[Lutecium-group] Jalons pour une histoire de la psychanalyse sur l'Internet francophone

Katherine Despax katherinedespax at wanadoo.fr
Fri Apr 14 18:19:34 UTC 2006


Merci beaucoup, quel travail
K Despax
On Apr 14, 2006, at 4:40 pm, Yann Leroux wrote:

> lutecium-group: Document interne au Groupe de Travail Lutecium.
> Ne doit pas etre diffuse hors du groupe.
> ---
> *JALONS POUR UNE HISTOIRE DE LA PSYCHANALYSE SUR L'INTERNET  
> FRANCOPHONE*
>
>
>
> /Share what you know. /
>
> /Learn what you don't./
>
>
>
> Il me semble important de poser quelques jalons qui faciliteront les
> recherches ultérieures sur l'histoire de la psychanalyse sur l'Internet
> francophone. Internet est en effet un milieu curieux : l'information y
> fourmille, elle est disponible -- pour qui sait la chercher -- et  
> semble
> pouvoir être disponible éternellement. Il n'en est rien. Certains sites
> ont déjà disparu sans laisser de traces. Et compter sur les mémoires
> individuelles est difficile. D'une part, parce que déjà les souvenirs  
> se
> brouillent, d'autre part parce l'Internet est le lieu de l'écrit, et
> qu'aucune transmission orale n'a été assurée, et enfin parce que les
> internautes prennent rapidement de déléguer au réseau une partie de  
> leur
> fonctionnement psychique : pourquoi se souvenir, dès lors que tout, du
> plus futile au plus important, est archivé sur le site ou la liste de
> diffusion ? Mais parfois les archives électroniques disparaissent.  
> Reste
> donc le travail de mémoire. Il est par ailleurs d'autant plus temps de
> le faire que les choses se complexifient devient difficile d'englober
> d'un seul regard l'ensemble du paysage psychanalytique francophone sur
> le net.
>
>
> La psychanalyse sur le Web est d'abord histoire d'initiatives
> personnelles. Pendant des années, il est question de psychanalyse sur
> des listes de diffusion ou des sites Internet Les insitututions  
> viennent
> tardivement, et pendant des années ce sont des individus qui ont,
> passionnément, porté la question freudienne sur l'Internet. Il faut
> reconnaître là aux lacaniens un dynamisme particulier. En 1999, un gros
> tiers des sites francophones référencés par DESGROSEILLERS sont tenus
> par des lacaniens, et sont, dans leur grande majorité, des pages
> personnelles. Ce sont eux qui, principalement conquièrent et  
> déchiffrent
> ces nouvelles terres.  Les institutions, lorsqu'elles s'implanteront  
> sur
> le net, auront une attitude mitigée vis-à-vis des premiers arrivants.
> D'une part, pour certaines, elles bénéficieront de l'expertise  
> qu'auront
> accumulé certains de leurs membres. D'autre part, elles auront une
> attitude coloniale, c'est-à-dire qu'elles feront peu cas de ceux qui  
> les
> ont précédé et de leur culture. Ainsi, par exemple, les sites
> institutionnels feront peu de place dans les rubriques « liens » aux
> sites personnels. Et, plus grave, elles ne s'imprégneront pas de la
> culture et des idéaux de l'Internet.
>
> Longtemps après les initiatives personnelles, les institutions arrivent
> sur le net. A la joie toute enfantine des individus qui investissent ce
> nouvel espace de jeu qu'est l'Internet en échangeant principalement sur
> les listes de diffusion s'oppose la lenteur et la prudence des
> associations sur le web. Pour elles, il s'agit avant tout de se
> présenter. Les sites web sont autant de vitrines dans lesquelles elles  
> y
> racontent leur histoire et y présentent leurs organes. Dans ce nouveau
> lieu, c'est d'abord pour chacune l'occasion d'y réassurer le roman de
> ses origines. Toutes, donc, s'y donnent une filiation en accord avec
> leur ancêtre fondateur. C'est aussi l'occasion d'y réaffirmer ses
> alliances : la rubrique « lien » est là tout à fait exemplaire très
> rares sont les institutions qui s'avouent des liens avec « l'autre
> coté ».  Pourtant, dans les toutes premières versions du site de l'IPA,
> on trouvait un lien vers le très lacanien psychonet.com de Michel
> Sauval. Il faut dire que dans l'Internet naissant, le rêve des
> fondateurs était encore vibrant : une information libre et disponible
> pour le plus grand nombre et à laquelle chacun peut contribuer. A
> l'époque, l'échange de bannières et de liens de site à site était la
> règle. Autour de chaque site, une vie communautaire en ligne a commencé
> a se développée, encourageant l'invention de nouveaux dispositifs qui à
> leur tour renforçaient le sentiment d'être dans un groupe. C'est ainsi
> que l'on est passé de la communauté des sites avec les /webrings /à la
> communauté des individus, avec les forums, les dispositifs de  
> messagerie
> instantanée, les comptes personnels etc. Il est devenu maintenant usuel
> que les webmestre permettent à tout internaute de commenter le contenu
> du site.
>
>
> Sauf pour les sites des associations de psychanalyse... Sur le domaine
> francophone, il n'y a guère que l'Ecole Lacanienne de Psychanalyse qui
> propose un forum. Pourtant, l'IPA, qui n'a pas la réputation d'être une
> institution fantaisiste, avait pratiquement dès le début mis en ligne  
> un
> forum de discussion. En France, les choses sont allées autrement. D'une
> part, me semble t-il, du fait de préjugés théoriques sur ce qui a été
> fort malencontreusement appelé « le virtuel » : tout ce qui se
> produirait sur la toile serait « parole vide » et il y aurait à tirer
> des forums plus d'inconvénients que d'avantages. D'autre part, du fait
> de la méconnaissance de la vie participative de l'Internet. Les
> institutions psychanalytiques ont ainsi tourné le dos à d'énormes
> gisements de connaissances en ne se donnant pas les moyens, par  
> exemple,
> de faire des connexions en ligne avec d'autres disciplines, ou encore
> d'inventer d'autres utilisations des dispositifs existants. Il serait
> ainsi, par exemple, très facile d'entamer des dialogues avec d'autres
> disciplines ou encore d'ouvrir des forums pour un temps limité à un
> invité qui répondrait aux questions des internautes. Enfin, on ne peut
> que s'étonner qu'une discipline qui fasse si grand cas de la parole,  
> ait
> tant de mal à la donner à ses visiteurs qui au pire critiqueront ce qui
> leur est donné à lire. Est-ce si gênant ?
>
> Les institutions ont investi l'Internet en tentant d'y apporter leurs
> règles, ce qui, bien évidement, n'est pas sans poser problèmes.  Par
> exemple, le contenu éditorial d'un site est souvent contrôlé par un
> organe de l'association, ce qui fait que la souplesse d'exécution, si
> cruciale sur Internet, est tout simplement empêchée, car s'il faut dix
> secondes pour mettre en ligne un article, il faudra des mois pour que  
> la
> commission ad hoc se réunisse, et, la chance aidant, qu'elle prenne une
> décision. Le contenu mis en ligne est encore trop pauvre, le plus
> souvent du fait de problèmes de droits -- et donc d'argent -- et les
> sites servent encore trop souvent de vitrines aux différentes revues.
>
> Un mot encore : certaines associations n'ont pas de site, d'autres
> viennent tout juste d'en avoir. Je pense à la Société Psychanalytique  
> de
> Recherche et de Formation qui a presque immédiatement mis en ligne un
> site quelques mois après sa création ou à Dimension Psychanalytique qui
> vient d'avoir une liste de diffusion à son nom créée et hébergée par
> lutecium.com. D'autres, comme Le coût freudien, l'Association de
> Psychanalyse Jacques Lacan ou Errata manquent encore au Web
>
>
> [Une archéologie du temps présent]
>
> La première mention à la psychanalyse sur le réseau date du 10 Mai  
> 1989.
> Elle est amenée par Richard SHAPIRO sur le groupe rec.arts.sf-lovers  
> [1]
> <#_ftn1>  où, entre une discussion sur Chtulu et La planète des singes,
> on polémique à propos d'un article publié dans un journal mormon. C'est
> l'occasion pour les uns de se moquer du post-structuralisme, et pour  
> les
> autres de le soutenir. On retrouve la psychanalyse quelques mois plus
> tard, le 24 octobre, sur le groupe rec.arts.books dans lequel un
> francophone s'aventure pour demander le titre original du livre de  
> Bruno
> BETTELHEIM : psychanalyse des contes de fée.
>
>
> Il faut s'arrêter un moment sur ces groupes de discussion, ces
> /netnews/, car ils constituent la colonne vertébrale de l'Internet
> naissant, et aujourd'hui encore, sous leur forme originaire ou dans des
> versions exportées sur le web, ils constituent la part la plus
> importante du réseau.
>
>
> En 1969, un premier réseau se met en place via le protocole NCP. Il
> relie quatre centres universitaires : l'UCLA (Université de Californie,
> Los Angeles), le SRI (Standford Research Insitute, Standford), l'USCB
> (Université de Californie, Santa Barbara) et l'Université d'Utah  
> (Utah).
> Le 7 avril 1969, S. CROCKER publie la première RFC (« Host software »).
> Ce sera la date officielle de la naissance d'Internet. L'implantation  
> du
> réseau au coeur du monde universitaire permet de le sortir d'une
> utilisation purement militaire. En 1971, ARPANET compte 15 noeuds et 23
> machines. Elles sont cinquante en 1972. et en juillet 1975, ARPANET est
> livré à l'armée comme étant un réseau opérationnel. Dans les faits, il
> est fréquenté par un nombre sans cesse croissant de civils, qui
> utilisent le réseau pour leurs recherches universitaires mais également
> pour rester en contact avec d'anciens collègues, poursuivre une
> discussion de façon plus détendue que pendant un cours ou un séminaire
> ou tout simplement se raconter la dernière blague à la mode.
