[Lutecium-group] Fw: LA LECTURE INSISTANTE (AUTOUR DE JEAN BOLLACK) Centre Culturel International de Cerisy-La-Salle du SAMEDI 11 JUILLET (19 H) AU SAMEDI 18 JUILLET (14 H) 2009
JEAN-PAUL KORNOBIS
jpkornobis at nordnet.fr
Wed Apr 29 19:07:26 UTC 2009
Plan du Site du Centre Culturel International de Cerisy-La-Salle : cliquez ici
http://www.ccic-cerisy.asso.fr/bollack09.html
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DU SAMEDI 11 JUILLET (19 H) AU SAMEDI 18 JUILLET (14 H) 2009
Centre Culturel International de Cerisy-La-Salle
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LA LECTURE INSISTANTE
(AUTOUR DE JEAN BOLLACK)
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DIRECTION : Pierre JUDET DE LA COMBE, Christoph KÖNIG, avec le concours d'Heinz WISMANN
Avec la participation de Jean BOLLACK
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ARGUMENT :
Le colloque envisage de poser les questions fondamentales de la philologie; elles sont inscrites au centre d'une ouvre, celle de Jean Bollack (helléniste, philosophe, commentateur et traducteur), qui éclaire de façon nouvelle un large éventail de domaines littéraires.
Le travail se concentrera sur les principes requis par la philologie, et rarement appliqués. "L'acte de lire" engage une pratique préalable et nécessaire; elle est aussi bien scientifique que libératrice, établissant un rapport nouveau et rationnel avec les traditions textuelles ou culturelles. Elle se conçoit comme un exercice patient et répété de déchiffrement, et comme un débat sur ce qu'on appelle la lettre ; elle construit la possibilité d'une compréhension précise, conforme à la singularité d'une ambition.
Les interventions, centrées sur des lectures en acte, concerneront des horizons très différents: les littératures, les traditions sacrées, le théâtre, la traduction, la psychanalyse. Il importera de cerner chaque fois un apport particulier. Si les exposés s'appliqueront à des ouvres particulières, ils ne mettront pas moins en jeu les modèles autoréflexifs d'une théorie implicite, comme éléments et problèmes de la lecture plutôt que dans la perspective d´un débat initialement philosophique.
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CALENDRIER PROVISOIRE :
Samedi 11 juilletAprès-midi:
ACCUEIL DES PARTICIPANTS
Soirée:
Présentation du Centre, des colloques et des participants
Dimanche 12 juillet
Matin:
Introduction
Christoph KÖNIG et Heinz WISMANN
Poésie I (Modération: Pierre JUDET DE LA COMBE)
Roland MEYNET: Composition et interprétation du Psaume 34
Abdelwahab MEDDEB: "Al-Furûq wa man' al-tarâduf" (Des nuances et de l'abolition de la synonymie) de la Bactriane al-Hakîm al-Tirmidhî
Après-midi:
La Bible et le Coran (Modération: Heinz WISMANN)
Jean-Marc TÉTAZ: Les présupposés de l'exégèse biblique
Pierre GIBERT: Le poème prophétique d'Amos 3, 3-8
Michel CUYPERS: Lecture rhétorique et intertextuelle de la Sourate 96 ("Le caillot de sang")
Discutants: Perrine SIMON-NAHUM, Denis THOUARD
Lundi 13 juillet
Matin:
Poésie II (Modération: Christoph KÖNIG)
Andreas KABLITZ: La poésie lyrique de Pétrarque à la lumière de la théorie herméneutique de Jean Bollack ("Canzoniere" 1-3")
Georg BRAUNGART: Poèmes de Mörike
Bertrand MARCHAL: L'interprétation de Mallarmé
Après-midi:
Lectures institutionnalisées (Modération: Pierre JUDET DE LA COMBE)
Christoph KÖNIG: Conflits d'interprétation dans le poème (Rilke, Sonnets à Orphée II, 28)
Isabelle KALINOWSKI: Contraintes de lectures, censures, répétitions. L'exemple de Hölderlin en France
Discutants: Erika HÜLTENSCHMIDT, Françoise LARTILLOT
Mardi 14 juillet
Matin:
Théorie (Modération: Heinz WISMANN)
Jan-Dirk MÜLLER: Le chant de Narcisse (Heinrich v. Morungen MFr 145,1)
Christian BENNE: Intérêt pour un savoir conditionné? Frédéric Schlegel et la "philosophie de la philologie"
Discutants: Kristin BISCHOF, Patricia LAVELLE
Après-midi:
Celan (Modération: Christoph KÖNIG)
Werner WOEGERBAUER
