet.be
Fri Oct 20 20:44:23 UTC 2006



"La scientologie dans mon mail" par Raymond Bettonville
jplabrezdoc at tele2.fr vers jpladrezedoc at aol.com



"Bonjour,

Je souhaitais vous donner quelques nouvelles concernant nos actions.

Ainsi que je vous l'avais communiqué, j'ai participé le 27 juin dernier, à 
l'invitation de la CCDH (Commission des Citoyens pour les Droits de l'Homme) 
à un colloque européen dont le thème était: "Le retour de la psychiatrie 
répressive. Les enfants en danger".

Vous trouverez ci-joint le résumé de mon intervention. Vous pouvez également 
demander auprès de la CCDH le document de synthèse incluant les résumés de 
chaque intervention. (http://www.blogger.com/. Leur indiquer dans votre mail 
que vous êtes membre du Collectif et merci de me mettre également en 
destinataire afin que je puisse savoir qui a demandé ce document et 
m'assurer qu'il vous a été rapidement adressé).

Ainsi que vous le savez, quelques jours plus tard, le Ministre de 
l'intérieur annonçait le retrait des dispositions relatives au dépistage du 
trouble des conduites chez l'enfant et l'adolescent dans le cadre de son 
plan de prévention de la délinquance. Le danger n'est pas définitivement 
écarté puisque selon ses dires, ces dispositions pourraient réapparaître 
dans un projet de loi relatif à la protection de l'enfance. D'où la 
nécessité de rester extrêmement vigilants.

Par ailleurs, je viens de saisir une nouvelle fois le Ministre de la santé 
au sujet de la prescription de psychotropes aux enfants (Ritaline et 
antidépresseurs. Courrier ci-joint) et vous tiendrai au courant de sa 
réponse. Ainsi que je vous l'avais déjà communiqué, une dizaine de députés 
avait, à notre demande et sur la base des informations que nous leur avions 
fournies, déjà interpellé le Ministre au sujet de la prescription de 
Ritaline.

Enfin, je souhaiterais que vous notiez dès à présent une date importante sur 
vos agendas: le samedi 4 novembre prochain. Nous organiserons en effet avec 
la CCDH et d'autres associations, une grande marche dans Paris. Nous 
mettrons ainsi nos concitoyens en garde contre l'avènement programmé du 
"meilleur des mondes" où, toujours en fonction de sa vision biologisante, 
déterministe et normative de l'humain, la psychiatrie déterminera le normal 
et le déviant, cautionnera scientifiquement une politique d'hygiène sociale, 
répressive et s'appuira sur son allié, l'industrie pharmaceutique, pour 
"normaliser" les comportements.

Il est important que nous réaffirmions, tous ensemble, notre refus de ce 
modèle de société !

Bien cordialement.

Dr LABREZE"

Je n'avais rien demandé et je suis en plein dans l'impact social et 
inhumaine de la scientologie...

"Il y a un an de cela, à l'invitation de la CCDH, j'avais eu l'opportunité 
de critiquer le rapport de l'INSERM (Dépistage et prévention des troubles 
mentaux chez l'enfant et l'adolescent. 2002) en montrant que ce rapport s'inscrivait 
très précisément dans ce courant de psychiatrie biologique que le Collectif 
récuse. Je n'ai eu de cesse, depuis lors, au nom du Collectif, de dénoncer 
le danger majeur que cette vision biologisante, déterministe et normative 
faisait peser sur nos enfants.

Dans un rapport récent (Trouble des conduites chez l'enfant et l'adolescent. 
2005), l'INSERM enfonce le clou et souligne à nouveau l'urgence d'une action 
coordonnée de la part de tous ceux qui refusent l'avènement du « meilleur 
des mondes » dans lequel la psychiatrie déterminera le normal et le déviant 
et où l'industrie pharmaceutique fournira l'arsenal thérapeutique visant à 
normaliser les comportements.

