[Lutecium-group] Lutecium-group Digest, Vol 30, Issue 26

Frans Tassigny frans.tassigny at gmail.com
Wed May 16 18:04:52 UTC 2007


ah oui et pourquoi pas ceci :

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   Le jazz, musique psychanalytique ?

Par Michel Le Bris
Magazine littéraire n° 12 - Novembre 1967.

*
*Dessin : Maja*
*






*
"La musique, ce n'est pas l'inconscient, mais l'inconscient est structuré
comme une musique.(…)  L'interprétation analytique serait plus proche de
l'harmonie du jazz, perpétuel glissement, chasse de dissonances jamais
résolues, désaccord jamais guéri, cadences jamais parfaites, mais rompues ou
évitées."
Michel Schneider*


Il ne peut y avoir de musique psychanalytique ni même de musique ayant pour
objet la psychanalyse. Existerait-il un oratorio sur Freud que cela ne
changerait rien à l'affaire : la musique est irréductible aux mots, leurs
pouvoirs ne se recouvrent pas.
   Ce qui nous fait considérer ici la musique négro-américaine (le jazz)
c'est la relation extrêmement particulière qu'elle entretient avec le
freudisme. Brièvement, et sous réserve de précisions ultérieures, nous
dirons, le jazz est une cure psychanalytique. Les conditions de vie qui leur
furent faites placèrent les Noirs dans un tissu de contradictions
insurmontables. La tension, au niveau psychologique, ne pouvait se traduire
que par une psychonévrose généralisée à l'échelle d'une communauté.
   Comment les Noirs ont-ils contenu les développements de cette névrose ?
Les auteurs ne manquent pas d'expliquer la fonction thérapeutique du jazz,
le Noir s'évaderait de la contrainte quotidienne par la fête, qui est fuite
dans l'imaginaire… Mais qu'elle est étrange cette fête qui consiste à
chanter ses malheurs ! Ce que dit le blues ou le negro spiritual, ce ne sont
point les douceurs d'un monde meilleur, mais la femme infidèle ou le travail
épuisant…
   Oublions un instant les sempiternels *Old Man River* à l'usage d'une
clientèle blanche et pénétrons dans une église noire. Le pasteur y
apostrophe les fidèles, questions et réponses se muent en un chant ponctué
de claquements de mains et, tandis que monte la tension, le pasteur procède
à la confession des fidèles. Le processus s'accomplit toujours en trois
temps :
-    le pasteur amène le groupe à préciser ce qu'il voudrait de lui, et le
lui refuse (le pardon des fautes, la vie éternelle) ;
-    il fait ensuite ce que la foule attend quand même (une bénédiction)
mais en la retardant pour que la situation devienne angoissante ;
-    il propose une interprétation (explication des écritures, prêche) à la
fin de la séance, quand culmine la surexcitation.
   Cette procédure reproduit presque dans ses moindres détails la
thérapeutique dite "*théâtrothérapie*" ('Improvisation de scènes dramatiques
sur un thème donné, par un groupe de sujets présentant des troubles
analogues. Les psychothérapeutes participent au jeu dramatique tout en
l'orientant et en l'interprétant." D. Lagache, *La psychanalyse*, PUF).
Considérons maintenant le blues. Loin de dire ses déboires personnels, le
chanteur donne une voix aux malheurs de son peuple et tente de les soulager.
Le chant répète en la dramatisant la situation malheureuse où s'enracine la
névrose. Il ne s'agit pas, par le blues, d'expliquer scientifiquement les
causes de celle-ci, mais d'en proposer une organisation empirique en
système. Les conflits se dissolvent alors, parce qu'ils se réalisent dans un
ordre (ici le chant) qui amène à un dénouement (la transe qui est
intégration des contradictions). La névrose n'est pas guérie, mais elle est
canalisée. Le processus que met en jeu le chanteur de blues est un processus
clé de la psychanalyse : "*l'abréaction*" ("Moment décisif de la cure où le
malade revit intensément la situation initiale qui est à l'origine de son
trouble." Claude Lévi-Strauss, *Anthropologie structurale*, Plon). Le
chanteur est un abréacteur professionnel et son abréaction induit chez le
malade (le groupe) une abréaction de son trouble propre.
   Nous sommes ici en présence d'une cure proche de la psychanalyse,