Jean-Luc DESPAX: Qui trouve un fer à cheval, d'Ossip Mandelstam
Discutants: Axel GELLHAUS, Arnau PONS, Tim TRZASKALIK
Mercredi 15 juillet
Matin:
Roman/Epopée I (Modération: Pierre JUDET DE LA COMBE)
Philippe ROUSSEAU: L'Iliade d'Homère (vers 313 à 369 du Chant VI)
Ulrich WYSS: Une comparaison impossible. Les romans en vers de Tristan et Iseut
Joachim KÜPPER: Fontane - Flaubert. Quelques remarques sur Effi Briest et Madame Bovary
Discutants: Jean-Pierre MOREL, Peter SCHNYDER
Après-midi:
EXCURSION COMMUNE
Jeudi 16 juillet
Matin:
Roman/Epopée II (Modération: Christoph KÖNIG)
Jacques BOUVERESSE: Sur un roman de Musil
Jean-Pierre MOREL
Discutant: Peter SCHNYDER
Après-midi:
Traduction (Modération: Pierre JUDET DE LA COMBE)
Marc BUHOT de LAUNAY: Lecture de Genèse 6, 1-4
Pascal CHARVET: Différences entre version et traduction
Soirée:
Théâtre
Denis PODALYDÈS: Lecture
Vendredi 17 juillet
Matin:
Poésie III (Modération: Heinz WISMANN)
François RASTIER: Arthur Rimbaud
Tristan HORDÉ: Le même s'est défait en deux morceaux fuyards
Paul AUDI: Molière, Don Juan, acte I
Après-midi:
Psychanalyse (Modération: Christoph KÖNIG)
Geneviève MOREL: Odipe: les limites psychanalytiques du mythe
Franz KALTENBECK: Un passage de "Deuil et Mélancolie" de Sigmund Freud
Soirée:
Théâtre
Régis MICHEL: Iconographie/texte
Samedi 18 juillet
Matin:
Théâtre (Modération: Pierre JUDET DE LA COMBE)
André LAKS: En quel sens la constitution des Lois est-elle la tragédie la plus vraie (Platon, Lois, 817 a-d)?
Renate SCHLESIER: L'immortelle Aphrodite, compagnon de lutte de Sappho
John E. JACKSON: Phèdre de Racine: le congé donné à la passion
Discutants: Jean-Pierre MOREL, Rossella SAETTA-COTTONE
Discussion finale
Pierre JUDET DE LA COMBE, Christoph KÖNIG et Heinz WISMANN
Après-midi:
DÉPART DES PARTICIPANTS
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RÉSUMÉS :
Christian BENNE: Intérêt pour un savoir conditionné? Frédéric Schlegel et la "philosophie de la philologie"La lecture insistante suppose-t-elle, à proprement parler, que l'ouvre soit achevée, c'est-à-dire composée rigoureusement? Peut-on par exemple lire fragments et brouillons d'une manière emphatique, aidé, il va de soi, par une théorie et une pratique philologique élaborée? Telles sont les questions susceptibles d'être posées à partir des cahiers intitulés "Zur Philologie" ("Sur la philologie") de Frédéric Schlegel. Ces questions visent une double articulation: par le caractère fragmentaire de ces cahiers et par la possible instauration d'une métaréflexion sur le problème de réfléchir "en tant que philologue" sur l'essence de la philologie elle-même. Presque inconnus, les cahiers "Sur la philologie" sont parfois perçus comme une sorte de réservoir à citations assez ésotériques. Il est grand temps de les lire véritablement pour reconstituer le sens de l'idée chez Schlegel d'une "philosophie de la philologie". Qu'est-ce qu'il veut dire par exemple lorsqu'il écrit que la philologie est "l'intérêt pour le savoir conditionné (bedingt)"? ou bien que la seule chance pour la philologie de demeurer un art est "de devenir une science"? En dernier lieu, quelles sont les affinités de la lecture insistante de Bollack avec la conception de la philologie de Schlegel?
Marc BUHOT de LAUNAY: Lecture de Genèse 6, 1-4
Genèse 6, 1-4 est généralement considéré comme un texte énigmatique, en raison des expressions qui y figurent: "fils de Dieu", nephilim et gibborim. Son rapport au récit du déluge est souvent discuté en liaison avec les sources mythologiques qui s'y manifestent. La plupart des traductions, dès la Septante, comme les interprétations issues de la tradition philosophique renvoient le lecteur à un réseau de connotations mythologiques très reconnaissable qui passe à côté du travail subtil effectué par le texte, tant en amont qu'en aval de ce passage, et qui seul permet d'en comprendre les intentions véritables. C'est à reconstruire ce réseau que s'attache la présente étude.