>
>
> Donnons rapidement quelques repères chronologiques. En 1969, quatre
> universités américaines (UCLA L.A. ; SRI Stanford ; USCB Santa Barbara  
> ;
> Utah University Cedar City) sont interconnectées  et forment le réseau
> ARPANet. En 1972, un étudiant, Ray TOMLINSON, invente une application
> qui se répandra comme une trainée de poudre : le mail. A partir de là,
> les choses vont très vite. En 1975, les premières mailing-lists sont
> créées. Ce sont des groupes dans lesquels un mèl posté sur l'adresse de
> la liste est ensuite diffusé à tous les membres de la liste. En 1974,
> Vinton CERF et Bob KHAN parlent pour la première fois d'un « Internet  
> ».
> A la fin de l'année 1979, Jim ELLIS et Tom TRUSCOTT, deux étudiants en
> sciences informatiques de Duke University, rêvent d'un réseau qui
> déborderait des limites de l'ARPANet. Un troisième étudiant, Steve
> BELLOVIN, de la University of North Carolina, écrira le programme :
> c'est la naissance de USENET, c'est-à-dire *USE*r's *NET*work (le  
> réseau
> de l'utilisateur). Le réseau croît rapidement. Il compte en 1986 sept
> hiérarchies et plus de dix mille groupe. Chaque hiérarchie (par ex.  
> misc
> [divers]) compte plusieurs groupes (par ex. misc.sports ;
> misc.sports.basketball ; misc.sports.football) et un groupe peut réunir
> plusieurs centaines de personnes. L'aventure de ce réseau, qui a ses
> moments historiques (Great Remaning, the Cabal...), ses figures, son
> jargon, ses rites mérite un traitement a part.
>
>
>
> Sur le web, il faudra attendre 1992-1993 et René DESGROSEILLERS pour
> voir un contenu concernant la psychanalyse sur le domaine francophone.
> Le réseau a encore son coté universitaire et scientifique et il est  
> très
> rudimentaire. Psychanalyste et membre de la Société Psychanalytique de
> Montréal, DESGROSEILLERS dispose des notes de divers séminaires qu'il a
> donné, notamment sur les courants psychanalytiques. Il est par ailleurs
> intéressé par le fonctionnement du web et décide de mettre ce contenu  
> en
> ligne. L'époque est aux modems 14.4 K, le navigateur en vogue s'appelle
> Mosaic -- il deviendra ensuite Netscape -, et WWW veut aussi dire
> Wait... Wait... Wait...  Les échos qu'il reçoit par mail l'encouragent  
> à
> continuer et a construire ce qui va devenir le site de référence sur la
> psychanalyse. Les pages de La psychanalyse sont souvent citées sur le
> Web, et les encyclopédies en ligne y font directement référence.
>
>
> Il faut bien se représenter que les débuts du web datent de 1991. Deux
> ans auparavant, Tim BERNAYS LEE, du CERN de Genève, avait proposé  
> l'idée
> d'un espace hypertexte c'est-à-dire de un lieu ou les chercheurs de
> différents sites pourraient organiser et mutualiser l'information[2]
> <#_ftn2>. Le téléchargement d'un document à partir d'un site distant et
> l'utilisation de l'hypertexte sur une même machine étaient connus. Le
> génie de Tim BERNAYS LEE a été de fusionner ces deux possibilités pour
> donner corps à son rêve d'universalité: un espace commun où l'on
> communique en partageant de l'information, sans se soucier de la forme
> ou de la localisation du document. [3] <#_ftn3> En ces temps
> précocissimes,  le réseau était pris par une sorte de tentation de
> Babel : les langages, les machines, les protocoles, la résolution des
> écrans... tout allait vers une différenciation anarchique. Sur USENET,
> la babélisation avait été stoppée par la prise en main du développement
> du réseau par quelques administrateurs. L'épisode est connu sous le nom
> de /backbone cabal, /c'est-à-dire que la solution trouvée avait été
> l'édification et le développement du réseau autour de l'image d'une
> épine dorsale, ce qui l'avait doté d'un centre névralgique, à défendre
> ou à attaquer, et d'une organisation verticale : les groupes ont une
> hiérarchie et sont emboîtés les uns dans les autres[4] <#_ftn4>. Le
> modèle de référence est celui de l'arbre. Au CERN, la quantité de
> rapports, de données d'expériences, de documentation sur les  
> expériences
> en cours et passées rendent les recherches de plus en plus complexes et
> ce d'autant plus qu'il n'est pas rare de devoir lancer des requêtes
> différentes sur différentes machines avec pour chaque machine une
> interface différente. L'organisation horizontale est parfaite pour
> organiser l'information mais pose des problèmes pour la retrouver car  
> il
> faut souvent remonter la hiérarchie pour explorer d'autres branches. A
> l'arbre, Tim BERNAYS LEE va substituer la toile,  c'est-à-dire un  
> espace
> organisé autour du monde de l'horizontalité. Passer de la verticalité à
> l'horizontalité, c'est passer ici passer d'un espace de l'emboîtement à
> celui de l'horizon, de la logique du chargement vers soi au mouvement
> vers le dehors avec cette navigation immobile qui caractérise le web,
> d'un espace croisé par le temps, à un espace ou le temps
>
>
> Le rêve de Tim BERNAYS LEE déborde rapidement le CERN. En août 1991, il
> annonce sur USENET « the www project »[5] <#_ftn5>. En Octobre, deux
> listes de diffusion, www-talk at info.cern.ch et www-interest, sont crées
> pour débattre  du 3W : le  protocole (http), le langage (HTML) et les
> navigateurs y sont là inventés en commun. Un an plus tard, il y a 26
> serveurs http « raisonnablement fiables », et Jean Armour POULLY  
> invente
> l'expression « surfing the internet » pour décrire les voyages
> électroniques qui lui permettent de sauter les océans et les continents
> tout en restant chez elle. En 1996, il seront 16 millions de surfeurs.
>
>
> Parmi eux, le docteur Jean-Marie THURIN. En mai 1996, il met en ligne
> sur un serveur de l'INSERM, et niché dans le nom de domaine psydoc.fr
> quelques pages web dédiée l'Ecole de Psychosomatique. La même année H.
> KREUTZEN aura plus de succès. La même année, il crée une liste de
> diffusion qu'il appelle « Psychanalyse et Internet » mais son adresse,
> lacan-list at linkline.be et le contenu des discussions feront qu'elle  
> sera
> appelée « la Lacan-list »
>
>
> Une liste de diffusion est à la fois une « méthode de diffusion
> d'informations, dans laquelle les abonnés de la liste peuvent envoyer
> des messages qui seront diffusés aux autres » [6] <#_ftn6> et le groupe
> de personnes qui s'échangent ces messages. Le groupe peut être ouvert  
> ou
> fermé, les messages peuvent être modérés -- c'est-à-dire qu'ils sont
> approuvé par un modérateur avant d'être diffusés -- ou non, les  
> archives
> peuvent être publiques ou non ; ces différentes possibilités donnent a
> chaque liste, en fonction de son histoire, une résonance groupale
> particulière.
>
>
> H. KREUTZEN avait crée cette liste en lui donnant comme objet de mieux
> comprendre les phénomènes qui s'observent banalement dans les espaces  
> de
> discussion sur Internet. Autant il est facile de les créer, autant il
> est difficile de maintenir une parole ouverte sur l'altérité, et
> rapidement les débats s'enflamment. Cela est à tel point qu'une loi  
> dite
> loi de Godwin,  stipule que plus un sujet de discussion s'éternise,  
> plus
> la probabilité d'une comparaison avec le nazisme ou aux camps de
> concentration[7] <#_ftn7>. Ironiquement, c'est du fait même de ces
> phénomènes que la lacan-list sera dissoute. Mais auparavant, elle
> restera longtemps le seul espace de discussion dédié spécifiquement à  
> la
> psychanalyse. D'abord anglo-française, la liste deviendra, au fil du
> développement de l'Internet en Europe, deviendra exclusivement
> francophone. Elle s'adosse en 1998 à un site, Lacan Freud Psychanalyse
> qui propose un index référentiel du Séminaire de Lacan qui fera les
> délices des habitués de la Lacan-list. L'index trouvera un éditeur en
> 2000, et sera supprimé du site. Un espace « Poubellication » reçoit les
> contributions de différents auteurs parmi lesquels on trouve Henri
> KREUTZEN lui-même, Jean-Louis BLAQUIER et Guillermo RUBIO.
>
>
> C'est dire à la fois dans quelle boite sont pris les outils conceptuels
> pour comprendre ce qui se passe sur Internet, mais également la grande
> ambivalence des analystes quant à la valeur à accorder à cette sorte
> d' « oralité écrite »[8] <#_ftn8> que l'on retrouve sur le net. Vite
> écrits, vite envoyés, parfois vite pensé, le mail est comparé aux  
> écrits
> papier auxquels ils sont habitués et l'avis général est plutôt que ce
> qui se dit -- mais est-ce là une parole ?, se demande t-on parfois --  
> ne
> vaut pas grand-chose. Embarrassé dès qu'il s'agit de penser la  
> dynamique
> groupale, les lacaniens ne réussiront pas à l'objectif que s'était  
> donné
> le fondateur : expliciter, théoriser, comprendre les phénomènes de
> « /flame wars/ » c'est-à-dire l'inflammation endémique du groupe ou
> d'une partie du groupe en discussions vaines et stériles ou l'irruption
> de trolls c'est-à-dire de personnes dont le but est de provoquer ces
> discussions/. /
>
>
> Henri KREUTZEN quitte la Lacan-list et la Belgique en 2001 pour
> s'installer au Brésil ; il demande à un des premiers abonnés, Jos
> TONTLINGER, psychanalyste, de bien vouloir prendre la relève. Jos
> TONLINGER est sur le net depuis 1995 et a noué avec le fondateur de la
> lacan-list des contacts personnels.  En Juin 2001, Linkline,  
> l'hébergeur
> de la lacan-list est racheté par Tiscali.  Lors du transfert, la liste
> et ses archives sont détruites.  Jos TONLINGER, avec l'accord d'H.