Sur la base de ce rapport, Mr SARKOZY s'apprête à mettre en place, dans le 
cadre de son programme de prévention de la délinquance, une détection 
précoce du « trouble des conduites » chez l'enfant, trouble censé annoncer 
une évolution vers la délinquance.

Ainsi que le précise l'INSERM, le trouble des conduites (TDC) s'exprime chez 
l'enfant et l'adolescent par une palette de comportements très divers qui 
vont des crises de colère et de désobéissance répétées de l'enfant difficile 
aux agressions graves comme le viol, les coups et blessures et le vol du 
délinquant. Sa caractéristique majeure est une atteinte aux droits d'autrui 
et aux normes sociales.

Soulignons immédiatement ici le caractère choquant d'une telle définition. 
La définition d'un trouble ou d'une maladie implique un écart par rapport à 
la règle biologique ou au fonctionnement normal de l'être humain en dehors 
de toute connotation culturelle. Le trouble des conduites ainsi défini 
laisse le champ libre à l'intervention d'une psychiatrie répressive, outil 
politique au service d'un régime engagé dans un programme d'hygiène sociale, 
sous prétexte, mensonge et hypocrisie suprêmes, d'une intervention d'ordre 
médical. Souvenons nous du sort réservé par la psychiatrie aux milliers de 
« schizophrènes oppositionnels » dans l'ex Union Soviétique !

Dans le cadre de la mise en ouvre de ce plan, les professionnels seront 
ainsi invités à repérer des facteurs de risque prénataux et périnataux 
(génétiques, environnementaux et liés au tempérament ou à la personnalité). 
Sont ainsi évoqués, pour des jeunes enfants, « des traits de caractère tels 
que la froideur affective, la tendance à la manipulation, le cynisme ». 
Devant ces symptômes, les enfants dépistés seront ensuite soumis à une 
batterie de tests élaborés sur la base des théories de neuropsychologie 
comportementaliste qui permettront de repérer tout écart par rapport à une 
norme établie selon les critères de la littérature anglo-saxonne, totalement 
inféodée à l'industrie pharmaceutique.

Le caractère éminemment subjectif et arbitraire de ces critères, qui 
souligne une fois de plus l'absence totale de rigueur scientifique de la 
part de cette discipline, ouvre la porte à toutes les dérives. Le champ du 
normal pouvant être rétréci à volonté, des dizaines de milliers d'enfants 
seront, n'en doutons pas, happés par un système qui leur portera préjudice 
bien plus sûrement que je ne sais quel pseudo-trouble mental. En effet, 
selon un implacable principe de linéarité, chaque comportement s'écartant de 
cette norme sera susceptible de traduire l'existence d'une personnalité 
pathologique qu'il conviendra de neutraliser au plus tôt par une série de 
mesures associant rééducation et psychothérapie. Dès l'âge de 6 ans, comme 
préconisé dans le rapport, l'administration de drogues anti-agressivité 
(neuroleptiques, psychostimulants ou thymorégulateurs) devrait permettre de 
normaliser le comportement des plus récalcitrants !

Par ailleurs, on ne peut manquer de souligner que ce rapport participe d'un 
raisonnement de toute évidence erroné. Que certains comportements soient 
source de difficulté pour l'enfant et éventuellement son entourage et 
traduisent un réel mal-être, voire un problème de santé, j'en conviens 
tout-à-fait. Mais ces comportements problématiques ne représentent 
aucunement un trouble en soi. Les prendre pour cible d'une intervention 
thérapeutique d'ordre psychothérapeutique ou pharmacologique est aussi 
cohérent médicalement que de s'efforcer de faire baisser la température d'un 
patient fébrile sans se soucier de l'infection sous-jacente susceptible de 
le tuer !

Ce qui devrait intéresser le médecin, c'est la recherche et l'isolement de 
tous les facteurs susceptibles d'affecter l'équilibre psychique et le 
comportement des enfants tels que, par exemple, des carences affectives ou 
éducatives, des difficultés scolaires, des problèmes de santé tels que des 
allergies ou des carences nutritionnelles.