Michel CUYPERS: Lecture rhétorique et intertextuelle de la Sourate 96 ("Le caillot de sang")
La tradition islamique admet comme un fait le caractère composite du texte de la sourate 96, composée de deux fragments hétérogènes, le premier appelant le Prophète à proclamer la révélation coranique, le second l'invitant à persévérer dans la prière, malgré les obstacles. Une approche synchronique du texte permettra au contraire d'y reconnaître une unité et une cohérence. Philologiquement, le premier mot de la sourate, compris traditionnellement comme un envoi en mission du Prophète ("Lis/Proclame au Nom de ton Seigneur"), peut signifier un appel à la louange ("Invoque le Nom de ton Seigneur"). Une lecture intertextuelle, confrontée avec le psaume 95 (94), ainsi que l'analyse rhétorique de la composition d'ensemble du texte, montre que la sourate devrait être lue toute entière comme un psaume invitatoire, appelant le croyant à l'adoration et à la persévérance dans la prière.
Références Bibliographiques :
Michel Cuypers, Le Festin. Une lecture de la sourate al-Mâ'ida. Lethielleux, Rhétorique sémitique, Paris, 2007.
Roland Meynet, Traité de rhétorique biblique. Lethielleux, Rhétorique sémitique, Paris, 2007.
Jean-Luc DESPAX: Qui trouve un fer à cheval, d'Ossip Mandelstam
Il s'agit de proposer une lecture intensive d'un poème de Mandelstam: Qui trouve un fer à cheval, notamment les trois dernières strophes. On sera attentif à l'esthétique et à la métaphysique de Mandelstam: le tchernoziom ou les couches de culture qui donnent un sens à la terre, la Grèce et Rome, le Christ et la judéité. Mais les références pindariques du texte surjouent le lyrisme de l'éloge pour dire en creux la démocratie à venir, une fois les dérives triomphantes du bolchevisme vaincues par l'usure ou son autre nom, l'Histoire. La question radiante du Temps est donc synonyme d'espoir. Le présent de l'écriture démonétise un langage politique qui est corrodé dans la pièce de monnaie promise aux archéologues. Qui trouve un fer à cheval peut reconstituer la course meurtrière et préserver du même pas le mouvement initié par le poète. Qui trouve un poème de Mandelstam le met à fondre sur la langue, comme la pièce de monnaie du poème de Celan: "Tout est autrement". Surtout, il doit perpétuer le geste culturel, proprement révolutionnaire, de retournement mandelstamien du Temps.
Références Bibliographiques :
Ossip Mandelstam, Le Deuxième Livre, Circé, 2002.
Paul Celan, La rose de personne, Le nouveau commerce, 1979.
Jean Bollack, La Grèce de personne, Editions du Seuil, 1997.
Jean-Luc Despax, Ossip Mandelstam, chanter jusqu'au bout, Editions aden, 2003.
Pierre GIBERT: Le poème prophétique d'Amos 3, 3-8
Lire: à partir de préjugés, ou de présupposés que j'estime nécessaires? Jusqu'où peut aller ce JE avant de lire? Je lis pourtant, mais quoi? Je lis en français, donc en traduction; j'ai donc re-traduit ce texte avant de le lire. Avant? Mais je l'ai d'abord lu en hébreu. Pourquoi le traduire? Pas seulement pour des lecteurs ou auditeurs supposés ignorants. Je veux aussi l'entendre dans MA langue. Mais c'est un poème qui n'a pas été écrit dans cette langue. J'ai dû le traduire au plus près du texte, mots, syntaxe... Ainsi j'ai égaré, voire tué sa poésie. Ou je l'ai ré-écrit en poème: j'ai donc fait un autre texte ; ce faisant ai-je été poète, puis-je me prétendre poète? Lire quand même en demandant pardon à Amos, à l'hébreu, au français, au lecteur et à l'auditeur.
Tristan HORDÉ: Le même s'est défait en deux morceaux fuyardsL'étude d'un poème de La Sorcière de Rome d'André Frénaud prend pour appui les publications que Jean Bollack a consacrées à quelques aspects de l'ouvre du poète. À partir de la figure complexe du féminin représenté par la Sorcière, on mettra en valeur quelques motifs qui traversent l'ensemble des recueils, la question de l'origine, du manque et de la séparation, de l'ignorance et du savoir, de l'oubli et de la mémoire, de la souillure et de la pureté, du même et du double. De là on abordera quelques aspects de la poétique d'André Frénaud.
John E. JACKSON: Phèdre de Racine: le congé donné à la passion
En se fondant sur une analyse des vers 269 à 316 de Phèdre, c'est-à-dire sur la longue tirade dans laquelle la Reine récapitule l'histoire de sa passion pour Hippolyte - tirade que Racine a ajoutée de toutes pièces au modèle d'Euripide qu'il suit pourtant de si près dans la première partie de la scène -, on tentera de montrer comment la recomposition que le dramaturge français opère du mythe aboutit à une critique du fait passionnel puis au congé donné à celui-ci. La dénonciation de l'illusion qui accompagne l'éblouissement amoureux met à nu sa fictivité d'une manière que Mallarmé poussera jusqu'à son terme dans Hérodiade lorsqu'il montrera son héroïne éponyme aux prises avec la réalité du langage.
