[Lutecium-group] Jalons pour une histoire de la psychanalyse sur l'Internet francophone

Yann Leroux yann.leroux at laposte.net
Fri Apr 14 14:40:52 UTC 2006


*JALONS POUR UNE HISTOIRE DE LA PSYCHANALYSE SUR L'INTERNET FRANCOPHONE*

 

/Share what you know. /

/Learn what you don't./

 

Il me semble important de poser quelques jalons qui faciliteront les 
recherches ultérieures sur l'histoire de la psychanalyse sur l'Internet 
francophone. Internet est en effet un milieu curieux : l'information y 
fourmille, elle est disponible -- pour qui sait la chercher -- et semble 
pouvoir être disponible éternellement. Il n'en est rien. Certains sites 
ont déjà disparu sans laisser de traces. Et compter sur les mémoires 
individuelles est difficile. D'une part, parce que déjà les souvenirs se 
brouillent, d'autre part parce l'Internet est le lieu de l'écrit, et 
qu'aucune transmission orale n'a été assurée, et enfin parce que les 
internautes prennent rapidement de déléguer au réseau une partie de leur 
fonctionnement psychique : pourquoi se souvenir, dès lors que tout, du 
plus futile au plus important, est archivé sur le site ou la liste de 
diffusion ? Mais parfois les archives électroniques disparaissent. Reste 
donc le travail de mémoire. Il est par ailleurs d'autant plus temps de 
le faire que les choses se complexifient devient difficile d'englober 
d'un seul regard l'ensemble du paysage psychanalytique francophone sur 
le net.

 
La psychanalyse sur le Web est d'abord histoire d'initiatives 
personnelles. Pendant des années, il est question de psychanalyse sur 
des listes de diffusion ou des sites Internet Les insitututions viennent 
tardivement, et pendant des années ce sont des individus qui ont, 
passionnément, porté la question freudienne sur l'Internet. Il faut 
reconnaître là aux lacaniens un dynamisme particulier. En 1999, un gros 
tiers des sites francophones référencés par DESGROSEILLERS sont tenus 
par des lacaniens, et sont, dans leur grande majorité, des pages 
personnelles. Ce sont eux qui, principalement conquièrent et déchiffrent 
ces nouvelles terres.  Les institutions, lorsqu'elles s'implanteront sur 
le net, auront une attitude mitigée vis-à-vis des premiers arrivants. 
D'une part, pour certaines, elles bénéficieront de l'expertise qu'auront 
accumulé certains de leurs membres. D'autre part, elles auront une 
attitude coloniale, c'est-à-dire qu'elles feront peu cas de ceux qui les 
ont précédé et de leur culture. Ainsi, par exemple, les sites 
institutionnels feront peu de place dans les rubriques « liens » aux 
sites personnels. Et, plus grave, elles ne s'imprégneront pas de la 
culture et des idéaux de l'Internet.

Longtemps après les initiatives personnelles, les institutions arrivent 
sur le net. A la joie toute enfantine des individus qui investissent ce 
nouvel espace de jeu qu'est l'Internet en échangeant principalement sur 
les listes de diffusion s'oppose la lenteur et la prudence des 
associations sur le web. Pour elles, il s'agit avant tout de se 
présenter. Les sites web sont autant de vitrines dans lesquelles elles y 
racontent leur histoire et y présentent leurs organes. Dans ce nouveau 
lieu, c'est d'abord pour chacune l'occasion d'y réassurer le roman de 
ses origines. Toutes, donc, s'y donnent une filiation en accord avec 
leur ancêtre fondateur. C'est aussi l'occasion d'y réaffirmer ses 
alliances : la rubrique « lien » est là tout à fait exemplaire très 
rares sont les institutions qui s'avouent des liens avec « l'autre 
coté ».  Pourtant, dans les toutes premières versions du site de l'IPA, 
on trouvait un lien vers le très lacanien psychonet.com de Michel 
Sauval. Il faut dire que dans l'Internet naissant, le rêve des 
fondateurs était encore vibrant : une information libre et disponible 
pour le plus grand nombre et à laquelle chacun peut contribuer. A 
l'époque, l'échange de bannières et de liens de site à site était la 
règle. Autour de chaque site, une vie communautaire en ligne a commencé 
a se développée, encourageant l'invention de nouveaux dispositifs qui à 
leur tour renforçaient le sentiment d'être dans un groupe. C'est ainsi 
que l'on est passé de la communauté des sites avec les /webrings /à la 
communauté des individus, avec les forums, les dispositifs de messagerie 
instantanée, les comptes personnels etc. Il est devenu maintenant usuel  
que les webmestre permettent à tout internaute de commenter le contenu 
du site.

 
Sauf pour les sites des associations de psychanalyse... Sur le domaine 
francophone, il n'y a guère que l'Ecole Lacanienne de Psychanalyse qui 
propose un forum. Pourtant, l'IPA, qui n'a pas la réputation d'être une 
institution fantaisiste, avait pratiquement dès le début mis en ligne un 
forum de discussion. En France, les choses sont allées autrement. D'une 
part, me semble t-il, du fait de préjugés théoriques sur ce qui a été 
fort malencontreusement appelé « le virtuel » : tout ce qui se 
produirait sur la toile serait « parole vide » et il y aurait à tirer 
des forums plus d'inconvénients que d'avantages. D'autre part, du fait 
de la méconnaissance de la vie participative de l'Internet. Les 
institutions psychanalytiques ont ainsi tourné le dos à d'énormes 
gisements de connaissances en ne se donnant pas les moyens, par exemple, 
de faire des connexions en ligne avec d'autres disciplines, ou encore 
d'inventer d'autres utilisations des dispositifs existants. Il serait 
ainsi, par exemple, très facile d'entamer des dialogues avec d'autres 
disciplines ou encore d'ouvrir des forums pour un temps limité à un 
invité qui répondrait aux questions des internautes. Enfin, on ne peut 
que s'étonner qu'une discipline qui fasse si grand cas de la parole, ait 
tant de mal à la donner à ses visiteurs qui au pire critiqueront ce qui 
leur est donné à lire. Est-ce si gênant ?

Les institutions ont investi l'Internet en tentant d'y apporter leurs 
règles, ce qui, bien évidement, n'est pas sans poser problèmes.  Par 
exemple, le contenu éditorial d'un site est souvent contrôlé par un 
organe de l'association, ce qui fait que la souplesse d'exécution, si 
cruciale sur Internet, est tout simplement empêchée, car s'il faut dix 
secondes pour mettre en ligne un article, il faudra des mois pour que la 
commission ad hoc se réunisse, et, la chance aidant, qu'elle prenne une 
décision. Le contenu mis en ligne est encore trop pauvre, le plus 
souvent du fait de problèmes de droits -- et donc d'argent -- et les 
sites servent encore trop souvent de vitrines aux différentes revues.

Un mot encore : certaines associations n'ont pas de site, d'autres 
viennent tout juste d'en avoir. Je pense à la Société Psychanalytique de 
Recherche et de Formation qui a presque immédiatement mis en ligne un 
site quelques mois après sa création ou à Dimension Psychanalytique qui 
vient d'avoir une liste de diffusion à son nom créée et hébergée par 
lutecium.com. D'autres, comme Le coût freudien, l'Association de 
Psychanalyse Jacques Lacan ou Errata manquent encore au Web

 
[Une archéologie du temps présent]

La première mention à la psychanalyse sur le réseau date du 10 Mai 1989. 
Elle est amenée par Richard SHAPIRO sur le groupe rec.arts.sf-lovers [1] 
<#_ftn1>  où, entre une discussion sur Chtulu et La planète des singes, 
on polémique à propos d'un article publié dans un journal mormon. C'est 
l'occasion pour les uns de se moquer du post-structuralisme, et pour les 
autres de le soutenir. On retrouve la psychanalyse quelques mois plus 
tard, le 24 octobre, sur le groupe rec.arts.books dans lequel un 
francophone s'aventure pour demander le titre original du livre de Bruno 
BETTELHEIM : psychanalyse des contes de fée.

 
Il faut s'arrêter un moment sur ces groupes de discussion, ces 
/netnews/, car ils constituent la colonne vertébrale de l'Internet 
naissant, et aujourd'hui encore, sous leur forme originaire ou dans des 
versions exportées sur le web, ils constituent la part la plus 
importante du réseau.

 
En 1969, un premier réseau se met en place via le protocole NCP. Il 
relie quatre centres universitaires : l'UCLA (Université de Californie, 
Los Angeles), le SRI (Standford Research Insitute, Standford), l'USCB 
(Université de Californie, Santa Barbara) et l'Université d'Utah (Utah). 
Le 7 avril 1969, S. CROCKER publie la première RFC (« Host software »). 
Ce sera la date officielle de la naissance d'Internet. L'implantation du 
réseau au coeur du monde universitaire permet de le sortir d'une 
utilisation purement militaire. En 1971, ARPANET compte 15 noeuds et 23 
machines. Elles sont cinquante en 1972. et en juillet 1975, ARPANET est 
livré à l'armée comme étant un réseau opérationnel. Dans les faits, il 
est fréquenté par un nombre sans cesse croissant de civils, qui 
utilisent le réseau pour leurs recherches universitaires mais également 
pour rester en contact avec d'anciens collègues, poursuivre une 
discussion de façon plus détendue que pendant un cours ou un séminaire 
ou tout simplement se raconter la dernière blague à la mode.