Je note d'ailleurs qu'exceptée une supposée prédisposition génétique, posée 
de principe et aucunement démontrée par des experts tenants de ce courant de 
pensée que le Collectif récuse, la responsabilité de facteurs 
sociaux-familiaux est évoquée. Pour résumer la position des experts je 
dirais qu'un enfant, entouré de parents aimants, équilibrés, de niveau 
social élevé, recevant une éducation de qualité a beaucoup moins de chances 
de présenter un "trouble des conduites" qu'un enfant maîtrisant mal la 
langue française, évoluant dans un milieu familial peu structuré, de faible 
niveau socio-culturel et dont les parents confrontés à leurs propres 
difficultés quotidiennes n'ont que peu d'attention à lui donner.

Mais il n'était pas nécessaire d'être grand clerc pour arriver à de telles 
conclusions, le simple bon sens étant amplement suffisant.

Enfin, comment ne pas être profondément choqué par ailleurs, d'un point de 
vue éthique, par le fait que certains enfants ou adolescents, sur la base de 
diagnostiques psychiatriques contestés par de nombreux membres de la 
communauté médicale, pourraient se voir considérés comme atteints de trouble 
mental, identifiés comme délinquants potentiels et, en conséquence, 
contraints de prendre, dès l'âge de 6 ans, des drogues psychotropes, 
susceptibles de leur infliger un préjudice majeur. Cette logique de 
repérage, de stigmatisation, de suivi et de traitements forcés ou 
difficilement évitables sonne comme une condamnation en l'absence même de 
toute décision de justice. La vérité est que nous ne serions plus ici dans 
une logique d'aide mais bien dans une logique répressive qui ne dirait pas 
son nom.

De toute évidence, nous ne sommes plus ici dans le cadre d'un sain et 
nécessaire débat d'idées au sein d'une communauté scientifique et d'un 
groupe social. Ce sont des vies qui sont en jeu et ces vies risquent d'être 
sacrifiées parce qu'une discipline médicale incapable de se remettre en 
cause, continue de fonder sa pratique quotidienne sur une vision 
matérialiste de l'homme, une conception erronée de la nature et de l'origine 
des « troubles mentaux » et s'évertue à promouvoir ses pseudo-traitements 
psychotropes avec l'aide de son allié, l'industrie pharmaceutique et celle 
de certains experts oeuvrant, au sein d'instances sanitaires françaises et 
européennes, comme de simples agents au service de cette même industrie.

Ce sont en fait deux conceptions de l'homme qui s'affrontent ici, deux 
projets de société radicalement différents. Seule la détermination avec 
laquelle les consciences en mesure de prendre toute la mesure de l'imminence 
et de l'ampleur du danger se mobiliseront, permettra d'éviter une nouvelle 
tragédie sanitaire avec la mise sous camisole chimique d'un grand nombre de 
nos enfants."


Et j'eus la joie de lire une lettre adressée au ministre... A vous de la 
lire...





"Docteur Jean Philippe LABREZE ALLEINS, le 11/09/2006
Collectif des médecins et des citoyens contre
les traitements dégradants de la psychiatrie
449 Av du 14 Juillet 1789
13980 ALLEINS
Tel : 06 81 38 02 05 Monsieur Xavier BERTRAND
Ministre de la santé
Ministère de la santé et de la protection sociale.
8 Avenue de Segur
75007 PARIS



Monsieur le Ministre,

J'interviens au nom du Collectif des médecins et des citoyens contre les 
traitements dégradants de la psychiatrie. Le Collectif s'est fixé comme 
objectif d'obtenir l'interdiction de certains traitements psychiatriques 
considérés comme dégradants, tels que les électrochocs ou la prescription de 
substances psychotropes aux enfants.

J'ai, à deux reprises déjà, attiré l'attention de votre prédécesseur, 
Monsieur DOUSTE BLAZY, sur l'épidémie de Trouble déficitaire de l'attention 
avec hyperactivité (THADA). qui, par le préjudice majeur infligé aux 
milliers d'enfants ainsi diagnostiqués et mis sous psychotropes est devenu 
un réel problème de santé publique.