Christoph KÖNIG: Conflits d'interprétation dans le poème (Rilke, Sonnets à Orphée II, 28)
Le poème "O viens et vas" (II, 28) construit son sens dans un paradoxe du populaire. La promesse d'une poésie orphique est une des faiblesses nécessaires du poème. Mais le poème annule cette faiblesse en la critiquant. La critique déplace discrètement la tentation d'un accès à l'origine de la poésie vers la conscience que la poésie n'est possible qu'en second lieu, dans l'analyse des tentatives orphiques accomplies au cours de l'histoire littéraire. Les conflits d'interprétation ultérieurs (entre la popularité et l'artefact) se trouvent ainsi à la fois planifiés et corrigés. Ils éclairent le poème lui-même.
Franz KALTENBECK: Un passage de "Deuil et Mélancolie" de Sigmund Freud
Nous proposons la lecture d'un extrait de "Deuil et mélancolie" (1916), un article de la Métapsychologie de Freud, en appliquant quelques principes de l'herméneutique de Jean Bollack. Nous avons choisi ce passage parce qu'il pourrait, au-delà de sa portée pour la clinique psychanalytique, aider à éclairer des structures poétiques, par exemple le dialogue entre le "Je" historique et le "Tu" poétique dans les poèmes de Paul Celan, étudiés par Bollack. Le passage choisi de "Deuil et mélancolie" tourne autour d'une "contradiction" (GW, T. X, p. 201): si l'on établit une analogie entre le deuil et la mélancolie on doit conclure que le mélancolique a subi "une perte quant à l'objet" (Verlust am Objekte). L'observation clinique montre qu'il souffre plutôt d'un appauvrissement, voire d'une "perte du moi" (Ichverlust). Cette perte commence sous la forme d'une forte dépréciation, critique et plainte que le moi s'adresse via l'instance de la conscience morale à lui-même. Or, est-ce vraiment le moi qui est ciblé par ces plaintes? Ne s'agit pas plutôt d'une "autre personne", "que le malade aime, qu'il a aimé ou qu'il devrait aimer"? Peut-on dire que cette "autre personne" est l'objet d'amour? Nous avancerons quelques arguments contre cette synonymie entre l'objet d'amour perdu et cette "autre personne". Ce que Freud subsume sous la notion de "l'autre personne" prouve la nécessité de maintenir l'écart entre l'autre et l'objet. L'intra-subjectivité de la mélancolie est donc triadique et non pas duale; le sujet y a affaire à l'objet ou plutôt à son "ombre" (le reste de la libido objectale incorporé dans le moi) et à l'autre qui n'est plus forcément aimé. Cette constellation n'est pas sans importance pour la poésie et la littérature du vingtième siècle.
Joachim KÜPPER: Fontane - Flaubert. Quelques remarques sur Effi Briest et Madame Bovary
On se propose de présenter une "lecture insistante" du fameux roman de Theodor Fontane. Le texte se réfère évidemment au premier grand roman de Flaubert. De manière implicite, il contient une réflexion du concept de "réalisme". En même temps, Fontane s'inspire du romantisme allemand du début du siècle. La "fusion" de la tradition réaliste d'inspiration française et de la tradition romantique allemande résulte dans une structure narrative qui, à bien des égards, est d'une modernité frappante.
André LAKS: En quel sens la constitution des Lois est-elle la tragédie la plus vraie (Platon, Lois, 817 a-d)?
Platon, dans les Lois, prétend que son législateur est un poète parmi les poètes, et que le régime politique dont il est l'auteur, "imitation de la vie la plus belle et la meilleure", est "réellement la tragédie la plus vraie" (817b). La question sera de savoir en quel sens le terme de "tragédie" doit être pris, pour que le législateur platonicien puisse se poser non seulement en auteur tragique, mais en seul tragédien authentique. On réfléchira, en particulier, sur la nature et la légitimité des opérations herméneutiques mobilisées pour éclairer une proposition qui, tout en se voulant paradoxale, ne l'est peut-être pas, pour peu que l'on redéfinisse de manière adéquate et la tragédie et la loi, ce à quoi le passage invite.
Roland MEYNET: Composition et interprétation du Psaume 34
Le Psaume 34 est un poème acrostiche alphabétique. Ce genre de composition a longtemps été considéré comme artificiel, et - qui plus est - tardif et donc décadent. Or la contrainte de l'alphabétisme n'empêche pas que le psaume soit extrêmement bien composé, à condition de connaître les lois de la rhétorique biblique et sémitique et de ne pas plaquer sur ce texte les canons de la rhétorique classique, c'est-à-dire gréco-romaine qui lui est étrangère. L'exposé ne se contentera pas de présenter les résultats de l'analyse, mais s'efforcera de montrer quelles en sont les procédures. L'analyse de la composition ouvrira des voies à l'interprétation.
