[Lutecium-group] RES: Page "Du nécessaire naufrage du moi, par François Gantheret"

kika mariadsouza at terra.com.br
Thu May 24 22:55:37 UTC 2007


non Mirian, c'est l'inconscient...


----- Original Message -----
From: "Mirian Giannella" <giannell at uol.com.br>
To: "Groupe de travail pour la psychanalyse lacanienne"
<lutecium-group at lutecium.org>
Sent: Thursday, May 24, 2007 7:32 PM
Subject: [Lutecium-group] RES: Page "Du nécessaire naufrage du moi, par
François Gantheret"


lutecium-group: Document interne au Groupe de Travail Lutecium.
Ne doit pas etre diffuse hors du groupe.
---
Kika,
Je pense que ces voix sont des fragments des discours des parents ou de
lentourage qui retournent.
Bonne soirée!

Mirian

-----Mensagem original-----
De: lutecium-group-bounces at lutecium.org
[mailto:lutecium-group-bounces at lutecium.org]Em nome de kika
Enviada em: quinta-feira, 24 de maio de 2007 18:08
Para: Groupe de travail pour la psychanalyse lacanienne
Assunto: Re: [Lutecium-group]Page "Du nécessaire naufrage du moi, par
François Gantheret"


lutecium-group: Document interne au Groupe de Travail Lutecium.
Ne doit pas etre diffuse hors du groupe.
---
j'ai vu un pu le goupsgroupe et je fais un copier/coller de deux
commentaires qui s'y trouvent sur le thème de la shizophrenie... ils ont été
écrits par la même personne, vivant en Italie me semble-t-il...

oui, on sent beaucoup de souffrance chez ce professeur... je crois que
l'antipsychiatrie n'a jamais été contre la psychiatrie mais contre l'abus de
la psychiatrie. elle ne dénigre pas l'intention de soigner, elle dénigre les
méthodes et son incapacité à évoluer sans se préoccuper sans cesse d'enjeux
politico économiques...
je trouve dommage de mener une guerre lorsqu'on parle d'être humains en
souffrance.
pour moi la psychiatrie manque cruellement de discernement. il n'y a qu'à
voir ce fameux DMS justement, cette bible dont le nombre d'items a
considérablement augmenté en 20 ans (il me semble, des années 80 à 2000). de
nouvelles maladies mentales dit-on... mais j'ai la nette impression que la
souffrance même sera une maladie mentale à ce train. alors que certains sont
en perdition totale effectivement et ont un besoin réel d'être pris en
charge, et pas que par le moyen de la camisole chimique, d'autres se voient
affublés d'un trouble et sont totalement déresponsabilisés...
et il y a ce prodigieux paradoxe entre la volonté de faire cesser la
discrimination envers les malades mentaux et l'encouragement implicite à se
réfugier derrière la maladie mentale. et j'ai tellement pu observé ce
phénomène chez des gens. et pourtant je prends les troubles au sérieux. il
ne s'agit pas de dire que les gens font du cinéma, ce n'est pas le cas. mais
la tendance à refuser d'entrer dans la vie est de plus en plus fréquente
pour beaucoup. et ayant eu des épisodes dépressifs moi même, je peux dire
que c'est un refus total de converger vers l'action. bien qu'ayant la réelle
sensation de vide et d'absence de volonté. c'est qu'inconsciemment on ne
veut pas tout bonnement. et aucun antidépresseur ne peut se substituer à la
conviction que la vie suit son cours quoiqu'il arrive. on choisit le néant
plutôt que la difficulté. comme si l'être humain avait désappris la lutte
pour la survie. il y a une défficience c'est certain, mais pas celle que
l'on croit.
pour moi, plus le temps passe et plus le nombre de représentations et de
croyances augmente, ne serait ce qu'avec le mass media, et plus on emploi de
force pour contenir ce tas d'idéaux ou de principes contre notre nature.
mais cette force a une limite, d'ou peut etre nos fantasmes de super héros,
et le barrage cède, d'où cette décadence.
(...)
j'ai beaucoup parlé avec une femme schizophrène qui entendait des voix
plutôt autoritaires dans un premier temps. comme la plupart du temps cette
voix (car c'était toujours la même voix qui intervenait) était agressive et
directive. elle la menaçait sans cesse et voulait du mal aux gens qui
entourait cette femme. puis cette voix est devenue, au fur et à mesure que
cette femme faisait un travail sur elle même (elle se remet en question et a
un jugement très pertinent sur elle même. elle est d'une grande intelligence
et parvient à penser malgré la pression de cette voix), plus positive et
aimable, devenant ainsi un guide indispensable dans sa vie.
le fait est que dans les deux cas, la femme avait besoin qu'on lui indiquât
quoi faire. dans le premier cas, la voix semblait aller dans le sens de la
culpabilité et de la colère que ressentait la femme face à son impuissance
et à son entourage impuissant lui aussi. et dans le deuxieme cas, la voix
allait dans le sens de la découverte de cette personne qu'elle était
courageuse, aimable et aimante.
la voix changeait radicalement de ton en fonction des aspirations, des
sentiments, des émotions de cette personne. elle se refusait à prendre des
médicaments car elle craignait de ne perdre sa voix comme quelqu'un qui
craint de perdre la parole.
ce qui est étonnant car elle aimerait mieux ne pas l'entendre. mais cette
voix est comme un membre pour elle et la retirer serait comme perdre un
bras. d'ailleurs dans l'optique thérapeutique prend on en compte ce vide
autant que l'on prend en charge une personne ayant perdu beaucoup de poids ?