Permettez moi de rappeler ici que l'existence même de ce trouble est réfutée 
par de nombreux membres du corps médical. En ce qui concerne cette 
pathologie, la démarche de la psychiatrie s'est limitée, une fois de plus, à 
la définition arbitraire d'un groupe de symptômes parfaitement subjectifs, 
dont la dimension pathologique est éminemment critiquable, au fait de coller 
une étiquette sur l'ensemble et, bien entendu, à la préconisation des 
molécules censées résoudre le problème.

Ce caractère subjectif qui semble constituer une constante dans la démarche 
psychiatrique, explique probablement l'extrême variabilité du taux de 
prévalence du THADA puisque, selon les études, ce taux varie de 0,4 à 16%, 
soit un facteur 40 ! (Cf Dépistage et prévention des troubles mentaux chez l'enfant 
et l'adolescent. INSERM. 2002). Si l'on garde à l'esprit qu'un diagnostic de 
THADA peut conduire à la prescription de drogues telles que la Ritaline ou 
le Concerta et porter gravement préjudice aux enfants, cette absence de 
rigueur apparaît tout simplement atterrante.

Plus de 10 000 enfants dans notre pays aujourd'hui se voient administrer ce 
type de psychotropes, dont le caractère délétère est indiscutablement 
établi. J'en veux pour preuve, outre celles déjà exposées dans mes 
précédents courriers, le fait que la FDA ait imposé aux laboratoires 
commercialisant les produits à base de Methylphénidate, l'apposition d'une 
« black label » (degré d'avertissement le plus élevé) mettant en garde 
contre la survenue de troubles psychotiques, d'épisodes hallucinatoires, d'agressivité, 
de suicides et, plus récemment, contre la survenue d'arrêts cardiaques et de 
troubles de la croissance.

Le programme de surveillance mis en place par la FDA a recensé 186 décès 
directement imputables à la Ritaline entre 1990 et 2000 (Intervention du Dr 
BAUGHMAN, neuropédiatre et membre de l'Académie américaine de neurologie 
devrant l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe en 2002). Faut il 
attendre les premiers décès pour que les instances sanitaires de notre pays 
se saisissent de ce dossier ?

Ce dossier pose en outre avec une acuité toute particulière le problème de l'information 
délivrée aux parents de ces jeunes enfants. Ainsi que vous le savez, le 
législateur a souhaité inscrire dans le code de la Santé Publique des 
dispositions qui garantissent à nos concitoyens confrontés à un problème de 
santé, la possibilité de se déterminer en toute connaissance de cause. L'article 
L.1111-2 stipule en effet que : « Toute personne a le droit d'être informée 
sur son état de santé. Cette information porte sur les différentes 
investigations, traitements ou actions de prévention qui sont proposés, leur 
utilité, leur urgence éventuelle, leurs conséquences, les risques fréquents 
ou graves normalement prévisibles qu'ils comportent ainsi que sur les autres 
solutions possibles et sur les conséquences prévisibles en cas de refus ».

Or chaque fois qu'il m'a été donné de m'entretenir avec les parents d'enfants 
mis sous Ritaline pour le traitement de leur supposé Trouble déficitaire de 
l'attention avec hyperactivité, il est apparu clairement que les conditions 
dans lesquelles était intervenue la prescription du traitement à base de 
Methylphénidate violaient cette disposition du code de la Santé Publique.

A aucun moment, les parents n'ont été prévenus des effets délétères graves 
imputables à ces médicaments. Il leur a été simplement communiqué que la 
Ritaline pouvait générer quelques troubles légers de l'appétit ou du 
sommeil. Il leur a également été dit qu'il s'agissait d'une « drogue douce » 
qu'il était facile d'arrêter. Je voudrais simplement rappeler ici que la 
Convention des Nations Unies sur les substances psychotropes (1971) a classé 
la Ritaline dans le tableau II au même titre que les opiacés, les 
barbituriques les plus puissants, la cocaïne ou la metamphétamine.