Références bibliographiques :
- Roland Meynet, Traité de rhétorique biblique, coll. Rhétorique sémitique 4, Lethielleux, Paris 2007.
- Le site de la Société internationale pour l'étude de la Rhétorique Biblique et Sémitique: http://www.retoricabiblicaesemitica.org/
Geneviève MOREL: Odipe: les limites psychanalytiques du mythe
Ma "lecture insistante" m'amènera à déchiffrer ce que Lacan dit du mythe d'Odipe pour Freud et la psychanalyse, entre 1959 et 1970, à partir de courts passages épars dans ses séminaires, et en m'aidant de La naissance d'Odipe de Jean Bollack. Il s'agit d'une période de réélaboration intense, intermédiaire entre une réécriture structuraliste qui est une affirmation forte de l'Odipe (la métaphore paternelle et le Nom-du-Père en 1958) et une mise en question radicale qui le réduit à n'être plus qu'un avatar névrotique du symptôme (1975). Étapes non exhaustives de ce chantier:
1. "Le désir et son interprétation", 29 avril 1959 (séminaire non publié). La différence entre Odipe et Hamlet.
2. L'éthique, 16 mars 1960, Seuil, p. 207-209. Le mythe du meurtre du père.
3. "Des Noms-du-Père", 20 novembre 1963, Seuil, p. 89. La supposition de la jouissance pure du père comme primordial.
4. "L'acte psychanalytique", 21 février 1968 (séminaire non publié). Les limites du mythe d'Odipe. Il y a trois mythes du meurtre du père.
5. "L'acte psychanalytique. Compte-rendu", Autres écrits, Seuil, p. 380. L'Odipe : mythe, recours à la scène ou mise en scène?
6. L'envers de la psychanalyse, 9 avril 1970, Seuil, p. 139-141. Le meurtre du père est la condition de la jouissance.
Jan-Dirk MÜLLER: Le chant de Narcisse (Heinrich v. Morungen MFr 145,1)
Le "Narzißlieb" de Heinrich von Morungen est un des chants les plus célèbres du Minnesang allemand. Il cite le mythe de Narcisse comme horizon d'explication du paradoxe amoureux. Comme Narcisse est amoureux de l'image de sa propre beauté, l'amant est amoureux de la perfection de sa dame. L'objet de l'amour n'est qu'une projection: il n'existe que comme reflet, dans un miroir, dans une source. Il est hors d'atteinte; l'essai de le toucher le détruit: le miroir est cassé, l'image dans la source disparaît. Plus, la beauté parfaite se revèle blessée. Dans le poème médiéval, cette découverte mène à une réflexion sur la mort et le caractère fugitif de l'amour courtois. La communication analysera les allusions au mythe antique et ses transformations dans le chant de Morungen, le jeu des métaphores, la cohésion difficile des stances, la relation entre l'amour et la mort et le processus de réflexion sur ce sujet. Il liera le chant comme symptôme des tensions fondamentales entre l'idéal courtois et une culture dominée par le christianisme.
Renate SCHLESIER: L'immortelle Aphrodite, compagnon de lutte de Sappho
Le fragment 1 de l'édition Poetarum Lesbiorum Fragmenta établie par Lobel et Page est le seul poème de l'ouvre de Sappho transmis en entier. Il prend la forme d'une invocation de la femme-poète adressée à "l'immortelle Aphrodite" qui est appelée à une épiphanie auprès de Sappho et à lui servir de "compagnon de lutte". Or, le but de cette lutte n'est pas explicitement spécifié au cours des 28 vers du poème. La grande majorité des savants n'y voit aucun problème. On l'identifie, comme ailleurs chez Sappho, au consentement désiré de celle dont elle est tombée amoureuse. Dans mon exposé, il s'agira de mettre cette lecture en question et d'en proposer une autre qui s'appuie sur une analyse méticuleuse du vocabulaire, de la syntaxe, de la sémantique et de la composition de ce poème ainsi que sur une investigation du débat savant qui lui a été consacré jusqu'ici.
