Topologos Lutecium
Les Mathèmes de Lacan
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Jacques B. Siboni
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À propos de ce document ...
L'enfant,
mâle
ou
femelle,
localise
très tôt le
phallus,
et
l'accorde
à la
mère.
Le
complexe
d'Œdipe
c'est le
triangle
père-phallus,
mère,
enfant.
La
triade
imaginaire,
phallus,
mère,
enfant
est présentée
figure
4.2.1
.
La
relation
imaginaire
est
modulée
sur le
rapport
fondamental
mère
enfant.
Le
principe
de
réalité
s'identifie
avec le
fait
que
l'enfant
doit
apprendre
à se
passer
du
sein
maternel.
Au
départ,
il n'y a
aucune
espèce
de
distinction
dans la
relation
mère
enfant
idéale,
entre
l'hallucination
surgie
du
sein
maternel
et la
rencontre
de
l'objet
réel
dont il s'agit.
À l'aide de
frustrations,
la
mère
enseigne
à
l'enfant
que, de
temps
en
temps,
la
réalité
ne
coïncide
pas avec
l'hallucination
surgie
du
désir.
La
mère,
l'enfant,
le
phallus
constituent
la
triade
imaginaire,
4.2.1
Il y a chez la
mère
l'exigence
du
phallus
que
l'enfant
symbolise
ou
réalise
plus
ou
moins.
Pour la
mère,
l'enfant
est loin
d'être
seulement
l'enfant
puisqu'il est aussi le
phallus.
Dans le
fétichisme,
l'enfant
vient
plus
ou
moins
occuper
la
position
de la
mère
par
rapport
au
phallus.
L'enfant
s'aperçoit
que c'est un
phallus
que la
mère
désire.
Le
schéma
du
fétichisme
avec la
mère,
le
phallus
et
l'enfant
est présenté
figure
4.3.1
.
L'auto-érotisme
est le
stade
du
rapport
primitif
entre
l'enfant
et
l'objet
maternel
primordial.
À partir du
moment
où la
mère
devient
puissance
et comme telle
réelle,
c'est d'elle que pour
l'enfant
va
dépendre
l'accès
à ces
objets
qui
étaient
jusque là
purement
et simplement
objets
de
satisfaction,
objets
de
dons.
Pour
l'enfant,
les
objets
sont la
marque
de la
puissance
de la
mère.
Pour
l'enfant,
un
renversement
s'opère,
la
mère
devient
réelle
et
l'objet
symbolique.
Pour
l'enfant,
l'objet
devient
témoignage
du
don
venant
de la
puissance
maternelle.
Pour
l'enfant,
l'objet
est
objet
de
satisfaction
de
besoin
et
symbole
de
puissance
favorable
maternelle.
*
L'enfant
attend
quelque
chose
de la
mère.
L'image
du
phallus
pour la
mère
n'est pas
complètement
ramenée
à
l'image
de
l'enfant.
L'enfant
en tant que
réel
pour la
mère
prend
la
fonction
symbolique
de son
besoin
imaginaire.
Mère,
enfant,
phallus
constituent
la
triade
imaginaire
dans le
schéma
de la
figure
4.2.1
.
L'enfant
rencontre
une
double
déception,
déception
imaginaire
que le
phallus
lui
manque,
déception
à la
limite
du
symbolique
et du
réel
qu'il
manque
aussi à la
mère.
La
première
version du
schéma
la jeune
homosexuelle,
figure
4.7.1
, met en
relation
la
mère
imaginaire,
l'enfant
réel,
le
pénis
imaginaire
et le
père
symbolique.
C'est sur la
toute-puissance
de la
mère
que le
moi
de
l'enfant
repose.
Il y a
découverte
progressive
de
l'insatisfaction
foncière
qu'éprouve
la
mère
dans la
relation
mère
enfant.
*
C'est dans la
relation
à la
mère
que
l'enfant
éprouve
le
phallus
comme
étant
le
centre
du
désir
de la
mère.
