[Lutecium-group] das Ding

Bettonville imex.taibel at skynet.be
Wed Feb 8 10:51:04 UTC 2006


Chère Violaine,

Dans ce que j'ai pu écrire et pas dit, il y a la tentative de "dire" le 
"dit" et d' "écrire" l' "écrit".
Quand, en parallèle à une analyse ou d'être analyste, tu entres-pénètres ou 
imagines "être" dans ta classe: tu es ce que tu n'es pas: tu es surtout dans 
un lieu qui peut donner une autre illusion, une autre allusion. Ta sensation 
du lieu est peut-être différente mais passe une "image" qui n'est pas toi 
mais qui devient toi. A tout changement, ton travail intérieur pivote et se 
cherche.
En somme, travaille ton analyse et dans ta classe, il y a un plus pour toi 
pour enfin toucher les structures la tienne et l'autre scolastique qui 
t'organise à ne pas être, d'où enseigner n'est pas ou n'est plus... Mais la 
structure scolaire te permet d'aller jusqu'à un niveau où; si tu le 
dépasses, tu n'y seras plus.
Mais je pense qu'enseigner, c'est avant tout entendre ce qu'on ne veut pas 
entendre et ce qu'on ne peut pas entendre, car l'être qui entend trop se met 
en péril.

Amitiés,

Raymond.



----- Original Message ----- 
From: "Violaine Clement" <violaine.clement at co-perolles.ch>
To: "lutecium" <lutecium-group at lutecium.org>
Sent: Sunday, February 05, 2006 10:27 PM
Subject: [Lutecium-group] das Ding


lutecium-group: Document interne au Groupe de Travail Lutecium.
Ne doit pas etre diffuse hors du groupe.
---
Cher Guy de Villers,
Cher Raymond Bettonville,

Lacan Livre VII du Séminaire, dans le chapitre Das Ding, p. 68, dit
:"...la Chose ne se présente à nous que pour autant qu'elle fait mot,
comme on dit faire mouche. Dans le texte de Freud, la façon dont
l'étranger, l'hostile apparaît dans la première expérience du sujet
humain, c'est le cri. Ce cri-là, dirai-je, nous n'en avons pas besoin,
Je voudrais faire référence à quelque chose qui est plus inscrit dans
la langue française que dans la langue allemande - chaque langue a un
poids et un sens particulier. Mot, c'est essentiellement point de
réponse. Mot, dit quelque part La Fontaine, c'est ce qui se tait, c'est
justement ce à quoi aucun mot n'est prononcé. Les choses dont il s'agit
- et que certains pourraint m'opposer comme étant par Freud mises à un
nuveau supérieur à ce monde des signifiants dont je vous dis ce qu'il
est, à savoir le véàritable ressort du fonctionnement en l'homme du
processus primaire - sont les choses en tant que muettes. Et des choses
muettes, ce n'est pas tout-à-fait la même chose que des choses qui
n'ont aucun rapport avec les paroles."

Lacan poursuit avec le "Toi" auquel répond le Moi " un Moi d'excuse, un
Moi de rejet, un Moi de très peu pour moi."

Le moi qui surgit ainsi commence alors son déclin.

Ce qui m'intéresse, c'est la distinction qu'il fait un peu plus loin
(p. 78) entre les deux mots allemands : Sache et Ding. Et il ajoute :
"Die Sache . pourrait-on dire -ist das Wort des Dinges. Pour le
traduire en français - l'affaire est le mot de la Chose."

"La Chose non pas n'est rien, mais littéralement n'est pas - elle se
distingue comme absente, étrangère."

Et c'est l'étude de la Verneinung, de la particule négative.

Il me semble qu'on pourrait aborder l'étude de la chose par ce biais de
l'absence, de la négation : ne pas, ne point, ne plus.....

Violaine
_______________________________________________
A question? click Help-Me at lutecium.org
Lutecium-group mailing list
Lutecium-group at lutecium.org
http://cerium.lutecium.org/cgi-bin/mailman/listinfo/lutecium-group







More information about the Topologos mailing list