Par ailleurs, les parents d'enfants étiquetés hyperactifs et dont certains 
présentent effectivement des troubles suggérant l'existence d'un problème 
médical sous-jacent, n'ont jamais été informés de l'existence de solutions 
alternatives remarquablement efficaces, s'inscrivant dans une pratique 
médicale cohérente car basée sur la prise en compte et le traitement de la 
cause réelle des difficultés de l'enfant, telles que par exemple la 
correction des carences magnésiennes.

Je vous renvois pour plus d'informations aux remarquables travaux du Dr 
MOUSAIN-BOSC, pédiatre au centre hospitalier de NIMES et du Professeur 
RAPIN, du CHU de DIJON. Cette consoeur et ce confrère ont pris en charge 
plusieurs dizaines d'enfants étiquetés hyperactifs et sevré chacun d'entre 
eux de leur traitement à base de Methylphénidate, démontrant ainsi que chez 
ces enfants présentant une carence magnésienne objectivée par le dosage du 
Mg++ érythrocytaire, tout pouvait rentrer dans l'ordre en 4 à 6 semaines 
avec une supplémentation en magnésium et en vitamine B6. J'ai quant à moi, 
depuis plusieurs années, eu de multiples fois l'occasion de constater à 
travers ma pratique, la remarquable efficacité de la supplémentation 
magnésienne pour traiter les troubles du sommeil, de la concentration, l'irritabilité, 
voire l'agressivité d'enfants ou d'adolescents.

Enfin, il est apparu que les prescripteurs de ces drogues faisaient souvent 
pression sur les parents en mettant en avant les risques d'échec scolaire, 
voire de déscolarisation, en cas de refus du traitement. Je voudrais 
rappeler ici que la Conférence de consensus du NIH (National Health 
Institute) concluait en 1998 que « Chez les sujets médicamentés, les 
psychostimulants semblent améliorer la concentration et l'effort tout en 
minimisant l'impulsivité et augmentant la docilité pour une courte période 
initiale d'environ 7 à 18 semaines, pour ensuite perdre toute efficacité». 
Pour le Professeur BREGGIN, psychiatre expert près les tribunaux, il ne fait 
aucun doute que la Ritaline exerce sa soi-disant action thérapeutique en 
altérant les fonctions psychiques des enfants et en lésant leur organisme 
(cf annexe).

Monsieur le Ministre, nous ne sommes plus ici dans le cadre d'un sain et 
nécessaire débat au sein d'une communauté scientifique. Le problème se pose 
de toute évidence en ces termes: des milliers d'enfants reçoivent un 
diagnostic erroné, remis en cause par de nombreux membres de la communauté 
médicale et les prescriptions de drogues délétères susceptibles de mettre la 
vie de certains d'entre eux en jeu interviennent en violation totale de 
certaines dispositions du code de la Santé Publique.

Plus largement, ce problème doit nous conduire à poser le problème de la 
psychiatrie et à considérer la propension de cette discipline à médicaliser 
la moindre difficulté existencielle ou inaptitude, à créer sans cesse de 
nouvelles catégories artificielles de symptômes, collant ainsi une étiquette 
de trouble mental sur un nombre toujours plus grand de nos concitoyens et 
promouvant largement, avec l'aide de son alliée, l'industrie pharmaceutique, 
ses pseudo solutions médicamenteuses. Les chiffres parlent d'eux-mêmes : 112 
troubles mentaux dans la première version du DSM, en 1952; 374 dans le DSM 
IV, en 1994 ! Les récents travaux de l'universitaire Lisa COSGROVE, 
démontrant la collusion entre l'industrie pharmaceutique et la majorité des 
psychiatres à l'origine du DSM me semblent à ce titre particulièrement 
édifiants.

