[Lutecium-group] le vide analytique.

claudecostiou at free.fr claudecostiou at free.fr
Wed Mar 22 21:26:45 UTC 2006




Imagine le vide, si je te le demande, tu peux exister alors le vide n’y est pas
alors tu n’existes pas ou alors je te demande rien.
J’imagine que je n’existe pas non plus donc personne n’existe, je peux imaginer
cela en fermant les yeux, c’est blanc ou c’est noir.
Si c’est blanc, ça avance, si c’est noir ça plonge.
Ni noir ni blanc, pas penser, fermer les yeux seulement et attendre que rien ne
bouge car si ça bouge, il y a un temps qui coule, une existence.
Pas de mouvement, une inertie sans image, sans couleurs ;
Je sens des formes, chasser les formes, les remplacer par la forme de son corps,
de son œil, de sa main.
Si l’œil se détache de la main, l’oeil plonge fermé dans le corps, plus de main.
Encore un œil dans le corps, fermer l’œil, voilà noir, blanc, enlever, voilà le
vide intérieur.
Vider l’intérieur vers l’extérieur sans existence déjà mais imaginable.
Le vide intérieur projeté dans la non-existence d’un environnement vide.
Chasser les bordures de l’environnement en les dégoulinant hors du cadre.
Laisser solidifier le support, le déplacer hors de l’environnement. Le vide est
créé, l’imagination concréte du vide.
Sans imagination, c’est plus facile mais abstrait.
Se défaire de l’abstraction, vider son contenu, le contenant : l’individu sans
imagination, il est le vide réel et abstrait imaginé par l’imaginant concret du
vide. C’est la feed-back pensée imaginable par l’un et vécue par l’autre avec
l’abandon de l’égo impossible de l’existence du vide ;
Dans la relation analytique, qui imagine ? Surtout l’analysant qui tout au long
du chemin analytique s’evertura à la disparition de l’analyste pour se
retrouver soi.
Claude Costiou
Selon BdF <bdf at deflorence.com>:

> lutecium-group: Document interne au Groupe de Travail Lutecium.
> Ne doit pas etre diffuse hors du groupe.
> ---
> JF,
>
> Il y a correspondance à 100% entre la notion freudienne de pulsion de
> vie/mort et la physique newtonienne, qui est aussi la physique qui
> s'enseignait du temps de Freud.
>
> Il s'agit du principe d'homéostasie ou d'équilibre: tout système energétique
> tend à rester en son état, à moins qu'une force extérieure agisse dessus.
> Lorsque cette force cesse d'agir, le système tend à revenir à son état
> antérieur.
>
> Ce postulat est implicite dans la formulation Freudienne du principe de
> Pv/Pm: l'organique (la vie) étant issu de l'inorganique, il ne peut que
> retourner à son état antérieur, l'inorganique (la mort). La vie est donc la
> "force extérieure" qui agit sur l'inorganique. Ou bien elle est le chemin
> détourné et tortueux par lequel l'organique retourne à son etat antérieur.
>
> La même correspondance est présente dans la notion de principe de plaisir.
> Le niveau énergétique "naturel" du psychisme est celui où rien n'agit sur
> lui. État quiescent. Une force extérieure agit sur lui (exogène ou
> endogène). Son niveau énergetique augmente. Pour retourner à son état
> antérieur (quiescence ou "làche moi les baskets"), il faut qu'il y ait
> décharge du surplus d'énergie (par action motrice, par exemple). Les
> particules atomiques se comportent exactement de la même manière.
>
> Pour les cellules. C'est un peux différent. Si elles meurent, elles sont
> aussi constamment remplacées, par reproduction. Or, le processus de
> reproduction est entachée d'une imperfection: le racourcissement des
> télomères (le bout des chromosomes). Chaque génération de cellules est donc
> un petit peu moins parfaite que la précédente.
>
> Le principe d'entropie concerne la distribution de l'énergie d'un système
> énergétique (Cf le second principe de la thermodynamique). Plus cette
> énergie est répartie, moin est le travail (au sens  physique) qu'on peut en
> tirer. Même si ce principe a été utilise par la théorie de l'information
> (Shannon), il apparait douteux qu'on puisse l'appliquer à d'autres
> phénomènes que celui de travail.
>
> Il y a entropie maximale lorsque toute l'énergie d'un système est repartie
> de manière égale, c'est à dire lorsqu'il y a ordre maximal. Exemple: toutes
> les particules atomiques fondamentales réparties de manière equidistantes.
> Donc pas combinaisons possibles, pas d'électrons, pas de protons, etc...
> Donc pas d'atomes (de carbone ou autres), donc pas d'amino acides, donc pas
> de molécules, donc pas de vie telle que nous la connaissons. La vie donc,
> nait du désordre, et non de l'ordre. Cette affirmation est cependant déjà
> une interpolation, et non un postulat mathematique.
>
> Voici pour ce dimanche (londonien) tranquille.
> ===
> BdF
> www.deflorence.com
> ===
> -----Original Message-----
> From: lutecium-group-bounces at lutecium.org
> [mailto:lutecium-group-bounces at lutecium.org] On Behalf Of Jean-francois
> Doucet
> Sent: 19 March 2006 07:20
> To: Liliane Fainsilber; Groupe de travail pour la psychanalyse lacanienne
> Subject: Re: [Lutecium-group] le principe du plaisir superflu de Juliette
>
> lutecium-group: Document interne au Groupe de Travail Lutecium.
> Ne doit pas etre diffuse hors du groupe.
> ---
> Je viens de lire votre texte,chère Liliane, le premier sur le principe de
> plaisir superflu. Vous écrivez :
>
> "Mais il existe un au-delà du principe de plaisir, c’est ce que Freud a
> appelé la pulsion de mort. Il existe un antagonisme, une lutte sans cesse
> renouvelée entre les pulsions de vie et les pulsions de mort. Le désir des
> hommes de se faire sans cesse la guerre, d’un bout à l’autre de la planète,
> en témoigne.
>
>
> _______________________________________________
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> Lutecium-group at lutecium.org
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