[Lutecium-group] A Errer
Esteban Kang
estebankang.aoa at gmail.com
Wed May 16 02:10:29 UTC 2007
A errer...
Les boutons de l'espérance germaient. Ils donneraient naissance à la
sagesse. D'une parure aussi belle, l'homme devait se revêtir tôt ou
tard. Faire de la vie un acte de création. Tendant la main, à ceux
d'entre nous, qui, fort de leur faiblesses, ne cessent de pleurer le
leurre d'une vie sans vivants, la culpabilité et l'ignorance de
l'être. Il aura fallut du temps pour pouvoir dire simplement que l'on
a confondu, en son temps, « être » et « avoir ». Qu'à trop exacerber
la causalité, dire qu'on « est » par ce qu'on « a », l'existence s'en
éloigne. Adverbe. Le verbe devient un état de choses, sans quoi les
choses ne resteraient pas en l'état, mais se mettraient à se mouvoir.
Substantif. L'être et le mouvant, pourrait t'on dire. La vie s'écrit
dans la présence. Demandez une cigarette, demandez l'heure... Faire
obstacle à la puissance du leurre, de la miroitante feinte du monde
des hommes de trop. Enfants de la rue, le verbe te porte à l'autre et
à son déni. Miroitante feinte, structure, image que le réel
rattrapera. Imaginaire. Trauma. Imagination. Faire de la vie un acte
de création. Symboliser. Hommes de la rue, tantôt cigale, tantôt chats
perchés, le caché nous révèle. Qu'a l'oppression de l'opulence, de la
structure prédominante de « l'état de chose », qu'à l'injustice et au
mépris, nous répondions à l'unisson par un acte créatif. Et, si un
vent de colère souffle parfois, si nous n'avons pas voulus tendre la
main à nos enfants, nos frères, si nous n'avons pas accompagné la
transformation que l'être nous pousse à entreprendre... Si nous nous
sommes contentés de bien médiocres refuges, si le poids du langage
nous éloigne de nous même (c.à.d. de l'autre)... Si l'on insiste plus
sur la caractérisation de l'incompréhension, nous assurons
certainement la néantisation de l'autre... L'autre langage, celui qui
nous est étrange, langages aux structures défaillantes ou
incomplètes, langages de mots d'esprits, langages d'autres horizons et
d'autres surfaces, langages comme d'un acte, prendre acte du vivant,
de celui qui l'énonce. Ne plus tarir le fleuve sur lequel l'autre
navigue. Hommes de la rue ne tarissent pas d'éloges. Hommes de la rue
chantent, dansent et s'enivre pour ne plus voir le visuel. Et,
lentement ils glissent dans le visible. Violence de l'acte qui fait
présence. C'est d'effrayer les murs, c'est de changer les choses en
vie. Soucieux. Se souci du vivant, des animaux aussi. Les chiens
errants, les oiseaux, les chats réconfortants... Et d'entendre que tout
cela se meut dans l'indifférence, sans avoir à écouter, ne peut être
qu'un pâle constat d'impuissance. Il sert la force du geste qui assure
la diversité par l'acte de création qui sommeille en chacun d'entre
nous. En ces temps, plus que jamais, n'oublions pas ces choses
simples. Soyons attentifs et attentionnés. A chacun de donner ce qu'il
peut. Panser les plais par la pensée, s'inventer... Lorsqu'on vous
demandera l'heure, ou même une cigarette, souvenez vous qu'on peut
être sans avoir, souvenez vous que l'énergie, à défaut de circuler
peut être amenée à voyager.
Esteban Kang.
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