> KREUTZEN, continue l'aventure de lacan-list chez Wanadoo le 27 Juin
> 2001. La lacan-list 2, comme les abonnés prennent l'habitude de
> l'appeler, s'achèvera en Janvier 2002.
>
>
> C'est avec la théorisation de J. LACAN sur la lettre, la parole, RSI,
> ..... que l'on tente alors de comprendre ce qui se passe sur Internet,
> avec une curieuse tendance à compter pour rien ce qui peut s'écrire :
> poubellication, parole vide, imaginaire (dans un sens défavorable) sont
> les termes qui reviennent le plus souvent dès lors que l'on s'interroge
> sur ce qui se passe sur Internet
>
> En Juillet 1996 Sylvain MISSONIER avait porté sur le web la revue Le
> carnet/PSY.  C'est Serge LEBOVICI qui en écrit le premier billet
> d'humeur. La revue, née en 1994, a donc très rapidement été adossée à  
> un
> site Internet, appelé « à en devenir la mémoire vivante et
> pragmatique »[9] <#_ftn9>. La version /online /de la revue est dotée
> d'un forum conçu comme « agora » où chacun peut déposer ses avis, ses
> bonnes adresses, son agenda de manifestations ou encore commander des
> numéros de la revue papier. Un dossier sur « l'/Internet addiction/ »
> est ouvert, ainsi qu'un débat sur l'exposition Freud à Washington.
>
>
> En 1998, Sylvain MISSONIER s'interroge : que peut-on attendre du Web,
> qui se donne à la fois comme figure du pire (pédophilie, nazisme...) et
> du meilleur (communication facilitée, savoir disponible...) et reprend
> l'histoire de l'Internet comme émanant de l'U.S. Air Force
>
> En 1957, après l'humiliation de Spoutnik, les américains créent au sein
> du /Departement of Defence /l'ARPA : Advanced Research Projects Agency,
> afin de s'assurer une supériorité technique et scientifique. C'est au
> docteur J.C.R LICKLIDER, nommé à la tête de l'ARPA en octobre 1962 que
> l'on doit la vision d'un « réseau galactique » permettant à toute
> personne d'avoir accès à l'information ou qu'elle se trouve [10]
> <#_ftn10> et d'avoir ouvert l'ARPA à la coopération universitaire. La
> première connexion entre deux ordinateurs utilisant la technologie de
> transfert par paquets date de 1965, et deux années plus tard, le chef  
> du
> projet de réseau informatique a l'ARPA, Lawrence G. ROBERT présente ses
> « Plans pour le réseau ARPANET » au cours d'une conférence qui verra
> également Paul BARAN, de la RAND (*R*esearch *AN*d *D*eveloppement)
> présenter un papier sur l'utilisation d'un réseau à communication de
> paquets pour transmission sécurisée de la voix, même en cas de
> destruction partielle du réseau suite à une guerre nucléaire. Les
> chercheurs de la RAND et de l'ARPA s'ignoraient mutuellement, et c'est
> sans doute de la conférence de Paul BARAND que vient l'idée que
> l'Internet est né du désir du gouvernement américain de se doter d'un
> réseau résistant à une guerre nucléaire.
>
>
> Pour ma part, non sans ignorer qu'a cette époque, le simple fait de  
> dire
> que l'on travaillait à quelque chose qui résiste aux bombes, forcément
> nucléaires, et forcément soviétiques, faisait affluer les subventions  
> de
> recherche, j'y vois également un écho d'un fantasme groupal qui dit  la
> fragilité des débuts et les « mauvaises » origines
>
>
> L'appel que prend Sylvain MISSONIER sur D. ANZIEU : /Créer, détruire/  
> me
> semble tout à fait bienvenu tant il est évident qu'Internet, nous
> invite, une fois encore, à cette alternative : l'invention de nouvelles
> modalité d'être aux autres et à soi-même qui peuvent ouvrir à de la
> création ; leur utilisation à des fins de destruction
>
> Carnet/PSY innove. Traditionnellement, lors de leur passage en ligne,
> les revues se  sont assez frileuses. C'est ainsi qu'en 1995, la
> vénérable /American Imago/, créée par S. FREUD et H. SACHS en 1939
> n'avait mis en ligne que l'éditorial des numéros publiés ainsi qu'un
> résumé des textes publiés depuis janvier 1995. L'/International Journal
> of psycho-analysis /fera de même en Décembre 1996 mais en proposant,
> parfois, l'accès à certains articles.
>
>
> En 1997, Geneviève LOMBARD, analyste du Quatrième Groupe, entre en
> contact avec DESGROSEILLERS après avoir lu ce qu'il avait écrit sur
> l'Analyse Quatrième sur son site. La discussion débouche sur une l'idée
> que /La psychanalyse/ pourrait accueillir un texte de Jean-Paul
> VALABREGA sur l'Analyse Quatrième. Ce dernier accepte, et donne en  
> prime
> une photo de lui. Par la suite, Geneviève LOMBARD écrira pour /La
> psychanalyse/ un texte qui retrace les tout début de la psychanalyse en
> France : « Hesnard et l'école psychanalytique de Bordeaux ». Cette
> rencontre est un des fils qui donneront naissance au site du Quatrième
> Groupe.
>
>
> Le Musée Sigmund Freud de Vienne met en ligne une biographie succincte
> de S. FREUD et quelques informations utiles pour accéder au musée. En
> mars, la revue Les carnets de psychanalyse propose en ligne les
> sommaires des numéros publiés depuis 1991, date de création de la  
> revue.
> Sur le même site, l'association Errata, crée en 1983 après le big bang
> de la dissolution de l'Ecole Freudienne de Paris,  est présentée.
>
>
> A l'été 1997, je propose la création d'un groupe de discussion sur
> USENET dédié à la psychanalyse. C'est la première fois que le mot est
> utilisé, et si l'idée est accueillie plutôt favorablement, le groupe ne
> sera pas crée. Contrairement aux listes de diffusion ou le désir d'un
> seul suffit, sur USENET, la création d'un nouveau groupe passe par une
> succession de procédures. Des Appels à Discussion (AAD) doivent être
> diffusés dans plusieurs groupes et une discussion sur le groupe à créer
> s'engage dans un groupe (FUAD -- fr.usenet.annonces.discussions). Un
> Appel à Voter est ensuite lancé et, selon les résultats du vote, le
> nouveau groupe est crée ou non. Ces procédures sont l'occasion de
> guerres picrocholines, amusantes ou éreintantes, selon le point de vue
> ou l'on se place, et le groupe ou elles ont lieu (fufe) donnera
> naissance a quelques perles typiquement usenetiennes : « fufer »
> signifie argumenter pour le plaisir de l'argumentation, «capilotracté »
> parle de lui-même etc.
>
> Cela m'amènera à abandonner l'Appel à Discussion en cours et, pendant  
> un
> temps, sur USENET, les questions de psychanalyse seront débattues sur  
> le
> groupe dédié à la philosophie. Chez Multimania, qui offre des
> hébergements gratuits aux sites personnels, je crée en 1998 un site
> dédié à l'histoire de la psychanalyse. On y trouve les grandes lignes :
> la période pré-analytique avec les hypnotiseurs comme Braid, Mesmer,
> l'Abbé Faria..., la préhistoire de la psychanalyse : « j'arrivais le
> soir ... » « Je ne crois plus à ma neurotica », puis le développement  
> de
> la psychanalyse. Une part est réservée à la situation française et ses
> aventures institutionnelle et une autre présente les filiations
> psychanalytiques depuis FREUD. On y trouve également la biobliographie
> compléte de S. FREUD établie par O. HUSSON pour la réédition de
> l'ouvrage de H. F. ELLENBERGER et augmentée par Y. DIENER dans le cadre
> d'un enseignement à l'Université de Paris-X Nanterre.  Le site évoluera
> assez rapidement pour ne garder que la trame de l'histoire de la
> psychanalyse. Il changera d'hébergeur  à plusieurs reprises
> (multimania.fr, levillage.org, free.fr ). Il s'est trouvé depuis début
> 2006, un nom de domaine filiationspsychanalytiques.net[11] <#_ftn11>  
> qui
> présente l'histoire de la psychanalyse année par année, et un  
> dispositif
> (wikimedia) qui permet à tout le monde d'ajouter ou de corriger du
> contenu. Les filiations psychanalytiques apparaissent sous forme d'une
> carte généalogique qui permet, me semble-t-il, de repérer les  
> mouvements
> de transmission ainsi que les legs abandonnés, qui gisent dans les
> théories analytiques.