 
Donnons rapidement quelques repères chronologiques. En 1969, quatre 
universités américaines (UCLA L.A. ; SRI Stanford ; USCB Santa Barbara ; 
Utah University Cedar City) sont interconnectées  et forment le réseau 
ARPANet. En 1972, un étudiant, Ray TOMLINSON, invente une application 
qui se répandra comme une trainée de poudre : le mail. A partir de là, 
les choses vont très vite. En 1975, les premières mailing-lists sont 
créées. Ce sont des groupes dans lesquels un mèl posté sur l'adresse de 
la liste est ensuite diffusé à tous les membres de la liste. En 1974, 
Vinton CERF et Bob KHAN parlent pour la première fois d'un « Internet ». 
A la fin de l'année 1979, Jim ELLIS et Tom TRUSCOTT, deux étudiants en 
sciences informatiques de Duke University, rêvent d'un réseau qui 
déborderait des limites de l'ARPANet. Un troisième étudiant, Steve 
BELLOVIN, de la University of North Carolina, écrira le programme : 
c'est la naissance de USENET, c'est-à-dire *USE*r's *NET*work (le réseau 
de l'utilisateur). Le réseau croît rapidement. Il compte en 1986 sept 
hiérarchies et plus de dix mille groupe. Chaque hiérarchie (par ex. misc 
[divers]) compte plusieurs groupes (par ex. misc.sports ; 
misc.sports.basketball ; misc.sports.football) et un groupe peut réunir 
plusieurs centaines de personnes. L'aventure de ce réseau, qui a ses 
moments historiques (Great Remaning, the Cabal...), ses figures, son 
jargon, ses rites mérite un traitement a part.

 

Sur le web, il faudra attendre 1992-1993 et René DESGROSEILLERS pour 
voir un contenu concernant la psychanalyse sur le domaine francophone. 
Le réseau a encore son coté universitaire et scientifique et il est très 
rudimentaire. Psychanalyste et membre de la Société Psychanalytique de 
Montréal, DESGROSEILLERS dispose des notes de divers séminaires qu'il a 
donné, notamment sur les courants psychanalytiques. Il est par ailleurs 
intéressé par le fonctionnement du web et décide de mettre ce contenu en 
ligne. L'époque est aux modems 14.4 K, le navigateur en vogue s'appelle 
Mosaic -- il deviendra ensuite Netscape -, et WWW veut aussi dire 
Wait... Wait... Wait...  Les échos qu'il reçoit par mail l'encouragent à 
continuer et a construire ce qui va devenir le site de référence sur la 
psychanalyse. Les pages de La psychanalyse sont souvent citées sur le 
Web, et les encyclopédies en ligne y font directement référence.

 
Il faut bien se représenter que les débuts du web datent de 1991. Deux 
ans auparavant, Tim BERNAYS LEE, du CERN de Genève, avait proposé l'idée 
d'un espace hypertexte c'est-à-dire de un lieu ou les chercheurs de 
différents sites pourraient organiser et mutualiser l'information[2] 
<#_ftn2>. Le téléchargement d'un document à partir d'un site distant et 
l'utilisation de l'hypertexte sur une même machine étaient connus. Le 
génie de Tim BERNAYS LEE a été de fusionner ces deux possibilités pour 
donner corps à son rêve d'universalité: un espace commun où l'on 
communique en partageant de l'information, sans se soucier de la forme 
ou de la localisation du document. [3] <#_ftn3> En ces temps 
précocissimes,  le réseau était pris par une sorte de tentation de 
Babel : les langages, les machines, les protocoles, la résolution des 
écrans... tout allait vers une différenciation anarchique. Sur USENET, 
la babélisation avait été stoppée par la prise en main du développement 
du réseau par quelques administrateurs. L'épisode est connu sous le nom 
de /backbone cabal, /c'est-à-dire que la solution trouvée avait été 
l'édification et le développement du réseau autour de l'image d'une 
épine dorsale, ce qui l'avait doté d'un centre névralgique, à défendre 
ou à attaquer, et d'une organisation verticale : les groupes ont une 
hiérarchie et sont emboîtés les uns dans les autres[4] <#_ftn4>. Le 
modèle de référence est celui de l'arbre. Au CERN, la quantité de 
rapports, de données d'expériences, de documentation sur les expériences 
en cours et passées rendent les recherches de plus en plus complexes et 
ce d'autant plus qu'il n'est pas rare de devoir lancer des requêtes 
différentes sur différentes machines avec pour chaque machine une 
interface différente. L'organisation horizontale est parfaite pour 
organiser l'information mais pose des problèmes pour la retrouver car il 
faut souvent remonter la hiérarchie pour explorer d'autres branches. A 
l'arbre, Tim BERNAYS LEE va substituer la toile,  c'est-à-dire un espace 
organisé autour du monde de l'horizontalité. Passer de la verticalité à 
l'horizontalité, c'est passer ici passer d'un espace de l'emboîtement à 
celui de l'horizon, de la logique du chargement vers soi au mouvement 
vers le dehors avec cette navigation immobile qui caractérise le web, 
d'un espace croisé par le temps, à un espace ou le temps

 
Le rêve de Tim BERNAYS LEE déborde rapidement le CERN. En août 1991, il 
annonce sur USENET « the www project »[5] <#_ftn5>. En Octobre, deux 
listes de diffusion, www-talk at info.cern.ch et www-interest, sont crées 
pour débattre  du 3W : le  protocole (http), le langage (HTML) et les 
navigateurs y sont là inventés en commun. Un an plus tard, il y a 26 
serveurs http « raisonnablement fiables », et Jean Armour POULLY invente 
l'expression « surfing the internet » pour décrire les voyages 
électroniques qui lui permettent de sauter les océans et les continents 
tout en restant chez elle. En 1996, il seront 16 millions de surfeurs.

 
Parmi eux, le docteur Jean-Marie THURIN. En mai 1996, il met en ligne 
sur un serveur de l'INSERM, et niché dans le nom de domaine psydoc.fr 
quelques pages web dédiée l'Ecole de Psychosomatique. La même année H. 
KREUTZEN aura plus de succès. La même année, il crée une liste de 
diffusion qu'il appelle « Psychanalyse et Internet » mais son adresse, 
lacan-list at linkline.be et le contenu des discussions feront qu'elle sera 
appelée « la Lacan-list »

 
Une liste de diffusion est à la fois une « méthode de diffusion 
d'informations, dans laquelle les abonnés de la liste peuvent envoyer 
des messages qui seront diffusés aux autres » [6] <#_ftn6> et le groupe 
de personnes qui s'échangent ces messages. Le groupe peut être ouvert ou 
fermé, les messages peuvent être modérés -- c'est-à-dire qu'ils sont 
approuvé par un modérateur avant d'être diffusés -- ou non, les archives 
peuvent être publiques ou non ; ces différentes possibilités donnent a 
chaque liste, en fonction de son histoire, une résonance groupale 
particulière.

 
H. KREUTZEN avait crée cette liste en lui donnant comme objet de mieux 
comprendre les phénomènes qui s'observent banalement dans les espaces de 
discussion sur Internet. Autant il est facile de les créer, autant il 
est difficile de maintenir une parole ouverte sur l'altérité, et 
rapidement les débats s'enflamment. Cela est à tel point qu'une loi dite 
loi de Godwin,  stipule que plus un sujet de discussion s'éternise, plus 
la probabilité d'une comparaison avec le nazisme ou aux camps de 
concentration[7] <#_ftn7>. Ironiquement, c'est du fait même de ces 
phénomènes que la lacan-list sera dissoute. Mais auparavant, elle 
restera longtemps le seul espace de discussion dédié spécifiquement à la 
psychanalyse. D'abord anglo-française, la liste deviendra, au fil du 
développement de l'Internet en Europe, deviendra exclusivement 
francophone. Elle s'adosse en 1998 à un site, Lacan Freud Psychanalyse 
qui propose un index référentiel du Séminaire de Lacan qui fera les 
délices des habitués de la Lacan-list. L'index trouvera un éditeur en 
2000, et sera supprimé du site. Un espace « Poubellication » reçoit les 
contributions de différents auteurs parmi lesquels on trouve Henri 
KREUTZEN lui-même, Jean-Louis BLAQUIER et Guillermo RUBIO.

 
C'est dire à la fois dans quelle boite sont pris les outils conceptuels 
pour comprendre ce qui se passe sur Internet, mais également la grande 
ambivalence des analystes quant à la valeur à accorder à cette sorte 
d' « oralité écrite »[8] <#_ftn8> que l'on retrouve sur le net. Vite 
écrits, vite envoyés, parfois vite pensé, le mail est comparé aux écrits 
papier auxquels ils sont habitués et l'avis général est plutôt que ce 
qui se dit -- mais est-ce là une parole ?, se demande t-on parfois -- ne 
vaut pas grand-chose. Embarrassé dès qu'il s'agit de penser la dynamique 
groupale, les lacaniens ne réussiront pas à l'objectif que s'était donné 
le fondateur : expliciter, théoriser, comprendre les phénomènes de 
« /flame wars/ » c'est-à-dire l'inflammation endémique du groupe ou 
d'une partie du groupe en discussions vaines et stériles ou l'irruption 
de trolls c'est-à-dire de personnes dont le but est de provoquer ces 
discussions/. /

 
Henri KREUTZEN quitte la Lacan-list et la Belgique en 2001 pour 
s'installer au Brésil ; il demande à un des premiers abonnés, Jos 
TONTLINGER, psychanalyste, de bien vouloir prendre la relève. Jos 
TONLINGER est sur le net depuis 1995 et a noué avec le fondateur de la 
lacan-list des contacts personnels.  En Juin 2001, Linkline, l'hébergeur 
de la lacan-list est racheté par Tiscali.  Lors du transfert, la liste 
et ses archives sont détruites.  Jos TONLINGER, avec l'accord d'H. 
KREUTZEN, continue l'aventure de lacan-list chez Wanadoo le 27 Juin 
2001. La lacan-list 2, comme les abonnés prennent l'habitude de 
l'appeler, s'achèvera en Janvier 2002.

