[Lutecium-group] Twilight
JEAN-PAUL KORNOBIS
jpkornobis at nordnet.fr
Thu Jan 22 12:24:18 UTC 2009
Voici ce que j'ai trouvé sur le net
http://www.lefigaro.fr/livres/2009/01/22/03005-20090122ARTFIG00430-stephenie-meyer-la-romanciere-des-ados-.php
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L'Américaine, élevée sous les préceptes de l'église mormone, explique que
son Twilight est né d'un songe : «Un vampire avouait à la jeune fille dont
il était amoureux qu'il se retenait pour ne pas la tuer.» Crédits photo : AP
On présente volontiers cette romancière comme la nouvelle J. K. Rowling. En
quelques mois, l'auteur de Twilight, série fantastique et sentimentale
racontant une histoire d'amour impossible entre un vampire et une chaste
lycéenne, vendue à 35 millions d'exemplaires dans le monde, est devenue la
nouvelle coqueluche des jeunes.
«La cape de Dracula sur les épaules de Barbara Cartland» : la formule est
d'un critique littéraire américain. Elle résume à merveille le phénomène
éditorial du moment, la série Twilight. Parfaite inconnue hier, son auteur,
Stephenie Meyer, est aujourd'hui comparée à un autre écrivain à succès, la
Britannique J. K. Rowling, la créatrice de Harry Potter. La France n'a pas
échappé à la folie Twilight. Cet automne, des centaines de fans grimés,
dents longues et teint blafard, investissaient le magasin Virgin des
Champs-Élysées à Paris, pour la sortie du quatrième tome (Révélation, en
français, publié chez Hachette Jeunesse). Au début de l'année, nouvel émoi
chez les jeunes avec la sortie sur grand écran de l'adaptation du premier
tome. En août dernier, le même phénomène, à l'échelle XXL, avait eu lieu
dans plusieurs villes des États-Unis, avec un lancement du dernier opus qui
vit des files d'adolescentes surexcitées attendre que l'auteur dédicace leur
livre. Phénomène qui pourrait être difficile à appréhender lorsqu'on ne
s'appelle pas Mick Jagger, que l'on est depuis toujours davantage porté sur
le Diet Cherry Coke que sur les substances illicites, que l'on est une mère
de trois enfants, plus habituée au minivan familial qu'à la limousine avec
chauffeur. De surcroît, fidèle aux principes mormons qui invitent les
croyants à se garder de toute tentation qui pourrait engendrer une
quelconque dépendance. De fait, Stephenie Meyer, 35 ans, semble garder la
tête froide face à son immense succès. Pour l'heure, le seul changement
notable dans son existence est de ceux qui font plaisir aux partisans de
l'égalité des sexes. M. Meyer vient de quitter son travail pour occuper la
fonction d'homme au foyer dans leur maison de Phonix, Arizona. Madame a trop
d'obligations. Il aurait pourtant dû se méfier lorsqu'en juin 2003 sa femme
lui emprunta son PC pour y coucher une histoire à dormir debout. Pendant
trois mois, celle qui dit aujourd'hui n'en être toujours pas revenue d'avoir
pu mener à bien ce projet, avec trois petits garçons autour d'elle, écrivit
un roman.
Pourquoi tant d'acharnement ? Elle le répète à l'envi à ses admirateurs,
«Une nuit, j'ai fait un rêve. Un couple se tenait dans une clairière. Lui,
incroyablement beau, était un vampire qui avouait à la jeune fille dont il
était amoureux qu'il se retenait pour ne pas la tuer.» Le réveil sonna la
fin de ce songe d'une nuit d'été, mais pas le glas de l'histoire. Stephenie
Meyer se souvient exactement de la date à laquelle elle se mit au travail
pour écrire la suite. Elle correspondait au premier jour des cours de
natation de ses fils. Le calendrier de la cuisine l'atteste.