>
> La présente recherche me fait (re)découvrir un prédécesseur. En Mai
> 2001, DesGroseillers donne dans son carnet d'adresses un lien du site
> Espaces Lacan (Psychanalyse et Politique) qui pointe vers une page
> Filiations Psychanalytiques qui reprend différentes généalogies
> analytiques : Freud, Ferenczi, Jones... Le site propose en
> téléchargement quelques textes de Freud, de Lacan (dont des séances du
> Séminaire), un dossier Dissolution qui reprend des textes échangés au
> moment de la dissolution de l'Ecole de la Cause Freudienne, et bien
> évidement « quelques figures topologiques élémentaires ». Le site mis  
> en
> ligne par  Catherine ALCOULOUMBRE qui y présente également le travail  
> de
> son séminaire qu'elle regroupe sous le nom d'/Etoffes, /et dans lequel
> elle tente d'explorer comment se trame la réalité. Le site est encore
> actif à l'adresse http://perso.wanadoo.fr/espace.freud/
>
>
> En octobre 1997, Jean-Noël RADULESCO, médecin psychiatre et
> psychanalyste, ouvre un site chez Geocities. Durant l'été, un nouveau
> dispositif, ICQ, est apparu sur le net. Il permet de s'envoyer des
> « messages instantanés » ou d'ouvrir des sessions de chat dans
> lesquelles tout le monde écrire en même temps. La frappe, les
> effacements, sont visibles par tous au moment même ou l'on écrit. ICQ
> (« I seek you -- je t'ai cherché ») permet également de se montrer aux
> autres dans différents états : en ligne, occupé, ailleurs, ne pas
> dérangé. On peut également être /online/ et se montrer /offline /ce qui
> permet quelques jeux de cache cache.. C'est ce dispositif que Jean-Noël
> RADULESCO propose d'utiliser, et pour en faire la promotion il ouvrira
> plusieurs pages chez différents hébergeurs : altern.org, geocities.com,
> free.fr ou l'on peut retrouver « Le forum de la psychanalyse » depuis
> 2001. La page se clôt sur une série d'avertissements : « Ce site,
> réservé aux praticiens de la psychanalyse ne propose ni soins ni
> conseils en ligne. Il n'a pas non plus pour but de fournir des adresses
> de praticiens ou de thérapeutes. Il n'est affilié à aucune Ecole ni
> groupement de psychanalystes » que l'on retrouvera un peu partout ou  
> des
> espaces de discussion dédiés a la psychanalyse seront ouverts. La
> prudence « ce n'est pas un cartel » est aussi caractéristique. Partout
> où des espaces de discussions seront ouvert, l'avertissement « ce n'est
> pas... » figurera à son frontispice, et la dénégation aura bien entendu
> comme effet que certains s'y précipiteront pour l'éprouver. La page web
> « le chatpsy » évoluera beaucoup avec le temps. Elle fera un moment
> partie d'un /webring/ de psychanalyse, hébergera un forum, une liste de
> diffusion pour finalement abandonner ICQ autour de 2004. Au printemps
> 1998, Jean-Noel RADULESCO crée alt.psychology.psychoanalysis après une
> courte discussion dans le forum alt.config ou il tente d'expliquer, en
> anglais, les spécificités de la psychanalyse. Il le fait dans la
> hiérarchie alt., ce qui ne le contraint pas à suivre les pénibles
> procédures de création de groupe (AAD, AAV etc.). Le nom du groupe :
> alt.psychology.psychoanalysis, et le texte qui l'introduit sont en
> anglais avec une traduction en français. Le groupe a pour objet « la
> pratique et la théorie selon les enseignements de Freud et de Lacan »  
> et
> son créateur en attend des échanges entre praticiens de cultures et de
> pays différents. Un lien est donné avec une page web du chatpsy.
>
>
> Cela dit bien à la fois le désir de quelques uns l'espoir d'échanges
> internationaux et locaux qu'a suscité Internet pour beaucoup d'entre
> nous et la difficulté, alors, à trouver suffisamment de francophones
> intéressés par la psychanalyse pour  instituer une dynamique  
> d'échanges.
> Dans ce contexte, la création cette même année 1998 de la liste de
> diffusion FrancoPsy annonce un début de changement. Il y a, dès le nom,
> une volonté de rassemblement autour de la langue française. Mais cette
> ouverture est limitée aux professionnels de la santé mentale. Est-ce
> cela, ou le fait qu'elle ait été mal référencée ? Toujours est il
> qu'elle ne connaîtra  pas un grand succès. Elle marque, en tous cas,
> qu'il y a maintenant suffisamment de francophones sur le net pour  
> parler
> de psychanalyse
>
>  L'association historique fondée par FREUD & FERENCZI arrive sur le web
> août 1997, date de création du nom de domaine. La première version du
> site est étique mais se développe rapidement et le compteur du site
> affiche crânement ses 33966 visites au début de l'année 1998. On trouve
> également à cette époque  un /Appeal for Literature for Eastern Europe
> /du /East-European Subcommitte. /Le texte est traduit en français, et  
> on
> peut y lire que les Groupes des pays de l'est manquent cruellement
> d'ouvrages de référence mais qu'il est impossible de leur faire  
> parvenir
> « en toute sécurité ». La proposition de l'IPA est paradoxale car elle
> fait état de « l'excellent équipement électronique » des groupes de
> l'est et appelle dans le même temps à acheter des CD-ROM. Bon élément,
> la Société Italienne a déjà envoyé un appareil au groupe croate. On
> s'étonne tout de même que personne à l'IPA n'ait eu l'idée de numériser
> la Standart Edition et de la faire parvenir aux groupes de l'est. Dans
> ses premières versions, la page de l'IPA est surtout un annuaire des
> sites des différentes associations psychanalytiques. Le site croît
> rapidement et une nouvelle mise en page est donnée dès Janvier 1999. Le
> fond bleu vert d'origine, orné du logo de l'IPA, est remplacé par un
> fond bleu rythmé par de grands rectangles jaunes, roses et verts. Les
> rubriques restent inchangées : congrès et conférences, la newsletter de
> l'IPA ; l'organisation de l'IPA. Par contre, on y trouve maintenant un
> forum où les discussions se font principalement en anglais -- il y a
> quelques messages en portugais. Il s'agit principalement de demandes
> d'informations émanant d'étudiants : ici sur les représentation de
> l'inconscient par les surréalistes, là des précisions sur l'origine de
> l'idée de Dieu ou encore une réalisateur australien qui vient faire
> connaître son film. En 2000, le site prend une toute autre ampleur. La
> mise en page est à la fois plus sobre et plus précise : un fond blanc,
> une barre de navigation bleue en haut permet d'accéder aux rubriques
> (« News » ; « Scientific » ; « Clinical » « Education ») ainsi qu'à une
> partie réservée aux membres de l'IPA. En exergue, des liens conduisent,
> entre autres, à l'histoire de la Société psychanalytique de Vienne ou  
> de
> l' /Australian Psychoanalytical Society/ , au  calendrier de  
> différentes
> conférences où à l'appel à contribution pour le 42ieme Congrès
> International de Psychanalyse qui se tiendra à Nice en 2002. L'ensemble
> donne une impression à la fois dense et fouilli . Enfin, dans la
> rubrique « Liens », on trouve, dans une mer de sites appartenant à la
> famille IPA, l'îlot lacanien du site de Michel Sauval, psiconet.com. En
> 2003, l'IPA confie la réalisation de son site à une société, Fisher
> Technologie PLC[12] <#_ftn12>. Le site donne alors d'emblée à voir le
> polyglottisme de l'IPA en proposant un choix de langues (anglais,
> français, allemand, espagnol). Le coté fouillis disparaît et les
> rubriques se présentent dans un bel ordonnancement. La partie
> « communauté » est enrichie : chaque membre de l'IPA peut envoyer des
> messages privés, via le site, à un autre membre, gérer ses inscriptions
> aux listes de diffusion du site et forums de discussion, suivre ses
> sondages, ajouter une photo à son profil etc. Les rubriques sont
> regroupées : « /news and events/ », « /clinical and scientific/ » et
> l'IPA prend maintenant le temps de présenter l'histoire de sa fondation
> dans un article, en passant sous silence les Grandes Controverses où  
> les
> scissions des institutions psychanalytiques  françaises
>
>  En juin 1998, G. LOMBARD met en ligne une première version du site du
> Quatrième groupe. Le principe en avait été accepté à l'Assemblée
> Générale du 7 mars 1998 par un vote à main levée qui avait recueilli 32
> oui, 2 non et 3 abstentions (32 votants). L'argumentation de G. LOMBARD
> était qu'il existait sur Internet[13] <#_ftn13>  et qu'il valait mieux
> mettre en circulation des textes choisis et élaborés par le Quatrième
> Groupe lui-même.   Jusqu'au mois de Juin, date de mise en ligne du nom
> de domaine quatrième-groupe.org, des discussions ont lieu sur la
> présentation à donner au site, ainsi qu'au texte qui en annoncera la
> venue. Cette période de préparation à la naissance du petit dernier du
> Quatrième Groupe ne doit pas masquer l'autre scène qui a présidé à sa
> venue. Longtemps portée seule par Geneviève LOMBARD avant d'être
> reconnue suffisamment bonne par ses collègues en Assemblée Générale,
> l'idée d'un site porte aussi les stigmates faits à un enfant mal
> accueilli, venu trop tôt ou trop tard, en tous cas à un moment ou il
> était difficile de lui faire toute la place qui lui était due. C'est
> ainsi que l'idée est votée après avoir examiné la question du siège
> social, du local du Quatrième Groupe, de la prochaine Réinstitutante,  
> et
> de la publication des actes de la journée « Autisme et Métapsychologie  
> »
> et il est possible que se donner ensuite un domicile sur l'Internet ait
> outrepassé les capacité du moment du groupe. Pour soixante dix dollars,
> le 4 juin 1998 Geneviève LOMBARD achète  quatrieme-groupe.org pour le
> Quatrième Groupe. Le nom de domaine est valide pour une période de deux
> ans, et le site est hébergé par Host Web. De façon logique, car elle  
> est
> la plus avancée sur ces questions, il lui en est confié la mise en
> oeuvre technique tandis que la responsabilité en est assurée par  
> Bernard
> DEFRENET, en liaison avec le bulletin, et Y. GUTTIEREZ en liaison avec
> le bureau. Il faut préciser que ce sont là les trois seuls analystes
> membres, à des degrès divers, au fait de ce qui se passe sur
> Internet[14] <#_ftn14>. Le site est référencé par /La psychanalyse/, ce
> qui lui vaut d'emblée un bon trafic. déjà des textes sur le Quatrième  
> Groupe
>
>  Il faut préciser qu'il s'agit là des trois personnes au faIl faut
> ajouter à cela qu'en 1998, peu d'analyses membres du Quatrième groupe
> étaient au contact avec l'Internet. A titre d'indication, on se peut
> rapporter au Bulletin du primptemps 1998 : sur les 25 membres analyste,
> seuls trois (Bernard DEFRENET, Yvonne GUTIERREZ et Genevieve LOMBARD)
> donnent une adresse email.
>
> A la même période, Geneviève LOMBARD se voit conseiller par un ami de
> mettre en ligne son propre site. Ce sera inconscient.net qui verra le
> jour peu de temps après quatrieme-groupe.org dont la mise en ligne se
> fait en juin. Inconscient.net a d'abord existé sous la forme d'un
> hébergement chez Mygale [15] <#_ftn15> à l'adresse
> http://www.mygale.org/03/icsweb avant d'être basculé sur les serveurs  
> de
> Host Web
>
>  Inconscient.net s'ouvre sur une citation d'Au-delà du principe du
> plaisir. On y croise en image un Eros et le bas-relief de la Gradiva.  
