Le terrain discursif dans lequel se déploie la Gender Theory nous impose son propre champ de visibilité (idéologique) comme s’il n’était pas idéologique, comme s’il avait réussi à dégager un universel en opposant d’un côté, la conception naturaliste-biologique-anatomique du sexe, « enfermante », « aliénante » et, de l’autre, la construction du genre d’ordre discursif-socio-culturel, qui serait « libératrice », « émancipatrice », etc.
La première chose à faire est de rejeter cette opposition, de s’en soustraire (en tant que sujet de l’énonciation), et de la percevoir comme une fausse opposition destinée à occulter la véritable ligne de partage.
La coupure ne passe pas entre « la culture » et « la nature » (qui n’est pas si naturelle que ça…) mais par la logique des discours et les significations trompeuses qui peuvent en résulter, par exemple le discours de l’Analyste n’est pas le « sien » mais celui où il se tient comme il peut, etc.
En l’occurrence, le véritable antagonisme qui se présente comme passant entre les tenants du sexe « naturel-anatomique-biologique » et ceux du genre comme « culturel-discursif-social », passe en vérité entre le champ de leur opposition ET le Tiers exclu, c’est à dire la différence sexuelle en tant qu’elle est RÉELLE, autrement dit « impossible ».
Le discours capitaliste, sous-tendu par le Discours de l’Université, se reconnaît essentiellement en ceci : il évacue le Réel en tant qu’impossible, le slogan-type du discours capitaliste étant : « Avec (moi) (ça) (etc.)… Tout est Possible ! »
(Pour la psychanalyse, c’est l’impossible du Réel qui soutient le champ des possibles d’où peut surgir le sujet…)
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