*
L'enfant
se
présente
à la
mère
comme
étant
ce quelque
chose
qui lui
offre
le
phallus
en lui-même.
L'offrande
phallique
que
fait
l'enfant
à sa
mère
peut
être
identification
à la
mère,
identification
au
phallus,
identification
à la
mère
comme
porteuse
du
phallus,
porteur
lui-même du
phallus.
L'enfant
atteste
à la
mère
qu'il
peut
la
combler
dans une
relation
imaginaire
leurrante.
*
Le
rapport
d'amour
avec la
mère,
c'est ce qui
introduit
l'enfant
à la
dynamique
imaginaire.
La
mère
symbolique
est la
mère
en tant qu'elle est le
premier
élément
de la
réalité
qui est
symbolisé
par
l'enfant.
Le
progrès
de la
situation
avec la
mère
est dans ce que
l'enfant
a à
découvrir
dans ce qui est
aimé
par la
mère
au-delà
de la
mère.
Ce que la
mère
désire,
ce n'est pas
l'enfant,
c'est le
phallus
imaginaire.
La
métaphore
paternelle
consiste
en un
triangle
comportant le
père,
la
mère
et
l'enfant
cf.
figure
4.2.1
.
Le
père
frustre
l'enfant
de la
mère.
5.9.1
La
frustration
est un
acte
imaginaire
concernant un
objet
bien
réel,
qui est la
mère,
en tant que
l'enfant
en a
besoin.
Le
désir
de
l'enfant
s'affirme
en ceci qu'il est
désir
du
désir
de la
mère.
Le
sujet
a
pris
position
à un
certain
moment
de son
enfance
sur le
rôle
du
père,
que la
mère
n'a pas le
phallus.
Le
père
fait
obstacle
entre
l'enfant
et la
mère
en tant que
porteur
de la
loi.
*
Le
terme
enfant
désiré
est celui qui
répond
à la
constitution
de la
mère
en tant que
siège
du
désir.
*
C'est dans le
rapport
à sa
propre
image
que le
sujet
retrouve
la
duplicité
du
désir
maternel
à lui comme
enfant
désiré,
qui n'est que
symbolique.
La
confrontation
de
l'enfant
au
personnage
maternel
aboutit
à une
relation
spéculaire
qui
fait
que le
corps
maternel
devient
le
lieu
des
pulsions
de
l'enfant.
Dans le
graphe,
figure
5.26.1
en
est le
lieu
où
l'enfant
rencontre
la
mère
en tant que
sujet
parlant.
Dans la
perversion
l'enfant
s'identifie
à
l'objet
imaginaire
du
désir
que la
mère
le
désire,
en tant que la
mère
elle-même le
symbolise
dans le
phallus.
[
Lac66a
, p. 554]
Le
désir
de
l'enfant
trouve
à
s'identifier
au
manque-à-être
de la
mère.
[
Lac66a
, p. 565]
*
Si le
désir
de la
mère
est le
phallus,
l'enfant
veut
être
le
phallus
pour le
satisfaire.
[
Lac66a
, p. 693]
*
L'enfant
s'identifie
à une certaine
position
de son
être
dans les
pouvoirs
de la
mère,
qu'il se
réalise.
Ce que
l'enfant
demande
à sa
mère
de
présence
est
destinée
à
structurer
sa
relation,
présence
absence.
Le
sein
est un
objet
cessible
par
l'enfant
et
non
pour lui un
organe
maternel.
La
position
anaclitique
marque
la
dépendance
physique,
animale
où le
petit
enfant
se
trouve
par
rapport
à sa
mère.
*
C'est de
l'imaginaire
de la
mère
que va
dépendre
la
structure
subjective
de
l'enfant.
Le
sein
est
l'analogue
du
placenta
dans les
rapports
de
l'enfant
et de la
mère.
*
À
fixer
l'enfant
à la
mère,
la connivence
sociale
la
fait
le
siège
élu des
interdits.
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Jacques B. Siboni
2026-03-31