> Il
> est vrai que l'écriture de G. LOMBARD, à la fois légère et dense, trace
> les questions essentielles que l'Internet et ses usages pose à la
> psychanalyse et que l'on ne peut qu'être tenté de la suivre : la
> question liaison / déliaison, la « virtualisation » à l'oeuvre dans la
> cure analytique bordée par le cadre, celle du temps presque suspendu de
> l'Internet : « /Comment penser le virtuel dans la communication-cyber,
> dès lors que son illimitation, sa dé-terriorialisation , sa
> dé-corporéification, ne sont plus contenus dans aucun « cadre »  
> vraiment
> repérables par des paramètres précis ?/ » demande-t-elle ? C'est-à-dire
> qu'elle disjoint la question du virtuel et de l'Internet et qu'elle
> repère bien quelques unes des  composantes fortes de l'Internet. C'est,
> à ma connaissance, la première a avoir mis au travail de façon féconde
> les questions posées par l'Internet. Son travail s'axe sur deux grands
> principes : une interrogation du dedans, c'est-à-dire à partir d'une
> pratique de l'Internet, et une connaissance des outils à la  
> psychanalyse
> en les interrogeant du dedans, c'est-à-dire à partir d'une pratique et
> d'une connaissance des outils utilisés. Ainsi, les premiers articles
> tournent autour de l'usage des newsgroups (groupes de discussion) et du
> mail et à coté de la signature de G. LOMBARD, on trouve celles de J.
> TROCCAZ, B. DEFRENET. Les articles sont scrupuleusement datés, ce qui
> leur donne à la fois une patine et une prise qui permet de mieux suivre
> l'évolution de la pensée de l'auteur et de parer aux prétentions de
> toute éternité que l'on trouve sur tant de sites.
>
> Jalil BENNANI, psychiatre et psychanalyste à Rabat, crée en novembre
> 1998 le site Convergences psy. Il y présente un aperçu bref mais
> précieux de l'histoire de la psychanalyse au Maghreb, différentes
> associations « psy » marocaines, une bibliographie succincte sur
> « Psychanalyse et Islam ». Le site comporte un forum.. En décembre,
> Jean-Noël RADULESCO ouvre Psychanalyse in situ, conçu comme « hors
> institution et interdisciplinaire ». le site s'enrichi au fil du temps
> de plusieurs outils : webring, liste de diffusion, ICQ. A la même
> période, Psychonet met en ligne des textes, photos, vidéos et liens
> concernant Jacques LACAN.
>
> En Janvier, la revue Le Coq-héron propose en ligne la quasi-totalité  
> des
> sommaires de son catalogue depuis la date de sa création en 1999, soit
> quelques 160 numéros. Le site est hébergé par multimania.com et il
> faudra attendre Avril 2001 pour que le site soit accessible via le nom
> de domaine coqheron.com. Malheureusement, le site fermera en juin 2002,
> et le nom de domaine est aujourd'hui libre.
>
>  Sous l'impulsion d'Alain de MIJOLLA, l'Association Internationale de  
> la
> Psychanalyse s'implante sur le net. Familier de l'informatique
> personnelle depuis 1981, il crée le site en utilisant le logiciel
> Frontpage et le met a jour régulièrement. Trois ans plus tard, il
> demandera à Jean-Luc THERON de la société Amalgeste d'en revoir la
> charte graphique.
>
>  En 1999, Stéphane BARBERY achète barbery.net, et Laurent Le VAGUERESE
> fait basculer le serveur minitel 36-15 OEDIPE sur le web avec comme nom
> de domaine oedipe.org La première version du site est construite avec
> l'aide de Stéphane BARBERY qui ouvrira son site, barbery.net en octobre
> 2000. Stéphane BARBERY considère le net comme un moyen de diffusion, et
> il construit peu à peu un site plein de poésie. A coté des jeux de
> l'oulipo, on trouve des mails échangés avec différentes personnes où il
> se montre redoutable contradicteur ou encore des constructions
> théorico-cliniques. Laurent Le VAGUERESE publiera en Juin 1999, en
> collaboration avec Carole MENAHEM un « Surfez avec Freud » qui présente
> les différents sites dédiés à la psychanalyse et les différents outils
> pour y accéder. Clair, didactique, précis, le livre donne une vue aussi
> exhaustive que possible de la situation de la psychanalyse sur Internet
> et a demandé plus d'une année de recherche. La psychanalyse n'était pas
> étrangère à Carole MENAHEM puisque dans le cadre de ses études, elle a
> effectué des recherches documentaires à la bibliothèque Sigmund Freud  
> et
> a participé à la mise en place de la base de donnée Alexandrie. De 2000
> à 2002, elle collaborera au développement de la rubrique liens du site
> www.oedipe.org <http://www.oedipe.org/> qui recense et critique les
> sites et listes de discussion en relation avec la psychanalyse.
>
>  C'est sous son acronyme anglais et avec la précision : « on line » que
> l'on trouve l'Association Mondiale de Pyschanalyse, pendant lacanien de
> l'IPA fondée par Freud en 1910. En février 1999, le nom de domaine
> wapol.org (pour World Association of Pyschoanalysis On Line) est acheté
> [16] <#_ftn16>. Dans ses premières versions, le site est anglophone. On
> peut y télécharger quelques photos de Freud et de Lacan, des dessins
> d'Escher, et bien entendu des graphes, des schémas, des tores et des
> noeuds borroméens. L'orientation lacanienne y est décrite, et il est
> possible de s'abonner à plusieurs listes de diffusion. Les liens vers
> les différents sites des Ecoles de l'AMP sont donnés avec des noms de
> domaines qui sont depuis tombés en désuétude, comme amp-ecf.org. Fin
> 2000, une bannière « en travaux » annonce une mise a jour prochaine. Le
> site est à nouveau mis en ligne en mars 2001, sans changements
> importants. En décembre 2003, nouvelle annonce : « On est en train de
> mettre à jour le site web » et en 2004 le site est livré dans
> l'habillage qui est encore le sien. L'ambition mondiale se donne
> maintenant à lire : le site est accessible en plusieurs langues :
> français, espagnol, portugais italien, et anglais et permet d'explorer
> la galaxie d'associations lacaniennes. On y retrouve une rapide
> présentation de « la série des écoles » : Ecole de la Cause Freudienne
> bien sûr, mais aussi L'École Européenne de Psychanalyse avec ses
> sections espagnoles, italienne et anglaise ; les argentins de l'Ecole  
> de
> l'Orientation lacanienne, l'Ecole brésilienne de psychanalyse et la
> Nouvelle Ecole lacanienne (Pérou, Équateur, Venezuela, Cuba, Colombie  
> et
> Miami). Il est possible de s'inscrire à la liste de diffusion de l'AMP
> ou à celles des écoles de l'AMP (9 en tout) Le fameux « Je fonde... »  
> de
> Lacan est donné dans les Textes institutionnels tandis qu'un annuaire
> recense les 1235 membres de l'AMP. La passe y est abordée, ainsi que la
> garantie que les Ecoles peuvent offrir quant à la formation des  
> analystes
>
>  Pour l'institution psychanalytique historique française, l'année 1999
> s'annonce résolument /online. /Le 31 décembre 1998, elle se donne pour
> adresse spp-asso.fr Dans ses premières versions, la page d'accueil
> s'ouvre sur une photo de Freud en haut à droite, et l'accès au site se
> fait par un clic sur le logo de la SPP placé au centre de la page.  
> C'est
> un dispositif qui est alors assez utilisé sur le web : la page  
> d'accueil
> mime alors une porte d'entrée et ce n'est qu'en cliquant sur un lien  
> que
> l'on « entre » dans le site lui-même, perçu alors comme l'intérieur
> d'une maison. Ce logo -- la silhouette d'un sphinx ailé est répété dans
> le site comme point de départ de différentes rubriques [17] <#_ftn17> ;
> la répétition du motif permet d'asseoir l'identité graphique de la page
> et de la SPP dont le nom est inscrit a droite et séparé des différentes
> rubrique par un arc de cercle. La SPP est alors comme un soleil d'où
> rayonnent différentes rubriques. Dans « Questions sur la psychanalyse
> (introduction) sont présentées à la fois la cure classique et ses
> extensions : le groupe, et la psychanalyse des enfants. L'actualité
> (Août 1999) renvoie à une déclaration de la société psychanalytique de
> Vienne et à un texte de Jean Cournut sur « La psychanalyse dans le  
> champ
> des psychothérapie », en écho au débat sur le titre de psychothérapeute
> qui émerge alors en France. Le site sera ensuite  réécrit en 2001 par
> Jean-Luc THERON[18] <#_ftn18> de la société Amalgeste ; Il est  
> également
> concepteur de la charte graphique de du site le carnet/PSY qu'il
> réorganise en 2000 ainsi que celui de la l'AIHP (2001)
>
>  Le 7 octobre, le nom de domaine carnetpsy.com est acheté
>
>  En Avril, François MOREL, psychanalyste, met en ligne un site : la
> cause des filets.
>
>
> Le 16 Novembre, Jean-Noël RADULESCO crée la liste Psychanalyse
> l'hébergeur de listes de diffusion egroupes.com. Egroupes.com sera
> ensuite racheté par Yahoo ! et la liste psychanalyse migrera sans
> dommages vers ce nouvel hébergeur.
