[Lutecium-group] Lutecium-group Digest, Vol 44, Issue 19
Denis Tabellion
d.tabellion at aliceadsl.fr
Tue Jul 22 16:41:46 UTC 2008
lutecium-group-request at lutecium.org a écrit :
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> Today's Topics:
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> 1. le style de Lacan + la question de la frigidit?
> (Liliane Fainsilber)
> 2. Re: le style de Lacan + la question de la frigidit?
> (Jean-fran?ois Doucet)
>
>
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>
> Sujet:
> [Lutecium-group] le style de Lacan + la question de la frigidité
> Expéditeur:
> "Liliane Fainsilber" <Liliane.Fainsilber at wanadoo.fr>
> Date:
> Mon, 21 Jul 2008 15:22:43 +0200
> Destinataire:
> "Groupe de travail pour la psychanalyse lacanienne"
> <lutecium-group at lutecium.org>
>
> Destinataire:
> "Groupe de travail pour la psychanalyse lacanienne"
> <lutecium-group at lutecium.org>
>
>
> Bonjour à tous,
>
> pour ceux qui ne sont pas partis en vacances, quelques pistes qui
> mériteraient discussion :
>
> D'énigmes et quiproquos et quolibets, le style de Lacan :
> http://www.le-gout-de-la-psychanalyse.fr/pages/Lettres/lettre-37.htm
>
> Si quelques uns ont de nouvelles idées sur les interprétations que
> l'on peut donner à la phrase de Lacan "une femme ne rejoint L'Homme
> que dans la psychose" cela m'intéresse beaucoup.
>
> J'ai d'autre part pu retrouver un ouvrage de Marie Bonaparte sur la
> sexualité féminine. Elle y aborde ce qui a été toute sa vie son gros
> problème resté sans solution, malgré les bons offices de Freud, la
> question de la frigidité féminine. Nous sommes loin de l'approche
> qu'en fait Lacan mais quand même... Et puis c'est amusant de trouver
> ces deux ennemis acharnés, qu'ils ont été, traiter du même sujet
> http://www.le-gout-de-la-psychanalyse.fr/pages/frigidite.htm
>
>
> Amicalement. Liliane Fainsilber.
>
>
>
>
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>
> Sujet:
> Re: [Lutecium-group] le style de Lacan + la question de la frigidité
> Expéditeur:
> Jean-françois Doucet <j.f.doucet at medisin.uio.no>
> Date:
> Tue, 22 Jul 2008 09:58:41 +0200 (CEST)
> Destinataire:
> "Liliane Fainsilber" <Liliane.Fainsilber at wanadoo.fr>, "Groupe de
> travail pour la psychanalyse lacanienne" <lutecium-group at lutecium.org>
>
> Destinataire:
> "Liliane Fainsilber" <Liliane.Fainsilber at wanadoo.fr>, "Groupe de
> travail pour la psychanalyse lacanienne" <lutecium-group at lutecium.org>
>
>
> Merci, chère Liliane, de ce texte vacancier que j' ai parcouru bien
> content de vous trouver ce matin dans ma boite de courriel puisque, sur le
> chemin de mon labo, je suis en train de "débroussailler" les questions de
> vocabulaire chez J. Lacan. Comme je vous l'écrivais précédemment, je suis
> irrité par le procédé d'emprunt des mots à une discipline ( par exemple la
> linguistique que vous citez dans votre texte ) en leur donnant un sens
> particulier. Par ce procédé, digne de l' Empereur de Chine déjà nommé, il
> embrouille les pistes de la compréhension comme s' il était incapable
> d'assimiler les connaissances d' autrui sans y mettre son grain de sel.
> Pourquoi ne pas avoir crée des néologismes comme il a su le faire pour
> "lalangue" ou bien d'autres. Après tout, ses jeux de mots dont il était si
> friand aurait pu lui donner le moyen de dire ce qu' il entendait par les
> emprunts à telle ou telle discipline . Et sa mathématisation aurait pu lui
> permettre de dire ou d' écrire : Soit X .... en posant le sens qu' il
> donnait à X. Mais bon.