Ce sont des vies d'enfants qui sont en jeu aujourd'hui Monsieur le Ministre. 
Le débat récent sur le dépistage précoce du trouble des conduites chez l'enfant 
et l'adolescent a souligné avec force le risque majeur de dérive pour notre 
médecine, notre société et le possible avènement du « meilleur des mondes », 
où la psychiatrie déterminera le normal et le déviant et où l'industrie 
pharmaceutique fournira l'arsenal thérapeutique visant à normaliser les 
comportements.

Ne pas agir avec une détermination à la hauteur des enjeux nous conduirait à 
assumer demain la responsabilité de cette situation au même titre que ceux 
qui l'ont appelée de leurs voux et ont activement travaillé à en faire une 
réalité.

Par ailleurs, le Collectif aimerait connaître votre position concernant la 
prescription d'antidépresseurs aux enfants et aux adolescents. Devant le 
poids des preuves attestant de leur inefficacité chez cette classe d'âges et 
le doublement du risque suicidaire, permettez moi de vous rappeler que la 
Grande Bretagne a pris en 2003 la décision d'interdire leur prescription aux 
moins de 18 ans. Peut-on accepter le fait que l'AFSSAPS se contente de les 
déconseiller pour cette classe d'âge et que l'Agence Européenne du 
médicament autorise l'un d'entre eux, le Prozac, aux enfants à partir de 8 
ans ?

Pour ces raisons, je vous saurais gré de bien vouloir éclairer le Collectif 
sur les actions urgentes que vous souhaitez entreprendre pour remédier à 
cette situation intolérable.




Je voudrais profiter de cette occasion pour solliciter un rendez-vous et, 
dans l'attente de votre réponse, je vous prie d'agréer, Monsieur le 
Ministre, l'expression de mes respectueuses salutations.






Docteur Jean Philippe LABREZE



PJ : Copie des courriers adressés à Mr DOUSTE BLAZY, Ministre de la Santé.

Traduction de l'intervention du Professeur BREGGIN, psychiatre, expert près 
les tribunaux, devant le congrès des Etats-Unis en 2000.

Texte de la pétition remise au chef de l'état et liste des 1678 signataires 
de cette pétition parmi lesquels de nombreux médecins, professeurs de 
médecine et représentants de la communauté scientifique (CD ci-joint). "