 
C'est avec la théorisation de J. LACAN sur la lettre, la parole, RSI, 
..... que l'on tente alors de comprendre ce qui se passe sur Internet, 
avec une curieuse tendance à compter pour rien ce qui peut s'écrire : 
poubellication, parole vide, imaginaire (dans un sens défavorable) sont 
les termes qui reviennent le plus souvent dès lors que l'on s'interroge 
sur ce qui se passe sur Internet

En Juillet 1996 Sylvain MISSONIER avait porté sur le web la revue Le 
carnet/PSY.  C'est Serge LEBOVICI qui en écrit le premier billet 
d'humeur. La revue, née en 1994, a donc très rapidement été adossée à un 
site Internet, appelé « à en devenir la mémoire vivante et 
pragmatique »[9] <#_ftn9>. La version /online /de la revue est dotée 
d'un forum conçu comme « agora » où chacun peut déposer ses avis, ses 
bonnes adresses, son agenda de manifestations ou encore commander des 
numéros de la revue papier. Un dossier sur « l'/Internet addiction/ » 
est ouvert, ainsi qu'un débat sur l'exposition Freud à Washington.

 
En 1998, Sylvain MISSONIER s'interroge : que peut-on attendre du Web, 
qui se donne à la fois comme figure du pire (pédophilie, nazisme...) et 
du meilleur (communication facilitée, savoir disponible...) et reprend 
l'histoire de l'Internet comme émanant de l'U.S. Air Force

En 1957, après l'humiliation de Spoutnik, les américains créent au sein 
du /Departement of Defence /l'ARPA : Advanced Research Projects Agency, 
afin de s'assurer une supériorité technique et scientifique. C'est au 
docteur J.C.R LICKLIDER, nommé à la tête de l'ARPA en octobre 1962 que 
l'on doit la vision d'un « réseau galactique » permettant à toute 
personne d'avoir accès à l'information ou qu'elle se trouve [10] 
<#_ftn10> et d'avoir ouvert l'ARPA à la coopération universitaire. La 
première connexion entre deux ordinateurs utilisant la technologie de 
transfert par paquets date de 1965, et deux années plus tard, le chef du 
projet de réseau informatique a l'ARPA, Lawrence G. ROBERT présente ses 
« Plans pour le réseau ARPANET » au cours d'une conférence qui verra 
également Paul BARAN, de la RAND (*R*esearch *AN*d *D*eveloppement) 
présenter un papier sur l'utilisation d'un réseau à communication de 
paquets pour transmission sécurisée de la voix, même en cas de 
destruction partielle du réseau suite à une guerre nucléaire. Les 
chercheurs de la RAND et de l'ARPA s'ignoraient mutuellement, et c'est 
sans doute de la conférence de Paul BARAND que vient l'idée que 
l'Internet est né du désir du gouvernement américain de se doter d'un 
réseau résistant à une guerre nucléaire.

 
Pour ma part, non sans ignorer qu'a cette époque, le simple fait de dire 
que l'on travaillait à quelque chose qui résiste aux bombes, forcément 
nucléaires, et forcément soviétiques, faisait affluer les subventions de 
recherche, j'y vois également un écho d'un fantasme groupal qui dit  la 
fragilité des débuts et les « mauvaises » origines

 
L'appel que prend Sylvain MISSONIER sur D. ANZIEU : /Créer, détruire/ me 
semble tout à fait bienvenu tant il est évident qu'Internet, nous 
invite, une fois encore, à cette alternative : l'invention de nouvelles 
modalité d'être aux autres et à soi-même qui peuvent ouvrir à de la 
création ; leur utilisation à des fins de destruction

Carnet/PSY innove. Traditionnellement, lors de leur passage en ligne, 
les revues se  sont assez frileuses. C'est ainsi qu'en 1995, la 
vénérable /American Imago/, créée par S. FREUD et H. SACHS en 1939 
n'avait mis en ligne que l'éditorial des numéros publiés ainsi qu'un 
résumé des textes publiés depuis janvier 1995. L'/International Journal 
of psycho-analysis /fera de même en Décembre 1996 mais en proposant, 
parfois, l'accès à certains articles.

 
En 1997, Geneviève LOMBARD, analyste du Quatrième Groupe, entre en 
contact avec DESGROSEILLERS après avoir lu ce qu'il avait écrit sur 
l'Analyse Quatrième sur son site. La discussion débouche sur une l'idée 
que /La psychanalyse/ pourrait accueillir un texte de Jean-Paul 
VALABREGA sur l'Analyse Quatrième. Ce dernier accepte, et donne en prime 
une photo de lui. Par la suite, Geneviève LOMBARD écrira pour /La 
psychanalyse/ un texte qui retrace les tout début de la psychanalyse en 
France : « Hesnard et l'école psychanalytique de Bordeaux ». Cette 
rencontre est un des fils qui donneront naissance au site du Quatrième 
Groupe.

 
Le Musée Sigmund Freud de Vienne met en ligne une biographie succincte 
de S. FREUD et quelques informations utiles pour accéder au musée. En 
mars, la revue Les carnets de psychanalyse propose en ligne les 
sommaires des numéros publiés depuis 1991, date de création de la revue. 
Sur le même site, l'association Errata, crée en 1983 après le big bang 
de la dissolution de l'Ecole Freudienne de Paris,  est présentée.

 
A l'été 1997, je propose la création d'un groupe de discussion sur 
USENET dédié à la psychanalyse. C'est la première fois que le mot est 
utilisé, et si l'idée est accueillie plutôt favorablement, le groupe ne 
sera pas crée. Contrairement aux listes de diffusion ou le désir d'un 
seul suffit, sur USENET, la création d'un nouveau groupe passe par une 
succession de procédures. Des Appels à Discussion (AAD) doivent être 
diffusés dans plusieurs groupes et une discussion sur le groupe à créer 
s'engage dans un groupe (FUAD -- fr.usenet.annonces.discussions). Un 
Appel à Voter est ensuite lancé et, selon les résultats du vote, le 
nouveau groupe est crée ou non. Ces procédures sont l'occasion de 
guerres picrocholines, amusantes ou éreintantes, selon le point de vue 
ou l'on se place, et le groupe ou elles ont lieu (fufe) donnera 
naissance a quelques perles typiquement usenetiennes : « fufer » 
signifie argumenter pour le plaisir de l'argumentation, «capilotracté » 
parle de lui-même etc.

Cela m'amènera à abandonner l'Appel à Discussion en cours et, pendant un 
temps, sur USENET, les questions de psychanalyse seront débattues sur le 
groupe dédié à la philosophie. Chez Multimania, qui offre des 
hébergements gratuits aux sites personnels, je crée en 1998 un site 
dédié à l'histoire de la psychanalyse. On y trouve les grandes lignes : 
la période pré-analytique avec les hypnotiseurs comme Braid, Mesmer, 
l'Abbé Faria..., la préhistoire de la psychanalyse : « j'arrivais le 
soir ... » « Je ne crois plus à ma neurotica », puis le développement de 
la psychanalyse. Une part est réservée à la situation française et ses 
aventures institutionnelle et une autre présente les filiations 
psychanalytiques depuis FREUD. On y trouve également la biobliographie 
compléte de S. FREUD établie par O. HUSSON pour la réédition de 
l'ouvrage de H. F. ELLENBERGER et augmentée par Y. DIENER dans le cadre 
d'un enseignement à l'Université de Paris-X Nanterre.  Le site évoluera 
assez rapidement pour ne garder que la trame de l'histoire de la 
psychanalyse. Il changera d'hébergeur  à plusieurs reprises 
(multimania.fr, levillage.org, free.fr ). Il s'est trouvé depuis début 
2006, un nom de domaine filiationspsychanalytiques.net[11] <#_ftn11> qui 
présente l'histoire de la psychanalyse année par année, et un dispositif 
(wikimedia) qui permet à tout le monde d'ajouter ou de corriger du 
contenu. Les filiations psychanalytiques apparaissent sous forme d'une 
carte généalogique qui permet, me semble-t-il, de repérer les mouvements 
de transmission ainsi que les legs abandonnés, qui gisent dans les 
théories analytiques.

La présente recherche me fait (re)découvrir un prédécesseur. En Mai 
2001, DesGroseillers donne dans son carnet d'adresses un lien du site 
Espaces Lacan (Psychanalyse et Politique) qui pointe vers une page 
Filiations Psychanalytiques qui reprend différentes généalogies 
analytiques : Freud, Ferenczi, Jones... Le site propose en 
téléchargement quelques textes de Freud, de Lacan (dont des séances du 
Séminaire), un dossier Dissolution qui reprend des textes échangés au 
moment de la dissolution de l'Ecole de la Cause Freudienne, et bien 
évidement « quelques figures topologiques élémentaires ». Le site mis en 
ligne par  Catherine ALCOULOUMBRE qui y présente également le travail de 
son séminaire qu'elle regroupe sous le nom d'/Etoffes, /et dans lequel 
elle tente d'explorer comment se trame la réalité. Le site est encore 
actif à l'adresse http://perso.wanadoo.fr/espace.freud/