qu'inventa un peuple pour supporter sa condition. Ne nous étonnons pas :
Lévi-Stauss a depuis longtemps souligné le parallélisme entre la cure
psychanalytique et les rites magiques. Le chanteur de blues et le pasteur
auront été les substituts du sorcier ancestral.
   Le geste qui exclut le jazz de la sphère du culturel répète curieusement
le geste qui a autrefois exclu la psychanalyse : tous deux parlent trop
ouvertement de la sexualité, et d'une identique manière. Freud écrit en 1915
: "Il me paraît indiscutable que l'idée de "beau" a ses racines dans
l'excitation sexuelle, et qu'originairement il ne désigne pas autre chose
que ce qui excite sexuellement." (*Trois essais sur la théorie de la
sexualité*). La musique négro-américaine affirme sa nature aussi crûment que
la définissait Freud, à l'inverse de l'art occidental qui la fuit dans le
mythe d'une "pureté". Et pourquoi aurait-elle honte de la sexualité, elle
qui est née
dans les bouges de la Nouvelle-Orléans ? Comme l'érotisme, le jazz est
transgression des interdits sociaux et moraux et donc de l'ordre bourgeois
lui-même. Le surréalisme le rejoindra sur ce point, en affirmant que l'art
est par essence transgression. "Nous réduirons l'art à sa plus simple
expression, qui est l'amour." (André Breton).
   "Que la nuit tombe sur la fosse d'orchestre !" s'écriait André Breton.
Les surréalistes, quand ils condamnèrent la musique, ne connaissaient pas
l'art négro-américain, et c'est dommage : jazz et surréalisme sont plus
proches qu'on ne le pense. Tous deux sont érotisme, affirmation de la
conception freudienne du beau, tous deux usent d'une même technique, qui
fait appel à l'inconscient : l'écriture automatique.
   L'improvisation - qui est essentielle au jazz - a peu à peu évolué d'un
jeu basé sur les harmonies d'un thème à l'intérieur d'un cadre rigoureux
vers une liberté absolue qui l'identifie à l'écriture automatique. Or ces
deux techniques sont la reprise de la règle fondamentale de la cure
psychanalytique : "*la règle de la libre association*". ("Consigne qui est
donnée au patient de dire tout ce qui lui passe par la tête… sans rien
exclure volontairement… c'est un apprentissage de la liberté dans
l'expression de soi et la communication avec autrui." Lagache, op.cité). Il
apparaît que le jazz et le surréalisme "parlent" le même langage que Freud.
Beaucoup de jeunes musiciens en sont conscients, qui mettent explicitement
en relation la psychanalyse et leur musique. (Le saxophoniste J.L. Chautemps
écrit : "Je vois la musique comme une exploration de l'inconscient, une
sorte de psychanalyse. Il faut couler toujours plus loin dans l'épaisseur du
rêve."* Jazz Hot* n°187, p.18). Le bassiste Charlie Mingus a dédié une de
ses œuvres au maître viennois.
   A la confluence du jazz, de la pop music, de la poésie beatnik et des
œuvres choisies de Freud se situe un groupe musical aberrant : Les Fugs.
Imaginez sept barbus (à la Castro) sur une scène jonchée de gadgets
hétéroclites (fœtus en matière plastique, casques nazis, etc.). Pendant que
le chanteur agite son micro d'une manière ostensiblement obscène, un acolyte
se déshabille dans un concert d'aboiements pour, au sommet de l'extase,
déverser sur la scène le contenu d'un pistolet à eau… La sollicitation d'un
folklore freudien cher au happening est ici évidente.
   Le goût prononcé des Américains pour tout ce qui concerne l'"exploration
intérieure" rendait immanquable au niveau de la musique *in*, après l'usage
des drogues et les expériences psychédéliques, une rencontre avec le maître
même de cette exploration : Freud. Rencontre d'autant plus certaine que la
pop music, tout comme le rock n'roll est l'exploitation commerciale de l'art
négro-américain, dont nous avons vu qu'il a toujours été au plus près d'une
"sensibilité psychanalytique".
   Entre le tam tam africain et le froid bureau du psychanalyste, le jazz
nous propose un trait d'union inattendu qui nous prouve que des personnes
parfois très éloignées peuvent parler le même langage.

c'est plus éloquent que ces pseudo-scientifiques qui nous ficelle
l'inconscient en deux coups de cuiller à pot ...
cordial
ft