"La scientologie s'implante en Valais sous la forme d'un bureau d'information 
contre les abus de la psychiatrie. Les psychiatres réagissent et s'inquiètent 
de ce que les plus fragiles ne deviennent pas des proies faciles pour ces 
drôles de «missionnaires».
Elle existe déjà dans plus de trente pays elle vit à Lausanne Genève Bâle 
Berne Zürich au Tessin. La Commission des citoyens pour les droits de 
l`homme (CCDH) débarque en Valais. Encore une honorable association non 
gouvernementale aux objectifs non moins honorables. Que vous croyez! Grattez 
un peu et le tableau révèle sa vérité. La CCDH n`est rien d`autre qu`une 
fondation de la scientologie cette méthode pseudo religieuse et pseudo 
scientifique créée par Ron Hubbard pour ôter l`insécurité le doute le 
désespoir et ouvrir aux mortels les chemins vers l`épanouissement et la 
liberté. C`est elle qui a créé la CCDH en 1969 afin qu`elle assume une tâche 
précise au sein de la multinationale scientologue: lutter contre les abus de 
la psychiatrie. L`argument est carré: les psychiatres seraient un ramassis 
d`incompétents de cupides d`arrogants dotés de surcroît d`une tendance au 
viol; des destructeurs au service d`une science inefficace qui «nient 
l`existence de l`esprit et ne voient en l`homme qu`un amas de matière et de 
produits chimiques». Le dénigrement des psychiatres est un argument 
fondateur de la scientologie. Ceux-là comme celle-ci touchent au même 
domaine: l`équilibre de l`esprit et les psychiatres représentent une 
sérieuse concurrence à l`appétit de la secte. Vingt-deux ans plus tard voici 
donc les prémisses de la conquête valaisanne. La commission a ouvert un 
bureau à Ardon au domicile même d`André Granges un ingénieur agronome qui ne 
cache pas sa conviction de scientologue mais précise que la Commission agit 
«de façon indépendante et distincte». Lui et un collègue font la paire pour 
informer du danger public psychiatrique. Campagnes d`affichage tenue de 
stands d`infos richement dotés en brochures et flyers dans des foires comme 
la Sainte-Catherine ou devant des grands magasins l`action reste pour 
l`instant limitée. «Nous n`en sommes qu`au début. Nous prévoyons des 
conférences et la distribution d`une brochure aux enseignants pour les 
sensibiliser sur l`abus de prescriptions de médicaments chez les enfants.» 
Le chef du service de l`enseignement Jean-François Lovey n`est pas au 
courant. «De toute façon il leur faudra une autorisation.» Mieux encore la 
CCDH a pris contact avec l`Evêché. Celui-ci a décidé de ne pas entrer en 
matière.
L`AVANCE MASQUÉE A Ardon la CCDH reste transparente. Président de commune ou 
curé ils ignorent même son existence. Quant à l`Evêché il a dû demander des 
informations complémentaires avant de se prononcer. André Granges ne 
mentionnait nulle part la filiation sectaire de son association. Cette 
invisibilité serait-elle due au fait que le mouvement débute à peine? 
Possible. Quoiqu`il en soit la scientologie a l`habitude d`avancer masquée. 
Dans un article consacré à l`expansion de cette coterie dans le 17e 
arrondissement de Paris(1) Anne Fournier membre de la mission 
interministérielle de lutte contre les sectes affirme: «C`est une tactique 
bien connue de la scientologie que de développer des associations sur 
lesquelles personne ne peut rien dire et dont l`activité ne peut être en soi 
contestée.» Masque ou non la noble mission de défense des droits de l`homme 
proposée par la CCDH n`abuse pas les organisations reconnues qui oeuuvrent 
sur ce terrain. Pour elles ces gens ne sont guère fréquentables. Comme dit 
la porte-parole d`Amnesty International Suisse Catherine Morand ses membres 
ne défendent pas tant les droits de l`homme que leur propre cause. Amnesty a 
d`ailleurs rejeté les appels du pied que la Commission en quête de 
légitimité et d`honorabilité lui avait lancés.
PROIES FACILES Un qui n`a pas manqué la discrète arrivée valaisanne c`est 
Pierre-André Fauchère. Le responsable de la communication du groupement 
valaisan des psychiatres praticien lui-même a vu les affiches les stands. Il 
a été interpellé par le président de son groupement sur la conduite à 
adopter mais il a renoncé à une réaction officielle. Comme souvent ainsi que 
le souligne un ex-scientologue sur son site Internet psychiatres 
psychologues et médecins ne réagissent pas publiquement sous-estimant ainsi 
le danger que représentent pour eux ces détracteurs très particuliers. Une 
menace pourtant réelle: la CCDH pose souvent ses arguments sur un socle de 
vérité et vise des sujets à fort impact public. «Ils attaquent des choses 
attaquables comme l`abus de ritaline (un médicament pour lutter contre les 
troubles de l`attention chez l`enfant ndlr)» souligne Pierre-André Fauchère. 
Et leur croisade contre l`abus de prescriptions de médicaments par certains 
psychiatres n`est pas infondée. Mais la CCDH joue toujours sur plusieurs 
plans qu`elle mêle pour servir ses démonstrations. «Elle se sert d`exemples 
extrêmes de la psychiatrie du siècle dernier comme les électrochocs ou la 
lobotomie frontale qui ne sont plus pratiqués aujourd`hui en tout cas pas de 
la même façon. Et à partir de là elle généralise. Les abus existent et ont 
existé dans la psychiatrie mais pas plus qu`ailleurs.» Ce que Pierre-André 
Fauchère redoute avant tout c`est que ce discours ne séduise les plus 
vulnérables les fragiles les désorientés: «Je suis inquiet qu`ils ne soient 
les proies faciles d`une démarche sectaire.» André Granges se défend. Pour 
lui il n`est pas question de recrutement ni de propagande scientologue 
seulement «d`enquêtes et de dénonciations des abus».
«NOUS SOMMES ATTENTIFS» L`Etat du Valais ne dispose d`aucun service affecté 
à la surveillance des sectes. Il peut intervenir. L`an dernier en se 
substituant d`ailleurs curieusement à l`Eglise le gouvernement avait dénoncé 
au pénal les raéliens pour la diffusion d`une brochure dans laquelle ils 
faisaient l`amalgame entre prêtrise et pédophilie. Mais la démarche reste 
rarissime. La tâche de surveillance est dévolue à la police qui intervient 
sur plainte ou dénonciation. Chargé d`information à la police cantonale 
Pierre-Martin Moulin affirme que cette irruption du mouvement scientologue 
en Valais est connue des services policiers. La Commission des citoyens pour 
les droits de l`homme a été repérée à Monthey pendant le marché de Noël. 
«Nous n`avons pour l`instant aucun motif d`intervention mais nous gardons un 
oeuil ouvert.»
1 Le Monde 24 novembre 2001. "