 
En octobre 1997, Jean-Noël RADULESCO, médecin psychiatre et 
psychanalyste, ouvre un site chez Geocities. Durant l'été, un nouveau 
dispositif, ICQ, est apparu sur le net. Il permet de s'envoyer des 
« messages instantanés » ou d'ouvrir des sessions de chat dans 
lesquelles tout le monde écrire en même temps. La frappe, les 
effacements, sont visibles par tous au moment même ou l'on écrit. ICQ 
(« I seek you -- je t'ai cherché ») permet également de se montrer aux 
autres dans différents états : en ligne, occupé, ailleurs, ne pas 
dérangé. On peut également être /online/ et se montrer /offline /ce qui 
permet quelques jeux de cache cache.. C'est ce dispositif que Jean-Noël 
RADULESCO propose d'utiliser, et pour en faire la promotion il ouvrira 
plusieurs pages chez différents hébergeurs : altern.org, geocities.com, 
free.fr ou l'on peut retrouver « Le forum de la psychanalyse » depuis 
2001. La page se clôt sur une série d'avertissements : « Ce site, 
réservé aux praticiens de la psychanalyse ne propose ni soins ni 
conseils en ligne. Il n'a pas non plus pour but de fournir des adresses 
de praticiens ou de thérapeutes. Il n'est affilié à aucune Ecole ni 
groupement de psychanalystes » que l'on retrouvera un peu partout ou des 
espaces de discussion dédiés a la psychanalyse seront ouverts. La 
prudence « ce n'est pas un cartel » est aussi caractéristique. Partout 
où des espaces de discussions seront ouvert, l'avertissement « ce n'est 
pas... » figurera à son frontispice, et la dénégation aura bien entendu 
comme effet que certains s'y précipiteront pour l'éprouver. La page web 
« le chatpsy » évoluera beaucoup avec le temps. Elle fera un moment 
partie d'un /webring/ de psychanalyse, hébergera un forum, une liste de 
diffusion pour finalement abandonner ICQ autour de 2004. Au printemps 
1998, Jean-Noel RADULESCO crée alt.psychology.psychoanalysis après une 
courte discussion dans le forum alt.config ou il tente d'expliquer, en 
anglais, les spécificités de la psychanalyse. Il le fait dans la 
hiérarchie alt., ce qui ne le contraint pas à suivre les pénibles 
procédures de création de groupe (AAD, AAV etc.). Le nom du groupe : 
alt.psychology.psychoanalysis, et le texte qui l'introduit sont en 
anglais avec une traduction en français. Le groupe a pour objet « la 
pratique et la théorie selon les enseignements de Freud et de Lacan » et 
son créateur en attend des échanges entre praticiens de cultures et de 
pays différents. Un lien est donné avec une page web du chatpsy.

 
Cela dit bien à la fois le désir de quelques uns l'espoir d'échanges 
internationaux et locaux qu'a suscité Internet pour beaucoup d'entre 
nous et la difficulté, alors, à trouver suffisamment de francophones 
intéressés par la psychanalyse pour  instituer une dynamique d'échanges. 
Dans ce contexte, la création cette même année 1998 de la liste de 
diffusion FrancoPsy annonce un début de changement. Il y a, dès le nom, 
une volonté de rassemblement autour de la langue française. Mais cette 
ouverture est limitée aux professionnels de la santé mentale. Est-ce 
cela, ou le fait qu'elle ait été mal référencée ? Toujours est il 
qu'elle ne connaîtra  pas un grand succès. Elle marque, en tous cas, 
qu'il y a maintenant suffisamment de francophones sur le net pour parler 
de psychanalyse

 L'association historique fondée par FREUD & FERENCZI arrive sur le web 
août 1997, date de création du nom de domaine. La première version du 
site est étique mais se développe rapidement et le compteur du site 
affiche crânement ses 33966 visites au début de l'année 1998. On trouve 
également à cette époque  un /Appeal for Literature for Eastern Europe 
/du /East-European Subcommitte. /Le texte est traduit en français, et on 
peut y lire que les Groupes des pays de l'est manquent cruellement 
d'ouvrages de référence mais qu'il est impossible de leur faire parvenir 
« en toute sécurité ». La proposition de l'IPA est paradoxale car elle 
fait état de « l'excellent équipement électronique » des groupes de 
l'est et appelle dans le même temps à acheter des CD-ROM. Bon élément, 
la Société Italienne a déjà envoyé un appareil au groupe croate. On 
s'étonne tout de même que personne à l'IPA n'ait eu l'idée de numériser 
la Standart Edition et de la faire parvenir aux groupes de l'est. Dans 
ses premières versions, la page de l'IPA est surtout un annuaire des 
sites des différentes associations psychanalytiques. Le site croît 
rapidement et une nouvelle mise en page est donnée dès Janvier 1999. Le 
fond bleu vert d'origine, orné du logo de l'IPA, est remplacé par un 
fond bleu rythmé par de grands rectangles jaunes, roses et verts. Les 
rubriques restent inchangées : congrès et conférences, la newsletter de 
l'IPA ; l'organisation de l'IPA. Par contre, on y trouve maintenant un 
forum où les discussions se font principalement en anglais -- il y a 
quelques messages en portugais. Il s'agit principalement de demandes 
d'informations émanant d'étudiants : ici sur les représentation de 
l'inconscient par les surréalistes, là des précisions sur l'origine de 
l'idée de Dieu ou encore une réalisateur australien qui vient faire 
connaître son film. En 2000, le site prend une toute autre ampleur. La 
mise en page est à la fois plus sobre et plus précise : un fond blanc, 
une barre de navigation bleue en haut permet d'accéder aux rubriques 
(« News » ; « Scientific » ; « Clinical » « Education ») ainsi qu'à une 
partie réservée aux membres de l'IPA. En exergue, des liens conduisent, 
entre autres, à l'histoire de la Société psychanalytique de Vienne ou de 
l' /Australian Psychoanalytical Society/ , au  calendrier de différentes 
conférences où à l'appel à contribution pour le 42ieme Congrès 
International de Psychanalyse qui se tiendra à Nice en 2002. L'ensemble 
donne une impression à la fois dense et fouilli . Enfin, dans la 
rubrique « Liens », on trouve, dans une mer de sites appartenant à la 
famille IPA, l'îlot lacanien du site de Michel Sauval, psiconet.com. En 
2003, l'IPA confie la réalisation de son site à une société, Fisher 
Technologie PLC[12] <#_ftn12>. Le site donne alors d'emblée à voir le 
polyglottisme de l'IPA en proposant un choix de langues (anglais, 
français, allemand, espagnol). Le coté fouillis disparaît et les 
rubriques se présentent dans un bel ordonnancement. La partie 
« communauté » est enrichie : chaque membre de l'IPA peut envoyer des 
messages privés, via le site, à un autre membre, gérer ses inscriptions 
aux listes de diffusion du site et forums de discussion, suivre ses 
sondages, ajouter une photo à son profil etc. Les rubriques sont 
regroupées : « /news and events/ », « /clinical and scientific/ » et 
l'IPA prend maintenant le temps de présenter l'histoire de sa fondation 
dans un article, en passant sous silence les Grandes Controverses où les 
scissions des institutions psychanalytiques  françaises

 En juin 1998, G. LOMBARD met en ligne une première version du site du 
Quatrième groupe. Le principe en avait été accepté à l'Assemblée 
Générale du 7 mars 1998 par un vote à main levée qui avait recueilli 32 
oui, 2 non et 3 abstentions (32 votants). L'argumentation de G. LOMBARD 
était qu'il existait sur Internet[13] <#_ftn13>  et qu'il valait mieux 
mettre en circulation des textes choisis et élaborés par le Quatrième 
Groupe lui-même.   Jusqu'au mois de Juin, date de mise en ligne du nom 
de domaine quatrième-groupe.org, des discussions ont lieu sur la 
présentation à donner au site, ainsi qu'au texte qui en annoncera la 
venue. Cette période de préparation à la naissance du petit dernier du 
Quatrième Groupe ne doit pas masquer l'autre scène qui a présidé à sa 
venue. Longtemps portée seule par Geneviève LOMBARD avant d'être 
reconnue suffisamment bonne par ses collègues en Assemblée Générale, 
l'idée d'un site porte aussi les stigmates faits à un enfant mal 
accueilli, venu trop tôt ou trop tard, en tous cas à un moment ou il 
était difficile de lui faire toute la place qui lui était due. C'est 
ainsi que l'idée est votée après avoir examiné la question du siège 
social, du local du Quatrième Groupe, de la prochaine Réinstitutante, et 
de la publication des actes de la journée « Autisme et Métapsychologie » 
et il est possible que se donner ensuite un domicile sur l'Internet ait 
outrepassé les capacité du moment du groupe. Pour soixante dix dollars, 
le 4 juin 1998 Geneviève LOMBARD achète  quatrieme-groupe.org pour le 
Quatrième Groupe. Le nom de domaine est valide pour une période de deux 
ans, et le site est hébergé par Host Web. De façon logique, car elle est 
la plus avancée sur ces questions, il lui en est confié la mise en 
oeuvre technique tandis que la responsabilité en est assurée par Bernard 
DEFRENET, en liaison avec le bulletin, et Y. GUTTIEREZ en liaison avec 
le bureau. Il faut préciser que ce sont là les trois seuls analystes 
membres, à des degrès divers, au fait de ce qui se passe sur 
Internet[14] <#_ftn14>. Le site est référencé par /La psychanalyse/, ce 
qui lui vaut d'emblée un bon trafic. déjà des textes sur le Quatrième Groupe

 Il faut préciser qu'il s'agit là des trois personnes au faIl faut 
ajouter à cela qu'en 1998, peu d'analyses membres du Quatrième groupe 
étaient au contact avec l'Internet. A titre d'indication, on se peut 
rapporter au Bulletin du primptemps 1998 : sur les 25 membres analyste, 
seuls trois (Bernard DEFRENET, Yvonne GUTIERREZ et Genevieve LOMBARD) 
donnent une adresse email.