Le 16/05/07, lutecium-group-request at lutecium.org <
lutecium-group-request at lutecium.org> a écrit :
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>    1. Re: l'inconscience des scientifiques... (kika)
>    2. A Errer (Esteban Kang)
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>
> Message: 1
> Date: Tue, 15 May 2007 09:11:56 -0300
> From: "kika" <mariadsouza at terra.com.br>
> Subject: Re: [Lutecium-group] l'inconscience des scientifiques...
> To: "Groupe de travail pour la psychanalyse lacanienne"
>         <lutecium-group at lutecium.org>
> Message-ID: <00a401c796ea$3b93bcc0$8d00fea9 at all.com.br>
> Content-Type: text/plain;       charset="iso-8859-1"
>
> non Franz, l'inconscient est une op?ration mentale comme toutes les
> autres,
> mais ayant pour seule caract?ristique ?tre inconsciente...
>
> et c'est ?a que Lacan appellait les Noms du P?re, et pour cause.
>
> ----- Original Message -----
> From: "Frans Tassigny" <frans.tassigny at gmail.com>
> To: "lutecium-group" <lutecium-group at lutecium.org>
> Sent: Tuesday, May 15, 2007 8:18 AM
> Subject: [Lutecium-group] l'inconscience des scientifiques...
>
>
> lutecium-group: Document interne au Groupe de Travail Lutecium.
> Ne doit pas etre diffuse hors du groupe.
> ---
> **
> *ce petit texte portera plut?t ? pol?mique...*
> *cordial*
> *ft*
> **
> **
> *1.1. L'inconscient freudien n'existe pas        source :
> http://philoscience.over-blog.com/*
>
> Rappelons sans insister que par inconscient freudien, nous appellerons ici
> tout ce qui fait l'essentiel de la doctrine d?velopp?e par Freud dans la
> seconde partie de sa vie, et qui fait l'objet depuis d'innombrables
> discours
> et essais de mise en pratique th?rapeutique : chaque homme h?bergerait une
> part de psychisme ? jamais inconsciente, form?e d?s les premiers mois de
> son
> existence, et qui gouvernerait pour le meilleur et pour le pire
> l'essentiel
> de sa vie consciente adulte. Cet inconscient serait interdit d'acc?s, tant
> au sujet lui-m?me qu'aux tiers, notamment par le refoulement. Mais il
> gouvernerait tr?s largement la vie psychique et m?me biologique du sujet.
> Il
> s'agirait d'un v?ritable *homonculus* doublant le sujet, qui prendrait en
> sous-main, derri?re l'apparent pilote humain, toutes les d?cisions
> n?cessaires au pilotage de celui-ci au travers des complexit?s de son
> environnement.
>
> Or, les neurosciences modernes, nous rappelle Lionel Naccache, sont
> incapables de d?montrer l'existence d'une telle entit?. Mieux vaut donc si
> l'on veut conserver un discours scientifique, la rayer ? jamais de son
> vocabulaire. Nous ne reprendrons pas ici les nombreuses observations
> pr?sent?es par l'auteur, r?sultant tant de l'exploration fonctionnelle du
> cerveau que de la neuropsychologie clinique. Elles montrent
> l'impossibilit?
> de mettre en ?vidence de fa?on un tant soit peu consistante l'existence
> d'objets mentaux inconscients correspondant ? l'inconscient freudien et
> aux
> divers ph?nom?nes tel le refoulement suppos?s l'affecter. De m?me, ces
> exp?riences montrent qu'il est rigoureusement impossible de prouver
> l'existence d'op?rateurs inconscients r?alisant des traitements
> s?mantiques
> inconscients (saut peut-?tre dans la manipulation des nombres). Un
> traitement s?mantique, en terme de proc?dure informatique, consiste ?
> comparer les contenus des donn?es au lieu de se limiter ? leur appliquer
> des
> algorithmes lin?aires de type arithm?tique. D?s qu'un traitement
> s?mantique
> appara?t dans l'ordre du mental, supposant par exemple le choix entre deux
> valeurs, il est possible de mettre en ?vidence l'intervention d'un
> op?rateur
> conscient qui lui donne sa signification.
>
> Mais ceci ne veut pas dire que l'inconscient en g?n?ral n'existe pas. Au
> contraire. C'est une banalit? de rappeler que tous les ?tres vivants, de
> la
> cellule ? l'?tre humain, sont pour l'essentiel des machines inconscientes.
> Les ?tres vivants sont pilot?s par d'innombrables syst?mes de type
> sensori-moteurs (ou stimulus-r?ponse) r?sultant de leur ?volution