Ulrich WYSS: Une comparaison impossible. Les romans en vers de Tristan et Iseut
Des romans de Tristan qui, au XIIème siècle, inventèrent le mythe européen de l'amour, il ne nous reste que des débris: un long fragment du roman de Béroul, quelques fragments de l'ouvre de Thomas (de Bretagne), deux versions d'un poème épisodique traitant de Tristan déguisé en fou (les "Folies Tristan"), un lai de Marie de France ("Chèvrefeuille") et un récit bref qui parle de Tristan imitant la voix du rossignol. Or, ces témoins en langue vernaculaire française nous sont indispensables lorsqu'il s'agit de lire les romans en moyen-haut-allemand qui, évidemment, sont des adaptations de modèles français: le roman d'un certain Eilhart von Oberg, probablement petit chevalier au service des ducs de Saxe, et l'immense poème de Gottfried von Straßburg, clerc de grande culture littérarire et philosophique. "Eilhart" nous est parvenu, d'une part dans quelques fragments épars datant de la fin du XIIème siècle, d'autre part dans des versions plus ou moins complètes mais très tardives, c'est-à-dire de la deuxième moitié du XVème siècle, donc postérieures de trois siècles à la création de l'ouvre et, peut-être, remaniées. Son modèle nous est inconnu, tout aussi bien que celui du roman fragmentaire de Béroul, d'où le paradoxe que nous devons lire, en tant que spécialistes de la littérature française du moyen-âge, le roman allemand d'Eilhart, probablement postérieur à Béroul, comme remplaçant de la source de celui-ci; et en tant que germanistes, Béroul pour nous faire une image de ce qu'aurait pu être le roman dont Eilhart a mis en ouvre l'adaptation. Le chef-d'ouvre de Gottfried, quant à lui, qui se veut explicitement fidèle au modèle de Thomas, ne peut être mis en comparaison qu'en ce qui concerne quelques rares passages, puisque son auteur nous l'a laissé en tant que fragment: il nous en manque la fin, tandis que les manuscrits qui nous transmettent le texte de Thomas se placent justement vers la fin du récit: quelque 400 des 3000 vers du texte attribuable à Thomas peuvent se mettre en rapport direct avec le texte de son adaptation allemande, qui comporte presque 20 000 vers. Un remaniement du roman de Thomas en langue norroise, écrite pour la cour royale de Norvège dans les années 1220, tient la place de la source de Gottfried aussi bien qu'il nous remplace les trois quarts de la source de celle-ci. Cette situation se présente comme un dédale philologique inextricable. Comment les versions postérieures permettent-elles d'élucider ce qui aurait pu, aurait dû les précéder, les mettre au monde? Est-il possible de définir l'esthétique d'un roman comme le Tristan de Gottfried par rapport aux fragments, tout aussi beaux - mais dans quelle logique de la beauté, la même, ou une toute autre? -, de Thomas? La reconstruction du grand texte virtuel de ce dernier a été, à l'aube du siècle dernier, l'impossible tâche que s'était donnée Joseph Bédier. Quels sont les procédés de lecture qu'il faut mettre en oeuvre pour définir les relations entre des chefs-d'ouvre partiellement inconnus? Quels mécanismes idéologiques ont été mis à contribution pour combler les lacunes de la tradition littéraire? Qu'est-ce que l'adaptateur aurait enseigné à sa source?
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BIBLIOGRAPHIE DE JEAN BOLLACK :
* « Fête de la paix », trad. du poème redécouvert de Hölderlin « Friedensfeier », Hölderlin-Jahrbuch 9, 1955-1956, p. 226-231.
* « Sur deux fragments de Parménide (4 et 16) », Revue des études grecques 70, 1957, p. 56-71.
* « En l'an de paille. Étude d'un poème de Saint-John Perse (Vents) », Arguments 19, 1960, p. 37.
* Empédocle I. Introduction à l'ancienne physique, Paris, Éditions de Minuit 1965 ; Empédocle II et III. Les Origines (édition, trad. et commentaire des fragments et témoignages), Paris, Éditions de Minuit, 1969, 3 vol. (Empédocle I-IV repris en 3 volumes en 1992, Paris, Gallimard).
* Avec M. Bollack et H. Wismann: La lettre d'Épicure (éd., trad. et comment. de La Lettre à Hérodote), Paris, Éditions de Minuit 1971.
* « Mythische Deutung und Deutung des Mythos », in M. Fuhrmann (éd.), Terror und Spiel. Probleme der Mythenrezeption (IVe colloque « Poetik und Hermeneutik », Rheda, 1968), Munich, Fink 1971, p. 67-119; texte français: « L'interprétation du mythe » dans La Grèce de personne (voir ci-dessous 1997), p. 137-180.
* Avec H. Wismann: Héraclite ou la Séparation (édition, trad. et commentaire des fragments), Paris, Éditions de Minuit 1972 (2e éd. avec une nouvelle préface, 1995).
* Lettre à un président sur le découragement des études grecques en France, Paris, Éditions de Minuit 1972.
* Avec H. Wismann: « Heidegger l'incontournable », Actes de la recherche en sciences sociales 5-6, p. 157-1.
* « Ulysse chez les philologues », Actes de la recherche en sciences sociales 1, 5-6, 1975, p. 9-35.
* « Critiques allemandes de l'Université de France : Thiersch, Hahn, Hillebrandt », Revue d'Allemagne 9, 1977 (Hommage à Pierre Bertaux), p. 642-665.
* « Philologie et institution universitaire en France au XIXe siècle », suivi de « Remarques préliminaires sur l'histoire sociale de la philologie » (introduction au colloque « Sciencesphilologiques et traditions culturelles nationales au XIXe siècle », Lille 1977).
