[Lutecium-group] Re : RE : Re: Evaluation
Chantal Collet
collet.chantal at 9online.fr
Sun Jun 17 08:10:54 UTC 2007
Natalia,
Je lis votre propos après ma réponse à Sven.
Justement, je me pose la question du champ...
> Je parlerai plutôt de la blessure narcissique, soutenu par les parents
> incapables d'"évaluer" l'enfant autrement que par rapport aux autres, ce que
> implique invariablement la frustration, car les autres sont forcement
> différents, et pire - soudainement différents, comme le dit Boulgakov. Selon
> mes observations, rares sont les parents qui demandent "qu'est-ce que t'en
> pense?" au lieu de "qu'en dit la maîtresse?"
Tout à fait juste ... Mais rassurez-vous dans les écoles que je connais,
l'évaluation dite "formative" reste positive et permet à l'élève de voir
s'il progresse.
L'évaluation dite "sommative" tombe 2 à 3 fois par an, selon les niveaux de
classes. Je pense qu'on ne peut l'évacuer. N'oublions pas aussi la bonne
angoisse qui recule nos limites ! N'est-ce pas Bruno ?
Bruno, Mille compliments à vous ... C'est génial tout ce travail. Et vive la
démesure quand il s'agit de recherche(s).
Je rappelle que je m'offre du temps à la rentrée 2007- 2008 pour expos,
concert, rencontres possibles.
Chantal COLLET
Le 16/06/07 22:32, « Natalia Milopolsky-Costiou » <namicost at yahoo.fr> a
écrit :
> lutecium-group: Document interne au Groupe de Travail Lutecium.
> Ne doit pas etre diffuse hors du groupe.
> ---
> Justement, je me pose la question du champ...
> Je parlerai plutôt de la blessure narcissique, soutenu par les parents
> incapables d'"évaluer" l'enfant autrement que par rapport aux autres, ce que
> implique invariablement la frustration, car les autres sont forcement
> différents, et pire - soudainement différents, comme le dit Boulgakov. Selon
> mes observations, rares sont les parents qui demandent "qu'est-ce que t'en
> pense?" au lieu de "qu'en dit la maîtresse?".
> Par ailleurs, j'ai beaucoup aimé la réflexion de Bruno sur le regard. Or,
> c'est souvent cela qui manque, car les évaluations deviennent de plus en plus
> anonymes: l'enfant s'investit dans une épreuve pour laquelle il est obligé
> d'obtenir un chiffre, mais quand le résultat tombe, ce n'est plus de lui qu'il
> s'agit mais d'un dialogue de pouvoir école-parents, ou personne ne le regarde.
> Souvent les punitions sont prévues d'avance en fonction du niveau de sa
> "faute".
> Ce regard du public dont parle Bruno, n'est-il donc pas pour le sujet en
> question l'anticipation de "l'évaluation" plutôt que du plaisir qu'il peut
> donner par sa performance? Car au fond le public n'est pas susceptible de
> vouloir évalue, ne serais-ce que pour combler son propre manque collectif...
> On peut boucler la boucle infiniment comme ça, mais la question reste: une
> mère n'est pas obligé d'aimer son enfant, mais elle peut choisir de l'aimer à
> partit de ses propres raisons. Qu'est-il alors, ce besoin de l'évaluer?
>
> kika <mariadsouza at terra.com.br> a écrit :
> lutecium-group: Document interne au Groupe de Travail Lutecium.
> Ne doit pas etre diffuse hors du groupe.
> ---
> Natalia, ne serions-nous pas dans le champ de l'obsession?
>
> ----- Original Message -----
> From: "Natalia Milopolsky-Costiou"
> To: "Groupe de travail pour la psychanalyse lacanienne"
>
> Sent: Saturday, June 16, 2007 2:17 PM
> Subject: [Lutecium-group] Evaluation
>
>
> lutecium-group: Document interne au Groupe de Travail Lutecium.
> Ne doit pas etre diffuse hors du groupe.
> ---
> Chers collègues et amis,
>
> J'aimerai vous proposer un sujet qui me préoccupe depuis quelque temps au
> fil de mon travail avec les enfants et adolescents, et dont les conséquences
> transparaissent logiquement dans les cas adultes. C'est la question de
> bonne-mauvaise note à l'école et l'angoisse que cela engendre. J'observe de
> plus en plus les états psychiques inquiétants même chez les tout petits à
> propos de l'obligation de réussir à l'école, jusqu'aux véritables signes de
> dépression suite au moindre échec. Un petit garçon est capable de perdre
> sommeil et appétit, d'avoir des troubles somatiques à force d'avoir peur de
> décevoir les parents et être puni, et ce n'est qu'un exemple... Puisque dans
> cette analyse je m'appuie sur mon expérience dans plusieurs pays, je ne peux
> pas m'empêcher de situer le problème plutôt en France.
> Qu'en penser vous?
>
> Natalia
>
>
> Natalia Milopolsky-Costiou
> 6, rue de Savoie, 75006 Paris
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