> darwinienne pour la survie. Ces syst?mes sont le produit de l'?volution
> g?n?tique de chaque esp?ce et de l'?volution culturelle de chaque individu
> au sein des groupes propres ? son esp?ce. L'inconscient constitue donc ce
> que nous pourrions appeler le mode de fonctionnement par d?faut de toutes
> les esp?ces vivantes.
>
>
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> Tassigny Frans
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> Message: 2
> Date: Tue, 15 May 2007 19:10:29 -0700
> From: Esteban Kang <estebankang.aoa at gmail.com>
> Subject: [Lutecium-group] A Errer
> To: lutecium-group at lutecium.org
> Message-ID: <1179281429.911498.70380 at e65g2000hsc.googlegroups.com>
> Content-Type: text/plain; charset="iso-8859-1"
>
> A errer...
> Les boutons de l'esp?rance germaient. Ils donneraient naissance ? la
> sagesse. D'une parure aussi belle, l'homme devait se rev?tir t?t ou
> tard. Faire de la vie un acte de cr?ation. Tendant la main, ? ceux
> d'entre nous, qui, fort de leur faiblesses, ne cessent de pleurer le
> leurre d'une vie sans vivants, la culpabilit? et l'ignorance de
> l'?tre. Il aura fallut du temps pour pouvoir dire simplement que l'on
> a confondu, en son temps, ? ?tre ? et ? avoir ?. Qu'? trop exacerber
> la causalit?, dire qu'on ? est ? par ce qu'on ? a ?, l'existence s'en
> ?loigne. Adverbe. Le verbe devient un ?tat de choses, sans quoi les
> choses ne resteraient pas en l'?tat, mais se mettraient ? se mouvoir.
> Substantif. L'?tre et le mouvant, pourrait t'on dire. La vie s'?crit
> dans la pr?sence. Demandez une cigarette, demandez l'heure... Faire
> obstacle ? la puissance du leurre, de la miroitante feinte du monde
> des hommes de trop. Enfants de la rue, le verbe te porte ? l'autre et
> ? son d?ni. Miroitante feinte, structure, image que le r?el
> rattrapera. Imaginaire. Trauma. Imagination. Faire de la vie un acte
> de cr?ation. Symboliser. Hommes de la rue, tant?t cigale, tant?t chats
> perch?s, le cach? nous r?v?le. Qu'a l'oppression de l'opulence, de la
> structure pr?dominante de ? l'?tat de chose ?, qu'? l'injustice et au
> m?pris, nous r?pondions ? l'unisson par un acte cr?atif. Et, si un
> vent de col?re souffle parfois, si nous n'avons pas voulus tendre la
> main ? nos enfants, nos fr?res, si nous n'avons pas accompagn? la
> transformation que l'?tre nous pousse ? entreprendre... Si nous nous
> sommes content?s de bien m?diocres refuges, si le poids du langage
> nous ?loigne de nous m?me (c.?.d. de l'autre)... Si l'on insiste plus
> sur la caract?risation de  l'incompr?hension, nous assurons
> certainement la n?antisation de l'autre... L'autre langage, celui qui
> nous est ?trange, langages  aux structures d?faillantes ou
> incompl?tes, langages de mots d'esprits, langages d'autres horizons et
> d'autres surfaces, langages comme d'un acte, prendre acte du vivant,
> de celui qui l'?nonce. Ne plus tarir le fleuve sur lequel l'autre
> navigue. Hommes de la rue ne tarissent pas d'?loges. Hommes de la rue
> chantent, dansent et s'enivre pour ne plus voir le visuel. Et,
> lentement ils glissent dans le visible. Violence de l'acte qui fait
> pr?sence. C'est d'effrayer les murs, c'est de changer les choses en
> vie. Soucieux. Se souci du vivant, des animaux aussi. Les chiens
> errants, les oiseaux, les chats r?confortants... Et d'entendre que tout
> cela se meut dans l'indiff?rence, sans avoir ? ?couter, ne peut ?tre
> qu'un p?le constat d'impuissance. Il sert la force du geste qui assure
> la diversit? par l'acte de cr?ation qui sommeille en chacun d'entre
> nous. En ces temps, plus que jamais, n'oublions pas ces choses
> simples. Soyons attentifs et attentionn?s. A chacun de donner ce qu'il
> peut. Panser les plais par la pens?e, s'inventer... Lorsqu'on vous
> demandera l'heure, ou m?me une cigarette, souvenez vous qu'on peut
> ?tre sans avoir, souvenez vous que l'?nergie, ? d?faut de circuler
> peut ?tre amen?e ? voyager.
> Esteban Kang.
>
>
>
>
> ------------------------------
>
> Message: 3
> Date: Wed, 16 May 2007 04:02:18 -0700 (PDT)
