[Lutecium-group] Le tiers et la dritte Persone
Catherine Grandjean
catherine-grandjean at cegetel.net
Thu Aug 17 10:41:41 UTC 2006
Jacques Siboni :
>Chère Violaine
> merci de demander des précisions car ce que j'ai ici indiqué est très
elliptique.
> Je vais prendre un exemple concret et très courant dans les relations
analyste/analysant.
> Un analysant manque de nombreuses séances ou arrive très souvent en
retard. Quelles peuvent être les réactions de l'analyste?
> Dans ce que j'appelle le contre transfert l'analyste peut se sentir obligé
d'incarner la loi de l'analyse: "Vous devez venir impérativement à vos
séances, sinon je
vais vous virer". L'analysant, dans sa demande d'amour, attend de l'analyste
qu'il incarne
une fonction coercitive de respect de l'ordre établi. L'analyste y répond:
"Nous avions conclu un
contrat, tu es en train de le violer, je t'oblige à le respecter par la
contrainte."
L'analyste est là juge, partie, et policier. Il a répondu à la demande
hystérique de l'analysant: "Prouve moi que tu en as!"
> Si l'analyste est conscient qu'il ne s'agit pas d'un contrat, mais d'un
dispositif de parole, qu'il n'est ni juge ni policier, mais qu'il agit en
tant qu'psychanalyste,
il sera à même de dire quelque chose du genre: "-- Chaque séance à laquelle
vous n'assistez pas est une séance
perdue à jamais pour la psychanalyse."
Il y a là un refus de répondre à la demande de l'analysant en indiquant
quelle est la direction de la cure.(...)
"Il ne s'agit pas d'un contrat, mais d'un dispositif de parole". Voilà qui
me convient beaucoup mieux et qui n'était pas énoncé tel quel dans vos
précédents messages de ces jours-ci. J'y lisais plutôt une proximité entre
lois du droit et loi symbolique qui me génait tout à fait. Et la direction
de la cure pour servir de boussole, cela me va.
Bonne journée à tout le monde,
--
Catherine
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