[Lutecium-group] RE : Midrashin (pour Natalia Luxembourg et tous ceux qui voudront)
Natalia Milopolsky-Costiou
namicost at yahoo.fr
Sun Jun 17 16:21:34 UTC 2007
Quel travail!
Merci, Sven, il y aura des choses à dire :))
sven noordman <sevensone at yahoo.com> a écrit :
lutecium-group: Document interne au Groupe de Travail Lutecium.
Ne doit pas etre diffuse hors du groupe.
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sluiting = fermeure
aansluiting = voie d'acces (a l'autre), correspondance, comprehension.
L' "Enigme" du masochisme. Ce n'est donc pas un hazard si on retrouve un lien chez Freud entre cette "enigme du feminin" et cette autre enigme: "les mysterieuses tendances masochistes" (p.20).
Actif-Passif. Le premier couple d'organisation du moi est le couple actif-passif, celui de la phase anale, qui permet les premieres periodisations, les premiers tris et les premieres qualifications (p. 30).
Les processus en jeu dans la relation hysterique (p. 169).
La projection hysterique. Dans l'hysterie, dit encore Freud, le contre-investissement "se cramponne avec tenacite a un objet determine sans atteindre le niveau d'une disposition generale du moi" (ce qui caracterise la nevrose obsessionnelle) (p. 174).
Le "roc" du "refus du feminin". Freud designe le "refus du feminin" comme un"roc" sur lequel viennent buter tous les efforts therapeutiques (p. 16).
Dans l'hysterie de conversion. Le language du coprs s'effectue par un phenomene d'innervation dans le corps d'un conflit, par le biais d'un scenario fantasmatique entierement inconscient (p. 159).
Les trois masochismes et le quatrieme mousquetaire. Freud dans "Le probleme economique du masochisme", decrit trois masochismes: le masochisme primaire, erogene, le masochisme "feminin", qu'il attribue aux hommes, et le masochisme moral. J'en proposerai un quatrieme, le "masochisme erotique feminin" (p. 76).
Le feminin maternel. La Madone a l'Enfant (p. 136).
Mais qu'est-ce que la libido devennue? Freud, apres 1920, pour se "liberer de son obsession de l'economique" ne theorisa plus les grande quantites d'excitations que sous l'angle de la compulsion de repetition et de la pulsion de mort (p. 29).
Le theatre de la pulsion (p. 159).
Actif-passif et "feminin". On comprend des lors pourquoi, chez Freud, l'integration de la passivite lors de la phase phallique, active, sera mal toleree par l'homme, chez qui elle signifiera une dephallicisation, et, si son penis est modelise selon le fecal de la "verge d'excrement", une desorganisation anale du moi, un retour de la dependance infantile, ou une menace de poussee constante pulsionnelle (p.31).
"Horror feminae" ou Les deliaisons non dangeureuses. Monique et Jean Cornut, auteurs d'un important travail sur "La castration et le feminin dans les deux sexs" (Revue francaise de Psychanalyse, numero special Congres, Paris, PUF, 1993), nous on fait entendre une sonate a quatre mains, a deux voix, et en ont habilement developpe les harmoniques et les fugues. Ce terme de "fugue" n'est pas etranger a leur propos, a son axe principal: la primaute du phallus, le penis universel, le complexe de castration, le plus efficace contre-investissement, pour fuir, pour "contredire" (Freud) une representation aussi insupportable, si horrible qu'elle fait osciller les auteurs depuis l'ignorance ou la perte d'une "connaissance ancienne..." (Freud) jusqu'au caractere "d'irrepresentabilite", en pasant par toutes les formes de refoulement, deni, clivage, etc... (p. 123).
Phallique et chatree. Mais selon Serge Viderman (la construction de l'espace analytique II. Le celeste et le sublunaire, Paris, PUF, coll. Le fil rouge, 1977), ce qui constitue une menace pour le penis de Norbert, c'est que Gradiva soit a la fois phallique et chatree, ce qui va dans la logique de non-contradiction des processus primaires. La haine que Norbert voue aux mouches domestiques, evocation de la scene primitive insupportable, des couples d'amoureux, des troupes de becasses, semble s'adresser plus specifiquement a l'element feminin du couple: la becasse (p. 222).