* J. B. et A. Laks (éds.): Epicure à Pythoclès. Sur la cosmologie et les phénomènes météorologiques, Villeneuve-d'Ascq, P.U.L.(Cahiers de philologie 3) / Éditions de la M.S.H. 1978.
* « Peut-on défendre le grec et le latin ? », Le Monde, 1er décembre 1979.
* « L'identité juive. Entretiens de J. B. et P. Bourdieu avec Gershom Scholem » [transcription établie par M. et J. B.], Actes de la recherche en sciences sociales 35, 1980, p. 3-19.
* Avec M. Bollack : traduction de P. Szondi, « Poésie et poétique de la constance », in M. Bollack (éd.), P. Szondi, Poésies et poétiques de la modernité, Villeneuve-d'Ascq, P.U.L. 1980, p. 145-164.
* Agamemnon d'Eschyle. Le texte et ses interprétations. 1, 1 Prologue. Parodos anapestique. Parodos lyrique I (v. 104-159). Édition, trad. et commentaire, avec une introduction générale par J. B. et P. Judet de la Combe : « La dissonance lyrique. Sur le sens de la tragédie », Villeneuve-d'Ascq, P.U.L. 1981 (Cahiers de philologie 6).
* Agamemnon d'Eschyle 1, 2 Parodos lyrique II-III. Présentation du premier épisode. Premier Stasimon. Index. Édition, trad. et commentaire, Villeneuve-d'Ascq, P.U.L. 1981 (Cahiers de philologie 7).
* « Fragments d'une réflexion » (sur André Frénaud), Sud 39-40, 1981, p. 80-95.
* Suite de L'« Agamemnon » d'Eschyle. Le texte et ses interpretations (voir ci-dessus), vol. 2, par P. Judet de La Combe (Cahiers de philologie 8), 1982.
* « Pour une histoire sociale de la critique », in M. Bollack, Th. Lindken et H. Wismann (éds.), Philologie et herméneutique au XIXe siècle II, Göttingen, Vandenhoeck et Ruprecht 1983, p. 17-24.
* « M. de W.-M. (en France). Sur les limites de l'implantation d'une science », in W.M. Calder III, H. Flashar et T. Lindken (éds.), Wilamowitz nach 50 Jahren, Darmstadt, Wissenschaftliche Buchgesellschaft 1984, p. 468-512.
* « Eden encore », in M. Bollack (éd.), L'acte critique. Sur l'ouvre de Peter Szondi (Actes du colloque de Paris, M.S.H. 1979), Villeneuve d'Ascq, P.U.L. 1985 (Cahiers de philologie 5), p. 267-290.
* Avec P. Judet de La Combe : « Der Mythos zur Schau gestellt », in R. Schlesier (éd.), Faszination des Mythos. Studien zu antiken und modernen Interpretationen, Bâle/Francfort/Main, Stroemfeld/Roter Stern 1985, p. 145-166 (extraits du chapitre « La dissonance lyrique. Sur le sens de la tragédie », in J. B., Agamemnon 1, P.U.L. 1981.
* « Le fils de l'homme. Le mythe freudien d'Odipe », L'Écrit du temps 12, 1986, p. 3-26.
* « Paul Celan sur la langue. Le poème Sprachgitter et ses interprétations », in M. Broda (éd.), Contre-jour. Etudes sur Paul Celan (Actes du colloque de Cerisy-la-Salle, 1984), Paris, Cerf 1986, p. 87-115 ;
* « Paul Celan sur sa langue : 1. Échec à la langue allemande (sur le poème : Un qui était devant la porte) ; 2. Le projet s'invente dans le poème. Sur le silence comme source du dire (Keine Sandkunst mehr.) », in A. Colin (éd.), Argumentum e silentio (Actes du colloque international sur Paul Celan, Seattle, octobre 1984), Berlin, De Gruyter 1987, p. 113-153.
* « Chanson à boire. Über das Gedicht Bei Wein und Verlorenheit von Paul Celan », Celan-Jahrbuch 3, 1989, p. 23-35.
* « Un futur dans le passé. L'herméneutique matérielle de Peter Szondi », préface à P. Szondi, Introduction à l'herméneutique littéraire (trad. de M. Bollack), Paris, Cerf 1989, p. I-XVII.
* L'Odipe roi de Sophocle. Le texte et ses interprétations. I : Introduction. Texte. Traduction, II : Commentaire. Première partie, III : Commentaire. Deuxième partie, IV : Commentaire. Troisième partie, Index et Bibliographie, Villeneuve-d'Ascq, P.U.L 1990 (Cahiers de philologie, 11-13b).
* J. B., J.-M. Winkler, W. Wögerbauer (éds.), Revue des sciences humaines 223 : Sur quatre poèmes de Paul Celan. Une lecture à plusieurs, Lille 1991, Université Charles-de-Gaulle Lille III.
