[Lutecium-group] Lutecium-group Digest, Vol 83, Issue 10
loic toubel
loic.toubel at gmail.com
Tue Oct 18 14:02:50 UTC 2011
Merci Ignacio Garate. Je pense que je me suis trompé de texte en cherchant le partenaire-symptôme.
j'ai bon espoir de trouver quelque chose dans Ornicar 50.
bonne après-midi,
loic
Le 18 oct. 2011 à 14:55, ignacio at garate.fr a écrit :
> lutecium-group: Ceci est un document du Groupe de Travail Lutecium.
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> Pour Loïc Toubel,
> J'ai parcouru 18 leçons sur 20 du séminaire de JAM. Il y manque la leçon 7 illisible et la 15eme absente.
> Voici les références à l'embrouille.
> D'ailleurs selon moi JAM s'embrouille parfois avec les mots et laisse passer "immarescible" , dont le TLF et moi ignorons le sens, sans doute à la place de "inmarcescible" (qui ne peut se flétrir)
>
> Bon travail
>
> Ignacio Gárate
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> cours n° 1
> En même temps que Lacan promeut un nouvel usage, une nouvelle signification du mot symptôme, à la fin de son enseignement, il rend hommage, j'ai plaisir à le rappeler, à la langue latine, même au point de se moquer des confusions du grec. C'est un sacrilège si l'on songe à son maître Heidegger. Et bien, j'ai déjà pu le souligner, c'est que la langue latine, oui, j'ai déjà souligné que ce n'était pas un hasard s'il était là à prôner la supériorité du latin sur le grec, au moment où il promeut le symptôme. C'est que la langue latine précisément incarne, porte, véhicule l'esprit pratique, essentiellement pratique des Romains, le savoir-faire romain, le savoir-faire impérial des Romains. Les Grecs, ils avaient sans doute relation avec l'être, si on suit Heidegger, et bien faisons la différence, les Latins, les Romains avaient rapport au réel. Ils ne se laissaient pas embrouiller par le réel. Et d'ailleurs la sympathie de Lacan pour les Romains n'a pas attendu son ultime enseignement puisque c'est à la comparaison avec la route romaine qu'il a recours, pour faire saisir l'efficacité du Nom-du-père, comme signifiant, donc comme exemple d'une entrée, d'une prise du symbolique sur le réel.
>
> cours N° 17
> Évidemment, après qu’il ait parlé un certain temps, Lacan s’est mis à parler pas simplement de Freud, mais il s’est mis à parler de lui- même, de ce qu’il avait dit avant, pour dire éventuellement le contraire ou le déplacer. C’est à ce moment là qu’on en a vu un certain nombre qui ont fichu leur camp, pour continuer à lire Freud tout seul. Ils n’avaient pas besoin de Lacan pour les embrouiller avec cette affaire, ils avaient déjà métaphore, métonymie à penser et donc ça nous a valu d’éminentes productions universitaires.
> Mon excellent collègue, aujourd’hui à la retraite, Jean Laplanche, s’est propulsé dans tout ça, s’est, comme dit Châteaubriand en évoquant Talleyrand et Fouché qui s’en allaient le vice appuyé sur le bras du crime, Laplanche s’en est allé bras dessus bras dessous avec métaphore et métonymie, qui sont de moralité bien supérieure à Talleyrand et Fouché bien entendu.
> J’ai dit la dernière fois, à cause de ce petit incident, qu’on ferait une petite pose au milieu, je ne l’ai jamais fait, j’ai trouvé ça tellement agréable, il est trois heures moins dix, à trois heures pile, je recommence.
>
> cours n° 20
> Et donc, sautant sur mon tremplin c’est toi que j’invoque Arlequin, dans ta divinité ou ta démonité, au début de ce divertissement, mon arlequinade d’aujourd’hui. Est-ce à toi, Arlequin, que pensait Freud dans son Witz quand il nous peignait le mot d’esprit, je cite Freud, c’est recommandé ici en tout cas, quand il peignait le mot d’esprit comme un coquin en lui-même duplice, qui sert deux maîtres à la fois, c’est Freud ! Et donc je dis peut-être pensait-il, probablement pensait-il, sûrement pensait-il, à Arlequin, valet de deux maîtres.
> Il faut en effet, au Witz freudien, être Janus. C’est dans Freud aussi bien, avoir deux visages pour franchir la censure. Ainsi, il joue le docile alors même qu’il trompe, alors même qu’il détraque, qu’il embrouille, qu’il chambarde et parfois qu’il fout tout en l’air : c’est le valet de comédie ! Faisons-le parler - regardez mes ailes, je suis amour, je suis obéissance, je suis service, je dis oui, je fais sur commande, je suis à tes côtés oh mon maître ! la machine vivante qui est là pour faire ta volonté et même tes quatre volontés. Pourquoi dit-on les quatre volontés ? Parce qu’il s’agit de ton besoin, de ta demande, de ton désir et de ta jouissance. Et par dessus le marché ta fantaisie et ton caprice. Le valet est là pour constituer le maître dans ses quatre volontés et, par dessus le marché, sa fantaisie et son caprice. J’exécute au doigt et à l’œil, je cours, je vole.