Le "travail de feminin" de la femme. Le pulsionnel, le corps etranger interne ne lache jamias l'interieur feminin. La femme est soumise tout au long de son existence a des experience fortement energetiques aui echappent au controle anal de son moi: regles, defloraison, grossesse, accouchement, allaitement, menopose, etc., qui ponctuent sa psychosexualite, et provoquent des orages economiques non depourvu d'angoisses de feminin (p. 75).
Le "refus du feminin quand meme". Une enorme part du mystere du feminin vient de l'envie du penis melee au voeu d'etre possedee. Le "refus du feminin", defense narcissique, ne peut se que reveiller et reprendre ses droits apres la possession, apres la chute. Mais quel sera le reveil d'Hera? (p. 85).
La question du contre-investissement, l'emprunt. Si j'ai focalise mon interet sur les trois types de jeu de relation hysterique - dramatisation, seduction et jalousie - ainsi que sur l'identification hysterique, c'est en raison de leur convergence vers un meme but. A l'abri du corps et de la libido de l'autre, ou de leur representation, l'hysterique peut trouver un theatre pour mettre en scene son desir et sa defense, faire circuler ses affects d'un corps a l'autre, jouer et jouir de sa "belle innicence", tout en maintenant le refoulement. Mais que signifie ce corps a corps ou l'hysterique joue son ailleurs? Ce qui me semble convenir le mieux pour etayer cette reflexion, c'est le terme d'emprunt, que Freud utilise a propos de l'identification hysterique: "L'identification, dit-il, est... partielle, limitee, et n'emprunte qu'un seul trait a la personne objet". un emprunt, c'est autre chose au'une appropriation, qu'une captation L'hysterique ne prend rien, ne garde rien,
il embrasse trop pour bien etreindre. Son defaut d'assimilation est le fait d'une difficulte d'introjection. La notion d'emprunt implique une dimension temporelle, et maintient en suspens le devenir de cq aui est emprunte, le destin de la dette (pp. 172-3).
Le masochisme primaire, erogene. Mais l'attente est une excitation douloureuse, et son investissement va mobiliser l'entree enscene du noyau d'organisation qu'est le masochisme primaire, erogene (p. 144).
Le lumbago d'Ariane. Ariane, une belle jeune femme de trante-cinq ans, mariee, me sit au cours d'une sceance, qu'elle a attrape un lumbago, la veille, en meme temps que ses "regles". Est-ce parce qu'elle est retournee chez son pere pour y faire des rangements fatigants (sa mere est mort il y a quelques mois)? Est-ce parce qu'elle doit partir en week-end avec son amant? Ce lumbago va l'en priver. Pourtant elle a l'impression de ne pas ressentir de culpabilite vis-s-vis de son mari avec qui elle ne s'entend plus tres bien. elle ajoute que sa fille (qui recemment a eu ses premieres regles) se conduit comme une vamp a l'egard de son pere, lequel, affole, s'enferme dans sa chambre. La gamine provoque sa mere en lui disant qu'elle va prendre la pilule "au cas ou elle aurait envie de faire l'amour avec un homme". Ariane est angoissee. J'oserai avancer qu'Ariane s'est "fabrique" un lumbago, et que ce symptome a pour sens fantasmatique de priver sa fille - a travers son propre
corps - d'une relation incestueuse, dont elle est la rivale exclue. En meme temps, elle realise, en s'en punissant - en se privant de son amant - une relation devenue, par association aux regles de sa fille, incestueuse par rapport a son propre pere. Etrange identification, ou le symptome d'Ariane n'est pas celui qu'elle emprunterait a sa fille pour etre a sa place (ce qui a d'autre moment s'est produit), mais celui qui, de par la communaute erotique, doit produire en fantasme ses effets dans le corps de sa fille. Ainsi elle realise un double desir de desir insatisfait: le sien, et celui de sa rivale oedipienne. Il se trouve en effet que cette fille occupe la meme place, dans la fratrie d'Ariane, qu'une soeur enviee, la preferee des parents, devenue, depuis la mort de la mere, la remplacante de celle-ci aupres de son pere. Cette sceance illustre bien l'identification hysterique. Il s'agit d'un processus intrapsychique, inconscient, qui reste dans les limites du moi et dans
le jeu auto-erotique du sujet, afin de satisfaire ses fantasmes bisexuels. Autrui n'est utilise qu'en tant que rejeton de fantasmes, permettant l'expression pulsionnelle et son contre-investissement. (pp. 170-1).