> From: sven noordman <sevensone at yahoo.com>
> Subject: Re: [Lutecium-group] A Errer
> To: Groupe de travail pour la psychanalyse lacanienne
>         <lutecium-group at lutecium.org>
> Message-ID: <505661.88159.qm at web52103.mail.re2.yahoo.com>
> Content-Type: text/plain; charset=iso-8859-1
>
> merci pour la location de ce voyage. Nous y serons en Decembre. Mais Irm
> Hedyhad, qui viendra aussi se demande si on achete pas un chat dans un sac.
> C'est a cause de son cote tcheque. Vous nous avez en tout ca garanti une
> belle vue sur la corniche. Mar Timmir, le letton.
>
> p.s.: languague japon-kurdistan
>
> Esteban Kang <estebankang.aoa at gmail.com> wrote: lutecium-group: Document
> interne au Groupe de Travail Lutecium.
> Ne doit pas etre diffuse hors du groupe.
> ---
> A errer...
> Les boutons de l'esp?rance germaient. Ils donneraient naissance ? la
> sagesse. D'une parure aussi belle, l'homme devait se rev?tir t?t ou
> tard. Faire de la vie un acte de cr?ation. Tendant la main, ? ceux
> d'entre nous, qui, fort de leur faiblesses, ne cessent de pleurer le
> leurre d'une vie sans vivants, la culpabilit? et l'ignorance de
> l'?tre. Il aura fallut du temps pour pouvoir dire simplement que l'on
> a confondu, en son temps, ? ?tre ? et ? avoir ?. Qu'? trop exacerber
> la causalit?, dire qu'on ? est ? par ce qu'on ? a ?, l'existence s'en
> ?loigne. Adverbe. Le verbe devient un ?tat de choses, sans quoi les
> choses ne resteraient pas en l'?tat, mais se mettraient ? se mouvoir.
> Substantif. L'?tre et le mouvant, pourrait t'on dire. La vie s'?crit
> dans la pr?sence. Demandez une cigarette, demandez l'heure... Faire
> obstacle ? la puissance du leurre, de la miroitante feinte du monde
> des hommes de trop. Enfants de la rue, le verbe te porte ? l'autre et
> ? son d?ni. Miroitante feinte, structure, image que le r?el
> rattrapera. Imaginaire. Trauma. Imagination. Faire de la vie un acte
> de cr?ation. Symboliser. Hommes de la rue, tant?t cigale, tant?t chats
> perch?s, le cach? nous r?v?le. Qu'a l'oppression de l'opulence, de la
> structure pr?dominante de ? l'?tat de chose ?, qu'? l'injustice et au
> m?pris, nous r?pondions ? l'unisson par un acte cr?atif. Et, si un
> vent de col?re souffle parfois, si nous n'avons pas voulus tendre la
> main ? nos enfants, nos fr?res, si nous n'avons pas accompagn? la
> transformation que l'?tre nous pousse ? entreprendre... Si nous nous
> sommes content?s de bien m?diocres refuges, si le poids du langage
> nous ?loigne de nous m?me (c.?.d. de l'autre)... Si l'on insiste plus
> sur la caract?risation de  l'incompr?hension, nous assurons
> certainement la n?antisation de l'autre... L'autre langage, celui qui
> nous est ?trange, langages  aux structures d?faillantes ou
> incompl?tes, langages de mots d'esprits, langages d'autres horizons et
> d'autres surfaces, langages comme d'un acte, prendre acte du vivant,
> de celui qui l'?nonce. Ne plus tarir le fleuve sur lequel l'autre
> navigue. Hommes de la rue ne tarissent pas d'?loges. Hommes de la rue
> chantent, dansent et s'enivre pour ne plus voir le visuel. Et,
> lentement ils glissent dans le visible. Violence de l'acte qui fait
> pr?sence. C'est d'effrayer les murs, c'est de changer les choses en
> vie. Soucieux. Se souci du vivant, des animaux aussi. Les chiens
> errants, les oiseaux, les chats r?confortants... Et d'entendre que tout
> cela se meut dans l'indiff?rence, sans avoir ? ?couter, ne peut ?tre
> qu'un p?le constat d'impuissance. Il sert la force du geste qui assure
> la diversit? par l'acte de cr?ation qui sommeille en chacun d'entre
> nous. En ces temps, plus que jamais, n'oublions pas ces choses
> simples. Soyons attentifs et attentionn?s. A chacun de donner ce qu'il
> peut. Panser les plais par la pens?e, s'inventer... Lorsqu'on vous
> demandera l'heure, ou m?me une cigarette, souvenez vous qu'on peut
> ?tre sans avoir, souvenez vous que l'?nergie, ? d?faut de circuler
> peut ?tre amen?e ? voyager.
> Esteban Kang.
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