>
> Son ou ses textes m' obligent à repasser son vocabulaire au peigne fin,
> convaincu que les mots empruntés à une discipline doivent, sauf indication
> contraire, en conserver, si possible, le sens. Ceci d' autant plus qu' il
> s' abrite derrière le parapluie atomique freudien, pour se protéger : "c'
> est pas moi qui vous le dit, c' est dans S. Freud " or dans S. Freud, pas
> de trace de J. Lacan ! Tout cela par un attachement au signifiant plus qu'
> au signifié qui m' apparait bien francais ( en tous cas, correspondant à
> l'usage de ce versant du signe linguistique généralement favorisé par les
> francais ). Peut-être y faut-il voir la raison de son "hermétisme", sa
> recherche poussant si loin le bouchon qu' elle devient incommunicable, ce
> qui est le danger de toute théorisation empruntant à ses propres mots son
> "splendid isolement ". Y renoncer, c' est s' assurer d'être compris mais
> c' est s' enlever la possibilité d'exprimer des choses originales, de
> tenter une échappée pour parler "Tour de France" et trouver refuge - ou
> abris pour ne pas donner dans le boudhisme - dans le peloton.
> Votre texte ne m'inspire pas d' autres commentaires qu' un souvenir du
> temps où je travaillais en milieu essentiellement féminin. Une infirmière
> qui a consacré bien des années au chevet des mourrants, voyant que la
> question des femmes me posaient question, me demandait : " Tu crois que
> nous sommes folles " et moi de répondre : "non", à moitié convaincu.
> J'avais trop souvent vécu ces gardes des week end où les femmes laissées à
> elles-mêmes commencaient à prendre des postures de Yoga sur leur lieu de
> travail à l' insu des responsables de l'établissement pour ne pas me
> douter que leurs places dans une organisation masculine puisse être
> inconfortables même si, confronté à cette pratique, je ne cèdais pas à la
> tentation de croire que la féminité puisse trouver sa place "hors-pouvoir"
> masculin, une feminité qui, d' un coup de baguette magique, émergerait en
> l'absence d'hommes. (Cela d'autant plus que j'en étais venu à repousser la
> féminité hors clôture logocentrique ). C' est ce " non " ambivalent qui me
> revient en mémoire à la lecture de votre texte sur la psychose et les
> femmes. Au delà, je suis bien incapable de comprendre vos interrogations
> même si je pressens qu' elles soient fondées.
> Merci de votre texte
> Bien cordialement
> Jean-francois Doucet
>
>> lutecium-group: Ceci est un document du Groupe de Travail Lutecium.
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>> Bonjour à tous,
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>> pour ceux qui ne sont pas partis en vacances, quelques pistes qui
>> mériteraient discussion :
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>> D'énigmes et quiproquos et quolibets, le style de Lacan :
>> http://www.le-gout-de-la-psychanalyse.fr/pages/Lettres/lettre-37.htm
>>
>> Si quelques uns ont de nouvelles idées sur les interprétations que l'on
>> peut
>> donner à la phrase de Lacan "une femme ne rejoint L'Homme que dans la
>> psychose" cela m'intéresse beaucoup.
>>
>> J'ai d'autre part pu retrouver un ouvrage de Marie Bonaparte sur la
>> sexualité féminine. Elle y aborde ce qui a été toute sa vie son gros
>> problème resté sans solution, malgré les bons offices de Freud, la
>> question
>> de la frigidité féminine. Nous sommes loin de l'approche qu'en fait Lacan
>> mais quand même... Et puis c'est amusant de trouver ces deux ennemis
>> acharnés, qu'ils ont été, traiter du même sujet
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Chère Liliane.
Je ne sais si les données qui vont suivre vous avanceront dans vos
réflexions sur la frigidité féminine, mais j'ai lu, plutôt parcouru
récemment un texte écrit en 1960 par Hélène Deutsch. Ce texte s'intitule
"La frigidité chez les femmes", paru dans un livre chez Seuil - Champ
Freudien, par l'entremise de Marie Christine Hamon et qui a pour titre
"Les comme si et autres textes", compilation de textes de H. Deutsch (p.
261). A la fois la richesse clinique et d'autre part la capacité
conceptuelle de cette grande psychanalyste qu'elle fut, me permet de
frayer des voies et d'approfondir la réflexion sur différents thèmes. En
particulier en ce qui concerne sa version de la frigidité et où elle
évoque la sexualité dans sa dimension génitale, en parlant de l'orgasme
et de ses empêchements, en fin de texte " ... dans une expérience
extatique qui devient une /folie à deux /...".
Peut-être ce texte vous donnera t'il du miel à extraire de ses lignes...
Salutations cordiales et bonnes vacances.
Denis Tabellion.
P.S: Si vous ne disposez pas de ce texte je peux vous l'envoyer, si vous
me prêtez votre adresse pour ce faire!
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