L'identification hysterique primaire. La censure de l'amante. L'homosexualite primaire se transformera, toujours sur le corps de la mere, quand celle-ci redeviendra amante et qu'elle pourra lier les emois eprouves au contact du corps de son bebe a son desir sexuel pour son partenaire. Ce message, transmis et mediatise par le corps maternel vers l'enfant, designe un objet tiers seducteur. L'excitation ressentie par l'enfant du fait de l'absence de la mere est alors organisee vers cet objet, "investi quoique non percu". L'identification hysterique primaire qui se produit alrs chez l'enfant devient le prototype d'une trace mnesique inconsciente (pp. 142-3).
La construction du scenario. La chaleur d'un transfert oedipien cree les conditions d'unresurgissement de la scene traumatique, et va permettre son elaboration (p.206).
Le Christ au corps. Les "convulsionnaires". Au cours du XVIIe siecle, un dernier phenomene collectif vint mettre en difficulte tous les discours de l'epoque, tant juridiques, philosophiques, medicaux, que religieux - qu'ils soient isssus de la hierarchie catholique, des Jesuites ou des milieux jansenistes. Il s'agissait de miracles, de convulsions "guerissantes", de "secours meurtriers", de "crucifiements", le toutinaugure vers 1730 par une serie de guerisons miraculeuses sur la tombe du Diacre de Paris, dans le petit cimetiere clos de Saint-Medard. Bientot, non seulement les fervent convulsionnaires, mais des spectateurs douteux envahirent les abords du charnier. et le scandale monta, au point que Louis XV ordonna en 1732 la fermeture du cimetiere. Mais le phenomene se poursuivit par des reunions dans des appartements secrets. les femmes, parait-il, se surpassaient en se livrant a des incisions, des pietinement, s'enfonsant des epingle dans la tete sans ressentie aucun
mal, allant jusqu'a se pendre a un clou a crochet, jusqu'a vouloir etre crucifiees... Le theme des epingles et du clou, encore et toujours... (p. 111-2).
Le deuxieme effracteur nourricier, coute que coute. Freud decrit cette epreuve de la decouverte de la diffence des sexes comme un traumatisme qui mobilise, chez le petit garcon comme chez la petite fille une intense energie d'investissement et de contre-investissement. "Le trone et l'autel sont en danger", dit-il. la perception de la difference anatomique "sur le corps de l'autre" mene a une "theorie infantile de la difference", par plus ou moins, par tout ou rien, qui constitue une negation de la difference. Tous les denis sont convoques, toutes les theories sexuelles infantiles, jusqu'au bouleversement qu'est le complexe d'OEdipe, lequel a un destin different selon le sexe de chacun (p. 45).