----- Original Message ----- 
From: "bettonville" <rbettonville at skynet.be>
To: "Groupe de travail pour la psychanalyse lacanienne" 
<lutecium-group at lutecium.org>
Sent: Friday, October 20, 2006 10:17 PM
Subject: Re: [Lutecium-group] Pour info, manifestation


> lutecium-group: Document interne au Groupe de Travail Lutecium.
> Ne doit pas etre diffuse hors du groupe.
> ---
> Messieurs,
>
> Vous oubliez de dire que la scientologie est en-dessous de tout cela est
> cela le scandale.
> Cela a été le même principe en Suisse.
>
> Bien à vous,
>
> Raymond Bettonville.
>
>
>
>
>
> ----- Original Message ----- 
> From: "Catherine Grandjean" <catherine-grandjean at cegetel.net>
> To: "Groupe de travail pour la psychanalyse lacanienne"
> <lutecium-group at lutecium.org>
> Sent: Friday, October 20, 2006 9:44 PM
> Subject: [Lutecium-group] Pour info, manifestation
>
>
>> lutecium-group: Document interne au Groupe de Travail Lutecium.
>> Ne doit pas etre diffuse hors du groupe.
>> ---
>>
>>  ----- Original Message ----- 
>>  From: Docteur LABREZE
>>  To: 9
>>  Sent: Friday, October 20, 2006 11:22 AM
>>  Subject: Message du Dr Labreze. Manifestation du 4 novembre prochain.
>>
>>
>>  Bonjour,
>>
>>  Juste un petit mot pour m'assurer que vous aviez bien reçu mon précédent
>> mail dans lequel je vous informais (entre autres), de la manifestation
>> co-organisée avec la CCDH (Commission des citoyens pour les droits de
>> l'Homme), le 4 novembre prochain, de 13h à 15 h: départ de Montparnasse
>> (dalle).
>>
>>  Pensez-vous être en mesure de vous joindre à nous et avez-vous eu la
>> possibilité de faire circuler l'information ?
>>
>>  Je vous rappelle que l'objectif de cette manifestation est de dénoncer
>> les abus de la psychiatrie: traitements dégradants (administration 
>> massive
>> de psychotropes, électrochocs), hospitalisations sous contrainte en
>> augmentation régulière (72 000 personnes chaque année soit 2 à 3 fois 
>> plus
>> que chez nos partenaires européens !), collusion avec les lobbyes
>> pharmaceutiques conduisant à une augmentation incessante du nombre de
>> troubles mentaux (112 en 1952 dans la première version du DSM et 374 en
>> 1994 dans le DSM IV) avec comme corollaire, une psychiatrisation
>> croissante de notre société, etc....
>>
>>  Nous avons l'opportunité de "frapper un grand coup" et de nous faire
>> entendre par les futurs présidentiables. Saisissons la !
>>
>>  Meilleures salutations.
>>
>>  Dr LABREZE
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