[Lutecium-group] Yi ou le trait unaire

hdeserrey at voila.fr hdeserrey at voila.fr
Wed Jul 9 22:48:19 UTC 2008


bonjour,
on se croirait sur le site "lacan chine" -
je propose lacan france, au dépit des J.O. "la poule de mon voisin est une oie"
Le comité Consultatif National d’Éthique n’est pas ontologique
 
 
À réception de doléances parentales, le C.C.N.E. a fait jouer l’effet miroir ( éviter le coup de soleil en renvoyant ailleurs les U.V. létales). Un rai de reproches (« vous êtes sensés veiller à ce que … ») est reconduit sur un autre lieu aux fins d’une déculpabilisation rhétorique, institutionnelle et démagogique.
Le sort de ces parents d’enfants autistes, leur détriment est dévalué par ce postulat abscons et inapproprié « la psychanalyse n’est pas éthique » : c’est un pis - aller, une fausse réparation qui ne rétorque pas, une assertion.
Mettons que le C.C.N.E. ait répondu, malgré une pression certaine, qu’être psychanalyste répondait à un code déontologique, se serait ouvert un espace empli de vacuité et d’incompréhension dite logique ou cartésienne afférent à un ressenti d’ »injustice ». C’est d’un accompagnement, voire de paroles auquel, bien entendu, ce Comité n’aurait pas attaché d’acuité.
Désormais, si l’on s’en tient à ce postulat formaté, la psychanalyse se transforme en mauvais objet, détritus. Mais qui devient réconcilié avec le trait autistique ?
 
Autisme : le faux alibi-
 
Le stigmate essentiel de ce trouble envahissant du développement est une grande difficulté à développer et s’immiscer dans l'inter humain. L’attente est une souffrance très grave dont l’arrière plan relève de la relation. Le pont aux ânes est de se demander quel rôle lalangue ( psychanalytique) peut jouer dans cette problématique ?
Pour illustration, la psychanalyse s'exerce auprès d'enfants prématurés ? Car seuls les mots peuvent être réconfortants dans une telle position précoce où l'infans"ne répond pas" pour le commun des mortels. Mais il entend-
Lacan ne se plaignait-il pas du bavardage des autistes ? Beaucoup à dire, en effet, pour évacuer, autant que faire se peut, cette particularité endogène : ne pas y arriver face à cet obstacle de l’hétérie.
La plainte est le lieu exact entre la terre (réalité ou réel ?) et le mur symbolique- Mais cette expression de souffrance dévie lorsqu’elle s’adresse ou interpelle le Grand Autre institutionnel- Des parents, légitimement sur le plan de l’émotion, invective la psychanalyse près d’un Tribunal ès - éthique. Ce dernier instrumentalisera cette complainte pour décréter l’intraitable (S.ZIZEK).
C’est mal connaître, voire pas du tout, Spinoza et Alain Badiou pour étiqueter, stigmatiser ainsi dans une polarité négative ce que l’on pourrait décrire comme un »corps »( celui des praticiens)- c’est antagonique d’avec l’ontologie, telle qu’énoncée par Schopenhauer- Bien sûr, ce philosophe peut être corrigé sur l’expression de compassion. C'est la langue allemémanique et les connotations. Mais sa rigueur fait loi quand il est question d’intellectualité, d’une théorie qui n’a plus à être évaluée tellement rigoriste et informe, paradoxalement, elle s’exerce. Celle de l'étude de l'être humain. En celà, il est assez proche d'un Montaigne.
Jacques Lacan était visionnaire (cf. séminaire 1959-1960), c’est là son moindre défaut. Sachant que les chiens ( évoqués par Mitterrand à propos du triste suicide de P.Bérégovoy) ne lâchent pas prise, tel le dingo ou le chien d’Inde, voire la hyène. Ce Maître anticipa la pulsion anti-épistémophilique des « Assis » (Rimbaud).
Nous sommes plusieurs à exprimer le postulat selon lequel :
« Le Comité Consultatif National d’Éthique n’est pas ontologique »
Désormais qui se préoccupe des sentences contradictoires de ce « machin », comme l’aurait certainement qualifié le Général de Gaulle ? Plus »out » que l’autiste en personne et sujet.
Pourquoi s’agirait-il de sortir de l’autisme ? Plus seyante l’expression de distinction (Rosine & robert LEFORT) qui autorise le dit autiste à relever de l'identification dans sa particularité et son absolue différence. D’ailleurs, sort-on de la névrose ou de la psychose ? Qui guérit quoi ? Un psychanalyste est et sert de témoin- Pourquoi ne pas sortir avec l'autisme ?
Les parents doivent se dépatouiller certainement de ce désêtre qui, par supposition est celui de pas - rang. L’Enfant anormal, désintégré révèle également « l’autre - toi » (Pietro Mariani) d’un corps social qui, sans questionnement, rejette ce qui, en lui-même, révèle cette dé communication qui n’est pas du tout absence de relation.
La déqualification éthicienne a, pour le moins, une couleur péjorative- C'est comme s'il était dit par le Conseil de l'ordre des cordonniers que les semelliers étaient qualifiés, sauf pour les bottes- Pourquoi s'arrêter en si bon chemin ? Si la technique est inapte, elle le devient pour les hystéries, psychoses ou névroses- Le docteur de MUZAN est-il éthique au moment où il entend des malades en fin de vie ? Quoique chargés de métastases, il aurait dû les guérir par psychanalyse interposée !
Après la loi Accoyer, les zéros de conduite, j'en passe et des meilleures, le philosophe dit : un peu d'ontologie, diantre ! L'un des mots clefs de Schopenhauer est celui de respect : de l'être, du non-être, voire d'un sous métier...
Bref, une inextricable horreur étreint quand on tire sur une ambulance- s'il est question globalisante de psychanalyse, de qui fait-on cas ? Jungiens, lacaniens, transactionnels ? Le label reste valide pour les indignes de l'hérésie : systémique, PNL labellisés au vu et au su institutionnel pour ce qui concerne les enfants et les parents en mal d'autisme ?
 
La sans gêne éthique
 
Une solution scientifique s’impose : celle d’une équipe de recherches américo-indienne qui stipule dans la revue « neuron » que le syndrome de l’X fragile est responsable de retard mental héréditaire et de formes d’autisme- Les trouveurs ont atténué les signes de la maladie (« le monde » 21/12/07)- D’après l’équipe de Mark Bear - Massachusetts Institute of technology, une levée de la modulation du gène mGluR5 serait la résolution. Pour la souris à traits autistiques-
Comme dit la chanson : « j’ai des doutes »- 
Les conseils littéraires adressés sont issus de l’œuvre d’un Monsieur Baudelaire « il est de chastes mots que nous profanons ».
Le susdit conseil est consultatif : j’envoie derechef un chèque de 21 euros ( tarif syndical) pour l’ordonnance du « sinciput plaqué de hargnosité vague » (Arthur Rimbaud)-
 
 
h de Serrey – philosophe – Analysand
 
P.S. : 1léger conseil pour le Conseil :
 
·       06.02.08 - 09.02.08 - CNIT La Défense, Paris - Congrès européen de l'Association mondiale de psychiatrie / World Psychiatric Association European Congress, "Ethics, Science and Psychiatry for the Person" - Organisation : WPA European Congress, Juan Mezzich et Michel Botbol - Renseignements : http://www.wpa2008paris.com 

 
 

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