Le diable au corps. Les exorcistes. les persecutions furent tres importantes pendant les XVIe et XVIIe siecles, mais le XVIIIe siecle connut encore des episodes celebres, comme celui des Sorcieres de Salem, en Nouvelle-Angleterre, et celui du couvent de Wurzburg ou, en 1749, la jeune nonne Maria renata Spanger fut brulee vive en place publique. L'histoire est bien connue des "possedees de Loudun", et de l'hysterie collective des couventines qui, par contagion, s'empara de la passion nymphomane de Soeur jeanne des Anges, religieuse superieure du couvent. Son accusation de sorcellerie valut au cure Urbain Grandier, qu'elle ne connaissait que de reputation, mais qui n'avait pas repondu a sa flamme en acceptant d'etre le confesseur du couvent, la pire des condamnations a la torture et a la mort, renforce par les ennemis poitiques et religieux que celui-ci c'etait crees. Les exorcistes se livrerent a des pratiques d'un sadisme exacerbe, pietinant le ventre des femmes, les
frappant, les brisant pour leur extirper le "corps etranger" demoniqaue qui les habitait. "La theorie medievale, ecrivait Freud a Fliess, soutenue par les tribunaux acclesiastiques, etait identique a notre theorie du "corps etranger" et de la dissociation du conscient". Cette furie conduisit Jeanne des Anges, dans son autobiographie (dictee(!) et publiee en 1886, deux cents ans plus tard), a raconter comment elle en etait arrivee a imaginer un autre "corps etranger" en elle : l'enfant de la possession demoniaque, l'enfant-monstre-demon fruit de ses desirs "coupables" qu'elle essaya, ou eu le fantasme de tenter d'extirper de son ventre, avec le meme sadisme que les exorcistes exercaient pour evacuer le demon. Rappelons-nous Breuer prenant la fuite apres une visite a sa malade, Anna O., laquelle, dans un etat confusionnel et se tordant dans des crampes abdominales, lui avait repondu : "C'est l'enfant que j'ai du Docteur Breuer aui arrive". "Breuer a ce moment la, ecrit
Freud, avait en main la cle qui nous aurait ouvert "les porte de Meres". mais il l'a laisse tomber". Ne s'agissait-il que de la porte des Meres? breuer n'avait-il pas rencontre trop brutalement son "angoisse de feminin?" (pp. 110-1).
Le rubis a horreur du rouge. Relation et contre-investissement hysteriques. "Puisque ces mysteres nous depassent, feignons d'en etre les organisateurs" Jean Cocteau, Les maries de la Tour Eiffel. L'hysterie ne serait-elle plus ce qu'elle etait? D'emblee l'adjectif hysterique apparait plus dynamique, quasi heuristique. En effet, notre pratique nous confronte a des manifestations et des mouvement d'allure hysterique, utilises comme des mecanismes de defense a certains moments de la cure, chez des patients de diverses structures, dont les defenses prevalentes sont tout autres qu'hysteriques.Une question se pose alors: Qu'en est-il d'une "capacite hysterique" chez tous nos patients? L'adjectif mene au verbe, a celui quelque peu barbare d'hysteriser, ou sa forme reflechie, s'hysteriser. En effet, le cadre de la cure semble un terrain privilegiee - de par sa mobilisation pulsionnelle et son interdit au voir at a l'agir - pour la mise en scene hysterique. Sans qu'il s'agse
d'amenernos patients a devenir des hysteriques, ne tentons-nous pas de donner a Eros le pas sur la compulsion de repetition? Et de permettre a ceux qui utilisent l'erotisation comme ecran et defense traumatique entre eux et l'objet, d'acceder a une hysterie "de bon aloi", "mieux temperee", utilisable dans la cure? La question devient alors: Y a-t-il suffisamment de capacite d'hysterisation pour permettre le travail analytique, ou bien y en a-t-il trop, au point de le compromettre? (p.155).
Le combat contre la Sphinge. Je deplacerai donc l'enigme du "refus du feminin" vers cet autre enigme : celle du combat par lequel l'homme vainc le conflit entre libido et analite dans la motricite de son propre penis et contre celui qui se livre dans le corps de la femme, pour acceder et la faire acceder a son "feminin" (p. 23).
La bisexualite. Dans le quatrieme couple, le "refus du feminin" se trouve confronte a la bisexualite, tousdeux communs aux deux sexes. Cependant, "la bisexualite est bien plus accentuee chez la femme que chez l'homme", affirme Freud, du fait que celle-ci possede des organes erotiques feminins et masculins, comme le clitoris. La bisexualite semble plus problematique pour l'homme, etant donne l'assimilation de feminin a "chatre". rappelons-nous Freud, disant a H.D. : "Je n'aime pas etre la mere dans un transfert. Cela me surprend et me choque toujours un peu. Je me sens tellement masculin". Freud effectue la un glissement du feminin au maternel, comme s'il lui etait difficile de se designer en tant que feminin face au masculin. On a coutume d'evoquer le feminin maternel de l'analyste, lequel est indispensable a la "contenance", au sens de Bion, des productions fantasmatiques du patient. Mais son feminin libidinal l'est egalement, au sens de la capacite d'acceuillir ce que
la souffrance sexuelle du patient manifeste d'angoisse a la poussee constante pulsionnelle et a l'utilisation de sa libido dans l'exercice de sa sexualite. Le "masculin" de l'analyste, plus rarement evoque, doit pouvoir exercer egalement son pouvoir de penetration interpretative, et parfois dans une violance qui peut etre effractrice et nourriciere (pp 59-60).