certains veulent faire disparaître ces voix mais elle, elle s'était
accomodée de sa présence constante, de ses ordres et de ses recommandations.
et très consciente du vide que cela créerait en elle, elle préférait la
conserver aussi pénible soit-elle.

sans croire que la schizophrénie n'est qu'une histoire de refoulement, la
question que je me posais était "est-ce que ces personnes, en dehors d'un
dit dysfonctionnement cérébral, répriment tant leurs pensées au point que
celles-ci deviennent autonome et, par je ne sais quel moyen, subvocal ou
autre, se manifestent concrètement ?"

enfin dans tous les cas les schizophrènes semblent n'être pas, ou trop
d'ailleurs, réceptifs aux croyances du monde "normal". cette voix
encourageait la femme dont j'ai parlé au contrôle de soi et à la
productivité, en gros. et elle s'élevait contre ceux qui, selon la croyance
de cette femme en réalité, l'empêchaient d'oeuvrer. cette femme est mariée
et a des enfants. c'est comme si elle avait trouvé sa propre énergie qui
permettait de canaliser cette voix. mais il y a des moments où elle se
sentait fatiguée et désemparée, du fait de l'exigence de la voix envers elle
pour atteindre une certaine réussite dans ce qu'elle entreprenait.




----- Original Message -----
From: "Frans Tassigny" <frans.tassigny at gmail.com>
To: <lutecium-group at lutecium.org>
Sent: Thursday, May 24, 2007 11:55 AM
Subject: [Lutecium-group] Page "Du nécessaire naufrage du moi, par François
Gantheret"


> lutecium-group: Document interne au Groupe de Travail Lutecium.
> Ne doit pas etre diffuse hors du groupe.
> ---
>
>
> Cliquez sur
http://groups.google.be/group/germinalyse/web/du-ncessaire-naufrage-du-moi-p
ar-franois-gantheret?hl=fr
> ou copiez et collez le lien dans la barre d'adresse du navigateur si
> cela ne fonctionne pas.
>
>
> _______________________________________________
> A question? click Help-Me at lutecium.org
> Lutecium-group mailing list
> Lutecium-group at lutecium.org
> http://cerium.lutecium.org/cgi-bin/mailman/listinfo/lutecium-group
>


_______________________________________________
A question? click Help-Me at lutecium.org
Lutecium-group mailing list
Lutecium-group at lutecium.org
http://cerium.lutecium.org/cgi-bin/mailman/listinfo/lutecium-group


_______________________________________________
A question? click Help-Me at lutecium.org
Lutecium-group mailing list
Lutecium-group at lutecium.org
http://cerium.lutecium.org/cgi-bin/mailman/listinfo/lutecium-group





More information about the Topologos mailing list