[Lutecium-group] Système scolaire exclusif Sven / Natalia

Mirian Giannella giannell at uol.com.br
Sun Jun 17 12:05:17 UTC 2007


Bonjour,

Par rapport aux propos de Sven et toute cette discussion,
je me rends compte que le système scolaire est exclusif,
seulement ceux qui ont déjà à leur disposition
certaines compétences intellectuelles de mémoire,
de liberté de création suffisante pour repondre les
exigences de rédaction scolaire, raisonnement mathématique suffisant,
enfin, c'est assez ample, mais ça peut dire que seulement
ceux qui ont suffisament de père qui a instauré une certaine autonomie du
sujet,
au délà du désir de la mère, le sujet ne réussi que s'il
n'est pas à la place du phallus imaginaire de la mère,
seulement ceux là arrivent à se situer dans ce monde symbolique,
 les sains mentalement réussiront, les autres, out.
D'autres formations professionnallisantes, plus manuels, pratiques, seront
possibles...

Natalia, oui, le contexte français est très exigeant, beaucoup plus exigent
qu'ici, au Brésil.
Ici, pour contrer l'évasion scolaire, pour que les gamins ne restent pas
seuls dans les rues à faire de bêtises et à se droguer, à noter que beaucoup
de parents sont encore analphabets, venant des terres sèches du "sertão
nordestino" ou d'autres régions pauvres, beaucoup des migrants qui ont les
racines rompues,
on a crée "l'éducation continuée", l'élève progresse sans les capacités
nécessaires et il ne sort de l'école qu'après avoir embeté tout le monde et
s'embeté à mort.

Ma fille à l'école publique, il faut encore dire qu'on est dans une région
privilégiée de la ville de São Paulo, "Vila Madalena", elle a réussi à
construire avec d'autres collègues la classe de la 8e, faisant la liste des
élèves qu'elles voudraient dans leur classe pour la dernière année. Elle est
contente, parce qu'elles réussissent à organiser des activités et
s'épanouir. Hier, c'était la "festa junina" où on danse la "quadrilha" et
vend des petits gourmandises en maïs, des gateaux etc. pour faire de
l'argent pour la formature à la fin de l'année... Des bandes se sont
présentés, et les filles de la 8e ont organisé un fan club, et se sont bien
défoulées. Après qu'elle m'a raconté que c'était bien amusant, je lui ai
dit: Alors, que tu contrôles déjà la situation, c'est l'heure de partir pour
un nouveau défis. C'est ça grandir ! Elle a toujours été bonne élève, mais
encore il a fallut que je demande qu'elle fasse mieux pour qu'elle
investisse plus et arrive à se surmonter. Le désir des parents compte et
aussi la façon comment on reçoit les échecs de l'enfant. Moi, je dis qu'on
ne peut pas gagner tout le temps, que la prochainne fois, elle devra étudier
plus pour faire mieux, etc... Les enfants ont besoin d'être rassurés, qu'ils
sont capables de surmonter ces petits obstacles.
Si la mère fait de la place à l'enfant pour qu'il soit au delà d'elle.
La peur oui peut être rapporté au regard amoureux ou non de sa mère.
Si on est en place de son petit phallus imaginaire, ce sera la honte d'être
regardé.
C'est la honte de l'inceste, la honte d'être dans une postion de
transgresser le tabou.

J'ai eu un ami en France que comme il n'avait pas réussi les études et
n'avait pas construit une formation, il a préféré prendre une grosse dose de
drogue et aller se promener au parque.

Vous voyez, les chemins sont plus fermé en France, que pour nous, au Brésil,
ça c'est sûr, mais vous réussissez un niveau d'investissement au travail
intellectuel qu'on ne retrouve nullepart ailleurs,
confirmez-vous moi, vous, d'autres pays européans ?

Une réussite intellectuelle ne se construit pas en une seule génération,
elle vient de la somme des petites élévation de niveau culturel génération
après génération.
Le problème que je vois c'est la fermeture dans l'académie, un monde
d'illusions,
sans faire l'application de nos savoirs à la société dans laquelle on vit,
et même au sous monde, intervenir sur cette haine de la cruauté de l'homme
qui  me dépasse complètement, pour plus masculine que je sois,
je n'arrive pas à la saisir.
Est-ce que ce serait peut être que je devrait dévoiler le refoulement
de mon propre instinct assassin ?
Je désire plutôt ma mort que celle de l'autre ?