Un homme est coite, fouette, souille. Le "masochisme feminin". Freud n'envisage le"masochisme feminin", dont il precise pourtant qu'il n'est que "l'expression de l'etre chez la femme", qu'en tant que perversion chez certains hommes qui utilisent, pour obtebir un plaisir orgasmique, certains fantasmes concernant le "feminin" et les souffrances qui peuvent lui ete infligees. Tout d'abord il s'agit du fantasme d'un feminin souffrant, celui de la vie sexuelle erotique ou maternelle : "subir le coit ou accoucher". Puis d'un feminin = chatre : "etre castra". egalement un feminin assimile a l'infantilite maltraite : "etre baillonne, attache, battu douloureusement, fouette, force a une obeissance inconditionnelle". On retrouve la le fantasme d' "Un enfant est battu", et son utilisation onaniste. Et enfin, un feminin "fecalise" : "etre souille, abaisse". De meme, quand Freud envisage le "refus du feminin" chez les hommes, c'est dans cette position de soumission a un homme, et il
precise bien que cette soumission peut etre acceptee et meme recherchee aupres de femmes, donc qu'il ne s'agit pas de passivite. il est donc toujours question du refus d'un feminin = chatre et probablement egalement d'un feminin "fecalise". Il semble bien que ce qui soit erotise, chez les hommes, dans un retournement masochiste, porte davantage sur des fantasmes de masochisme moral chez les femmes. on peut en inferer ou bien que la theorie sexuelle adulte de la femme "chatree" est necessaire a la constitution sexuelle defensive de certains hommes, ou bien que le couple phallique-chatre, renforce par le modele anal ou fecal ne cede pas facilement place au couple masculin-feminin (p. 77).
Cooment s'en debarrasser? Au niveau du moi naissant, Freud postule tout d'abord un refoulement original, primaire, lequel opere les premiers contre-investissements economiques et, par son pouvoir attrcteur, initie la topique. Le "feminin" y est engage, sous l'aspect du refoulement primaire du vagin de la fillette. freud evoque egalement les precurseurs du refoulement que sont le double retournement, en son contraire et sur sa propre personne (p. 37).
Un theatre en quete d'auteur. La fonction de representation. Autre hypothese : si l'hysterique emprumte la libido de la personne haie et enviee, ce n'est pas uniquement pour les besoins du contre-investissement. S'il fait de l'autre le theatre de ses affects, c'est aussi pour en faire le lieu et l'agent de la representance de sa vie pulsionnelle. Donc pas uniquement pour des besoins pulsionnels et defensifs, mais pour des necessites de representation (p. 177).
Jensen et Freud. C'est en 1901, a quarante-cinq ans, que Freud parvient enfin, apres toutes les tergiversations que l'on connait, a visiter Rome, avec son frere AAlexander. L'annee suivante, en 1902, il visite Naples et Pompei, toujours avec Alexander. En 1903, parait le texte de Jensen, Gradiva, fantaisie pompeienne, signalee par Jung a Freud, qui le lit aussitot. Jensen est un ecrivain et noveliste de l'Allemagne du Nord, de vingt ans l'aine de Freud, qui mourra en 1911. L'annee suivante, en 1904, Freud fait son fameux voyage a Athemes, dont il ecrira bien des annees plus tard, en 1936, dans une lettre a Romain Rolland, "un trouble de memoire sur l'Acropole". Nous aurons l'occasion d'en reparler ci-apres. Et c'est en 1907, annee ou il rencontre Karl Abraham, qu'il redige son texte sur Gradiva a Lavarone (Trentino). Freud precise que son projet initial etait d'explorer par la methose analytique les deux ou trois reves epars dans le recit de Gradiva. Il s'etonne lui-meme
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