Sur le papier, l'histoire prend alors forme. Le couple rêvé a désormais deux
noms. Le vampire s'appelle Edward, prénom emprunté aux héros de Charlotte
Brontë et Jane Austen, écrivains fétiches de Stephenie Meyer. La jeune fille
devient Bella. Ils sont tous deux lycéens. L'auteur veut les plonger dans
une atmosphère nébuleuse. Elle clique sur Google pour récupérer les indices
nationaux de pluviométrie. Sa Transylvanie à elle sera donc l'État de
Washington, à l'extrême Ouest américain, contrée de fougères géantes et de
smog persistant.
Jusque-là, Stephenie Meyer n'avait pourtant jamais développé d'attirance
pour le fantastique et l'effroi. De fait, Twilight (Fascination, en
français) est un roman de vampire sans effusion de sang, mais avec un
message moral latent. L'histoire d'amour impossible entre la belle et le
buveur de sang est aussi le récit d'une bataille constante pour résister à
la tentation. Et lorsqu'ils se retrouvent seuls dans la chambre, Edward, qui
a renoncé au sang humain pour des raisons morales, se retient avec peine de
croquer à pleines dents dans le cou de sa petite amie.
«Ce n'est pas parce que je résiste au vin que je n'en apprécie pas le
bouquet», souligne malicieusement Stephenie Meyer lorsqu'on l'interroge à ce
propos. Élevée sous les préceptes de l'église mormone, l'auteur a dû, face
aux journalistes curieux, faire quelques mises au point nécessaires à la
compréhension de son ouvre. Pas d'alcool donc, comme le veut la tradition,
mais une entorse de temps en temps avec la caféine (elle aussi pourtant
proscrite) par le biais du Diet Coke aromatisé à la cerise. À ceux qui
l'interrogent sur sa manière plutôt originale d'aborder le sentiment
amoureux et la question de l'abstinence sexuelle avant le mariage, elle
réplique du tac au tac : «Du sexe, il y en a aujourd'hui dans tous les
récits. Il est par contre beaucoup plus difficile de trouver un livre qui
raconte une romance forte où les héros ne font que se tenir la main. J'ai
été une de ces adolescentes.» Elle a résisté lorsque ses éditeurs ont fait
pression pour qu'elle ajoute une scène d'amour plus suggestive. Elle n'a pas
fléchi non plus en exigeant, pour l'adaptation de son ouvre au cinéma, la
classification PG 13, ce qui en fait, aux États-Unis, un long-métrage
visible par les jeunes adolescents.
Ces derniers, de toute façon, en redemandent, au point que l'auteur en a
écrit quatre tomes. Entre-temps, elle a également comblé les adultes avec un
roman de science-fiction, The Host, paru en France sous le titre Les Âmes
vagabondes (JC Lattès). Chez les plus jeunes, l'engouement est venu
d'Internet où les sites de fans se sont multipliés, relayant le succès d'une
manière inédite pour un livre jeunesse. Si le lectorat était plutôt féminin
jusqu'alors, avec des mères et leurs filles qui succombaient à l'histoire,
les garçons s'en emparent aujourd'hui parce qu'ils ont vu le film. Mais
Internet s'est aussi révélé une arme à double tranchant, l'insistance des
admirateurs se retournant contre l'auteur. Les premières pages du cinquième
tome de la série se sont ainsi retrouvées sur la Toile à son insu. Elle a
tout simplement renoncé à l'écrire. Féroce coup de croc.
----- Original Message -----
From: "Violaine Clement" <violaine.clement at co-perolles.ch>
To: "lutecium" <lutecium-group at lutecium.org>
Sent: Thursday, January 22, 2009 10:16 AM
Subject: [Lutecium-group] Twilight
lutecium-group: Ceci est un document du Groupe de Travail Lutecium.
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Chers Luteciens,
Un jeune me signale qu'un film fait actuellement des ravages auprès
des adolescents. Il s'agit de Twilight...
Quelqu'un parmi vous l'a-t-il vu ? Avez-vous aussi entendu parler de
ses effets ?
Bien cordialement,
Violaine Clément
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