A la même période, Geneviève LOMBARD se voit conseiller par un ami de 
mettre en ligne son propre site. Ce sera inconscient.net qui verra le 
jour peu de temps après quatrieme-groupe.org dont la mise en ligne se 
fait en juin. Inconscient.net a d'abord existé sous la forme d'un 
hébergement chez Mygale [15] <#_ftn15> à l'adresse 
http://www.mygale.org/03/icsweb avant d'être basculé sur les serveurs de 
Host Web

 Inconscient.net s'ouvre sur une citation d'Au-delà du principe du 
plaisir. On y croise en image un Eros et le bas-relief de la Gradiva. Il 
est vrai que l'écriture de G. LOMBARD, à la fois légère et dense, trace 
les questions essentielles que l'Internet et ses usages pose à la 
psychanalyse et que l'on ne peut qu'être tenté de la suivre : la 
question liaison / déliaison, la « virtualisation » à l'oeuvre dans la 
cure analytique bordée par le cadre, celle du temps presque suspendu de 
l'Internet : « /Comment penser le virtuel dans la communication-cyber, 
dès lors que son illimitation, sa dé-terriorialisation , sa 
dé-corporéification, ne sont plus contenus dans aucun « cadre » vraiment 
repérables par des paramètres précis ?/ » demande-t-elle ? C'est-à-dire 
qu'elle disjoint la question du virtuel et de l'Internet et qu'elle 
repère bien quelques unes des  composantes fortes de l'Internet. C'est, 
à ma connaissance, la première a avoir mis au travail de façon féconde 
les questions posées par l'Internet. Son travail s'axe sur deux grands 
principes : une interrogation du dedans, c'est-à-dire à partir d'une 
pratique de l'Internet, et une connaissance des outils à la psychanalyse 
en les interrogeant du dedans, c'est-à-dire à partir d'une pratique et 
d'une connaissance des outils utilisés. Ainsi, les premiers articles 
tournent autour de l'usage des newsgroups (groupes de discussion) et du 
mail et à coté de la signature de G. LOMBARD, on trouve celles de J. 
TROCCAZ, B. DEFRENET. Les articles sont scrupuleusement datés, ce qui 
leur donne à la fois une patine et une prise qui permet de mieux suivre 
l'évolution de la pensée de l'auteur et de parer aux prétentions de 
toute éternité que l'on trouve sur tant de sites.

Jalil BENNANI, psychiatre et psychanalyste à Rabat, crée en novembre 
1998 le site Convergences psy. Il y présente un aperçu bref mais 
précieux de l'histoire de la psychanalyse au Maghreb, différentes 
associations « psy » marocaines, une bibliographie succincte sur 
« Psychanalyse et Islam ». Le site comporte un forum.. En décembre, 
Jean-Noël RADULESCO ouvre Psychanalyse in situ, conçu comme « hors 
institution et interdisciplinaire ». le site s'enrichi au fil du temps 
de plusieurs outils : webring, liste de diffusion, ICQ. A la même 
période, Psychonet met en ligne des textes, photos, vidéos et liens 
concernant Jacques LACAN.

En Janvier, la revue Le Coq-héron propose en ligne la quasi-totalité des 
sommaires de son catalogue depuis la date de sa création en 1999, soit 
quelques 160 numéros. Le site est hébergé par multimania.com et il 
faudra attendre Avril 2001 pour que le site soit accessible via le nom 
de domaine coqheron.com. Malheureusement, le site fermera en juin 2002, 
et le nom de domaine est aujourd'hui libre.

 Sous l'impulsion d'Alain de MIJOLLA, l'Association Internationale de la 
Psychanalyse s'implante sur le net. Familier de l'informatique 
personnelle depuis 1981, il crée le site en utilisant le logiciel 
Frontpage et le met a jour régulièrement. Trois ans plus tard, il 
demandera à Jean-Luc THERON de la société Amalgeste d'en revoir la 
charte graphique.

 En 1999, Stéphane BARBERY achète barbery.net, et Laurent Le VAGUERESE 
fait basculer le serveur minitel 36-15 OEDIPE sur le web avec comme nom 
de domaine oedipe.org La première version du site est construite avec 
l'aide de Stéphane BARBERY qui ouvrira son site, barbery.net en octobre 
2000. Stéphane BARBERY considère le net comme un moyen de diffusion, et 
il construit peu à peu un site plein de poésie. A coté des jeux de 
l'oulipo, on trouve des mails échangés avec différentes personnes où il 
se montre redoutable contradicteur ou encore des constructions 
théorico-cliniques. Laurent Le VAGUERESE publiera en Juin 1999, en 
collaboration avec Carole MENAHEM un « Surfez avec Freud » qui présente 
les différents sites dédiés à la psychanalyse et les différents outils 
pour y accéder. Clair, didactique, précis, le livre donne une vue aussi 
exhaustive que possible de la situation de la psychanalyse sur Internet 
et a demandé plus d'une année de recherche. La psychanalyse n'était pas 
étrangère à Carole MENAHEM puisque dans le cadre de ses études, elle a 
effectué des recherches documentaires à la bibliothèque Sigmund Freud et 
a participé à la mise en place de la base de donnée Alexandrie. De 2000 
à 2002, elle collaborera au développement de la rubrique liens du site 
www.oedipe.org <http://www.oedipe.org/> qui recense et critique les 
sites et listes de discussion en relation avec la psychanalyse.

 C'est sous son acronyme anglais et avec la précision : « on line » que 
l'on trouve l'Association Mondiale de Pyschanalyse, pendant lacanien de 
l'IPA fondée par Freud en 1910. En février 1999, le nom de domaine 
wapol.org (pour World Association of Pyschoanalysis On Line) est acheté 
[16] <#_ftn16>. Dans ses premières versions, le site est anglophone. On 
peut y télécharger quelques photos de Freud et de Lacan, des dessins 
d'Escher, et bien entendu des graphes, des schémas, des tores et des 
noeuds borroméens. L'orientation lacanienne y est décrite, et il est 
possible de s'abonner à plusieurs listes de diffusion. Les liens vers 
les différents sites des Ecoles de l'AMP sont donnés avec des noms de 
domaines qui sont depuis tombés en désuétude, comme amp-ecf.org. Fin 
2000, une bannière « en travaux » annonce une mise a jour prochaine. Le 
site est à nouveau mis en ligne en mars 2001, sans changements 
importants. En décembre 2003, nouvelle annonce : « On est en train de 
mettre à jour le site web » et en 2004 le site est livré dans 
l'habillage qui est encore le sien. L'ambition mondiale se donne 
maintenant à lire : le site est accessible en plusieurs langues : 
français, espagnol, portugais italien, et anglais et permet d'explorer 
la galaxie d'associations lacaniennes. On y retrouve une rapide 
présentation de « la série des écoles » : Ecole de la Cause Freudienne  
bien sûr, mais aussi L'École Européenne de Psychanalyse avec ses 
sections espagnoles, italienne et anglaise ; les argentins de l'Ecole de 
l'Orientation lacanienne, l'Ecole brésilienne de psychanalyse et la 
Nouvelle Ecole lacanienne (Pérou, Équateur, Venezuela, Cuba, Colombie et 
Miami). Il est possible de s'inscrire à la liste de diffusion de l'AMP 
ou à celles des écoles de l'AMP (9 en tout) Le fameux « Je fonde... » de 
Lacan est donné dans les Textes institutionnels tandis qu'un annuaire 
recense les 1235 membres de l'AMP. La passe y est abordée, ainsi que la 
garantie que les Ecoles peuvent offrir quant à la formation des analystes

 Pour l'institution psychanalytique historique française, l'année 1999 
s'annonce résolument /online. /Le 31 décembre 1998, elle se donne pour 
adresse spp-asso.fr Dans ses premières versions, la page d'accueil 
s'ouvre sur une photo de Freud en haut à droite, et l'accès au site se 
fait par un clic sur le logo de la SPP placé au centre de la page. C'est 
un dispositif qui est alors assez utilisé sur le web : la page d'accueil 
mime alors une porte d'entrée et ce n'est qu'en cliquant sur un lien que 
l'on « entre » dans le site lui-même, perçu alors comme l'intérieur 
d'une maison. Ce logo -- la silhouette d'un sphinx ailé est répété dans 
le site comme point de départ de différentes rubriques [17] <#_ftn17> ; 
la répétition du motif permet d'asseoir l'identité graphique de la page 
et de la SPP dont le nom est inscrit a droite et séparé des différentes 
rubrique par un arc de cercle. La SPP est alors comme un soleil d'où 
rayonnent différentes rubriques. Dans « Questions sur la psychanalyse 
(introduction) sont présentées à la fois la cure classique et ses 
extensions : le groupe, et la psychanalyse des enfants. L'actualité 
(Août 1999) renvoie à une déclaration de la société psychanalytique de 
Vienne et à un texte de Jean Cournut sur « La psychanalyse dans le champ 
des psychothérapie », en écho au débat sur le titre de psychothérapeute 
qui émerge alors en France. Le site sera ensuite  réécrit en 2001 par 
Jean-Luc THERON[18] <#_ftn18> de la société Amalgeste ; Il est également 
concepteur de la charte graphique de du site le carnet/PSY qu'il 
réorganise en 2000 ainsi que celui de la l'AIHP (2001)

 Le 7 octobre, le nom de domaine carnetpsy.com est acheté

 En Avril, François MOREL, psychanalyste, met en ligne un site : la 
cause des filets.

 
Le 16 Novembre, Jean-Noël RADULESCO crée la liste Psychanalyse 
l'hébergeur de listes de diffusion egroupes.com. Egroupes.com sera 
ensuite racheté par Yahoo ! et la liste psychanalyse migrera sans 
dommages vers ce nouvel hébergeur.