* Pierre de cour. Un poème inédit de Paul Celan, « Le Périgord », Périgueux, Fanlac 199.
* « Notes aux Choéphores », in Eschyle, L'Orestie. Les Choéphores, trad. par A. Mnouchkine, Paris, Théâtre du Soleil 1992, p. 75-99.
* « La modernité de Hofmannsthal dans ses Odipe », Austriaca 37, 1993, p. 27-47.
* Avec M. Bollack : trad. d'Euripide, Andromaque (avec des notes critiques), Paris, Éditions de Minuit 1994.
* « Histoire d'une lutte (Celan et Nelly Sachs) », Lignes 21, p. 205-220.
* Sophokles, König Ödipus (vol. 1, commentaires, trad. allemande par R. Schlesier ; vol. 2, essais trad. B. Schulz), Francfort/Main, Insel 1994.
* La Naissance d'Odipe. Traduction et commentaires d''Odipe roi', Paris, Gallimard 1995.
* « La référence allemande dans les études philologiques à l'École normale », in M. Espagne (éd.), L'École normale supérieure et l'Allemagne, Leipzig, Universitätsverlag 1995, p. 23-38.
* « Jacob Bernays, un homme d'un autre monde », in J. Glucker et A. Laks (éds.), Jacob Bernays. Un philologue juif, Villeneuve-d'Ascq, Presses Universitaires du Septentrion (Cahiers de philologie 16), 1996, p. 135-226.
* « Le Mont de la mort : le sens d'une rencontre entre Celan et Heidegger », Lignes 29, 1996, p. 159-188 ; publié encore in J. B., La Grèce de personne (ci-dessous 1997), p. 349-376.
* « Avec ou contre le sens. Pour une herméneutique critique », in J.-M. Salanskis, F. Rastier, R. Scheps (éds.), Herméneutique : textes, sciences, colloque de Cerisy,,Paris, P.U.F. 1997, p. 101-117.
* La Grèce de personne. Les mots sous le mythe, Paris, Seuil 1997.
* Avec M. Bollack: trad. de Euripide : Hélène, Paris, Éditions de Minuit 1997.
* « Celan devant Benjamin en soixante-huit », Lignes 35, p. 79-93 (trad. allemande de C. König avec l'auteur : « Celan liest Benjamin (1968) », Geschichte der Germanistik 13-14, 1998, p. 1-11).
* Avec M. Bollack: trad. de Sophocle, Antigone, Paris, Éditions de Minuit 1999.
* « Débat sur Antigone », avec la participation de J. B. et G. Morel, Carnets de Lille (La section clinique de Lille) 5, 2000, p. 21-27, 35-40.
* « Le problème de la double énigmatisation, historique et lyrique », in A. Corbea-Hoisie (éd.), Paul Celan. Biographie und Interpretation. Biographie et interprétation, (Actes du colloque de Paris, octobre 1999), Paris, Suger 2000; Constance, Hartung-Gorre; Bucarest, Polirom, p. 77-90.
* Sens contre sens. Comment lit-on ? Entretiens avec Patrick Llored, Genouilleux, La passe du vent 2000.
* Poésie contre poésie. Celan et la littérature, Paris, P.U.F. 200.
* « Une autre Antigone, et un autre Odipe » (Les Phéniennes), in C. Botella (éd.), Penser les limites. Écrits en l'honneur d'André Green, Paris, Delachaux et Niestlé 2001, p. 61-69.
* « La transgression d'Antigone », in 2001. Lacan dans le siècle, Forums du Champ lacanien, Colloque de Cerisy, Paris, Éditions du Champ lacanien 2002, p. 279-285.
* L'Écrit. Une poétique dans l'ouvre de Celan, Paris, P.U.F 2003.
* Empédocle. Les Purifications. Un projet de paix universelle, Ed., trad. et comment. par J. B., Paris, Seuil 2003.
* Débat avec J. Kany-Turpin, « Lucrèce. De Rerum Natura V, 432-470 », in A. Monet (éd.), Le Jardin romain. Epicureisme et poésie à Rome, Hommages à Mayotte Bollack, Villeneuve-d'Ascq, P.U.S. 2003, p. 292-301.
* « Paul Celan : les enjeux d'une actualité », Savoirs et Clinique, Revue de psychanalyse 2, Premières amours, Toulouse, Érès 2003, p. 69-77.
* Avec M. Bollack : trad. d'Euripide, Les Bacchantes, Paris, Éditions de Minuit 2004.
* « Celan lit Freud », Savoirs et clinique. Revue de psychanalyse 6 : Transferts littéraires, Toulouse, Érès, p. 13-35 2005.
Parménide. De l'étant au monde, Lagrasse, Verdier 2006.
* Avec M. Bollack: trad. de Sophocle, Électre, Paris, Éditions de Minuit 2007.
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