>
>
> Fin 1999 -- début 2000, Liliane FAINSILBER crée un site qu'elle appelle
> Le goût de la psychanalyse. De l'Internet, elle apprécie la liberté et
> la possibilité qui lui est ainsi offerte de faire connaître ses livres
> [19] <#_ftn19> en dehors des circuits institutionnels. Le site a une
> fréquentation tout a fait honorable pour un site personnelle et les
> visiteurs prennent souvent le temps de lui donner leurs avis sur les
> livres où les textes qui sont publiés sur le site. La fréquentation des
> espaces de discussion sur Internet l'amènera à écrire « Lettres à
> Nathanaël » (publié en Novembre 2005) en s'appuyant sur les questions  
> et
> thèmes abordés sur différentes listes de diffusion et forums. Elle est
> également une des rares a avoir pu faire d'une liste de diffusion un
> espace de travail, un /carnet/ comme cela a été inventé sur la  
> lacan-list
>
>
> Au tout début de l'année 2000, après une discussion difficile, un forum
> dédié à la psychologie est créé sur USENET grace a la gestion pleine de
> tact qu'a pu faire Stéphane FAURE de ses différents Appels à
> Discussion.  Fr.sci.psychologie a pour objet les discussions sur la
> psychologie mais très rapidement il n'est question que de psychanalyse.
> Une certaine mise en forme est tentée sur le groupe même, mais il
> s'avère assez rapidement qu'aucune discussion constructive n'est
> possible. Une partie du forum s'isole sur une liste de diffusion
> faq-psychologie créé sur Yahoo ! afin de pouvoir construire une  
> première
> Foire aux Questions. Elle sera postée le 2 septembre et parmi les
> questions traitées : qu'est ce qu'un psychanalyste ? Au moment de
> décider de qui sera signé le document, je propose « un groupe de
> participant au forum » et c'est sous cette signature qu'elle circule  
> encore.
>
>
> C'est sur un compte gratuit hébergé chez free.fr que l'on retrouve le
> cercle freudien en 2001. La plus vieille archive accessible date de
> Janvier 2001 et le site n'a pas beaucoup bougé depuis. Sur fond gris
> ardoise , le cercle freudien se présente d'une façon tout à fait
> classique. Il faut dire que la réalisation en HTML « pur » ne permet  
> pas
> la sophistication et la souplesse apportée par le php. On trouve sur le
> site une histoire du cercle freudien (jusqu'en 1995), les statuts de
> l'association, les différentes publications (les bulletin du cercle,  
> les
> cahiers du cercle et Che voï) et les activités du groupe (séminaires,
> groupes de contrôle, les mercredi du cercle
>
>  Le passage au Web coûte à l'ELP le terme de psychanalyse lorsque le  
> nom
> de domaine est acheté en Janvier 2001. Le site est organisé autour de
> deux colonnes ; au dessus d'elles, dans un bandeau, le nom « Ecole
> lacanienne de psychanalyse » ondule doucement.  La colonne droite
> affiche le contenu du menu qui se trouve dans la colonne de gauche :
> L'école ; Actualités ; Publications ; Enseignement ; Section de
> Clinique ; Bibliothèque ; Tcqvatvsslpsjold ; Recherche. La présentation
> de l'Ecole Lacanienne de Psychanalyse est faite par Guy le Gaufey : il
> rappelle la création de l'ELP à partir de la dissolution de l'Ecole
> Freudienne de Paris et du désir de quelques uns de créer « un lieu de
> transmission qui fût une /école/ (aucun doute sur ce point)  
> /lacanienne/
> (c'était un fait, pourquoi le cacher ?) et /de psychanalyse/  
> (là-dessus,
> les avis devaient plus tard se partager quelque peu). » Il donne aussi
> la raison du bilinguisme du site : lors de sa création et 1985, des
> membres de l'ELP vivaient en Amérique Latine et en 2001 sur les 147
> membres de l'association, 77 vivent sur le continent Sud américain. La
> présentation de l'Ecole donne lieu a une revue des différentes
> associations en lien avec l'ELP (EPEL ; EPEELE, EPEELP, artef/a/cto,
> toutes trois hispanophones). Mais la principale innovation de
> ecole-lacanienne.net vient de cette rubrique étrange :
> Tcqvatvsslpsjold : Tout Ce Que Vous Avez Voulu Savoir Sur La
> Psychanalyse Sans Jamais Oser Le Demander pointe vers deux forums :
> forum « Questions en vrac » ou sont attendues des questions dur la
> psychanalyse, sur l'ELP et « possiblement bien d'autres choses ». On y
> parle anglais, français ou castillan ; et un « Forum thématique » ou
> sont discutés les articles publiés sur le site
>
>  En mars 2001, le nom de domaine etatsgeneraux-psychanalyse.net est
> acheté et deux mois plus tard, le site est mis en ligne. Il reprend les
> textes des différentes interventions des *E*tats *G*énéraux de la
> *P*sychanalyse qui a eu lieu à Paris du 8 au 11 juillet 2000 à Paris
> suite à l'appel de René MAJOR (1997) et tente de maintenir le mouvement
> de travail qui s'était opéré. En 2000, les EGP avaient utilisé un
> dispositif inédit. L'annonce en avait été faite sur le un site web
> www.psychanalyse.refer.org <http://www.psychanalyse.refer.org/>, qui
> recensait les différentes interventions à venir, les centralisait, les
> faisait circuler et présentait les différents comités nationaux et
> internationaux. Transmission de la psychanalyse,  politique, social,
> philosophie, neuroscience, littérature, art... les quelques  mille
> participants de trente trois nationalités ont eu de quoi s'occuper. Les
> textes étaient présentés par des rapporteurs, chacun étant totalement
> libre de la présentation qu'il souhaitait en faire. Certains ont masqué
> l'auteur du texte qu'ils rapportaient, d'autres le commentaient,
> d'autres encore le lisaient. Yann DIENER a contextualité en Février
> 2003, sur le site des EGP, cette manifestation. Il rappelle le rôle
> charnière du séminaire de René MAJOR intitulé « Confrontations » et qui
> permet à des membres de la SPP d'aller à la rencontre des lacaniens. Le
> séminaire perd un « s » à l'issue d'un conflit mais gagne en
> fréquentation. /Confrontation /s'achève en 1983, et quatorze ans plus
> tard, le rêve d'une réunion des psychanalystes quelque soit leur
> institution d'origine, et donc leur formation, est repris dans ces EGP.
> Quelques deux cent cinquante textes répondront à l'appel de René MAJOR.
>
>  Le site hébergera également la pétition dite du « Front du refus »
> lancée par René MAJOR contre l'amendement Accoyer. En mai 2001, les
> députés avaient entendu les principales institutions psychanalytiques
> car il était question de légiférer autour de la profession de
> psychothérapeute. Les députés se sont entendus dire que la psychanalyse
> n'était pas concernée par ces questions de psychothérapie et si
> certaines s'avançaient en disant la prudence requise par une  
> législation
> dans ce domaine, la plupart s'en lavait les mains.  La psychanalyse a
> alors été rejetée par les députés dans le champ de la psychiatrie, ce
> qui a amené ces premiers a réagir vivement. Depuis, du rapport de la
> commission Clery-Melin au rapport de l'INSERM montrant une plus grande
> efficacité des thérapies cognitivo-comportementales, la situation est
> des plus vives mais les analystes semblent s'être souvenu que leur
> pratique est une pratique de soin. Le forum du site OEdipe a pu voir
> quelques les ténors de la psychanalyse briser quelques lances avec ceux
> des TCC, principalement Jean COTTRAUX
>
>  Au Forum des psy, en novembre 2003, Jacques Alain MILLER lance un
> manifeste pour que l'amendement Accoyer ne soit pas voté au Sénat en
> Janvier 2004 et que le Ministère de la Santé renonce à appliquer les
> préconisations du rapport Cléry-Melin. A la demande du Ministre de la
> Santé, l'INSERM retire de son site le rapport, ce qui ajoute encore à  
> la
> confusion.
>
>  A l'été 2000, Jacques SIBONI continue l'aventure de la liste de
> diffusion Freud-Lacan sur le web en achetant le nom de domaine
> lutecium.org. La liste Freud-Lacan avait été crée autour de l'année  
> 1997
> et un an plus tard elle regroupe déjà  une trentaine de nationalités.  
> La
> liste est bilingue à la fois dans sa forme : on y parle anglais et
> français, et dans son contenu : il s'agit de Freud et de Lacan, avec
> tout ce que cela implique comme articulations possible. L'idée de son
> propriétaire était à la fois d'aider les non-francophones à mieux
> comprendre Lacan, et de promouvoir la langue française sur le net. Ce
> second point est important : beaucoup d'acteurs de l'époque ont créé  
> des
> espaces de discussion en français afin de faire contrepoint a ce qui
> était perçu, à tord ou à raison, comme une hégémonie de la langue
> anglaise sur l'Internet. Dans un premier temps, le robot de la liste  
> est
> hébergé par l'université de Grenoble tandis que les archives sont les
> archives de la liste sont hébergées parle Comité Réseau des Université
> (francopholiste) sur le site de l'université de Rennes 1. Lutecium se
> fera surtout connaître par le travail patient de Jacques SIBONI sur les
> séminaires de Jacques LACAN : il numérise les séminaires dont il  
> possède
> en propre des enregistrements audio et les met en téléchargement sur  
> son
> site. Au final, grâce au soutien de l'Ecole lacanienne de psychanalyse,
> ce seront 10 années de séminaire de LACAN qui seront numérisées par
> Sibony et mises à la disposition du plus grand nombre.  Au texte du
> Séminaire établit par Jacques-Alain MILLER, il devient possible de
> superposer la voix de LACAN, de se perdre avec lui dans ses  
> digressions,
> d'entendre les ruptures, les hésitations, le théâtralisme, la fatigue,
> parfois, le désespoir feint, l'apostrophe, l'habitude...  Cette version
> sonore permet de mettre en vis-à-vis le la transcription textuelle  
> qu'en
> donne Jacques-Alain MILLER « redressée, mot à mot -- le déchet ne se
> montant pas à trois pages »  et appelée à valoir « pour l'original, qui
> n'existe pas »[20] <#_ftn20> avec une version ou le corps et la lettre
> se mêlent intimement.