> Ça, c’est quand on regarde ses ailes. Regardez ses pattes, il traîne les pieds, il sabote, il oublie, il néglige, il remet à plus tard, il conte fleurette, il tromqe et il se trompe, à la fois trop malin et trop empoté. Il n’en fait qu’à sa tête et non pas à la tête du maître. C’est ainsi que Witz, le valet de Freud, Witz - il pourrait s’appelait Witz comme l’on dit Fritz - le valet de Freud, leurre « madame raison critique », comme s’exprime Freud, et toutes ses objections en leur faisant prendre des vessies pour des lanternes, et lui-même pour un honnête garçon. Tandis qu’il passe, ni vu ni connu, le trésor de l’esprit, du mauvais esprit bien entendu, le Lustgewinn, originel, le gain de plaisir originel, en contrebande.
> C’est que madame raison pratique, comme l’explique Freud, est elle aussi une coquine, qu’elle joue les prudes, les douairières, les reines Victoria, tandis que, la lampe baissée, et parfois culotte aussi, elle se livre à une débauche pulsionnelle d’enfer.
> Qu’est-ce que nous retrouvons là ? Rien d’autre que le principe Kant avec Sade, formulé par le bon docteur Lacan.
> (Jacques-Alain Miller buvant) La soif, un besoin primordial (rires). C’est le principe Kant avec Sade formulé par le bon docteur Lacan. Et qui veut dire : derrière Kant cherchez toujours Sade, derrière le devoir cherchez toujours la jouissance, derrière la vertu cherchez toujours le vice, derrière l’intention droite, le membre droit, derrière la tragédie, la comédie, derrière le haut, - et non pas en dessous - le bas.
> Votre majesté est mal culottée, comme dit le bon saint Eloi. C’est le principe Kant avec Sade. C’est trop de dire que le roi est nu, c’est le ramener à Adam. Il arrive certainement au roi d’être nu, on l’espère pour lui, mais enfin, politiquement, c’est le ramener au paradis terrestre, et à la vérité qui sort du puits sans habit. Le roi n’est pas nu, non, il a seulement mis sa culotte à l’envers, spécialement quand il se fait psychanalyser, bien sûr, puisque le discours du maître est l’envers de la psychanalyse. Le discours du maître, c’est la psychanalyse, quand la psychanalyse a mis sa culotte à l’envers.
> Le roi, donc, comme on chante enfant - Le bon roi Dagobert, bon. Le roi a mis sa culotte à l’envers et, certainement, elle n’est pas si propre que ça, comme la seringue de l’injection faite à Irma, dans Freud. Adressons-nous au maître. Ah ! Mon maître, d’avoir un tel valet, sauf ton respect, tu te fais mettre. Tel valet, tel maître. Si tu supportes à tes côtés, ce farfadet rusé, cet emberlificoteur, cet artiste de l’embrouille et de la cabriole, c’est que tu n’es pas si noble que tu crois et c’est ta vérité à toi, qui s’agite sous la vile espèce de ton serviteur.
> La vérité, mon maître, est qu’il te faut, pour jouir, cet instrument ignoble, c’est que ton valet est cette part de toi-même où tu remises ta propre bassesse, devenue, par là, éclatante à tous les yeux. C’est là, que tu désignes, que tu avoues ta vilénie essentielle, mon maître, et c’est ce qui te permet de prendre la pause, de faire le chevalier, l’immaculé, l’immarescible. L’immarescible c’est plutôt pour Des Esseintes de Huysmans.
> Voilà donc le valet et voilà le maître. Le valet n’est pas l’esclave, n’est pas le serf, n’est pas le prolétaire. Il peut être, esclave, serf, ou prolétaire, l’un ou l’autre, c’est inessentiel à l’être du valet car il est essentiellement le vil, compagnon du noble, inséparable du noble, son intime, son plus prochain, mais son prochain méconnu, son extime. Le valet c’est l’extime du maître.
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>> 1. le signifiant de JAM l'embrouille (loic toubel)
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>> De : loic toubel <loic.toubel at gmail.com>
>> Date : 17 octobre 2011 18:05:14 HAEC
>> À : lutecium-group at lutecium.org
>> Objet : [Lutecium-group] le signifiant de JAM l'embrouille
>> Répondre à : Groupe de travail pour la psychanalyse lacanienne <lutecium-group at lutecium.org>
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>> Bonjour chers colistiers,
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>> J'ai lu les 4 premières séances de l'orientation lacanienne du "partenaire-symptôme" et n'ai point vu trace de la notion de l'embrouille.
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>> Par contre il est est question dans QUARTO 99 et dans LETTERINA n° 53-54. Drôlement bien le Quarto: "Superbe est la langue", que ça s'appelle. Direction Milner et l'Amour de la langue ...
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>> Bon enfin je dois débrouiller cette question dEMBROUILLE et j'avance comme une tortue.
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>> HELP, comme dans les Beatles, I need somebody Help !
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>> PS. J'ai plus que deux jours pour clarifier un peu ça ...
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>> Merci donc à ceux qui feront un effort de clarté (de tout).
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>> Loic
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