 
Fin 1999 -- début 2000, Liliane FAINSILBER crée un site qu'elle appelle 
Le goût de la psychanalyse. De l'Internet, elle apprécie la liberté et 
la possibilité qui lui est ainsi offerte de faire connaître ses livres 
[19] <#_ftn19> en dehors des circuits institutionnels. Le site a une 
fréquentation tout a fait honorable pour un site personnelle et les 
visiteurs prennent souvent le temps de lui donner leurs avis sur les 
livres où les textes qui sont publiés sur le site. La fréquentation des 
espaces de discussion sur Internet l'amènera à écrire « Lettres à 
Nathanaël » (publié en Novembre 2005) en s'appuyant sur les questions et 
thèmes abordés sur différentes listes de diffusion et forums. Elle est 
également une des rares a avoir pu faire d'une liste de diffusion un 
espace de travail, un /carnet/ comme cela a été inventé sur la lacan-list

 
Au tout début de l'année 2000, après une discussion difficile, un forum 
dédié à la psychologie est créé sur USENET grace a la gestion pleine de 
tact qu'a pu faire Stéphane FAURE de ses différents Appels à 
Discussion.  Fr.sci.psychologie a pour objet les discussions sur la 
psychologie mais très rapidement il n'est question que de psychanalyse. 
Une certaine mise en forme est tentée sur le groupe même, mais il 
s'avère assez rapidement qu'aucune discussion constructive n'est 
possible. Une partie du forum s'isole sur une liste de diffusion 
faq-psychologie créé sur Yahoo ! afin de pouvoir construire une première 
Foire aux Questions. Elle sera postée le 2 septembre et parmi les 
questions traitées : qu'est ce qu'un psychanalyste ? Au moment de 
décider de qui sera signé le document, je propose « un groupe de 
participant au forum » et c'est sous cette signature qu'elle circule encore.

 
C'est sur un compte gratuit hébergé chez free.fr que l'on retrouve le 
cercle freudien en 2001. La plus vieille archive accessible date de 
Janvier 2001 et le site n'a pas beaucoup bougé depuis. Sur fond gris 
ardoise , le cercle freudien se présente d'une façon tout à fait 
classique. Il faut dire que la réalisation en HTML « pur » ne permet pas 
la sophistication et la souplesse apportée par le php. On trouve sur le 
site une histoire du cercle freudien (jusqu'en 1995), les statuts de 
l'association, les différentes publications (les bulletin du cercle, les 
cahiers du cercle et Che voï) et les activités du groupe (séminaires, 
groupes de contrôle, les mercredi du cercle

 Le passage au Web coûte à l'ELP le terme de psychanalyse lorsque le nom 
de domaine est acheté en Janvier 2001. Le site est organisé autour de 
deux colonnes ; au dessus d'elles, dans un bandeau, le nom « Ecole 
lacanienne de psychanalyse » ondule doucement.  La colonne droite 
affiche le contenu du menu qui se trouve dans la colonne de gauche : 
L'école ; Actualités ; Publications ; Enseignement ; Section de 
Clinique ; Bibliothèque ; Tcqvatvsslpsjold ; Recherche. La présentation 
de l'Ecole Lacanienne de Psychanalyse est faite par Guy le Gaufey : il 
rappelle la création de l'ELP à partir de la dissolution de l'Ecole 
Freudienne de Paris et du désir de quelques uns de créer « un lieu de 
transmission qui fût une /école/ (aucun doute sur ce point) /lacanienne/ 
(c'était un fait, pourquoi le cacher ?) et /de psychanalyse/ (là-dessus, 
les avis devaient plus tard se partager quelque peu). » Il donne aussi 
la raison du bilinguisme du site : lors de sa création et 1985, des 
membres de l'ELP vivaient en Amérique Latine et en 2001 sur les 147 
membres de l'association, 77 vivent sur le continent Sud américain. La 
présentation de l'Ecole donne lieu a une revue des différentes 
associations en lien avec l'ELP (EPEL ; EPEELE, EPEELP, artef/a/cto, 
toutes trois hispanophones). Mais la principale innovation de 
ecole-lacanienne.net vient de cette rubrique étrange : 
Tcqvatvsslpsjold : Tout Ce Que Vous Avez Voulu Savoir Sur La 
Psychanalyse Sans Jamais Oser Le Demander pointe vers deux forums : 
forum « Questions en vrac » ou sont attendues des questions dur la 
psychanalyse, sur l'ELP et « possiblement bien d'autres choses ». On y 
parle anglais, français ou castillan ; et un « Forum thématique » ou 
sont discutés les articles publiés sur le site

 En mars 2001, le nom de domaine etatsgeneraux-psychanalyse.net est 
acheté et deux mois plus tard, le site est mis en ligne. Il reprend les 
textes des différentes interventions des *E*tats *G*énéraux de la 
*P*sychanalyse qui a eu lieu à Paris du 8 au 11 juillet 2000 à Paris  
suite à l'appel de René MAJOR (1997) et tente de maintenir le mouvement 
de travail qui s'était opéré. En 2000, les EGP avaient utilisé un 
dispositif inédit. L'annonce en avait été faite sur le un site web 
www.psychanalyse.refer.org <http://www.psychanalyse.refer.org/>, qui 
recensait les différentes interventions à venir, les centralisait, les 
faisait circuler et présentait les différents comités nationaux et 
internationaux. Transmission de la psychanalyse,  politique, social, 
philosophie, neuroscience, littérature, art... les quelques  mille 
participants de trente trois nationalités ont eu de quoi s'occuper. Les 
textes étaient présentés par des rapporteurs, chacun étant totalement 
libre de la présentation qu'il souhaitait en faire. Certains ont masqué 
l'auteur du texte qu'ils rapportaient, d'autres le commentaient, 
d'autres encore le lisaient. Yann DIENER a contextualité en Février 
2003, sur le site des EGP, cette manifestation. Il rappelle le rôle 
charnière du séminaire de René MAJOR intitulé « Confrontations » et qui 
permet à des membres de la SPP d'aller à la rencontre des lacaniens. Le 
séminaire perd un « s » à l'issue d'un conflit mais gagne en 
fréquentation. /Confrontation /s'achève en 1983, et quatorze ans plus 
tard, le rêve d'une réunion des psychanalystes quelque soit leur 
institution d'origine, et donc leur formation, est repris dans ces EGP. 
Quelques deux cent cinquante textes répondront à l'appel de René MAJOR.

 Le site hébergera également la pétition dite du « Front du refus » 
lancée par René MAJOR contre l'amendement Accoyer. En mai 2001, les 
députés avaient entendu les principales institutions psychanalytiques 
car il était question de légiférer autour de la profession de 
psychothérapeute. Les députés se sont entendus dire que la psychanalyse 
n'était pas concernée par ces questions de psychothérapie et si 
certaines s'avançaient en disant la prudence requise par une législation 
dans ce domaine, la plupart s'en lavait les mains.  La psychanalyse a 
alors été rejetée par les députés dans le champ de la psychiatrie, ce 
qui a amené ces premiers a réagir vivement. Depuis, du rapport de la 
commission Clery-Melin au rapport de l'INSERM montrant une plus grande 
efficacité des thérapies cognitivo-comportementales, la situation est 
des plus vives mais les analystes semblent s'être souvenu que leur 
pratique est une pratique de soin. Le forum du site OEdipe a pu voir 
quelques les ténors de la psychanalyse briser quelques lances avec ceux 
des TCC, principalement Jean COTTRAUX

 Au Forum des psy, en novembre 2003, Jacques Alain MILLER lance un 
manifeste pour que l'amendement Accoyer ne soit pas voté au Sénat en 
Janvier 2004 et que le Ministère de la Santé renonce à appliquer les 
préconisations du rapport Cléry-Melin. A la demande du Ministre de la 
Santé, l'INSERM retire de son site le rapport, ce qui ajoute encore à la 
confusion.

 A l'été 2000, Jacques SIBONI continue l'aventure de la liste de 
diffusion Freud-Lacan sur le web en achetant le nom de domaine 
lutecium.org. La liste Freud-Lacan avait été crée autour de l'année 1997 
et un an plus tard elle regroupe déjà  une trentaine de nationalités. La 
liste est bilingue à la fois dans sa forme : on y parle anglais et 
français, et dans son contenu : il s'agit de Freud et de Lacan, avec 
tout ce que cela implique comme articulations possible. L'idée de son 
propriétaire était à la fois d'aider les non-francophones à mieux 
comprendre Lacan, et de promouvoir la langue française sur le net. Ce 
second point est important : beaucoup d'acteurs de l'époque ont créé des 
espaces de discussion en français afin de faire contrepoint a ce qui 
était perçu, à tord ou à raison, comme une hégémonie de la langue 
anglaise sur l'Internet. Dans un premier temps, le robot de la liste est 
hébergé par l'université de Grenoble tandis que les archives sont les 
archives de la liste sont hébergées parle Comité Réseau des Université 
(francopholiste) sur le site de l'université de Rennes 1. Lutecium se 
fera surtout connaître par le travail patient de Jacques SIBONI sur les 
séminaires de Jacques LACAN : il numérise les séminaires dont il possède 
en propre des enregistrements audio et les met en téléchargement sur son 
site. Au final, grâce au soutien de l'Ecole lacanienne de psychanalyse, 
ce seront 10 années de séminaire de LACAN qui seront numérisées par 
Sibony et mises à la disposition du plus grand nombre.  Au texte du 
Séminaire établit par Jacques-Alain MILLER, il devient possible de 
superposer la voix de LACAN, de se perdre avec lui dans ses digressions, 
d'entendre les ruptures, les hésitations, le théâtralisme, la fatigue, 
parfois, le désespoir feint, l'apostrophe, l'habitude...  Cette version 
sonore permet de mettre en vis-à-vis le la transcription textuelle qu'en 
donne Jacques-Alain MILLER « redressée, mot à mot -- le déchet ne se 
montant pas à trois pages »  et appelée à valoir « pour l'original, qui 
n'existe pas »[20] <#_ftn20> avec une version ou le corps et la lettre 
se mêlent intimement.