>
> Le 2 décembre 2001, dans ce contexte troublé, je poste une nouvelle FAQ
> sur fr.sci.psychologie  qui présente les psychothérapies en les
> regroupant en quatre familles : les thérapies centrées sur le symptôme,
> les thérapies cognitivo-comportementales, les thérapies centrées sur
> l'organisations conflictuelle sous-jacente et les thérapies centrées  
> sur
> l'organisations familiale ou sociale. Elle est également signée « un
> groupe d'utilisateur de fr.sci.psychologie » et sera également postée
> sur fr.sci.psychanalyse lorsque ce groupe sera créé le 28 octobre 2002
> suite à un Appel à Discussion de Patrick BRUANT. En Novembre 2003,
> j'écrirai une nouvelle Foire Aux Questions : « La consultation
> psychologique de l'enfant » pour les groupes fr.sci.psychologie et
> fr.sci.psychanalyse qui donne une liste des lieux ou l'on peut
> consulter, la manière dont la consultation se passe habituellement, et
> les troubles qui peuvent alarmer.
>
>  L'association Analyse Freudienne se dote d'un site en février 2002 et
> dans ses premiers versions, la page d'accueil s'ouvre sur un choix  
> entre
> le français et l'espagnol. Le choix d'un « tout textuel » donne au site
> une certaine austérité qui est encore relevée par l'habillage noir,  
> gris
> et blanc. Le site présente surtout l'association : l'acte de fondation
> du 24 février 1992 y est accessible, de même que les statuts et la
> composition du bureau. Un lien permet d'accéder à un annuaire, mais en
> Mars 2005 cette possibilité ne sera toujours pas implémentée. Dans ses
> versions les plus récentes, le lien a été supprimé.
>
>  Le nom de domaine a été acheté en septembre 2002 et le site est mis en
> ligne dans la foulée.  Le pas léger de la Gradiva conduit au menu :
> Institution ; Stages et Formation ; Enseignements ; Journées,
> Conférences et Colloques ; Enfance en jeu ; Membres, Courier ; Comment
> nous contacter et Email. On le voit, le site est avant tout informatif  
> :
> il s'agit de présenter l'Espace Analytique et ses spécificités : le
> travail avec les enfants et l'accueil et la formation de stagiaire. Il
> est en effet possible, via le site, de prendre contact avec quelqu'un  
> de
> l'association pour effectuer un stage sous la supervision d'un membre  
> de
> l'Espace Analytique : Bonneuil, et La Borde, bien sur, qui sont des
> lieux historiques de la psychanalyse en France, mais aussi d'autres
> lieux comme la Pitié Salpétrière au service de  Service de Stomatologie
> et Chirurgie maxillo-faciale ou au CMPP de Saint Mandé. En octobre  
> 2004,
> un nouveau nom de domaine -- espaceanalytique.org -- est acheté parce
> que suite à des problèmes avec l'hébergeur, le nom de domaine précédent
> pointe sur des pages pornographiques. Ce qui fait dire au webmestre
> actuel, Prado de Oliveira, que « pendant quelques jours, Espace
> analytique  a été la seule institution psychanalytique qui s'occupait
> sérieusement de questions de sexe. »
>
>  C'est en octobre 2002 que l'Ecole de la cause freudienne acquiert le
> nom de domaine causefreudienne.net. Le site propose d'abord un choix
> entre deux langues : l'anglais ou le français, puis s'ouvre sur deux
> colonnes. A droite, le menu (Découvrir l'école ; l'orientation
> lacanienne ; Evénements ; Livres et revues ; Liens) et à gauche le
> contenu correspondant à la navigation. Sur la page d'accueil, la marge
> gauche d'un court texte de présentation de l'ECF semble s'appuyer sur
> une image retravaillée de Lacan, et dont on ne sait trop si elle émerge
> du fond blanc ou si elle y retroune. La présentation de l'ECF est
> reprise de façon plus détaillée dans le lien « Découvrir l'Ecole ».
> « L'orientation lacanienne » donne le point de vue de l'ECF, et plus
> précisément de Jacques-Alain MILLER, puisque c'était la le titre de son
> cours au Département de Psychanalyse de l'Université Paris VIII. Une
> place est alors faite à « la psychanalyse appliquée à la
> thérapeutique », ce qui, pour les lacaniens, est une manière de
> révolution. Un espace est réservé aux différentes revues lacaniennes  
> (La
> Cause freudienne, Ornicar ? Quarto, La lettre mensuelle) avec un lien
> vers une boutique en ligne (ecf-echoppe.com) et quelques conférences
> sont mises en ligne. Les liens sont limités au monde lacanien : l'AMP,
> les Ecoles, l'ALP, l'Ecole Une
>
>  L'année 2003 voit un changement sur la liste psychanalyse :  
> Jean-Pierre
> EDBERG est nommé d'office modérateur par J.-N. RADULESCO. Il faut dire
> qu'un membre du groupe, outome, trolle allégrement la liste. Il était
> déjà connu sur les deux précédentes lacan-list qu'il avait également  
> mis
> à mal. Il met rapidement le feu sur la liste psychanalyse  et le  
> nouveau
> modérateur passe beaucoup de temps à trier et filtrer les différentes
> identités d'outcome. En Avril, il est nommé propriétaire de la liste,
> toujours sans l'avoir demandé. En fonction des états de la liste, il y
> aura d'ailleurs plusieurs propriétaires et la charge de la modération
> sera confiée a des membres du groupe, qu'ils le demandent ou pas -- le
> geste du fondateur étant là purement et simplement répété.
>
>  En Juillet 2003, l'APF acquiert le nom de domaine
> associationpsychanalytiquedefrance.org. Le site s'ouvre sur une image  
> de
> la place Dauphine, siège de l'association, avec un discret rayon de
> soleil qui perce les frondaisons et balaye la place de droite à gauche
> La facture du site est très classique : une barre de navigation, en  
> haut
> permet d'accéder aux rubriques (Présentation ; Histoire ; Documents ;
> Formation ; Liste des membres) L'histoire de l'APF est présentée par
> Jean-Louis Lang, qui réactualise ainsi l'entrée qu'il avait écrite pour
> le Dictionnaire international de la psychanalyse tandis que la partie
> Formation reprend un article de Michel Gribinski  publié dans le
> Bulletin de la FEP [21] <#_ftn21>
>
>  En 2004, Yann DIENER met en ligne La lettre lacanienne. Le site est
> d'abord hébergé par free.fr puis sous le nom de domaine
> la-lettre-lacanienne.net à partir de la fin du mois de Mai.  La lettre
> lacanienne fait remonter sa filliation à la dissolution de
> l'Association  « Qu'est-ce qu'une école pour la psychanalyse ? » en
> 2000, après trois années d'existence et son remplacement en 2000 d'une
> «  Association pour une école de la psychanalyse » (A.P.E.P.)  avant de
> devenir en 2003, suite à son rapprochement avec l' « Ecole de
> psychanalyse Sigmund Freud » (E.P.S.F.), « la lettre lacanienne, une
> école de la psychanalyse »
>
>
> En Mars 2004, Laurent SAUERWEIN crée l'association (A)LPHA --
> Association pour la laïcité de la psychanalyse et la dote d'un site
> internet : alpha-psychanalyse.org. Le site en est à sa troisième  
> version
> et la mise en page est de Laurent SAUERWEIN. Il est un moment hébergé
> par forum-psychananlyse.net mis en ligne en septembre 2004. Le projet
> de  Laurent SAUERWEIN pour ce site est de publier des textes sur la
> psychanalyse et l'art. Un mémoire de recherche de DEA de Armelle  
> GAYDON,
> réalisé sous la direction de M. Gérard WAJEMAN (Paris VIII) ouvre les
> publications
>
> Les cartels constituants de l'analyse freudienne arrivent sur le web en
> avril 2004 avec comme nom de domaine cartel-constituants.fr. Le site  
> est
> réalisé par une société, idealcoms.net qui livrera le site fin 2004 --
> début 2005. Le site présente surtout les CCAF. Une barre de navigation,
> en haut, donne accès a plusieurs rubriques (Accueil ; Les CCAF ; Le
> courrier ; La passe ; Les dispositifs ; Colloques ; Bibliothèque ;
> IAEP ; Convergia ; Liens), chacune d'entre elle. Les membres des CCAF
> ont un compte privé à partir duquel il peuvent lire en ligne le  
> bulletin
> de la revue. ). Le site a été a l'origine livré avec un forum issu de
> l'open source (PhpBB) et sous licence GPL [22] <#_ftn22>, mais cette
> possibilité n'a jamais été utilisée.