Je me confronte à une question de survivance, je dois affronter un marché
agressif.
Il faudra que je reprenne toutes mes forces de mes intincts pour me faire
une place.

Bonne journée !

Mirian Giannella
http://giannell.sites.uol.com.br
http://casadocipreste.nafoto.net
casadocipreste at uol.com.br

-----Mensagem original-----
De: lutecium-group-bounces at lutecium.org
[mailto:lutecium-group-bounces at lutecium.org]Em nome de Chantal Collet
Enviada em: domingo, 17 de junho de 2007 05:11
Para: Groupe de travail pour la psychanalyse lacanienne
Assunto: [Lutecium-group] Re : RE : Re: Evaluation


lutecium-group: Document interne au Groupe de Travail Lutecium.
Ne doit pas etre diffuse hors du groupe.
---


Natalia,

Je lis votre propos après ma réponse à Sven.

Justement, je me pose la question du champ...
>    Je parlerai plutôt de la blessure narcissique, soutenu par les parents
> incapables d'"évaluer" l'enfant autrement que par rapport aux autres, ce
que
> implique invariablement la frustration, car les autres sont forcement
> différents, et pire - soudainement différents, comme le dit Boulgakov.
Selon
> mes observations, rares sont les parents qui demandent "qu'est-ce que t'en
> pense?" au lieu de "qu'en dit la maîtresse?"

Tout à fait juste ... Mais rassurez-vous dans les écoles que je connais,
l'évaluation dite "formative" reste positive et permet à l'élève de voir
s'il progresse.

L'évaluation dite "sommative" tombe 2 à 3 fois par an, selon les niveaux de
classes. Je pense qu'on ne peut l'évacuer. N'oublions pas aussi la bonne
angoisse qui recule nos limites ! N'est-ce pas Bruno ?

Bruno, Mille compliments à vous ... C'est génial tout ce travail. Et vive la
démesure quand il s'agit de recherche(s).


Je rappelle que je m'offre du temps à la rentrée 2007- 2008 pour expos,
concert, rencontres possibles.

Chantal COLLET


Le 16/06/07 22:32, « Natalia Milopolsky-Costiou » <namicost at yahoo.fr> a
écrit :

> lutecium-group: Document interne au Groupe de Travail Lutecium.
> Ne doit pas etre diffuse hors du groupe.
> ---
> Justement, je me pose la question du champ...
>    Je parlerai plutôt de la blessure narcissique, soutenu par les parents
> incapables d'"évaluer" l'enfant autrement que par rapport aux autres, ce
que
> implique invariablement la frustration, car les autres sont forcement
> différents, et pire - soudainement différents, comme le dit Boulgakov.
Selon
> mes observations, rares sont les parents qui demandent "qu'est-ce que t'en
> pense?" au lieu de "qu'en dit la maîtresse?".
>   Par ailleurs, j'ai beaucoup aimé la réflexion de Bruno sur le regard.
Or,
> c'est souvent cela qui manque, car les évaluations deviennent de plus en
plus
> anonymes: l'enfant s'investit dans une épreuve pour laquelle il est obligé
> d'obtenir un chiffre, mais quand le résultat tombe, ce n'est plus de lui
qu'il
> s'agit mais d'un dialogue de pouvoir école-parents, ou personne ne le
regarde.
> Souvent les punitions sont prévues d'avance en fonction du niveau de sa
> "faute".
>   Ce regard du public dont parle Bruno, n'est-il donc pas pour le sujet en
> question l'anticipation de "l'évaluation" plutôt que du plaisir qu'il peut
> donner par sa performance? Car au fond le public n'est pas susceptible de
> vouloir évalue, ne serais-ce que pour combler son propre manque
collectif...
>   On peut boucler la boucle infiniment comme ça, mais la question reste:
une
> mère n'est pas obligé d'aimer son enfant, mais elle peut choisir de
l'aimer à
> partit de ses propres raisons. Qu'est-il alors, ce besoin de l'évaluer?
>
>





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