Le 2 décembre 2001, dans ce contexte troublé, je poste une nouvelle FAQ 
sur fr.sci.psychologie  qui présente les psychothérapies en les 
regroupant en quatre familles : les thérapies centrées sur le symptôme, 
les thérapies cognitivo-comportementales, les thérapies centrées sur 
l'organisations conflictuelle sous-jacente et les thérapies centrées sur 
l'organisations familiale ou sociale. Elle est également signée « un 
groupe d'utilisateur de fr.sci.psychologie » et sera également postée 
sur fr.sci.psychanalyse lorsque ce groupe sera créé le 28 octobre 2002 
suite à un Appel à Discussion de Patrick BRUANT. En Novembre 2003, 
j'écrirai une nouvelle Foire Aux Questions : « La consultation 
psychologique de l'enfant » pour les groupes fr.sci.psychologie et 
fr.sci.psychanalyse qui donne une liste des lieux ou l'on peut 
consulter, la manière dont la consultation se passe habituellement, et 
les troubles qui peuvent alarmer.

 L'association Analyse Freudienne se dote d'un site en février 2002 et 
dans ses premiers versions, la page d'accueil s'ouvre sur un choix entre 
le français et l'espagnol. Le choix d'un « tout textuel » donne au site 
une certaine austérité qui est encore relevée par l'habillage noir, gris 
et blanc. Le site présente surtout l'association : l'acte de fondation 
du 24 février 1992 y est accessible, de même que les statuts et la 
composition du bureau. Un lien permet d'accéder à un annuaire, mais en 
Mars 2005 cette possibilité ne sera toujours pas implémentée. Dans ses 
versions les plus récentes, le lien a été supprimé.

 Le nom de domaine a été acheté en septembre 2002 et le site est mis en 
ligne dans la foulée.  Le pas léger de la Gradiva conduit au menu : 
Institution ; Stages et Formation ; Enseignements ; Journées, 
Conférences et Colloques ; Enfance en jeu ; Membres, Courier ; Comment 
nous contacter et Email. On le voit, le site est avant tout informatif : 
il s'agit de présenter l'Espace Analytique et ses spécificités : le 
travail avec les enfants et l'accueil et la formation de stagiaire. Il 
est en effet possible, via le site, de prendre contact avec quelqu'un de 
l'association pour effectuer un stage sous la supervision d'un membre de 
l'Espace Analytique : Bonneuil, et La Borde, bien sur, qui sont des 
lieux historiques de la psychanalyse en France, mais aussi d'autres 
lieux comme la Pitié Salpétrière au service de  Service de Stomatologie 
et Chirurgie maxillo-faciale ou au CMPP de Saint Mandé. En octobre 2004, 
un nouveau nom de domaine -- espaceanalytique.org -- est acheté parce 
que suite à des problèmes avec l'hébergeur, le nom de domaine précédent 
pointe sur des pages pornographiques. Ce qui fait dire au webmestre 
actuel, Prado de Oliveira, que « pendant quelques jours, Espace 
analytique  a été la seule institution psychanalytique qui s'occupait 
sérieusement de questions de sexe. »

 C'est en octobre 2002 que l'Ecole de la cause freudienne acquiert le 
nom de domaine causefreudienne.net. Le site propose d'abord un choix 
entre deux langues : l'anglais ou le français, puis s'ouvre sur deux 
colonnes. A droite, le menu (Découvrir l'école ; l'orientation 
lacanienne ; Evénements ; Livres et revues ; Liens) et à gauche le 
contenu correspondant à la navigation. Sur la page d'accueil, la marge 
gauche d'un court texte de présentation de l'ECF semble s'appuyer sur 
une image retravaillée de Lacan, et dont on ne sait trop si elle émerge 
du fond blanc ou si elle y retroune. La présentation de l'ECF est 
reprise de façon plus détaillée dans le lien « Découvrir l'Ecole ». 
« L'orientation lacanienne » donne le point de vue de l'ECF, et plus 
précisément de Jacques-Alain MILLER, puisque c'était la le titre de son 
cours au Département de Psychanalyse de l'Université Paris VIII. Une 
place est alors faite à « la psychanalyse appliquée à la 
thérapeutique », ce qui, pour les lacaniens, est une manière de 
révolution. Un espace est réservé aux différentes revues lacaniennes (La 
Cause freudienne, Ornicar ? Quarto, La lettre mensuelle) avec un lien 
vers une boutique en ligne (ecf-echoppe.com) et quelques conférences 
sont mises en ligne. Les liens sont limités au monde lacanien : l'AMP, 
les Ecoles, l'ALP, l'Ecole Une

 L'année 2003 voit un changement sur la liste psychanalyse : Jean-Pierre 
EDBERG est nommé d'office modérateur par J.-N. RADULESCO. Il faut dire 
qu'un membre du groupe, outome, trolle allégrement la liste. Il était 
déjà connu sur les deux précédentes lacan-list qu'il avait également mis 
à mal. Il met rapidement le feu sur la liste psychanalyse  et le nouveau 
modérateur passe beaucoup de temps à trier et filtrer les différentes 
identités d'outcome. En Avril, il est nommé propriétaire de la liste, 
toujours sans l'avoir demandé. En fonction des états de la liste, il y 
aura d'ailleurs plusieurs propriétaires et la charge de la modération 
sera confiée a des membres du groupe, qu'ils le demandent ou pas -- le 
geste du fondateur étant là purement et simplement répété.

 En Juillet 2003, l'APF acquiert le nom de domaine 
associationpsychanalytiquedefrance.org. Le site s'ouvre sur une image de 
la place Dauphine, siège de l'association, avec un discret rayon de 
soleil qui perce les frondaisons et balaye la place de droite à gauche 
La facture du site est très classique : une barre de navigation, en haut 
permet d'accéder aux rubriques (Présentation ; Histoire ; Documents ; 
Formation ; Liste des membres) L'histoire de l'APF est présentée par 
Jean-Louis Lang, qui réactualise ainsi l'entrée qu'il avait écrite pour 
le Dictionnaire international de la psychanalyse tandis que la partie 
Formation reprend un article de Michel Gribinski  publié dans le 
Bulletin de la FEP [21] <#_ftn21>

 En 2004, Yann DIENER met en ligne La lettre lacanienne. Le site est 
d'abord hébergé par free.fr puis sous le nom de domaine 
la-lettre-lacanienne.net à partir de la fin du mois de Mai.  La lettre 
lacanienne fait remonter sa filliation à la dissolution de 
l'Association  « Qu'est-ce qu'une école pour la psychanalyse ? » en 
2000, après trois années d'existence et son remplacement en 2000 d'une 
«  Association pour une école de la psychanalyse » (A.P.E.P.)  avant de 
devenir en 2003, suite à son rapprochement avec l' « Ecole de 
psychanalyse Sigmund Freud » (E.P.S.F.), « la lettre lacanienne, une 
école de la psychanalyse »  

 
En Mars 2004, Laurent SAUERWEIN crée l'association (A)LPHA -- 
Association pour la laïcité de la psychanalyse et la dote d'un site 
internet : alpha-psychanalyse.org. Le site en est à sa troisième version 
et la mise en page est de Laurent SAUERWEIN. Il est un moment hébergé 
par forum-psychananlyse.net mis en ligne en septembre 2004. Le projet 
de  Laurent SAUERWEIN pour ce site est de publier des textes sur la 
psychanalyse et l'art. Un mémoire de recherche de DEA de Armelle GAYDON, 
réalisé sous la direction de M. Gérard WAJEMAN (Paris VIII) ouvre les 
publications

Les cartels constituants de l'analyse freudienne arrivent sur le web en 
avril 2004 avec comme nom de domaine cartel-constituants.fr. Le site est 
réalisé par une société, idealcoms.net qui livrera le site fin 2004 -- 
début 2005. Le site présente surtout les CCAF. Une barre de navigation, 
en haut, donne accès a plusieurs rubriques (Accueil ; Les CCAF ; Le 
courrier ; La passe ; Les dispositifs ; Colloques ; Bibliothèque ; 
IAEP ; Convergia ; Liens), chacune d'entre elle. Les membres des CCAF 
ont un compte privé à partir duquel il peuvent lire en ligne le bulletin 
de la revue. ). Le site a été a l'origine livré avec un forum issu de 
l'open source (PhpBB) et sous licence GPL [22] <#_ftn22>, mais cette 
possibilité n'a jamais été utilisée.