>
>  C'est sous son acronyme anglais et avec la précision : « on line » que
> l'on trouve l'Association Mondiale de Pyschanalyse, pendant lacanien de
> l'IPA fondée par Freud en 1910. En février 1999, le nom de domaine
> wapol.org (pour World Association of Pyschoanalysis On Line) est acheté
> [23] <#_ftn23>. Dans ses premières versions, le site est anglophone. On
> peut y télécharger quelques photos de Freud et de Lacan, des dessins
> d'Escher, et bien entendu des graphes, des schémas, des tores et des
> noeuds borroméens. L'orientation lacanienne y est décrite, et il est
> possible de s'abonner à plusieurs listes de diffusion. Les liens vers
> les différents sites des Ecoles de l'AMP sont donnés avec des noms de
> domaines qui sont depuis tombés en désuétude, comme amp-ecf.org. Fin
> 2000, une bannière « en travaux » annonce une mise a jour prochaine. Le
> site est à nouveau mis en ligne en mars 2001, sans changements
> importants. En décembre 2003, nouvelle annonce : « On est en train de
> mettre à jour le site web » et en 2004 le site est livré dans
> l'habillage qui est encore le sien. L'ambition mondiale se donne
> maintenant à lire : le site est accessible en plusieurs langues :
> français, espagnol, portugais italien, et anglais et permet d'explorer
> la galaxie d'associations lacaniennes. On y retrouve une rapide
> présentation de « la série des écoles » : Ecole de la Cause Freudienne
> bien sûr, mais aussi L'École Européenne de Psychanalyse avec ses
> sections espagnoles, italienne et anglaise ; les argentins de l'Ecole  
> de
> l'Orientation lacanienne, l'Ecole brésilienne de psychanalyse et la
> Nouvelle Ecole lacanienne (Pérou, Équateur, Venezuela, Cuba, Colombie  
> et
> Miami). Il est possible de s'inscrire à la liste de diffusion de l'AMP
> ou à celles des écoles de l'AMP (9 en tout) Le fameux « Je fonde... »  
> de
> Lacan est donné dans les Textes institutionnels tandis qu'un annuaire
> recense les 1235 membres de l'AMP. La passe y est abordée, ainsi que la
> garantie que les Ecoles peuvent offrir quant à la formation des  
> analystes
>
>  La Fédération des ateliers de psychanalyse achète son nom de domaine  
> en
> octobre 2004 : federation-ateliers-psychanalyse.org est l'adresse sous
> laquelle on la trouvera sur le web. Une portée sur laquelle est jetée
> quelques notes est la l'entrée du site. Au-delà, l'organisation est
> classique : un menu, à gauche, sur fond de portrait de Freud, et le
> contenu, à droite. Sur le menu : Présentation ; Boite à outils ;
> Ateliers ; Séminaires ; Epistolettre ; Nouvelles des villages voisins ;
> contacts et liens. Il s'agit avant tout d'une présentation de la
> Fédération des ateliers de psychanalyse. Après un historique succinct,
> les modalités de travail à la FAP y sont présentées. Le lien
> « Epistolettre » conduit au sommaire du bulletin de la FAP. Mais le  
> plus
> important est sans doute les « Nouvelles des villages voisins » qui
> ouvre sur le travail d'autres psychanalystes venant d'autres
> institutions :  [...] C'est la quelque chose de tout à fait inédit :  
> des
> 21 institutions recensées ici, la Fédération des Ateliers de
> Psychanalyse est la seule a faire trace en son sein de ce que d'autres
> produisent ailleurs.
>
>  C''est en décembre 2004 que l'Ecole de psychanalyse Sigmund Freud
> investit le web avec le nom de domaine epsf.fr. Dans un bandeau, Lacan  
> à
> gauche et Freud à droite bornent le nom « Ecole de psychanalyse Sigmund
> Freud » De là, on accède à un premier menu à partir duquel l'histoire  
> et
> les stratus de l'Ecole sont donnés (« A propos de l'école ») tandis que
> les publications ouvrent sur les premières et quatrième de couverture  
> de
> Scripta et les sommaires des Carnets de l'EPSF. Dans les liens, la
> famille lacanienne : l'ALI, le Cercle freudien, l'Ecole lacanienne de
> psychanalyse, OEdipe, La lettre lacanienne Analyse freudienne et Espace
> analytique
>
>  A la fin de cette même année, sur USENET, le groupe
> fr.soc.psychotherapies que j'avais proposé ne passe l'épreuve du vote.
>
>  Champlacanienfrance.net est acheté en septembre 2005 pour l'Ecole de
> psychanalyse des forums du champ lacanien.  La conception et la
> réalisation du site sont confiées à la société tektonika.com à partir  
> du
> CMS open-source SPIP (Licence GPL). Le site est conçu comme « un outil
> d'information » sur les activités et les positions de l'EPFCL. Elle s'y
> présente dans le lien « l'Ecole »qui permet de s'informer sur les
> cartels, la passe, les enseignements, l'histoire, les statuts les
> événements ... de l'EPFCL. Une rubrique est réservée aux nombreuses
> publications de l'EPFCL. On y trouve la première de couverture,
> l'argument et le sommaire de chaque. Enfin, une rubrique « Formations
> clinique » donne le programme des informations sur les « Collèges
> cliniques » et les « Stages » avec des liens pour qui souhaiterait s'y
> inscrire.
>
>  En Juin 2005, la société Darjeelink dote le site du Quatrième Groupe
> d'un blog interne, Agora, conçu comme un espace d'échanges sur les
> questions institutionnelles et les travaux en cours. L'accès en est
> restreint, aux membres. Agora complète le blog du Comité du Site en
> place depuis Avril 2005
>
>  C'est en novembre 2005 qu'est acheté le nom de domaine spf.asso.fr. La
> réalisation du site est confiée à la société Epistema qui livre un site
> a base de son CMS Reaxia.
>
>  La toute nouvelle Société Psychanalytique de Recherche et de Formation
> met en ligne le nom de domaine sprf.asso.fr
>
>
>
>
>
>
>
>
> ----------------------------------------------------------------------- 
> -
>
> [1] <#_ftnref1> http://www.digipills.com/minilienok/?zuOYBdTtZw
>
> [2] <#_ftnref2>
> http://www.w3.org/History/19921103-hypertext/hypertext/WWW/ 
> Proposal.html
>
> [3] <#_ftnref3>  
> http://www.ibarakiken.gr.jp/www/world/shorthistory-e.html
>
> [4] <#_ftnref4> La place manque, ici, pour dire autrement que sous ce
> mode élliptique l'histoire proprement groupale de USENET et de son
> développement.
>
> [5] <#_ftnref5>  
> http://www.w3.org/People/Berners-Lee/1991/08/art-6484.txt
>
> [6] <#_ftnref6> Le jargon français
> http://www.linux-france.org/prj/jargonf/L/liste_de_diffusion.html
>
> [7] <#_ftnref7> Un événement est dit certain lorsque sa probabilité  
> tend
> vers un
>
> [8] <#_ftnref8> Cf. HERT, Ph. « Quasi-oralité de l'écriture  
> électronique
> et sentiment de communauté dans les débats scientifiques en ligne »,
> /Réseaux/, n°97, p. 211-259.
>
> [9] <#_ftnref9> « Sous le signe du lien numérique » S. MISSONIER, Le
> carnet/PSY, novembre 1998
>
> [10] <#_ftnref10> Plus exactement, on lui doit sa mise en place
> technique, car la science-fiction en avait déjà rêvé.
>
> [11] <#_ftnref11>
>
> [12] <#_ftnref12> http://www. mediafish.net
>
> [13] <#_ftnref13> G. LOMBARD fait là référence au site de
> DesGroseillers, La psychanalyse
>
> [14] <#_ftnref14> On peut se reporter au Bulletin d'information n° 24
> dans lequel ces trois personnes sont les seules à donner une adresse  
> email.
>
> [15] <#_ftnref15> Mygale.org est une des bonnes surprises d'Internet et
> dont il faudrait faire l'étude. Mygale est u site d'hébergement ouvert
> par Frédéric Cirera dans le cadre de la préparation d'une maîtrise sur
> la sécurité d'un serveur. Il offre a qui le souhaite la possibilité de
> créer un site web sous l'adresse http://www.mygale.org/~<nomdusite
> <http://www.mygale.org/%7E%3cnomdusite>> La communauté s'agrandit, se
> structure, prend le nom de multimania.com avant d'être racheté par le
> moteur de recherche Lycos non sans avoir vécu quelques soubresauts.
>
> [16] <#_ftnref16> Détail amusant, Wapol est aussi le nom d'un  
> personnage
> d'un manga : c'est un Roi-tyran qui
>
> [17] <#_ftnref17> Il s'agit de Questions sur la psychanalyse ; liste  
> des
> membres ; Conférences. Colloques (ouverts au public) ; Congrès des
> psychanalystes de langue française ; Actualités ; Instituts de
> psychanalyse ; Groupe régionaux ; Centre de consultation et de
> traitement psychanalytiques ; Bibliothèque Sigmund Freud. Lectures ;
> Choix de livres. Monographies et Débats ; Revue Française de
> Psychanalyse ; Histoire de la psychanalyse.
>
>
>
> [18] <#_ftnref18> http://www.almageste.net/Auteur/index.htm
>
> [19] <#_ftnref19> Lilane FAINSILBER a publié « "Eloge de l'hystérie
> masculine » (Nov. 1997)  et »La place des femmes dans la psychanalyse »
> (Jan. 2000)
>
> [20] <#_ftnref20> Jacques-Alain MILLER , postface à Jacques LACAN, Le
> Séminaire, Livre XI, Les quatre concepts fondamentaux de la
> psychanalyse. Seuil, 1973
>
> [21] <#_ftnref21> Michel Gribinski , /Bulletin de la FEP/, n° 48,
> printemps 1997
>
> [22] <#_ftnref22>  General Public Licence. Il s'agit d'un modèle de
> licence pour logiciel libre proposé en 1991 par la Free Software
> Foundation. Elle repose sur trois caractéristiques :
>
> 1. Tout le monde a accès au code source et a le droit de le modifier.
> Mais toutes les modifications doivent être re-publiées et faire mention
> des contributeurs et des modifications (sauf si l'usage est interne).
> C'est l'héritage obligatoire : tout travail basé sur un travail en GPL
> <http://www.linagora.com/technologies/glossaire/_r58.html#GPL> doit  
> être
> en GPL.
>
> 2. Par ailleurs, la licence GPL
> <http://www.linagora.com/technologies/glossaire/_r58.html#GPL> autorise
> la liberté de reproduction pour le licencié (copyleft).
>
> 3. Enfin la licence GPL
> <http://www.linagora.com/technologies/glossaire/_r58.html#GPL> contient
> une clause de non garantie. LGPL : c'est une forme mixte de licence qui
> autorise la combinaison d'éléments libres et non libres dans un même
> produit.
>
> à http://www.linagora.com/technologies/glossaire/_r58.html
>
> [23] <#_ftnref23> Détail amusant : Wapol est aussi le nom d'un
> personnage d'un manga
>
> -- 
> http://yann.leroux.free.fr [ePsychologie - Le blog]
> http://www.psyapsy.org [le portail des psychologues francophones]
> http://www.filiationspsychanalytiques.net [Filiations Psychanalytiques]
>
> _______________________________________________
> A question? click Help-Me at lutecium.org
> Lutecium-group mailing list
> Lutecium-group at lutecium.org
> http://cerium.lutecium.org/cgi-bin/mailman/listinfo/lutecium-group
>






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