 C'est sous son acronyme anglais et avec la précision : « on line » que 
l'on trouve l'Association Mondiale de Pyschanalyse, pendant lacanien de 
l'IPA fondée par Freud en 1910. En février 1999, le nom de domaine 
wapol.org (pour World Association of Pyschoanalysis On Line) est acheté 
[23] <#_ftn23>. Dans ses premières versions, le site est anglophone. On 
peut y télécharger quelques photos de Freud et de Lacan, des dessins 
d'Escher, et bien entendu des graphes, des schémas, des tores et des 
noeuds borroméens. L'orientation lacanienne y est décrite, et il est 
possible de s'abonner à plusieurs listes de diffusion. Les liens vers 
les différents sites des Ecoles de l'AMP sont donnés avec des noms de 
domaines qui sont depuis tombés en désuétude, comme amp-ecf.org. Fin 
2000, une bannière « en travaux » annonce une mise a jour prochaine. Le 
site est à nouveau mis en ligne en mars 2001, sans changements 
importants. En décembre 2003, nouvelle annonce : « On est en train de 
mettre à jour le site web » et en 2004 le site est livré dans 
l'habillage qui est encore le sien. L'ambition mondiale se donne 
maintenant à lire : le site est accessible en plusieurs langues : 
français, espagnol, portugais italien, et anglais et permet d'explorer 
la galaxie d'associations lacaniennes. On y retrouve une rapide 
présentation de « la série des écoles » : Ecole de la Cause Freudienne  
bien sûr, mais aussi L'École Européenne de Psychanalyse avec ses 
sections espagnoles, italienne et anglaise ; les argentins de l'Ecole de 
l'Orientation lacanienne, l'Ecole brésilienne de psychanalyse et la 
Nouvelle Ecole lacanienne (Pérou, Équateur, Venezuela, Cuba, Colombie et 
Miami). Il est possible de s'inscrire à la liste de diffusion de l'AMP 
ou à celles des écoles de l'AMP (9 en tout) Le fameux « Je fonde... » de 
Lacan est donné dans les Textes institutionnels tandis qu'un annuaire 
recense les 1235 membres de l'AMP. La passe y est abordée, ainsi que la 
garantie que les Ecoles peuvent offrir quant à la formation des analystes

 La Fédération des ateliers de psychanalyse achète son nom de domaine en 
octobre 2004 : federation-ateliers-psychanalyse.org est l'adresse sous 
laquelle on la trouvera sur le web. Une portée sur laquelle est jetée 
quelques notes est la l'entrée du site. Au-delà, l'organisation est 
classique : un menu, à gauche, sur fond de portrait de Freud, et le 
contenu, à droite. Sur le menu : Présentation ; Boite à outils ; 
Ateliers ; Séminaires ; Epistolettre ; Nouvelles des villages voisins ; 
contacts et liens. Il s'agit avant tout d'une présentation de la 
Fédération des ateliers de psychanalyse. Après un historique succinct, 
les modalités de travail à la FAP y sont présentées. Le lien 
« Epistolettre » conduit au sommaire du bulletin de la FAP. Mais le plus 
important est sans doute les « Nouvelles des villages voisins » qui 
ouvre sur le travail d'autres psychanalystes venant d'autres 
institutions :  [...] C'est la quelque chose de tout à fait inédit : des 
21 institutions recensées ici, la Fédération des Ateliers de 
Psychanalyse est la seule a faire trace en son sein de ce que d'autres 
produisent ailleurs.

 C''est en décembre 2004 que l'Ecole de psychanalyse Sigmund Freud 
investit le web avec le nom de domaine epsf.fr. Dans un bandeau, Lacan à 
gauche et Freud à droite bornent le nom « Ecole de psychanalyse Sigmund 
Freud » De là, on accède à un premier menu à partir duquel l'histoire et 
les stratus de l'Ecole sont donnés (« A propos de l'école ») tandis que 
les publications ouvrent sur les premières et quatrième de couverture de 
Scripta et les sommaires des Carnets de l'EPSF. Dans les liens, la 
famille lacanienne : l'ALI, le Cercle freudien, l'Ecole lacanienne de 
psychanalyse, OEdipe, La lettre lacanienne Analyse freudienne et Espace 
analytique

 A la fin de cette même année, sur USENET, le groupe 
fr.soc.psychotherapies que j'avais proposé ne passe l'épreuve du vote.

 Champlacanienfrance.net est acheté en septembre 2005 pour l'Ecole de 
psychanalyse des forums du champ lacanien.  La conception et la 
réalisation du site sont confiées à la société tektonika.com à partir du 
CMS open-source SPIP (Licence GPL). Le site est conçu comme « un outil 
d'information » sur les activités et les positions de l'EPFCL. Elle s'y 
présente dans le lien « l'Ecole »qui permet de s'informer sur les 
cartels, la passe, les enseignements, l'histoire, les statuts les 
événements ... de l'EPFCL. Une rubrique est réservée aux nombreuses 
publications de l'EPFCL. On y trouve la première de couverture, 
l'argument et le sommaire de chaque. Enfin, une rubrique « Formations 
clinique » donne le programme des informations sur les « Collèges 
cliniques » et les « Stages » avec des liens pour qui souhaiterait s'y 
inscrire.

 En Juin 2005, la société Darjeelink dote le site du Quatrième Groupe 
d'un blog interne, Agora, conçu comme un espace d'échanges sur les 
questions institutionnelles et les travaux en cours. L'accès en est 
restreint, aux membres. Agora complète le blog du Comité du Site en 
place depuis Avril 2005

 C'est en novembre 2005 qu'est acheté le nom de domaine spf.asso.fr. La 
réalisation du site est confiée à la société Epistema qui livre un site 
a base de son CMS Reaxia.

 La toute nouvelle Société Psychanalytique de Recherche et de Formation 
met en ligne le nom de domaine sprf.asso.fr

 

 

 


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[1] <#_ftnref1> http://www.digipills.com/minilienok/?zuOYBdTtZw

[2] <#_ftnref2> 
http://www.w3.org/History/19921103-hypertext/hypertext/WWW/Proposal.html

[3] <#_ftnref3> http://www.ibarakiken.gr.jp/www/world/shorthistory-e.html

[4] <#_ftnref4> La place manque, ici, pour dire autrement que sous ce 
mode élliptique l'histoire proprement groupale de USENET et de son 
développement.

[5] <#_ftnref5> http://www.w3.org/People/Berners-Lee/1991/08/art-6484.txt

[6] <#_ftnref6> Le jargon français  
http://www.linux-france.org/prj/jargonf/L/liste_de_diffusion.html

[7] <#_ftnref7> Un événement est dit certain lorsque sa probabilité tend 
vers un

[8] <#_ftnref8> Cf. HERT, Ph. « Quasi-oralité de l'écriture électronique 
et sentiment de communauté dans les débats scientifiques en ligne », 
/Réseaux/, n°97, p. 211-259.

[9] <#_ftnref9> « Sous le signe du lien numérique » S. MISSONIER, Le 
carnet/PSY, novembre 1998

[10] <#_ftnref10> Plus exactement, on lui doit sa mise en place 
technique, car la science-fiction en avait déjà rêvé.

[11] <#_ftnref11>

[12] <#_ftnref12> http://www. mediafish.net

[13] <#_ftnref13> G. LOMBARD fait là référence au site de 
DesGroseillers, La psychanalyse

[14] <#_ftnref14> On peut se reporter au Bulletin d'information n° 24 
dans lequel ces trois personnes sont les seules à donner une adresse email.

[15] <#_ftnref15> Mygale.org est une des bonnes surprises d'Internet et 
dont il faudrait faire l'étude. Mygale est u site d'hébergement ouvert 
par Frédéric Cirera dans le cadre de la préparation d'une maîtrise sur 
la sécurité d'un serveur. Il offre a qui le souhaite la possibilité de 
créer un site web sous l'adresse http://www.mygale.org/~<nomdusite 
<http://www.mygale.org/%7E%3cnomdusite>> La communauté s'agrandit, se 
structure, prend le nom de multimania.com avant d'être racheté par le 
moteur de recherche Lycos non sans avoir vécu quelques soubresauts.

[16] <#_ftnref16> Détail amusant, Wapol est aussi le nom d'un personnage 
d'un manga : c'est un Roi-tyran qui

[17] <#_ftnref17> Il s'agit de Questions sur la psychanalyse ; liste des 
membres ; Conférences. Colloques (ouverts au public) ; Congrès des 
psychanalystes de langue française ; Actualités ; Instituts de 
psychanalyse ; Groupe régionaux ; Centre de consultation et de 
traitement psychanalytiques ; Bibliothèque Sigmund Freud. Lectures ; 
Choix de livres. Monographies et Débats ; Revue Française de 
Psychanalyse ; Histoire de la psychanalyse.

 

[18] <#_ftnref18> http://www.almageste.net/Auteur/index.htm

[19] <#_ftnref19> Lilane FAINSILBER a publié « "Eloge de l'hystérie 
masculine » (Nov. 1997)  et »La place des femmes dans la psychanalyse » 
(Jan. 2000)

[20] <#_ftnref20> Jacques-Alain MILLER , postface à Jacques LACAN, Le 
Séminaire, Livre XI, Les quatre concepts fondamentaux de la 
psychanalyse. Seuil, 1973

[21] <#_ftnref21> Michel Gribinski , /Bulletin de la FEP/, n° 48, 
printemps 1997 

[22] <#_ftnref22>  General Public Licence. Il s'agit d'un modèle de 
licence pour logiciel libre proposé en 1991 par la Free Software 
Foundation. Elle repose sur trois caractéristiques :

1. Tout le monde a accès au code source et a le droit de le modifier. 
Mais toutes les modifications doivent être re-publiées et faire mention 
des contributeurs et des modifications (sauf si l'usage est interne). 
C'est l'héritage obligatoire : tout travail basé sur un travail en GPL 
<http://www.linagora.com/technologies/glossaire/_r58.html#GPL> doit être 
en GPL.

2. Par ailleurs, la licence GPL 
<http://www.linagora.com/technologies/glossaire/_r58.html#GPL> autorise 
la liberté de reproduction pour le licencié (copyleft).

3. Enfin la licence GPL 
<http://www.linagora.com/technologies/glossaire/_r58.html#GPL> contient 
une clause de non garantie. LGPL : c'est une forme mixte de licence qui 
autorise la combinaison d'éléments libres et non libres dans un même 
produit.

à http://www.linagora.com/technologies/glossaire/_r58.html

[23] <#_ftnref23> Détail amusant : Wapol est aussi le nom d'un 
personnage d'un manga

-- 
http://yann.leroux.free.fr [ePsychologie - Le blog]
http://www.psyapsy.org [le portail des psychologues francophones]
http://www.filiationspsychanalytiques.net [Filiations Psychanalytiques] 




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